Interventions sur "erasmus"

22 interventions trouvées.

Photo de Patricia SchillingerPatricia Schillinger :

Le 9 décembre dernier à Bruxelles, Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l'emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs, a clos la première Semaine européenne des compétences professionnelles en annonçant le lancement d'Erasmus pro. Reprenant la formule employée dans une tribune de l'Institut Jacques Delors du 12 mai 2015, ce nouveau programme vient concrétiser le projet pilote mené par le député européen Jean Artuis. Là où l'Institut Jacques Delors réclamait 1 million de jeunes apprentis européens d'ici à 2020, les ambitions affichées par la Commission sont aujourd'hui plus modestes, puisqu'elle vise à atteindre 50 00...

Photo de Colette MélotColette Mélot :

Je préciserai le contenu de l'expérimentation proposée. Les apprentis partent aujourd'hui en mobilité avec le programme Leonardo, intégré à Erasmus plus depuis 2014 et destiné à l'ensemble des apprenants de la formation professionnelle. Quelques milliers d'étudiants effectuent ainsi chaque année un stage au sein d'une entreprise européenne accréditée mais les apprentis représentent à peine 1 % du total des bénéficiaires d'Erasmus plus. Leur durée moyenne de séjours ne s'élève par ailleurs qu'à 28 jours. Outre une augmentation du nombre de b...

Photo de Alain VasselleAlain Vasselle :

L'encouragement donné au point 10, de concrétiser le projet de 50 000 Erasmus professionnels, n'est-il pas redondant avec le souhait, énoncé au point 12, que ce projet expérimental soit intégré au programme Erasmus ? Ou bien, y a-t-il contradiction ?

Photo de Patricia SchillingerPatricia Schillinger :

L'apprentissage d'échelle européenne ne dure que quelques semaines, c'est trop peu et les nouveaux Erasmus professionnels vont dans le bon sens ; cependant, l'association EuroApprentissage ne saurait gérer le nouveau dispositif, c'est le sens de la demande d'intégration au programme Erasmus. Les freins à la mobilité existent effectivement et si les enseignants en CFA n'encouragent pas les apprentis à partir, il ne se passe rien ; il faut aussi prévoir des moyens, pour aider concrètement à la mobilit...

Photo de Colette MélotColette Mélot :

Merci pour l'accueil réservé à notre travail. Erasmus a toujours été populaire, l'association EuroApprentissage fait un travail formidable, ses membres sont très motivés, mais il faut structurer davantage quand on parle des 50 000 contrats d'Erasmus professionnels. Nous avons beaucoup à faire, dans notre pays, pour l'apprentissage - surtout par comparaison avec ce qui se passe outre-Rhin. Enfin, je signale que le groupe d'amitié France-Allemagne v...

Photo de Colette MélotColette Mélot :

Le nouveau programme « Erasmus + » prend la suite du programme Erasmus qui a fait ses preuves. En effet, près de 3 millions d'étudiants ont bénéficié de programmes d'échange Erasmus depuis sa création en 1987, dont 250 000 en 2011-2012. Les destinations les plus prisées des étudiants ont été en 2012 l'Espagne, la France et l'Allemagne. Ces trois pays ont aussi enregistré la plus forte mobilité de leurs propres étudiants. C'est...

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Merci pour la précision de votre exposé. Pour ma part, je m'interroge sur le chiffre de 5 millions de bénéficiaires : s'agit-il du nombre potentiel d'étudiants éligibles à Erasmus + ou le budget est-il prévu pour 5 millions de bénéficiaires ? Qu'en est-il pour ceux qui n'appartiennent pas à l'enseignement supérieur classique ou qui n'ont pas reçu une forte qualification ? Ces programmes ont-ils un vrai succès ou les réticences et les obstacles linguistiques l'emportent-ils ? Dans le milieu professionnel, est-ce aussi prometteur ? Cela a marché pour les experts comptables, ...

Photo de Jean BizetJean Bizet :

Je félicite Colette Mélot pour son travail de synthèse. « Erasmus + » sera un levier et un encouragement. Il est important d'encourager nos jeunes à faire de la mobilité intra-européenne, et s'ils vont plus loin, nous devons les inciter à revenir en Europe, qui demeure le premier marché. Nous nous sommes dotés d'un brevet communautaire. Nous devons réunir toutes les conditions pour que demain le territoire européen soit parfaitement attractif : il faut une poli...

Photo de Pierre Bernard-ReymondPierre Bernard-Reymond :

La somme des budgets de l'ensemble des programmes désormais intégrés dans « Erasmus + » est-elle inférieure, supérieure ou égale au budget prévu pour la période 2014-2020 ? Y a-t-il un rapport sur le résultat d'Erasmus sur ceux qui en ont bénéficié ?

Photo de Colette MélotColette Mélot :

...iants devraient bénéficier des programmes. C'est un objectif, mais le budget existe pour atteindre cet objectif. Jusqu'à aujourd'hui, ceux qui ont voulu partir et qui répondaient aux critères ont toujours pu partir. Les programmes destinés à l'enseignement professionnel buttent sur les réticences dues à la langue, mais il faut insister, car c'est utile et les progrès sont au rendez-vous. Avec « Erasmus + », nous faisons un pari sur l'avenir. Le budget a été augmenté de 70 %. C'est un effort conséquent. La question concernant les résultats sur le parcours professionnel des étudiants ayant bénéficié du programme Erasmus est sans réponse à ce jour. J'ai interrogé le commissaire sur cet aspect et, apparemment, il n'y a pas d'étude qui ait été faite sur l'évaluation de la participation à Erasmus.

Photo de Bernadette BourzaiBernadette Bourzai :

C'est difficile pour la Commission de réunir ce type d'information, ce sont plutôt nos universités qui devraient mesurer l'impact d'Erasmus ! Pour la question de l'enseignement professionnel soulevée par notre collègue André Gattolin, j'ai observé localement que le programme « Odyssée », qui s'adressait aux apprentis, fonctionnait très bien alors même que les jeunes gens n'étaient pas très compétents en langues étrangères.

Photo de Colette MélotColette Mélot :

En mars dernier, nous avions adopté une résolution sur le nouveau programme de l'Union européenne consacré à l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport - le fameux « Erasmus pour tous ». Nous avions alors marqué notre attachement au programme de mobilité européen et demandé au Gouvernement français, je cite, « de soutenir l'augmentation des crédits proposée par la Commission de manière à permettre à ce programme de donner sa pleine efficacité ». J'ai malheureusement eu connaissance d'informations préoccupantes, sur lesquelles il me paraît important que nous puission...

Photo de Jean-François HumbertJean-François Humbert :

Le programme « Erasmus » est un très beau projet. Je pense d'ailleurs qu'il devrait être appelé à couvrir de nouveaux types de mobilité dans les années à venir. Je pense en particulier à celles qui pourraient se développer dans le domaine sportif. J'aurai l'occasion de vous en reparler dans quelques semaines lorsque je présenterai mon rapport sur l'Europe du sport. Mais, ces réflexions me conduisent à soutenir pleineme...

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

J'ai moi-même adressé, la semaine dernière, une question écrite au ministre des affaires européennes sur la question de l'avenir du programme « Erasmus ». Des échanges que j'ai eus avec lui, il semble que le Gouvernement soit pleinement sensibilisé à la nécessité de garantir l'avenir du programme « Erasmus ». À cet égard, je me félicite de la très forte mobilisation sur Internet des étudiants pour assurer la viabilité du programme dans les prochaines années. Leur démarche me paraît très positive.

Photo de Jean-François HumbertJean-François Humbert :

J'ai bien noté vos propos sur Erasmus et son évolution. Pourquoi ne pas l'ouvrir au domaine sportif ? Erasmus pourrait s'appliquer à la formation des entraîneurs et éducateurs en matière sportive, afin d'améliorer et d'enrichir leur formation par des stages dans d'autres États-membres. Vous avez évoqué, citant l'Espagne, l'évaluation de procédures d'accès aux financements européens. Je rentre de Chypre, grâce à notre commission, que...

Photo de Dominique GillotDominique Gillot, rapporteure :

Je vous remercie d'avoir confirmé cette désignation car, en ma qualité de rapporteure pour avis de la commission sur les crédits de l'enseignement supérieur, j'avais anticipé la tenue de mes auditions de travail afin de respecter les délais impartis. La Commission européenne a adopté le 23 novembre 2011 la proposition de règlement « Erasmus pour tous » établissant un programme unique pour l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport, qui a été transmise au Sénat en décembre dernier. Afin de remplir les objectifs de sa Stratégie 2020 au service « d'une croissance intelligente, durable et inclusive », la Commission propose de réunir, au sein d'un programme unique, l'ensemble des mécanismes européens et internationaux existants...

Photo de Brigitte Gonthier-MaurinBrigitte Gonthier-Maurin :

Tout en étant favorable à la proposition d'un label Erasmus unique, j'estime que le mécanisme de garantie partielle des prêts ne va pas assez loin au regard de l'objectif de démocratisation de la mobilité et de la formation. Peut-être pourrions-nous réfléchir à solliciter un organisme bancaire public qui pourrait par exemple octroyer des prêts à taux zéro ?

Photo de Catherine Morin-DesaillyCatherine Morin-Desailly :

... soutiens la proposition de résolution. Je suis toutefois assez perturbée d'entendre que l'on en appelle à la responsabilité du Gouvernement quand le conseil régional auquel j'appartiens vient de supprimer 1,6 million d'euros de crédits consacrés à la mobilité ! Alors que la région contribuait depuis 2005 à la mobilité des étudiants, c'est vraiment incompréhensible au moment du 25e anniversaire d'Erasmus et où M. François Hollande propose au contraire un renforcement du dispositif. Je voterai les amendements proposés par notre rapporteure, car apporter une aide à nos jeunes, notamment dans le cadre de la réforme LMD (licence-master-doctorat) est incontournable.

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je siège également à la commission des affaires européennes et je soutiens cette proposition. Erasmus fonctionne très bien pour les étudiants. Je passe sur le caractère sibyllin des appellations pour indiquer que lorsque je tiens des réunions d'information dans les quartiers populaires, je vois bien qu'Erasmus les pousse. Il serait bon de mettre en place des cliquets au sein du nouveau programme unique, et cela d'autant plus que les négociations sur le prochain programme pluriannuel s'annoncent d...

Photo de Dominique GillotDominique Gillot, rapporteure :

Mon dernier amendement insère un alinéa additionnel après l'article 8 pour, comme je l'indiquais, insister sur la nécessité de préserver les spécificités et les moyens d'instruments tels qu'Erasmus Mundus et Tempus. Il s'agit d'une très forte demande des présidents d'université. L'amendement n° 5 est adopté. La proposition de résolution est adoptée dans la rédaction issue des travaux de la commission.