Interventions sur "esthétique"

126 interventions trouvées.

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau, rapporteur de la mission commune d'information :

...nnues comme un facteur d'augmentation des pathologies cutanées, notamment de la plus grave d'entre elles, le mélanome. Lorsqu'il n'est pas traité, celui qui en est victime a une espérance de vie qui ne dépasse pas six mois. De ce fait, et en dehors des applications médicales comme la puvithérapie, leur interdiction a déjà été prononcée dans un pays, le Brésil, qui passe pour mettre l'accent sur l'esthétique. Le même raisonnement a prévalu en Nouvelle-Galles du Sud, l'Etat le plus peuplé d'Australie. En Islande, où le mélanome était inconnu il y a quarante ans, on constate un développement de cette maladie de la peau depuis que des cabines de bronzage y ont été importées. Il ne faut pas laisser ces machines, qui posent un vrai risque de long terme à la santé de ceux qui les utilisent, entre les mains...

Photo de Muguette DiniMuguette Dini :

Dispose-t-on de statistiques sur les problèmes de santé liés à l'utilisation de prothèses non conformes à la réglementation ou à des pratiques médicales esthétiques ?

Photo de Georges LabazéeGeorges Labazée :

Existe-t-il une prise en charge par la sécurité sociale de la médecine esthétique ? Quelle est sa position sur le sujet ?

Photo de Catherine GénissonCatherine Génisson :

Ce rapport met en évidence la complexité et l'opacité du sujet traité, en particulier en ce qui concerne la médecine esthétique. Il me semble important de rappeler qu'il faut, tant pour le médicament que pour les dispositifs médicaux implantables, continuer à travailler sur la recherche clinique. Il est également nécessaire de poursuivre la réflexion sur la compatibilité entre conflits d'intérêts et liens d'intérêts. C'est un sujet majeur.

Photo de Catherine DerocheCatherine Deroche :

Ce qui ressort très bien de ce rapport, et ce dès son titre, c'est que la recherche de la sécurité doit prévaloir sur toute autre considération. Les préconisations faites reflètent bien cette préoccupation. Je suis heureuse que le champ de l'esthétique, plus difficile à circonscrire que celui des dispositifs médicaux implantables, ait été abordé dans toutes ses dimensions, sans pour autant que le rapport ne s'égare. Ses propositions concernant l'exercice de la médecine esthétique et les actes pratiqués par des esthéticiennes sont très complètes, tout en restant synthétiques. Si j'ai pu avoir quelques craintes lors de la définition du périmètre ...

Photo de Gilbert BarbierGilbert Barbier :

Cette mission très intéressante a mené de nombreuses auditions passionnantes. Néanmoins, certains points restent dans l'ombre. Selon le rapport, il n'y a pas de problème spécifique en matière de chirurgie esthétique. La frontière entre chirurgie réparatrice et chirurgie esthétique reste néanmoins poreuse et parfois contournée, avec des actes de chirurgie esthétique réalisée comme chirurgie réparatrice. Ce problème n'est pas anodin et affecte la sécurité sociale. En matière d'esthétique, comment distinguer clairement les actes chirurgicaux des actes médicaux ? C'est délicat. Dans quelle rubrique faut-il cla...

Photo de Patricia SchillingerPatricia Schillinger :

Ce rapport porte sur l'image de la personne, sujet d'actualité qui concerne chacun d'entre nous. Il faut être très vigilant, car les dermatologues proposent de plus en plus à leurs patients des injections anti-âge. Souvent, le recours à des interventions esthétiques est surtout un moyen de cacher un mal-être plus profond. La formation de tous les acteurs, et notamment celle des esthéticiennes, devrait être renforcée pour mettre un terme aux abus que chacun peut constater sur le terrain. Quand on voit des jeunes filles se faire implanter des prothèses mammaires à dix-huit ans, on peut se demander quelle sera la prochaine étape. Je trouve cela très grave. Un...

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia :

...es ne soient pas complètement dénuées d'effet ? Je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit sur le rôle des médias, et c'est d'autant plus vrai durant la période estivale. Ce rapport comporte un grand nombre de points qui mériteraient de faire l'objet de reportages, si tant est que les journalistes aient envie de travailler sur ce sujet. Enfin, en ce qui concerne la formation en médecine esthétique, qui est compétent pour fixer les règles et les diplômes que vous préconisez ? Les pouvoirs publics ? L'Ordre des médecins ? En tout cas ce rapport va nous permettre de faire des économies et d'éviter bien des escroqueries !

Photo de Laurence CohenLaurence Cohen :

...nels est illimitée. On a vu apparaitre dans nos rues, dans un laps de temps assez court, un nombre important de boutiques de blanchiment des dents. Quelle est la formation de ceux qui y travaillent ? Impossible de le savoir. Et par quoi seront-elles remplacées demain ? Difficile à dire, car nous vivons dans une société de l'image. Il faut mieux mettre en garde nos concitoyens sur les dangers de l'esthétique, et ce d'autant plus que cette tendance touche une population de plus en plus jeune.

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau, rapporteur de la mission commune d'information :

...istre des affaires sociales et de la santé. Nous l'avons sensibilisée aux problématiques du rapport et elle a semblé très intéressée. Il lui appartient maintenant de s'en emparer. Au niveau du Sénat, nous pouvons demander l'organisation d'un débat sur ce sujet lors d'une semaine de contrôle pour interroger le Gouvernement sur ses intentions. Les statistiques ne sont que le reflet du secteur de l'esthétique en général, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas fiables. Si seulement il existait un carnet de suivi des soins reçus par chaque patient ou des registres, la situation serait toute autre. Il est même difficile d'obtenir des données auprès des chirurgiens esthétiques, surtout, comme l'a dit Yves Daudigny, quand on voit les méthodes de certains. Il faut qu'ils prennent leurs responsabilités.

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau, rapporteur de la mission commune d'information :

...sera toujours les entreprises au détriment de la sécurité. Notre rapport a été communiqué à toutes les parties concernées, j'espère qu'elles s'en inspireront. Les bioprothèses sont d'ailleurs un bon exemple d'innovation. Notre rapport consacre plusieurs pages à cette question qui est revenue de manière récurrente lors des auditions que nous avons menées. La frontière entre chirurgie et médecine esthétiques me semble assez bien définie. Les dermatologues, par exemple, font avant tout des injections de Botox et d'acide hyaluronique. Les dentistes veulent traiter tout le sillon nasogénien. Une chose est sûre : il faut que tous ces professionnels de santé soient correctement formés à la pratique d'actes de médecine esthétique. Sur la question du mal-être souvent associé aux interventions esthétiques...

Photo de Gilbert BarbierGilbert Barbier :

Aujourd'hui n'importe quel médecin peut se dire médecin esthétique !

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau, rapporteur :

... et ainsi de suite. D'aucuns prétendent qu'un dispositif peut même être certifié par assimilation avec un produit retiré du marché. L'évaluation clinique est insuffisante, même pour les dispositifs les plus risqués. Il faudrait que la certification par équivalence ne puisse jouer qu'une fois ; j'espère que le Gouvernement reprendra cette proposition à son compte. Pour ce qui est de la chirurgie esthétique, le cadre légal existe et la France est plutôt citée en exemple. Notre attention s'est donc portée sur la médecine esthétique, qui souffre d'une réglementation inadaptée, voire inexistante : c'est une vraie jungle. Il n'existe pas de véritable formation en médecine esthétique et chaque spécialité médicale revendique le droit de pratiquer un certain nombre d'actes, sans compter les dentistes au no...

Photo de Catherine GénissonCatherine Génisson :

Je remercie et félicite la présidente et le rapporteur pour la qualité du rapport, en regrettant de n'avoir pu assister à toutes les auditions. Le rapport comporte beaucoup de propositions fondamentales, qui visent à encadrer sans pour autant empêcher. Je crains toutefois que si les cabines de bronzage sont interdites dans les instituts esthétiques, elles ne se retrouvent chez les médecins. Certes, l'acte ne sera pas remboursé, et l'encadrement médical sera sans doute bienvenu, mais on ne fait que déplacer le problème. La réglementation des cabines de bronzage a déjà bien progressé, il ne faudrait pas que cette proposition soit inopérante.

Photo de René-Paul SavaryRené-Paul Savary :

La proposition choc du rapport est l'interdiction des cabines de bronzage. Outre l'aspect économique, ne craignez-vous pas que cette interdiction n'entraîne des dérives, un développement du tourisme esthétique ? Etant donné la législation européenne, ne pourrait-on, dans un premier temps, conditionner l'accès aux cabines de bronzage à la présentation d'un certificat médical ? Avez-vous envisagé une phase intermédiaire avant l'interdiction totale ?

Photo de Jean-Jacques MirassouJean-Jacques Mirassou :

Sans condamner a priori tout ce qui tend à améliorer la perception esthétique que les gens ont d'eux-mêmes, nous sommes face à une question de société : comment développer l'esprit critique face aux canons esthétiques ? L'engouement pour les cabines de bronzage résulte bien d'un phénomène de société, d'une mode qui n'existait pas il y a vingt ans et passera peut-être dans vingt ans. Reste que, dans l'intervalle, elles peuvent être à l'origine de pathologies gravissimes. J...

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau, rapporteur :

...utorités nationales dans l'affaire PIP. Nous en démontrons les manquements. Les Américains, parfois laxistes, ont fini par interdire les prothèses PIP ; quant aux Australiens, ils étaient édifiés après avoir visité l'usine où elles étaient fabriquées. Il est difficile de hiérarchiser les propositions, qui sont toutes importantes, d'autant que beaucoup découlent les unes des autres. En matière d'esthétique, nous proposons que l'ANSM ait une compétence de police sanitaire, qu'elle centralise tous les signalements, qu'elle crée des sites internet ou des banques de données pour mieux informer la population. Nous demandons bien aux instances françaises de faire leur travail ! M. Mirassou a soulevé une question de société, celle du standard esthétique. Il faut d'abord renforcer l'information, sur Inte...

Photo de Jacky Le MennJacky Le Menn :

...uage CE existe ; à nous de le renforcer pour éviter le laxisme, l'indifférence ou, pire, la complaisance. Le triptyque santé, beauté, sécurité, dans le titre du rapport est bien trouvé. Il met le doigt sur l'émergence de l'attention portée au corps et à la recherche de la beauté dans notre société tout en insistant sur la priorité de la sécurité. La clarification des compétences entre chirurgie esthétique, médecine esthétique et « simple » esthétique est un vrai sujet. La médecine esthétique appartient à un ensemble plus global qui doit être considéré dans son entier. Nous devons faire des choix clairs sur les compétences des uns et des autres sans accabler les professionnels de l'esthétique qui croient souvent bien faire. Quelles compétences doivent rester du ressort du médecin ? Lesquelles trans...

Photo de Catherine DerocheCatherine Deroche :

A mon tour de saluer la qualité de ce travail engagé après le scandale des prothèses PIP. La frontière entre médecine et esthétique est difficile à tracer, vous avez su la marquer clairement. Les propositions sur la formation et les diplômes qualifiants sont particulièrement intéressantes. Il faut combler le manque actuel. Quant aux registres, la Sofcot en a bien créé un, mais il est peu renseigné par les chirurgiens sans que l'on ne sache très bien pourquoi. Je suis favorable à l'interdiction des cabines de bronzage. D'au...

Photo de Marie-Thérèse BruguièreMarie-Thérèse Bruguière :

...x. Tout un pan de l'économie est concerné. L'interdiction des cabines de bronzage fera l'effet d'une bombe. Dans le même ordre d'idées, je pense aux officines de blanchiment des dents. C'est une activité juteuse pratiquée par des gens qui, contrairement aux dentistes, n'ont pas de compétences médicales. Nous allons au devant d'une autre catastrophe sanitaire. Les complications liées au tourisme esthétique, par exemple une septicémie qui peut entraîner une incapacité, coûtent cher à la sécurité sociale. Ne peut-on pas demander aux médecins de déclarer que l'infection est la conséquence d'une opération à visée esthétique pratiquée à l'étranger ?