Interventions sur "institut français"

29 interventions trouvées.

Photo de Louis DuvernoisLouis Duvernois, rapporteur :

Après avoir auditionné la semaine dernière M. Bruno Foucher, président exécutif de l'Institut français, nous sommes réunis ce matin pour donner un avis sur le projet de contrat d'objectifs et de moyens de l'Institut français pour la période 2017-2019. Le premier contrat d'objectifs et de moyens couvrait la période 2011-2013. L'évaluation de ce précédent contrat a montré que l'Institut français avait réussi à imposer sa marque et à développer ses activités de promotion de la culture française, d'a...

Photo de Claudine LepageClaudine Lepage :

Je remercie notre collègue Louis Duvernois pour sa présentation juste et équilibrée. L'Institut français constitue une vitrine importante pour l'image de notre pays à l'international et je peux m'en rendre compte à chacun de mes déplacements à l'étranger. Lors de ces déplacements, je rends d'ailleurs quasi systématiquement visite aux instituts français et peux donc témoigner de la variété de leur activité avec des moyens financiers et humains réduits. Je tiens également à saluer l'engagement des per...

Photo de Brigitte Gonthier-MaurinBrigitte Gonthier-Maurin :

L'Institut français joue un rôle irremplaçable dans la promotion de la culture de notre pays à l'étranger, mais cette mission essentielle est remise en cause par la baisse des crédits budgétaires qui lui sont octroyés. Le recours au mécénat pour atteindre les objectifs altère le modèle économique sur lequel repose le fonctionnement de cet établissement. Une certaine hypocrisie entoure notre engagement dans la réduc...

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

Le travail effectué par l'Institut français est excellent, avec toute son énergie et sa volonté de maintenir tant bien que mal une présence culturelle française et francophone dans le monde, en dépit d'une dégradation de ses moyens, chaque année, depuis 2011. Mais qu'il sera difficile demain de reconstruire ce que nous aurons si facilement détruit aujourd'hui ! Et j'ajoute que bien souvent les succès culturels français précèdent ses succès...

Photo de Marie-Christine BlandinMarie-Christine Blandin :

L'Institut français n'a pas les moyens dont nous rêvons pour lui ni dont rêvent les gens qui visitent ses sites. Son prédécesseur, l'Association française d'action artistique (AFAA), menait une politique de prestige, qui favorisait la circulation d'un type d'artistes sans tenir compte des collectivités territoriales et avec des ressources humaines agissant comme une véritable caste. La France possède des milliers ...

Photo de David AssoulineDavid Assouline :

En coordination avec Claudine Lepage, je souhaite préciser la position de vote du groupe socialiste et républicain. Tout le monde veut soutenir l'Institut français car le rayonnement de la culture française dans le monde passe par lui. C'est un élément central de notre diplomatie. Beaucoup de moyens ont été investis au cours de ce quinquennat dans la diplomatie économique mais cela ne saurait se faire au détriment de la diplomatie culturelle qui voit ses crédits se réduire. L'une ne va pas sans l'autre. Afin de ne pas pénaliser l'Institut, le groupe social...

Photo de Louis DuvernoisLouis Duvernois, rapporteur :

Nous partageons les mêmes analyses. Nous sommes d'accord pour ne pas désavouer par notre vote le personnel de l'Institut français qui poursuit un travail exceptionnel dans des conditions de plus en plus difficiles. Je vous propose donc d'émettre un avis favorable avec d'importantes réserves.

Photo de Claudine LepageClaudine Lepage :

Le chiffre de 750 millions de francophones en 2050 est très optimiste, même si l'appétit pour l'apprentissage du français est palpable dans nombre de pays. On observe en effet un recul de la langue française en Afrique, où les langues nationales le remplacent progressivement. À nous d'être vigilants ! La création de l'Institut français et l'accumulation des difficultés financières ont transformé la nature de notre réseau. En Europe, les instituts français, qui étaient des lieux de rencontre et d'animation culturelle, ont souvent été vendus. Les manifestations culturelles se tiennent désormais hors les murs, ce qui n'attire pas le même public. Pourtant, à Florence, des solutions ont été trouvées pour conserver l'institut en le r...

Photo de Jacques GrosperrinJacques Grosperrin :

Vous avez été en poste dans des pays complexes. Dans un monde en guerre, dont les fondements démocratiques sont fragilisés par la violence et l'obscurantisme islamistes, quel rôle l'Institut français donne-t-il au rayonnement culturel de la France ? Est-ce d'abord un rayonnement de la culture ou un rayonnement de la France ? Quel est le budget moyen d'une manifestation comme les expositions Picasso en Inde ou Soulages à Berlin ? Comment en mesurez-vous la réussite ? Ne faudrait-il pas renforcer le rayonnement de notre culture à l'intérieur de nos frontières par des quotas de chansons français...

Photo de Marie-Christine BlandinMarie-Christine Blandin :

Où s'opère le choix des pays avec lesquels nous organisons des années croisées ? L'idée d'une année croisée avec le Qatar, par exemple, peut susciter des questions. Le Sénat avait modifié la loi de juillet 2010 pour que l'Institut français prenne bien en compte les actions de coopération décentralisée. Comment les relayez-vous ? Comment l'Institut français épaule-t-il la venue en France d'artistes étrangers ? Souvent, les musiciens que nous invitons sont bloqués par des barrages administratifs arbitraires. Je ne veux pas opposer un type de culture à un autre, mais vous êtes présents à Cannes ou à Venise et absents à Visa pour l'ima...

Photo de Philippe BonnecarrerePhilippe Bonnecarrere :

Je suggère que notre commission se dote d'une vision synthétique de la politique culturelle de l'Union européenne. À force de réductions de crédits, c'est la question de l'existence même de l'Institut français qui est posée. Pouvez-vous nous donner des précisions sur son budget ? Quelle est la part du mécénat ? Celle des crédits d'intervention ? Des fonctionnaires sont-ils mis à sa disposition ?

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

...ans le monde, qui précèdent le développement des relations politiques et économiques. Nous serons donc vigilants. L'audiovisuel et le cinéma sont de puissants vecteurs de diffusion culturelle. Comment confortez-vous leur pénétration à l'étranger ? Vous n'avez pas évoqué vos homologues. Les instituts Goethe, Cervantès ou Confucius, le British Council sont-ils confrontés aux mêmes difficultés que l'Institut français ? Vous font-ils concurrence ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je m'étonne qu'à travers la constitution de l'Institut français on n'ait pas cherché à réorienter un certain nombre de choses qui, déjà dans le cadre de l'Association française d'action artistique (AFAA) puis de CulturesFrance, posaient problème, notamment des difficultés à marier action publique, partenariats et mécénat dans le domaine de l'action culturelle extérieure. Je rappelle que rendre une manifestation culturelle de grande ampleur, telle que des anné...

Photo de Maryvonne BlondinMaryvonne Blondin :

Je voudrais faire part d'un témoignage que j'ai recueilli au mois d'octobre dernier, concernant les relations entre l'Institut français et les alliances françaises. Ces relations sont tendues, et évoluent dans un climat de défiance. Les alliances souhaitent conserver leur indépendance historique. Il avait été convenu, lors de la création de l'Institut français, que les relations avec le nouvel opérateur seraient précisées par le biais d'un partenariat. Pour autant, le flou est maintenu sur l'articulation concrète de ces relations...

Photo de Louis DuvernoisLouis Duvernois :

...t ait compromis autant la bonne conduite de notre travail d'analyse. J'ai assisté hier au premier colloque sur la diplomatie culturelle et d'influence française, qui se déroule au Collège de France. Cette manifestation rencontre un succès certain, avec un très grand nombre de participants, dont des personnalités de très haut niveau. Un tel engouement constitue à coup sûr un premier succès pour l'Institut français. Néanmoins, des améliorations doivent être apportées à la définition de certaines orientations stratégiques, en particulier la coordination avec les collectivités territoriales en matière d'action culturelle extérieure. La mission de l'Institut de collaborer étroitement avec les collectivités territoriales avait été introduite à l'initiative même de notre assemblée. Je voudrais également vous f...

Photo de Jacques LegendreJacques Legendre :

Je vous remercie madame la présidente. J'ajoute que le Sénat a joué un rôle de premier plan dans la création de l'Institut français, et lui a même donné son nom. Il m'aurait semblé, dès lors, normal que des parlementaires soient appelés à s'exprimer lors du colloque organisé en ce moment sur la diplomatie culturelle et d'influence française, ce qui n'a pas été le cas.

Photo de Marie-Christine BlandinMarie-Christine Blandin, co-présidente :

Nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui M. Xavier Darcos en sa qualité de président de l'Institut français afin de nous dresser un premier bilan d'étape de la mise en place de la nouvelle agence culturelle et de l'exécution des missions qui lui ont été confiées par la loi du 27 juillet 2010. Cette audition sera également l'occasion de l'interroger sur le contenu du projet de contrat d'objectifs et de moyens qui liera l'Institut à l'État pour la période 2011-2013 et qui a été transmis pour avis à nos d...

Photo de Jean-Louis CarrèreJean-Louis Carrère, co-président :

Je souhaite la bienvenue à notre ancien collègue Xavier Darcos. Vous savez l'intérêt que portent nos deux commissions à l'action culturelle extérieure de la France. Je rappelle que le Sénat a beaucoup travaillé sur l'acte de naissance de l'Institut français, c'est-à-dire le projet devenu loi du 27 juillet 2010 relative à l'action extérieure de l'État, rapporté par MM. Joseph Kergueris et Louis Duvernois. Nous sommes donc impatients d'entendre son nouveau président. J'observe également que la stratégie de l'Institut français est indissociable de son financement, comme le précise explicitement le contrat d'objectifs et de moyens sur lequel nous vous...

Photo de Jean BessonJean Besson :

Ma première question porte sur le caractère industriel et commercial de l'Institut Français. Du point de vue fonctionnel, ce choix peut assurément se justifier par une souplesse de gestion accrue. Cependant, je note d'abord, de façon générale, que le recours aux « agences » est de nature à affaiblir la précision du contrôle parlementaire sur les dotations qui leur sont allouées : c'est pourquoi nous devons observer une vigilance particulière à l'égard de leur stratégie ainsi que de leur...

Photo de René BeaumontRené Beaumont :

Je le réaffirme : la France n'a pas de meilleur ambassadeur que sa culture et je souhaite donc avant tout vous féliciter pour la rapidité de la mise en place de l'Institut français. Comme vous le savez, les Alliances françaises s'inquiètent des conséquences du déploiement de l'Institut Français et font valoir qu'au moment de la discussion de la loi du 27 juillet 2010, le Gouvernement s'était engagé, pour éviter les « doublons », à ce qu'on ne crée d'Instituts français par fusion que dans les villes où existaient un service culturel (SCAC) et un centre culturel (EAF) ; les a...