Interventions sur "russie"

533 interventions trouvées.

Photo de Jean-Claude RequierJean-Claude Requier :

...yrie est entrée dans l’OIAC en 2013 et n’a depuis nullement respecté ses engagements. Elle a franchi la limite posée par le Conseil de sécurité. Enfin, troisième raison, soutenir ces frappes, ce n’est pas seulement céder à l’émotion, c’est aussi en apprécier tout l’intérêt stratégique. D’une part, c’est envoyer un message de fermeté à tous les acteurs engagés dans la région, en particulier à la Russie, soutien de Damas, afin de démontrer que nous sommes en capacité de poser concrètement des limites à l’inacceptable. D’autre part, le régime syrien a érigé l’utilisation des armes chimiques en véritable outil tactique pour déloger les populations des dernières poches de résistance, obtenir des accords de reddition négociée avec les différents groupes. À cet égard, la dernière attaque chimique à ...

Photo de Jean-Claude RequierJean-Claude Requier :

J’ajouterai que personne n’est dupe quant à la préparation de l’opération, dont la durée plutôt longue a permis de « soigner » la Russie, si je puis dire, et d’éviter ainsi une escalade. Nous en sommes tous bien conscients. Ces précisions apportées, le RDSE est attaché à ce que la suite se déroule dans le cadre des préconisations de l’ONU et nous nous réjouissons de l’initiative française pour remettre au premier plan une action diplomatique en faveur de la paix. Du processus de Genève aux négociations d’Astana, force est de rec...

Photo de Bruno RetailleauBruno Retailleau :

...tout, bien sûr, des doutes. La première réserve a trait à la situation contextuelle de la Syrie. Vous le savez sans doute mieux que quiconque ici, ce pays fait face à un enchevêtrement de guerres : la guerre civile, la guerre contre Daech, la guerre entre la Turquie et les Kurdes, la guerre entre le monde chiite et le monde sunnite, la guerre pour la restauration de la puissance régionale de la Russie. L’inquiétude, l’interrogation qui est la nôtre, et que j’exprime ici devant le Sénat, est la suivante : pensez-vous qu’ajouter la guerre à la guerre puisse faire avancer la paix ? La deuxième réserve concerne l’efficacité de ce genre de frappes punitives. Hasard de l’Histoire, s’il s’avère que l’attaque du 7 avril est bien chimique, cette date marque aussi un triste anniversaire : celui de la ...

Photo de François PatriatFrançois Patriat :

...e pays sont aujourd’hui capables. Au dire des autorités syriennes et russes, aucune victime civile ou militaire n’est à déplorer. Monsieur le ministre, nous entendons vos propos quant aux objectifs concis de cette opération. Nous les soutenons et estimons que cette réaction était légitime. Il y allait de notre responsabilité, mais aussi de notre devoir moral, compte tenu du dernier blocage de la Russie, empêchant toute réaction possible du Conseil de sécurité. À ceux qui ont pu reprocher un alignement français sur la politique américaine, nous répondons qu’ils ont tort. La France est une puissance mondiale faisant preuve d’une constance extrême sur le sujet et disposant d’une autonomie stratégique, qu’elle tente par ailleurs d’ancrer dans un cadre européen. Enfin, la France fait surtout de la ...

Photo de Éliane AssassiÉliane Assassi :

...a nuit de vendredi à samedi, Emmanuel Macron a pris, seul, une décision d’une grande gravité : engager nos forces armées dans une action de guerre en dehors de toute légalité internationale. Je le dis d’emblée, je n’accepterai pas l’argument d’autorité consistant à dire que, si l’on n’approuve pas cette intervention, on soutient ipso facto le dictateur Assad et ses principaux soutiens, la Russie et l’Iran. L’utilisation d’armes chimiques est intolérable. Tous les efforts de la communauté internationale doivent converger pour que de tels actes soient rendus impossibles, par la destruction systématique, organisée et menée par des experts, et non par des tirs de missile. Et si cette utilisation d’armes chimiques est avérée, elle doit être sanctionnée par la même communauté internationale....

Photo de Jean-Marie BockelJean-Marie Bockel :

...nt attendre de la France – ; il y avait, de l’autre côté, la crainte d’un renversement du régime d’Assad et, conséquemment, d’une victoire islamiste. C’était présent dans tous les esprits. De même, les déboires en Afghanistan, en Irak et en Libye accentuaient les hésitations. Or tout autre est la situation aujourd’hui. Le régime syrien est parvenu, avec le soutien de l’Iran et plus encore de la Russie, à reconquérir une grande partie du territoire et ne semble plus menacé à court terme. Nos frappes ne constituent donc pas la manifestation d’une entrée en guerre contre un pays ou un régime avec la volonté de le voir chuter, mais elles constituent une action punitive. Il est question ici de frappes ciblées et calibrées, fondées sur un faisceau concordant d’indices et de preuves. Avec, en toile ...

Photo de Patrick KannerPatrick Kanner :

...ette fois amené la coalition à intervenir, mettant fin à l’impunité meurtrière du dictateur syrien. Ces frappes étaient un devoir pour la coalition, un devoir humanitaire, un devoir eu égard au droit international contre l’utilisation d’armes chimiques, un devoir de notre pays, celui des droits de l’homme, d’arrêter un tyran qui extermine son peuple. En dépit de la protection indéfectible de la Russie et de ses douze veto, les preuves de l’usage de ces armes existent et sont connues du monde entier. Par ces veto répétés, la Russie a mis à bas la résolution 2118 du 27 septembre 2013 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité, et qui qualifiait déjà à l’époque l’arsenal chimique syrien de « menace contre la paix et la sécurité internationales ». Le rejet, samedi, par le Conseil de s...

Photo de Claude MalhuretClaude Malhuret :

...pe. Voilà les trois messages qui ont été envoyés samedi à Bachar al-Assad et à ses alliés. Il y en a un dernier, plus spécifique, à l’égard de Vladimir Poutine : c’est que malgré tous ses efforts pour les diviser, et peut-être même du fait de ses efforts, les alliés sont restés unis. Ils sont restés unis devant ce crime comme après le scandale du Novitchok à Londres. Et le prix à payer pour la Russie est désormais très lourd avec, pour la première fois depuis longtemps, la chute du rouble et de la bourse de Moscou. Enfin, il y a l’essentiel, et l’essentiel, c’est ce sur quoi jusqu’à ce jour nous avons tous échoué. Tous, nos alliés comme nos adversaires. C’est bien sûr du règlement politique de la guerre civile en Syrie que je veux parler. Je ne parlerai pas des échecs des Syriens eux-mêmes ...

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

Ainsi, quand on parle de ligne rouge, mieux vaut sanctionner, et vite, sinon, l’on risque fort de brandir des sabres de bois… En outre, il fallait intervenir pour envoyer un message clair aux alliés de la Syrie, et particulièrement à la Russie. Ce grand pays, auquel tant de liens nous unissent, doit comprendre que le rôle de grande puissance est incompatible avec le non-respect du droit international.

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

...idéalement sur la base d’une résolution votée par le Conseil de sécurité, sous le régime du chapitre VII de la Charte des Nations unies, autorisant le recours à la force, que ce genre d’opérations militaires trouve sa légitimité incontestable. Toutefois, force est de constater qu’en utilisant son droit de veto à douze reprises sur le dossier syrien, dont six fois au sujet des armes chimiques, la Russie a paralysé l’action du Conseil de sécurité, y compris pour ce qui concerne le volet humanitaire. Là encore, nous pouvons regretter que les membres permanents du Conseil de sécurité n’aient pas tous accepté la proposition française de s’abstenir d’utiliser ce droit de veto en cas de crime de masse. Le Gouvernement se fonde sur la résolution 2118 de septembre 2013, relative au démantèlement du pr...

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

... il vous reste à repartir au combat ; mais ce combat, c’est celui de la paix. Bien sûr, nous éprouvons souvent le sentiment de l’impuissance, mais nous avons aussi la chance de pouvoir dialoguer avec le monde entier ; et, à cet effort, le Sénat prend résolument sa part. Notre commission va du reste assurer un suivi actif et vigilant de cette crise. Il faut en effet maintenir le dialogue avec la Russie, naturellement – et nous le faisons –, avec l’Iran et avec la Turquie – même si ce n’est pas si facile. Ce sont les acteurs présents sur le terrain. Mais, bien au-delà, il faut dialoguer avec les organisations africaines, avec les partenaires régionaux, avec l’Arabie saoudite, avec Israël… Certes, les difficultés sont grandes, et, une fois de plus, l’Europe aura montré son impuissance et ses div...

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

... le ministre, nous allons suivre et appuyer vos efforts pour une diplomatie de la paix, pour une diplomatie du dialogue. Le projet de résolution que la France a fait circuler samedi est une première étape. Il montre les efforts inlassables de notre diplomatie pour replacer les Nations unies au centre du jeu diplomatique et appeler les autres nations à assumer leurs responsabilités. La visite en Russie, en mai prochain, du Président Macron, laquelle semble être confirmée, sera très importante à cet égard. Elle devra permettre au chef de l’État de faire comprendre aux Russes qu’ils ne retrouveront leur rôle sur la scène internationale que s’ils respectent le droit international : cette visite devra servir la paix. Mais il est un rôle particulier que la France doit assumer. Je pense à la dimensi...

Photo de Christian CambonChristian Cambon, rapporteur :

Je vous présente maintenant la contribution de notre commission au rapport conjoint que nous avons engagé avec la commission homologue du Conseil de la Fédération de Russie. J'ai associé à ce travail Robert del Picchia et Gisèle Jourda, membres de la délégation conduite à Moscou l'année dernière par Jean-Pierre Raffarin, où avait germé l'idée de ce rapport conjoint. Au cours des dernières heures, nos collègues du Conseil de la Fédération ont souhaité, à la lecture de notre partie du rapport qu'ils estimaient peut-être un peu dure, ajouter des paragraphes complément...

Photo de Robert del PicchiaRobert del Picchia :

Les relations politiques constituent le volet le plus difficile de nos relations et se focalisent sur deux crises majeures : l'Ukraine et la Syrie. Face à la déstabilisation russe en Ukraine et la violation de l'intégrité territoriale de ce pays souverain, la France a pris, avec les autres pays européens, des sanctions contre la Russie, car il n'y avait pas d'autres manières de réagir à cette agression. La crise en Syrie a constitué à partir d'octobre 2015 un autre abcès de fixation de nos désaccords, alors même que l'objectif de lutte contre le terrorisme djihadiste paraissait devoir nous rapprocher : l'appui russe à une reconquête brutale du pays par le régime et l'attitude de blocage de la Russie aux Nations unies alimente...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

...a constitue un aspect positif. Notre démarche mérite d'être approfondie quel que soit le contexte. Ne baissons pas la garde face à la difficulté ! En ce qui concerne les processus d'intégration régionale, le message sur lequel nous insistons fortement est qu'il faut éviter que s'instaure une concurrence entre l'Union européenne et l'Union eurasiatique qui s'est créée en janvier 2015 autour de la Russie. Les pays du « voisinage partagé » doivent être libres de rejoindre les espaces régionaux qu'ils souhaitent et ne devraient pas se voir imposer des choix binaires et exclusifs, comme ce fut le cas pour l'Ukraine. Voilà deux ans, nous avions plaidé auprès de la Commission pour que les pays ayant signé des partenariats avec l'Union eurasiatique puissent aussi signer des partenariats avec l'Union eu...

Photo de Christian CambonChristian Cambon, rapporteur :

Vous le voyez, notre démarche est équilibrée. Nous constatons les éléments positifs et nous n'occultons aucune des difficultés : ingérence dans les processus électoraux, cyberattaque, Crimée, Donbass, Syrie ; ces sujets sont posés. Mais nous voulons les dépasser par le dialogue, car la Russie sera incontournable pour le règlement des conflits. J'espère que nos homologues vont nous remettre leurs compléments rapidement et que nous ne devrons pas reporter sine die la publication de ce rapport, qui constitue une première. Je le répète, j'ai été très attentif au respect de la méthodologie permettant à chacun de s'exprimer tout à tour sur chaque sujet.

Photo de Jean-Pierre RaffarinJean-Pierre Raffarin :

...pris en France. La vision de la Chine s'appuie sur l'Eurasie, où elle a l'intention d'occuper une position de leader. Il s'agit d'une stratégie « gigogne » de leadership : en interne, il y a le leadership du parti, et à l'international, la Chine veut exercer son leadership en Asie et en Eurasie. Les Chinois souhaitent, comme tout le monde, être les premiers, mais, contrairement aux autres pays - Russie, États-Unis -, ils se fixent un horizon de 100 ans, donc sont moins brutaux. Ils veulent donc être leaders en Eurasie, au travers de l'internationalisation de leur monnaie et du développement de leurs capacités de surproduction, afin d'écouler leurs produits. Ils règlent des sujets de dissension avec la Russie et avec des républiques voisines, et ils vont même jusqu'en Afrique. Il y a donc une c...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

Quel est votre point de vue sur les relations entre la Russie et les grandes puissances de la planète ? On a beaucoup parlé des probables incursions russes dans les élections américaines. Mais comment analysez-vous les rapports entre la Russie et la Chine, et l'Inde ? En Syrie, la Russie montre toute son ambition à redevenir un Etat-puissance de premier plan sur la scène internationale. La course aux armements est inquiétante. Le 1er février dernier, Vladim...

Photo de Christine PrunaudChristine Prunaud :

Quel est votre avis personnel concernant la position de la Russie, avec le siège de la Turquie en avril dernier ? Les troupes russes ont été évacuées. Mais quelle est l'influence de la Russie sur la Turquie ? La nôtre est inexistante... Vous n'avez pas évoqué le retour du débat nucléaire.

Photo de Cédric PerrinCédric Perrin :

Comme représentant de l'assemblée parlementaire de l'OTAN, je suis allé à Washington en décembre puis en février. Je suis très étonné de la position américaine à l'égard de la Russie, dressée en épouvantail. Cette attitude entretient une paranoïa antirusse dans les pays de l'Est. Notre ennemi est pourtant plus au Sud qu'à l'Est...Comment la France se positionne-t-elle par rapport à la politique de l'OTAN, qui a contribué à isoler la Russie et son président, à les tourner vers la Chine ? Cette paranoïa n'est-elle pas dangereuse à terme, ne poussera-telle pas Poutine à des déci...