Interventions sur "russie"

503 interventions trouvées.

Photo de René DanesiRené Danesi :

...entaux, et décidés à s'engager avec elle dans une relation plus étroite, impliquant un haut niveau d'intégration économique et politique. Romano Prodi résumait cette politique ainsi : « créer un cercle d'amis », qui « mettent en commun tout, sauf les institutions ». L'objectif était surtout de combler les lignes de faille entre l'Union récemment élargie à l'Est et ses nouveaux voisins - la Biélorussie, la Moldavie, l'Ukraine, la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan - en aidant ces pays à trouver le chemin de la prospérité économique, de la stabilité politique et de la sécurité pour tous. La première idée sous-jacente était bien celle d'un progrès démocratique et économique continu vers l'Est, qui effacerait pas à pas et sur le long terme des différences encore criantes entre l'Est et l'Ouest. ...

Photo de Pierre MédeviellePierre Médevielle :

...s'est tenu à Bruxelles le 24 novembre dernier, l'Union européenne et l'Arménie ont signé un accord de partenariat complet et renforcé. On se souvient qu'en 2013, l'Arménie avait fait volte-face et n'avait pas voulu mener à bien les négociations d'un accord plus ambitieux, car elle cherchait, au même moment, à obtenir un statut de membre de l'Union économique eurasiatique (UEE), à la demande de la Russie. Le gouvernement arménien invoquait alors la nécessité de renforcer ses liens sécuritaires avec la Russie qui, elle, soulignait des incompatibilités entre l'appartenance à l'UEE et les contraintes d'un accord de partenariat avec l'Union européenne. Peu de temps après, l'Union européenne acceptait de négocier un nouvel accord moins important et moins contraignant que le premier projet. L'Union e...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

...'Ukraine, mais toute l'Europe centrale. Depuis 2014, l'Ukraine s'est engagée dans la lutte contre la corruption : au Parlement, une commission dédiée à cet objectif est présidée par un militant anticorruption. On assiste également à un affaiblissement du pouvoir des oligarques. Notre commission devrait se pencher sur les modalités de fonctionnement de l'Union douanière eurasiatique créée par la Russie. Pour avoir travaillé sur la question, je peux vous dire que les normes sont définies exclusivement par la Russie. L'Union européenne aurait intérêt à travailler avec elle. On ne peut pas construire le Partenariat oriental sans se poser la question de la Russie. Il faut saluer les progrès en matière de liberté de circulation des Géorgiens et des Ukrainiens, avec la suppression de l'exigence de ...

Photo de Benoît HuréBenoît Huré :

Jean-Yves Leconte considère qu'il faut reprendre le dialogue avec la Russie. Ces zones sont compliquées et représentent des enjeux d'avenir pour tout le continent européen. Le dialogue avec ces six pays ne relève plus seulement de l'initiative de la Suède et de la Pologne, mais est enfin pris en charge par l'Union européenne. C'est positif, car cela va dépassionner les discussions, mais il faut du temps pour instaurer des relations de confiance. Pour les ancrer durable...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

...été confronté à la menace des Parthes - issus de l'aire culturelle qui est aujourd'hui l'Iran - sur ses frontières asiatiques. L'Arménie est le point nodal entre l'Orient du nord et l'Orient du sud. Or ce dernier n'est pas apparu dans les propos tenus, alors que les équilibres sont en train de changer, avec l'émergence d'une puissance iranienne, avec les relations complexes entre la Turquie et la Russie. L'Arménie est donc au coeur de plusieurs conflits majeurs. Je vous rappelle qu'elle a été le premier royaume chrétien du monde occidental, cela reste une référence fondamentale pour les Arméniens. Aujourd'hui, le pays doit sa sécurité énergétique et militaire à la Russie et, dans une moindre mesure, à l'Iran. Le conflit du Haut-Karabagh, l'an passé, n'a duré que trois jours parce que la Russ...

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

...comme le terrain d'une lutte policée entre l'Est et l'Ouest. Une guerre d'influence permanente semble se dérouler entre l'Union européenne et l'Union eurasiatique. Ces pays sont écartelés entre leur souhait de rejoindre l'Union européenne et les pressions exercées pour adhérer à l'Union eurasiatique. C'est pourquoi il est légitime de demander un dialogue renouvelé entre l'Union européenne et la Russie. Tant que nous ne parlons pas avec Moscou de nos influences respectives sur ces six pays, nous n'en sortirons pas. Quelle est la teneur des relations diplomatiques entre l'Union européenne et la Russie concernant ces six pays ?

Photo de René DanesiRené Danesi :

Un consensus semble se dégager autour de la table sur la nécessité de reprendre le dialogue entre l'Union européenne et la Russie. Une partie des Européens est disponible pour cela, mais certains ne le sont pas du tout. Donald Tusk, par exemple, qui est un dirigeant important, n'hésite jamais à jeter de l'huile sur le feu. Pourtant, ce dialogue est indispensable. Ni l'Union européenne ni la Russie n'ont intérêt à s'enfermer dans la politique de la main derrière le dos, il est temps de passer à la main tendue. Les six pays...

Photo de Pierre MédeviellePierre Médevielle :

Nous ne pouvons pas occulter l'Orient du sud, même si le sujet était aujourd'hui l'Est européen. Nous sommes ici entre trois zones d'influence. Dans ce contexte, l'Union européenne doit redoubler d'énergie. Nos méthodes sont correctes, la Russie en emploie d'autres. Il faut dialoguer, car on ne résoudra pas les problèmes sans se dire les choses. Si nous voulons rester présents auprès de ces pays, nous devons développer nos relations culturelles et économiques avec eux, afin d'offrir un choix aux nouvelles générations. Il nous faut penser à l'avenir. En Grande-Bretagne, ce sont d'abord les jeunes générations qui sont pénalisées par le B...

Photo de Michel RaisonMichel Raison :

...ables à une échelle commerciale, qui permettent de transformer la roche phosphatée pour réduire sa teneur en cadmium ». J'en viens maintenant aux implications géopolitiques de ce dossier. En effet, faute d'en produire elle-même, l'Union européenne doit importer le phosphate figurant dans la composition de ses engrais. Pour l'essentiel, il n'existe que deux sources d'importation : l'Afrique et la Russie. Le phosphate de qualité, c'est-à-dire celui contenant le moins de cadmium, est principalement importé de Russie, mais il est aussi pénalisé par des droits de douane. À l'inverse, du fait des accords commerciaux signés avec les pays d'Afrique, le phosphate naturel à la teneur en cadmium la plus élevée est aussi celui qui bénéficie des conditions tarifaires les plus favorables. La perspective de...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

Avec Yves Pozzo di Borgo, nous travaillons depuis trois ans sur la question des relations entre l'Union européenne et la Russie. Nous avions proposé l'an dernier une proposition de résolution européenne qui, compte tenu de son importance, avait été débattue en séance publique et adoptée à une très large majorité. Lors de notre déplacement à Bruxelles en mars dernier, nous avons ressenti un sentiment de « glaciation » sur le sujet, ce qui n'est positif ni pour l'Union européenne ni pour la Russie. Nous nous sommes égalem...

Photo de Yves Pozzo di BorgoYves Pozzo di Borgo :

J'ajoute que les échanges entre l'Union européenne et la Russie sont passés entre 2013 et 2016 de 400 milliards à 200 milliards d'euros, soit une baisse de 50 %.

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je salue le travail de nos collègues, mais j'estime que, au nom de la diplomatie et des bonnes relations avec la Russie, on passe sous silence des faits avérés. Je suis satisfait de la position courageuse du Président de la République Emmanuel Macron. Tout ne vient pas des sanctions prises à la suite de l'invasion de la Crimée et de la situation dans le Donbass. Je suis étonné de lire, à la page 32 du rapport, que « dans un même ordre d'idées, il serait pertinent que l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Euro...

Photo de Richard YungRichard Yung :

M. Gattolin est un va-t-en-guerre ! On parle des droits de l'homme depuis des décennies, sans que cela aboutisse vraiment... Je suis favorable à une approche constructive et flexible. L'Union européenne et la Russie sont deux puissances mondiales : il ne sert à rien de se regarder en chiens de faïence ! Il faut faire avancer la mécanique. La politique russe des États-Unis est encore floue, car nous ne savons pas ce que veut faire Donald Trump. Dans une démarche constructive, il faut aussi que l'autre partenaire montre sa volonté d'aller dans le même sens et de faire des propositions. Les Russes sont-ils pr...

Photo de Didier MarieDidier Marie :

La Russie ne peut être qu'un partenaire, car cette grande puissance est présente sur tous les fronts. Nous devons discuter avec les responsables de ce pays. Néanmoins, il faut rappeler nos positions à l'égard de la politique menée par la Russie dans toute une série de domaines : le soutien au régime de Bachar el-Assad, qui couvre l'utilisation des armes chimiques, la position sur la Crimée et le Donbass, ...

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

La présidence finlandaise du Conseil de l'Arctique qui débute est très ouverte sur l'Europe et souhaite le soutien de la France. Les Finlandais ont toujours eu de bonnes relations avec la Russie.

Photo de Yves Pozzo di BorgoYves Pozzo di Borgo :

Je siège à l'APCE, l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Les Russes sont toujours membres du Conseil de l'Europe, tout comme la Turquie. Ces deux pays ont signé la convention européenne des droits de l'homme. En Russie, la Cour constitutionnelle a imposé un moratoire sur la peine de mort. Aux États-Unis, où il n'y a pas de convention équivalente, la peine de mort existe. La convention européenne des droits de l'homme est fondamentale. Je signale aussi qu'il existe une coopération entre le comité des affaires étrangères du Conseil de la Fédération et la commission des affaires étrangères et de la défense du Sén...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

Notre rapport d'information traite des relations entre l'Union européenne et la Russie. Il faut prendre un peu de recul sur la situation interne en Russie. Nous avons des principes et des valeurs fondamentales que nous n'appliquons pas toujours nous-mêmes ; on le voit tous les jours. Ne donnons pas de leçons à la terre entière ! Certes, nous appliquons mieux ces principes que ne le font certains autres pays, mais il faut faire des efforts tous les jours, car la nature humaine est c...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

Les principes fondamentaux sont à géométrie variable suivant que vous êtes puissant ou misérable. Nous le savons bien, Didier Marie et moi-même, qui faisons partie du groupe d'amitié France-Chypre, une île occupée par l'armée d'un pays candidat à l'Union européenne. Avec ce rapport d'information, nous voulions voir si les sanctions à l'égard de la Russie avaient changé quelque chose. Force est de constater qu'il n'en est rien. Que comprendre quand le président Poutine est reçu à Versailles avec tous les honneurs qui lui sont dus, alors que la présidente du Conseil de la Fédération de Russie Mme Valentina Matvienko, qui est venue au Sénat il y a quelques années, ne peut pas mettre le pied sur notre territoire ? Il en est ainsi avec les sanctions ...

Photo de Claude MalhuretClaude Malhuret :

...Monsieur Dubien, vos récents articles, notamment ceux que vous avez fait paraître dans Politique internationale et la Revue internationale et stratégique, dans lesquels vous soulignez la montée en puissance de certains libéraux comme Alexeï Koudrine ou Sergueï Kirienko, et l'opportunité que cela peut représenter pour la présidence poutinienne à partir de 2018. Je reste cependant dubitatif, car la Russie a déjà perdu trois occasions de rejoindre le concert des nations et ce que l'on appelle aujourd'hui la convergence dans le domaine économique. La première occasion manquée remonte à l'orée du XXème siècle, du temps des tsars, la deuxième au désastre communiste, et la troisième à ce que vous avez appelé les dix glorieuses, aujourd'hui terminées. Il eût fallu, pour saisir l'une ou l'autre de ces oc...

Photo de Robert del PicchiaRobert del Picchia :

Nous sommes, avec ma collègue Josette Durrieu, auteurs d'un rapport, paru en octobre 2015, sur la France et la Russie, et nous poursuivons notre travail en nous rendant en mission, la semaine prochaine, à Moscou. Je relève qu'à l'époque, vous étiez plus pessimiste qu'aujourd'hui. France-Russie : pour éviter l'impasse, telle était alors notre interrogation. Est-on toujours dans une impasse, ou bien les choses ont-elles évolué ? Nous évoquions également la question de la levée des sanctions, et notre rapport avait...