Interventions sur "vitesse"

138 interventions trouvées.

Photo de Jean-Luc FichetJean-Luc Fichet :

Les nouvelles mobilités sont un sujet absolument central, notamment pour les territoires ruraux. Il faut faire en sorte de conserver l'accessibilité de tous les territoires, pour pouvoir y maintenir la population. Je suis à la fois intéressé et inquiet par le projet d'abaisser la vitesse à 80 kilomètres par heure sur les routes. Ce sera peut-être positif en termes de sécurité, mais, en termes d'accessibilité, cela risque d'éloigner encore davantage certains territoires.

Photo de Michèle VullienMichèle Vullien :

C'est une idée reçue, ce que montre bien l'analyse de cartes isochrones. C'est la fluidité qui compte, pas la vitesse.

Photo de Alain FouchéAlain Fouché :

Christine Lavarde a tout à fait raison de souligner ce problème des bus qui circulent à vide. D'où le développement de solutions de covoiturage. Quant à l'abaissement de la vitesse sur les routes, j'y suis résolument opposé.

Photo de Louis NègreLouis Nègre :

...ville. Je ne suis pas satisfait des résultats dans ma commune. Elle a été sortie des dispositifs car considérée comme trop riche. Je vous invite à venir voir la prétendue « grande richesse » de mon centre-ville ! Par ailleurs, quelles sont vos relations avec la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU) ? Autre question : que pensez-vous du rapport de la Cour des comptes sur la grande vitesse ferroviaire ? Il y est écrit que « les Français, dans leur ensemble, souhaitent la poursuite de l'agrandissement du réseau, au motif que la grande vitesse ferroviaire contribuerait à l'égalité entre les territoires et favoriserait le développement économique desdits territoires ». Partagez-vous la même analyse sur le TGV ? Enfin, quelles conséquences de la fusion des régions sur l'aménagement du...

Photo de Louis NègreLouis Nègre :

... que l'État ne gère pas bien notre pays dans ce domaine. Vous demandez aux politiques d'être plus réalistes : vous avez cent fois raison ! Si notre pays, depuis quelques décennies, l'avait été davantage, on n'aurait pas aujourd'hui 2 000 milliards d'euros de dettes, et nous nous porterions mieux, jusque dans le domaine ferroviaire ! Vous avez également raison lorsque vous affirmez que la grande vitesse ne constitue pas une panacée, même si elle représente un important succès technologique, que nous n'avons d'ailleurs que très modérément exporté. Si la première de vos recommandations ne nous pose pas problème, ce n'est pas le cas de la deuxième, sur laquelle je reviendrai plus tard... Nous partageons la troisième recommandation, qui prône la transparence et l'accès aux données, en l'absence de...

Photo de Jean-Jacques FilleulJean-Jacques Filleul :

...moment. Mon collègue Gérard Miquel jugeait à l'instant le rapport un peu dur ; cependant, la situation - malheureusement pour tout le monde - perdure depuis un certain temps. On considère en effet depuis trop longtemps la SNCF comme le « ministère des transports ferroviaires ». L'État stratège ne joue donc pas son rôle ! Il n'est pas sérieux de prétendre que les quatre nouvelles lignes à grande vitesse lancées en 2009 sont destinées à satisfaire les élus territoriaux ! Ce n'est pas ainsi que l'on pourra organiser correctement la mobilité dans notre pays. Votre rapport arrive à point nommé pour que Gouvernement et SNCF puissent peser davantage sur les choix. On le sait, le Gouvernement, s'interroge beaucoup sur le rôle du TGV, des TET et des TER. La desserte du Croisic par le TGV est un non-se...

Photo de Benoît HuréBenoît Huré :

...uer le coût collectif du déplacement des salariés. Votre jugement n'en tient peut-être pas suffisamment compte. Pouvez-vous examiner l'impact de ces créations de gares sur l'économie ? Par ailleurs, je suis président du conseil général des Ardennes. Votre rapport est arrivé à un moment précieux pour moi. Le conseil général s'est en effet engagé à financer la première tranche de la ligne à grande vitesse Est. Nous souhaitions bien entendu que notre territoire, qui est en bordure de passage, puisse bénéficier de deux ou trois liaisons, sans rupture de charge. J'ai pu mesurer l'importance que cela représente pour nos entreprises : soixante d'entre elles ont leur siège social en région parisienne, voire hors de France. Or, aujourd'hui, le service a baissé. Peut-être les dirigeants de la SNCF vous o...

Photo de Raymond VallRaymond Vall, des infrastructures, de l'équipement et de l'aménagement du territoire :

... partie de cet argent sur la route, pour que les trains ne s'y arrêtent finalement pas ! Je considère que nous serons obligés d'opérer des choix mais il serait totalement injuste que, dans ces régions, on ne prenne pas en compte la partie de l'avance financière qui a été réalisée et qui n'est pas négligeable, surtout lorsqu'elle se cumule avec la participation potentielle au futur Train à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse ! Je remercie donc à nouveau nos collègues de la commission des finances d'avoir ouvert ce débat, capital pour notre territoire.

Photo de François PatriatFrançois Patriat :

...es efficaces qui nous sont proposées, je voudrais rappeler que dans le domaine des transports, l'effort réalisé par les régions représente aujourd'hui le triple des transferts de l'Etat ! Nous sommes donc aujourd'hui cofinanceurs, les régions ayant été associées au plan de relance mais aussi aux contrats de plan, en dehors de nos compétences, aux transports express régionaux, aux lignes à grande vitesse et aux comités de ligne. Lorsque je participe à un comité de ligne, je constate le mécontentement des voyageurs face aux nombreux retards. 8 000 personnes prennent le train à Sens pour venir travailler à Paris. Durant deux ans encore, ils vont devoir subir des retards quotidiens du fait des travaux sur la ligne Paris-Lyon, avec des trains immobilisés en rase campagne durant une demi-heure, sans e...

Photo de Michel TestonMichel Teston :

...iard d'euros pour assurer le bon fonctionnement du système ferroviaire. Or, chaque année, RFF doit trouver sur le marché financier 1,4 milliard d'euros pour financer sa dette. Si on trouvait une solution pour permettre à RFF de rembourser cette dette historique, on aurait fait un effort considérable pour accélérer la rénovation du réseau et peut-être poursuivre le développement du réseau à grande vitesse. Ce sont là des remarques très générales. Il me semble qu'il faudra avancer davantage sur la question de la réorganisation du système ferroviaire national.

Photo de Marie-France BeaufilsMarie-France Beaufils :

...u comprendre que vous estimiez presque anormal qu'on ait privilégié le réseau secondaire par rapport au réseau qui connaissait un trafic plus important. Est-ce parce que les régions ont apporté leur contribution ? C'est peut-être une des motivations pour lesquelles ce choix a été fait. Dans le cas contraire, on ne comprendrait pas pourquoi... Vous n'avez pas abordé un point : les lignes à grande vitesse sont actuellement essentiellement financées par des Partenariats Public-Privé (PPP) avec l'idée de réduire le financement direct par RFF ou par la SNCF. N'est-ce pas reculer pour mieux sauter ? On sait en effet qu'un PPP amènera à prendre en charge des engagements lourds et que le coût de l'infrastructure se reportera sur des péages qui risquent alors d'être plus élevés, les régions pouvant se tr...

Photo de Robert NavarroRobert Navarro :

...concurrence libre et non faussée est une bonne chose. Aménager intelligemment ce territoire, dans l'intérêt des populations, le rendre performant, serait encore mieux ! On a oublié une étape dans nos réflexions, celle de l'Europe qui, tôt ou tard, devra prendre en compte une partie des infrastructures dans un grand service d'intérêt général. La liaison des pays européens entre eux, par la grande vitesse ou par le fret ferroviaire, est incontournable, d'autant que l'Etat n'a pas les moyens d'assumer notre réseau ferroviaire. Si on veut trouver des solutions pérennes et durables, il faudra bien que l'Europe prenne en charge nombre de dépenses qui lui incombent. Les régions ne pourront aller au-delà de ce qu'elles font. En Languedoc-Roussilon, je suis responsable de ce domaine. Il y existe une con...

Photo de Yves KrattingerYves Krattinger :

Je trouve la quatrième et la cinquième recommandations de la Cour des comptes insuffisantes... On évoque uniquement le choix entre développement et rénovation du réseau structurant par rapport au réseau à faible trafic et le remplacement de quelques trains par des cars. Or, les questions sont à la fois économiques et écologiques. On se doit aujourd'hui de revisiter le concept du Train à Grande Vitesse (TGV). Certains TGV finissent au fin fond d'une vallée de montage qui compte 4 000 à 5 000 habitants. Cela pose question ! Que le TGV concurrence l'avion entre Marseille et Paris, j'en suis d'accord, mais ne convient-il pas de revoir le concept même ? Quelle ville, agglomération, métropole, capitale régionale doit-elle être desservie par TGV et pourquoi ? On sent que cette question est parasitée...

Photo de Roland CourteauRoland Courteau :

Je souhaite aborder avec vous un problème local qui revêt une grande importance à mes yeux. Alors que le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier est acquis et que la section à grande vitesse Perpignan-Figueras vient d'être inaugurée, le chaînon Perpignan-Montpellier reste absent de la carte des liaisons à grande vitesse. Depuis 1990, on nous promet de réaliser ce projet... Où en est-on sur l'étude préalable à l'enquête d'utilité publique ? Quand sera mis en place ce chaînon manquant ? Quelle sera la participation financière de l'Union européenne ? Mon collègue sénateur Marcel Raynaud...

Photo de Louis NègreLouis Nègre :

...0 kilomètres de voies par an, contre 500 kilomètres par an il y a peu encore. Ce rythme est-il suffisant pour arrêter le vieillissement de notre réseau ? A long terme, les travaux auront un impact positif sur le fonctionnement du réseau mais, à court terme, ils provoquent des retards et des perturbations évidentes. La loi dite Grenelle I prévoit la réalisation d'un grand nombre de lignes à grande vitesse. Compte tenu de la dette de l'État et de RFF pourra-t-on réaliser cet ambitieux programme ? Ne serons-nous pas amenés à faire des choix et à établir des priorités ? En matière de fret ferroviaire, nous souhaitons créer un réseau orienté fret. C'est une bonne chose, mais le fret ferroviaire en France connaît un manque de fiabilité très pénalisant. En Grande-Bretagne, pays pourtant décrié par de no...

Photo de Mireille SchurchMireille Schurch :

...que d'investissement de RFF, qui a donné la priorité au développement du réseau plutôt qu'à sa régénération. Dès lors, comment peut-on requalifier la partie du réseau peu utilisée ? J'en viens maintenant au schéma national des infrastructures de transports (SNIT). Ce document met en oeuvre les engagements du Grenelle de l'environnement. Quel est votre sentiment sur ce document ? La ligne à grande vitesse reliant Paris, Orléans, Clermont-Ferrand et Lyon, également appelée POCL, est indispensable pour aménager le territoire national et désenclaver le Massif central, aujourd'hui délaissé par le maillage à grande vitesse. Le récent rapport de notre collègue député, M. Michel Voisin, sur la libéralisation du transport ferroviaire en Europe, a indiqué que le TER était devenu un outil incontestable et p...

Photo de François PatriatFrançois Patriat :

...ûté cher, 25 à 30 millions d'euros pour la région Bourgogne. Et la SNCF n'a pas les moyens de tenir ses engagements. Il en résulte un grand désenchantement. Nous allons vers une diminution de l'offre des trains cadencés, qui ne sont pas assez fréquentés. De grâce, n'augmentez plus les péages, parce que nos recettes, elles, demeurent constantes. Nous devons aujourd'hui arrêter les lignes à grande vitesse expérimentales : Dijon-Le Havre via Roissy, parce qu'elles coûtent trop cher à la région. Vous nous dites aussi que l'on va réaliser la liaison Rhin-Rhône. Mais l'on m'a indiqué que la branche Est vers Mulhouse et Dijon ne se fera pas immédiatement, parce qu'il n'y a pas de PPP. On va donc tout arrêter, alors que les études sont faites, les terrains achetés et que les régions concernées sont prêt...

Photo de Alain FouchéAlain Fouché :

Les contraintes pesant sur RFF sont très fortes. L'endettement s'accroît, alors que les recettes sont réduites. Alors que chacun veut sa ligne à grande vitesse, je ne vois pas d'autre solution qu'un endettement de nécessité.

Photo de Rémy PointereauRémy Pointereau :

J'ai cru comprendre que la réalisation de nouvelles lignes à grande vitesse n'était pas la priorité pour la SNCF. Vous nous dites que vous réaliserez les projets au rythme que l'on vous indiquera. Mais le nerf de la guerre demeure le financement. Je ne vois pas comment faire sans recourir massivement aux PPP. Quel est le potentiel dans ce domaine d'ici 2020 ? Ce n'est pas la peine de faire rêver inutilement les acteurs économiques et les décideurs politiques qui soutienn...

Photo de Gérard BaillyGérard Bailly :

Vous n'avez pas évoqué la question du point de chute de la branche sud de la liaison Rhin-Rhône : s'agira-t-il d'une ligne mixte, comme le voudrait RFF, ou d'une ligne à grande vitesse uniquement pour les voyageurs, comme le voudrait la SNCF ? Y'a-t-il ici un désaccord entre la SNCF et RFF, qui pourrait expliquer le blocage du dossier ? Par ailleurs, des discussions sont engagées avec la Suisse pour le Lyria, à l'horizon 2014, qui pourraient déboucher sur une réduction des dessertes de la Franche-Comté. Est-ce la SNCF ou RFF qui est compétent pour conduire ces discussions ?