Interventions sur "pénuries de médicaments"

4 interventions trouvées.

Photo de Jean-Pierre DecoolJean-Pierre Decool, rapporteur :

Je vous remercie à mon tour pour votre confiance, et tâcherai de me montrer à la hauteur de la mission que vous me faites l'honneur de me confier. Quelques mots, tout d'abord, sur les contours du thème sur lequel nous allons travailler. Dans un pays développé comme la France, les pénuries de médicaments et de vaccins sont un sujet de pleine actualité. Selon l'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le nombre de signalements de ruptures de stock, ou de risques de ruptures de stock, a très fortement augmenté sur les dix dernières années : il a été multiplié par 10 entre 2008 et 2014, passant de 44 à 438 déclarations annuelles. Depuis, le problème est loin d'être endigué, puisque le nomb...

Photo de Jean-Pierre DecoolJean-Pierre Decool, rapporteur :

Lorsque l'on évoque le problème des pénuries de médicaments avec le grand public, la confusion est cependant faite, et la question du Levothyrox® est très vite posée. Je le constate dans mon département, où certaines personnes, qui ne peuvent pas se passer de l'ancienne formule, se la procurent en Belgique.

Photo de Jean-Louis TourenneJean-Louis Tourenne :

À mon avis, nous ne devrions pas exclure si vite de nous pencher sur la question du Levothyrox® : nous sommes peut-être à l'une des frontières de notre sujet. La pénurie de l'ancienne formule n'a-t-elle pas été organisée dans le but de vendre le nouveau médicament ? Notre mission doit nous conduire à déterminer quels sont les responsables, voire les coupables des pénuries de médicaments, mais aussi à établir les motivations qui peuvent les conduire à limiter les quantités de produits délivrés sur notre territoire. La réponse à la question que je pose est peut-être négative ; elle mérite en tout cas que l'on s'y penche.

Photo de Jean-Pierre DecoolJean-Pierre Decool, rapporteur :

Les interrogations liées aux pénuries de médicaments me paraissent très pressantes. Était-il opportun d'attendre encore ? Je n'en suis pas certain. Sans doute ne traiterons-nous pas tous les enjeux à fond, mais nous pourrons ouvrir des pistes précieuses - qui pourront ensuite être approfondies par le biais d'autres véhicules. Un travail incomplet n'est pas nécessairement imparfait !