Interventions sur "brexit"

32 interventions trouvées.

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

... connues notre pays, à condition de redresser la barre. La France aurait néanmoins souhaité un budget de l'Union européenne plus ambitieux, pour tenir compte des nouvelles politiques tout en préservant les anciennes. Il ne fait aucun doute que les Pays-Bas joueront un grand rôle dans l'élaboration du cadre financier pluriannuel : la position exprimée il y a un an par votre Premier ministre et le Brexit semblent vous placer en tête de l'Europe du Nord et des pays baltes sur ces questions. Allez-vous remplacer le Royaume-Uni dans ce rôle ?

Photo de Michel RaisonMichel Raison :

Quelles sont les principales inquiétudes de votre pays, historiquement très commerçant, vis-à-vis du Brexit ? Contrairement aux Pays-Bas, la France n'est pas un pays agricole homogène, en raison de la diversité de ses reliefs, de ses climats et de ses cultures. Les positions sur la PAC divergent également. Quelle serait, pour vous, une PAC idéale ? Doit-elle ressembler au farm bill des États-Unis, doit-elle comporter davantage d'incitations environnementales ? Quelle est la situation économique des agr...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

...iné à préparer notre pays en cas d'absence d'accord de retrait. Ce texte permet au Gouvernement de légiférer par ordonnance, c'est-à-dire de prendre les mesures nécessaires sans passer par les assemblées. Nous avons un point commun : nous sommes juste en face du Royaume-Uni. Nous serons la nouvelle frontière de l'Europe, avec des flux à gérer dans nos nombreux ports. Depuis le référendum sur le Brexit, le Sénat a constitué un groupe de travail comprenant pour moitié des membres de la commission des affaires européennes - le Royaume-Uni est membre de l'Union -, et pour moitié de la commission des affaires étrangères - il peut en effet devenir demain un pays tiers. Nous avons mené des auditions, fait des visites sur le terrain, à Londres, en Irlande... Nous réfléchissons aux perspectives d'aveni...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

... attentivement les variations du spread. Nos homologues italiens n'ont aucun complexe : ils savent que les alternatives sont presque inexistantes actuellement et que leurs mouvements respectifs sont les deux forces politiques d'avenir. Il se passe vraiment de drôles de choses aujourd'hui en Europe : au-delà de la situation italienne, on attend par exemple le vote du Parlement britannique sur le Brexit le 11 décembre prochain. On observe également ce qui se passe en Pologne. Si l'Union européenne n'est pas parfaite, tout le monde devrait pourtant savoir que, en dehors de l'Europe, c'est bien pire...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Je commencerai par poser deux préalables. D'abord, je rappelle que l'équilibre du couple franco-allemand a toujours tenu à notre relation spécifique avec la Grande Bretagne. La perspective du Brexit est donc avant tout le problème de la France. Ensuite, je crois qu'il ne faut jamais présenter l'Europe à plusieurs vitesses comme un objectif mais comme un moyen, afin de ne pas créer de crispations. Avant de théoriser l'incapacité des États à avancer au même rythme, il convient de déterminer ensemble les orientations politiques sur lesquelles on veut avancer. Je souhaite vous interroger sur la...

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

...es pour donner à Theresa May une légitimité politique plus forte et une marge de négociation plus grande dans le cadre des axes qu'elle a fixés pour ce qui concerne les négociations sur le retrait de l'Union européenne. Theresa May a fait le choix audacieux de mettre son mandat en jeu, en espérant une majorité plus importante (aujourd'hui de 17 voix seulement). Le Royaume-Uni reste obsédé par le Brexit et ses conséquences même si le débat est désormais moins vif, chacun ayant accepté que la question du départ soit définitivement tranchée, à l'exception des libéraux-démocrates et des indépendantistes écossais, qui ne sont plus très audibles. En revanche, Theresa May a gagné en autorité sur son parti et même sur l'opinion. Si le résultat reste incertain malgré l'avance des conservateurs, c'est pa...

Photo de Richard YungRichard Yung :

Il doit expliquer que le Brexit entraîne au contraire une dette de 100 milliards d'euros. J'ai essayé de faire le calcul, sans succès. Il faudrait qu'on en sache plus à ce sujet. Pour ma part, je suis assez pessimiste à l'ouverture de ces négociations. Le résultat des élections clarifiera un peu la situation. Mais on a l'impression que Theresa May disposera d'une majorité moins solide que prévu. Une partie des travaillistes vo...

Photo de François MarcFrançois Marc :

... pas un hasard si ce sont des jeunes qui viennent dans les meetings de Jeremy Corbyn. Les propositions de ce dernier ne sont donc pas si rétrogrades ou néo-marxisantes que cela. L'élément positif aujourd'hui, c'est que la gauche et la droite existent, avec des programmes différents. La démocratie, le débat naturel, c'est d'échanger sur des bases claires. Les annonces de Jeremy Corbyn à propos du Brexit sont raisonnables : il faut aller jusqu'au bout, avec, pour guider le raisonnement, l'emploi et le pouvoir d'achat. C'est assez réaliste. J'attends le résultat de ces élections avec une certaine impatience, alors que l'effacement d'un certain nombre de différences est dans l'air du temps.

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

...affirme, à l'image de Bernie Sanders aux États-Unis. Les propositions de renationalisation de La Poste ou des chemins de fer ne seraient pas si choquantes que cela, puisque la France connaît cette situation, tout comme la priorité à l'emploi. J'entends cet argument et je respecte cette analyse. Je veux toutefois souligner que le regard porté sur Jeremy Corbyn est très lié à sa position pendant le Brexit où il a été faible. Il a été débordé par la gauche des travaillistes, qui était favorable au Brexit. L'affaiblissement de sa parole est l'un des éléments explicatifs de la victoire des conservateurs.

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

Nous avons rencontré des personnes très à gauche dans le parti travailliste qui défendaient la thèse du Brexit. Cette responsabilité lui reste attribuée. Toutefois, on observe que sa crédibilité remonte dans les sondages. Nous connaîtrons dans quelques jours le résultat des urnes. C'est une grande démocratie qui fait là un choix stratégique. Il est très intéressant que Theresa May ait à la fois une stratégie conservatrice classique, en appliquant le Brexit, tout en portant une attention aux plus fragiles...

Photo de Yves Pozzo di BorgoYves Pozzo di Borgo :

Merci pour ce rapport. Je regrette que le débat européen n'ait guère eu droit de cité dans la campagne présidentielle qui vient de s'achever. Le candidat élu, que je félicite, est apparu comme le plus européen - or, les questions européennes n'occupent que deux lignes de son programme ! Rien de nouveau, sinon sur les travailleurs détachés... Le rapport de notre commission sur le Brexit, qui est de grande qualité, est-il parvenu jusqu'à lui ? Je me souviens avoir évoqué devant le patron de Tracfin l'excellent rapport de François Marc sur la crise financière : il ne l'avait pas lu... Nous devons mieux faire circuler nos rapports, car la campagne a révélé une certaine méconnaissance des dossiers européens.

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

...ns, il faut le faire savoir. Ceux qui sont allés en Grande-Bretagne ne doivent pas perdre les acquis obtenus pendant que la Grande-Bretagne était partie intégrante de l'Union, il faut y veiller très attentivement dans la négociation, y compris dans les règles de certains fonds de pension britanniques. La mobilité est un acquis, il ne faut pas la pénaliser. Que se passera-t-il, ensuite, après le Brexit ? L'accord passé entre la Grande-Bretagne et l'Union sera-t-il dans tous les cas ratifié par les parlements nationaux ? Dans quel calendrier ?

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

Le Brexit défie la cohésion des Vingt-Sept, parce qu'ils ont des intérêts divergents sur les thématiques qui vont être abordées : comment préserver cette cohésion, tout en poursuivant notre intérêt national ? Quelle initiative le couple franco-allemand vous paraît-il pouvoir prendre pour l'Europe ? Je plaide pour un parlement mixte, qui harmoniserait les normes en matière économique, de droit du travail, e...

Photo de Leila AïchiLeila Aïchi :

Le Brexit a-t-il un impact sur les accords militaires de Lancaster House ?

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

... Le processus de désignation des candidats à la Chambre des Communes prévoyait que les candidatures devaient être déposées avant le 30 juin 2016. Cinq ont été enregistrées. Deux noms se détachent : la ministre de l'Intérieur, Mme Theresa May, eurosceptique à l'origine mais ayant fait une campagne discrète pour le maintien au sein de l'Union, et le ministre de la justice, Anthony Gove, partisan du Brexit. La candidature de ce dernier, surnommé « Macbeth » dans la presse, a rendu impossible celle de Boris Johnson, ancien maire de Londres et figure de la campagne du Brexit. Outre Mme May, qui fait figure de favorite, restent en lice deux candidats favorables au Brexit. Mme May a, pour l'heure, indiqué sa volonté de respecter le résultat du référendum et envisagerait une ouverture des négociations d...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

Je crains les conséquences économiques du Brexit, alors que nous n'y sommes pour rien. Malgré la grande capacité anglaise de rebondir, il a fait l'effet d'un coup de pied dans une fourmilière. Souhaitons que ses conséquences soient aussi peu graves que possible ! Un Premier Ministre sera choisi - sans doute Mme May.

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

...2 % des voix. En 2015, il en a rassemblé 38 % avec sa promesse de référendum. Mais le référendum relève d'une autre logique, puisqu'il réclame une majorité absolue. Le scrutin majoritaire à un tour accroît aussi la violence du débat. Les négociations vont durer longtemps. Déjà, si le « remain » l'avait emporté, les propositions de M. Tusk auraient impliqué une renégociation des traités. Avec le Brexit, la moindre déclaration sur les modalités de négociation - faut-il l'aval du Parlement ou s'agit-il d'une prérogative royale ? - fait l'objet de recours juridiques. Résultat : le Quai d'Orsay, et plus encore le Foreign Office, seront très largement mobilisés par ces négociations pendant les années qui viennent, au détriment de leurs autres domaines d'action, et notamment de politiques qui pourrai...

Photo de Alain VasselleAlain Vasselle :

... liant aucunement le Gouvernement. Est-ce exact ? Les 27 autres États membres sont-ils unanimes sur l'issue à donner à cette crise ? Les pays de l'Est n'ont-il pas des avis divergents ? Les médias se font l'écho de l'intention de certaines banques de quitter l'Angleterre, ce qui détruirait nombre d'emplois sur place. Est-ce exact ? Tout le monde parle de refonder l'Europe. Sur quelle base ? Le Brexit est un avertissement sérieux, car tous ses ingrédients sont présents en France. Si un référendum de ce type avait lieu dans les Hauts-de-France, il serait perdu...

Photo de Didier MarieDidier Marie :

Ce résultat est un séisme politique. M. Cameron, pompier pyromane, s'est brûlé, tout en provoquant une crise incommensurable. Le Brexit est l'occasion d'une remise en cause du modèle économique et social anglais issu des années Thatcher, sur lequel M. Blair n'est pas revenu, qui a pour effets une segmentation sociale extrême, une crise des services publics qui a meurtri les populations les plus modestes et les a amenées à rejeter en bloc le système, et un communautarisme exacerbé, qui pose la question de l'intégration et de la la...