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Intervention de Stéphane Richard

Commission des affaires économiques — Réunion du 20 mai 2014 : 1ère réunion
Audition de M. Stéphane Richard président-directeur général d'orange

Stéphane Richard :

Voici quelques éléments de réponse que je laisserai le soin à Pierre Louette, secrétaire général du groupe, de compléter. Vous m'interrogez sur les RIP et le rythme de déploiement de la fibre. Il ne s'agit pas tant d'équiper la France en fibre que d'apporter le très haut débit. Cela peut se faire pour une part par la fibre, pour une autre par l'augmentation du débit sur le cuivre - d'où certaines interrogations sur son extinction programmée.

Dans leur forme juridique, les RIP sont sans doute une spécificité française, mais je rappelle que la question de la connectivité fixe est presque partout traitée par le partenariat public-privé. Parfois même par le seul public, mais l'exemple de l'Australie, qui a créé une structure publique nationale pour la fibre mal conçue, et dont les ambitions ont dû être revues à la baisse, n'est guère encourageant. Dès lors que le territoire à couvrir est un peu vaste, on se heurte à des difficultés. Il est des zones où il peut être rentable pour un opérateur privé de déployer ses réseaux, voire de participer à la concurrence par les infrastructures, qui demeure un dogme pour le secteur, et d'autres où cela ne l'est pas, et où il faudra jouer la complémentarité public-privé. Il faut entrer dans le coeur des territoires, apprécier les situations sur le plan économique, voire politiques. Tout cela est fort complexe, et a donné lieu à une forme de zonage. D'un côté, une logique de rentabilité économique est à l'oeuvre, qui se fonde sur l'idée d'une mutualisation importante des infrastructures ; de l'autre, celui des collectivités, c'est une logique politique de péréquation et de lutte contre la fracture numérique qui prévaut. On est là face à deux univers dont les logiques se marient mal.

Certaines collectivités territoriales ont investi dans les réseaux...

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