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Intervention de Olivier Jacquin

Délégation sénatoriale à la prospective — Réunion du 12 décembre 2018 à 14h35
Vers une tarification à l'usage des mobilités

Photo de Olivier JacquinOlivier Jacquin, sénateur :

Merci beaucoup Monsieur le Président. Merci à toutes et à tous d'être là. Merci à Didier Mandelli de nous avoir dit un mot. Nous avons une pensée émue pour Fabienne Keller, qui aurait bien évidemment aimé être avec nous plutôt qu'à Strasbourg en ces circonstances particulières.

Notre rapport sur les nouvelles mobilités, qui est un travail collectif des cinq rapporteurs de la Délégation à la prospective, ne visait pas à établir un catalogue des dernières innovations techniques et scientifiques en matière de mobilités, mais a tenté de comprendre les dynamiques en cours, et le moyen d'y apporter les régulations nécessaires pour que l'intérêt général et le bien commun soient parfaitement respectés. Je m'associe aux remerciements à l'ADEME, à Jérémie Almosni ici présent, chef du service transport et mobilité, ainsi qu'à Elodie Trauchessec qui avait parfaitement animé le premier colloque consacré aux engins de déplacement personnel, sujet ayant attiré un public nombreux.

Aujourd'hui, nous allons évoquer l'innovation et la tarification, et souhaitons inscrire la prospective dans l'actualité, à partir de nos réflexions de fond sur le financement des transports. Dans le contexte tout à fait sensible que nous connaissons, la question sociale réapparaît autour de l'automobile et de la liberté de circuler, considérées comme de véritables acquis sociaux. D'ailleurs, la première partie de notre rapport est intitulée « Les Français inégaux devant les mobilités. »

En matière de services publics, le curseur est simple : le payeur est soit l'usager, soit le contribuable, ce ratio étant modulable. J'effectuerai un parallèle étonnant. En tant que président d'une communauté de communes, je me suis beaucoup intéressé à la question des déchets. Les fondamentaux sont les mêmes, avec la nécessité d'une ingénierie extrêmement pointue. Dans ma communauté de communes rurales, nous avons été les pionniers de l'utilisation du signal prix pour tenter de réguler les déchets et récompenser, tout en faisant prendre conscience de la problématique.

C'est en ayant constaté l'efficacité de l'utilisation de ce signal prix, qu'en matière de transports nous avons réfléchi au problème de la congestion. Nous pouvons espérer posséder les moyens d'aller vers une décarbonation en étant plus sobres et en utilisant mieux les mobilités douces. Le signal prix peut par conséquent représenter un élément particulièrement intéressant pour gérer la situation dans un futur proche. Lorsqu'on nous objecte que ce serait la sélection par l'argent, je fais remarquer que le paiement des parkings de voitures en France, organisé par un décret de 1928, était le premier signal prix. Nous espérons que les nouvelles technologies permettront les modulations tarifaires adéquates pour proposer des tarifications solidaires. Il s'agit en effet d'une nécessité.

Je ne serai pas plus long et laisse la parole à Elodie Trauchessec.

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