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Interventions sur "ariane" de Bruno Sido


24 interventions trouvées.

...sitif de surveillance de l'espace, en ce qu'il surveille notamment les débris. A partir de 1 cm, un débris peut endommager très sérieusement un satellite. Un débris de 10 cm est létal, en raison de son énergie cinétique. Aller chercher les débris est délicat car cela soulève des questions de sécurité. La mutualisation avec les Allemands est effectivement problématique. On le voit dans le débat Ariane 5ME / Ariane 6. Les Allemands veulent s'imposer au plan industriel. Ils feront tout pour qu'Ariane 5ME se fasse, quitte à perdre à terme l'indépendance d'accès à l'espace, qui n'est pas une préoccupation pour eux comme pour nous. Mais les Allemands souhaitent aussi développer leur industrie du satellite, et ils comprendront qu'on ne peut le faire sans lanceur. Chacun se souvient de l'épisode du s...

A priori, il y a davantage de satellites militaires que civils, notamment aux États-Unis et en Russie. Il n'y a que l'Europe qui fait exception avec des budgets militaires plus marginaux. L'activité du lanceur européen Ariane 5 provient essentiellement du marché commercial, alors que ses concurrents peuvent s'appuyer sur un marché institutionnel, essentiellement militaire, beaucoup plus important. Le CNES développe de très nombreux programmes dans tous les domaines. Le satellite permet d'obtenir des données homogènes en continu. Mais sa durée de vie est d'environ 15 ans. Si les programmes ne sont pas poursuivis à ce...

Concernant le lanceur Ariane, le problème est le risque d'un passage sous le seuil des cinq lancements par an. L'industrie ne sait pas produire moins de cinq lanceurs par an, cadence jugée insuffisante. Actuellement, Ariane 5 procède à 6-7 lancements par an. Mais la concurrence s'accroît. Space X a déjà capté une partie du marché. Les pré-études sur Ariane 5 ME ayant été lancées à partir de 2008, ce projet a 4 ans d'avance s...

... des décisions prises en Europe il y a 25 ans. Mais qu'en sera-t-il dans 25 ans ? Les auditions réalisées ont montré que l'Europe spatiale était à la veille de choix cruciaux. Les ministres chargés de ce secteur dans les pays de l'Agence spatiale européenne (ESA) doivent se réunir en novembre prochain pour décider des orientations à prendre dans plusieurs domaines : notamment l'avenir du lanceur Ariane, la poursuite de la coopération sur la Station spatiale internationale, les prochaines étapes de l'exploration... La question de la durabilité des activités spatiales se pose par ailleurs, en raison de l'accumulation de débris, particulièrement en orbite basse : sur ce point, tous les acteurs s'accordent sur le diagnostic, mais aucun cadre commun n'existe au niveau international pour apporter d...