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Interventions sur "espace" de Bruno Sido


18 interventions trouvées.

...ancement de Kourou, qui coûte très cher et qui doit donc être utilisée, ainsi que nos lanceurs. Je partage plus particulièrement l'analyse que vous avez faite du risque de concurrence entre les lanceurs Vega et Ariane 6. Je souhaite que nous tirions deux leçons de ce qui a été dit. Tout d'abord, il nous faut prendre de l'avance, regarder l'avenir et anticiper sur les évolutions prévisibles de l'espace. De plus, en matière de politique européenne, il est essentiel que les Français ne se montrent pas hautains à l'encontre des Allemands, qui ont historiquement et très tôt su démontrer - Londres s'en souvient - leur savoir-faire en politique de l`espace. Les alliés se sont d'ailleurs arrachés les spécialistes allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands sont très bons et très f...

...ancement de Kourou, qui coûte très cher et qui doit donc être utilisée, ainsi que nos lanceurs. Je partage plus particulièrement l'analyse que vous avez faite du risque de concurrence entre les lanceurs Vega et Ariane 6. Je souhaite que nous tirions deux leçons de ce qui a été dit. Tout d'abord, il nous faut prendre de l'avance, regarder l'avenir et anticiper sur les évolutions prévisibles de l'espace. De plus, en matière de politique européenne, il est essentiel que les Français ne se montrent pas hautains à l'encontre des Allemands, qui ont historiquement et très tôt su démontrer - Londres s'en souvient - leur savoir-faire en politique de l`espace. Les alliés se sont d'ailleurs arrachés les spécialistes allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands sont très bons et très f...

C'était effectivement le cas pour Ariane 5, mais Ariane 6 sera adaptée aux futurs satellites dotés d'une propulsion électrique, qui leur permet de se déplacer dans l'espace. Les constructeurs de lanceurs commencent tout de même à penser aux satellites.

J'ai commis un rapport, avec ma collègue Catherine Procaccia sur l'espace en 2012. Nous avions alors évoqué la question des débris et les États-Unis nous avaient prévenus d'une prévisible collision avec l'un de nos satellites, dont nous avions pu modifier, en temps voulu, la trajectoire. Dès lors, la modernisation de notre dispositif de radars garantira-t-elle notre entière autonomie, notamment par rapport à nos amis américains ?

Notre collègue André Gattolin a présenté, le 10 juin dernier, devant la commission des affaires européennes, une proposition de résolution sur la surveillance de l'espace. Je souligne la qualité de son rapport. Cela nous donne l'occasion, à l'heure de la transition écologique, d'évoquer une pollution à laquelle nous pensons rarement : celle qui concerne l'espace au-dessus de nous et qui pourrait bien un jour porter atteinte à nos intérêts économiques fondamentaux. Nous avons en effet, avec Catherine Procaccia, consacré une dizaine de pages à ce problème dans le r...

Des collisions non provoquées se sont déjà produites dans l'espace, mais elles sont restées très rares. Les actuaires travaillant sur les statistiques en ce domaine estiment que le coût d'une intervention préventive est disproportionné par rapport au risque potentiel de collision. Les orbites les plus intéressantes, situées entre 400 et 800 km d'altitude, appartiennent au patrimoine mondial. En-dessous, on trouve des satellites militaires réalisant des opératio...

Le rapport que l'Office a adopté à l'unanimité en novembre dernier s'intitule « Europe spatiale : L'heure des choix », car nous l'avons élaboré dans la perspective de la réunion des ministres en charge de l'espace des pays membres de l'Agence spatiale européenne. Celle-ci s'est déroulée les 20 et 21 novembre à Naples et a constitué un tournant, avec des décisions importantes prises dans un contexte économique et financier ne permettant pas d'envisager un subventionnement massif du secteur spatial. L'Europe, qui dépense six fois moins que les États-Unis pour l'espace, a su par le passé, faire les choix qu...

Le programme américain Apollo avait était extraordinairement aventureux, un taux d'échec de 50 % ayant été accepté, ce qui aujourd'hui ne serait plus toléré ! Le budget des États-Unis consacré à l'espace est de 48 milliards d'euros, si l'on s'en rapporte du moins aux chiffres officiels. Nous n'avons pas les moyens de rivaliser et devrions en effet concentrer nos efforts sur certains programmes. Les américains estiment par exemple que nous ne sommes pas suffisamment compétents en matière de calcul.

Toutes les activités des États-Unis dans le domaine de l'espace sont duales. Les américains n'ont pas besoin, toutefois, d'avoir une activité commerciale pour continuer à faire vivre le secteur. Il faut absolument que l'Europe possède un lanceur, synonyme d'indépendance dans l'accès à l'espace. Les Allemands n'ont pas forcément toujours eu le même avis, étant plus naturellement prêts à importer que nous. Ils tiennent au développement d'Ariane 5 ME, qui est f...

... satellites sur périmètre restreint. Seuls les États-Unis sont capables de localiser précisément les débris et de nous prévenir de leur proximité, afin d'ajuster la trajectoire des satellites en conséquence. Leur motorisation électrique devrait permettre de les mouvoir plus facilement. L'idéal serait toutefois d'être plus indépendant dans le repérage des débris. En matière de communication sur l'espace, il reste beaucoup à faire. Sans les satellites, on ne peut plus vivre au quotidien ! Il faudrait avoir un ministère dédié, ou au moins comportant l'espace dans son intitulé.

...le implique aussi une maîtrise des coûts. Le maintien à tout prix en Europe de filières beaucoup plus coûteuses qu'aux États-Unis n'est pas viable. Il faut donc veiller à la rentabilité économique des filières développées et concentrer les moyens disponibles sur quelques priorités. J'en viens maintenant à la question des lanceurs. En rappelant, tout d'abord, que c'est par l'intermédiaire d'Arianespace, créée en 1980, que l'Europe accède aujourd'hui de façon indépendante à l'espace. Arianespace exploite à ce jour trois lanceurs depuis le Centre spatial guyanais : - Tout d'abord, Ariane 5, dont la capacité d'emport (dans sa version ECA) est de 10 tonnes vers l'orbite géostationnaire, et qui se caractérise par des lancements doubles. Ariane 5 est le n° 1 des lancements en orbite géostationnair...

Par définition, la politique spatiale européenne n'est pas militaire. S'il y a dualité en Europe, elle fonctionne du civil vers le militaire, et non en sens inverse comme aux États-Unis. Notre rapport ne portait pas sur le volet militaire mais nous avons rencontré le Commandant interarmées de l'espace qui nous a présenté cette structure récente qu'est le CIE ainsi que le dispositif de surveillance de l'espace, en ce qu'il surveille notamment les débris. A partir de 1 cm, un débris peut endommager très sérieusement un satellite. Un débris de 10 cm est létal, en raison de son énergie cinétique. Aller chercher les débris est délicat car cela soulève des questions de sécurité. La mutualisation ...

La politique spatiale est essentiellement franco-allemande et ses ambitions sont effectivement limitées à l'espace autour de la Terre. L'Europe privilégie par ailleurs les missions robotiques, car le rapport de coût entre l'exploration robotique et l'exploration humaine est de 1 à 100. Néanmoins nous coopérons avec les Américains et avec les Russes. Nous avons même quelques programmes de coopération avec les Chinois. Pour les lanceurs, c'est notre autonomie qui est en jeu et nous sommes donc plus contraints, ...

Je partage tout à fait votre opinion. Les retombées concrètes doivent être privilégiées. Mais les Américains, les Russes et les Chinois ne voient pas les choses de la même façon. Ils considèrent que les peuples ne seront prêts à payer le prix de l'espace que si on les fait rêver. À la suite de ce débat, l'Office a adopté à l'unanimité les recommandations du rapport dont il a également autorisé la publication.

...vons estimé souhaitable, d'un commun accord, de présenter néanmoins cette étude de faisabilité à l'Office avant la longue période de suspension des travaux parlementaires. Ce rapport sur la politique spatiale, si vous en approuvez le principe, pourrait être l'occasion de réinvestir l'un des domaines de prédilection de notre ancien président Henri Revol, auteur avec d'un rapport de l'Office sur l'Espace en 2001, puis d'un second rapport, avec Christian Cabal, en 2007. Au terme des travaux préliminaires que nous avons menés, il nous semble qu'un nouveau rapport sur l'Espace serait pleinement justifié. Depuis 2007 en effet, le contexte international s'est modifié. Les États-Unis ont révisé les objectifs de leur politique spatiale ; la Russie et la Chine ont de grandes ambitions ; quant à l'Europe...

...rapport plus complet. La Chine est peu transparente, mais la Russie et le Japon mériteraient l'examen. Nous tiendrons bien évidemment compte des rapports existants sur le sujet, mais la situation évolue rapidement. Elle mérite en tout état de cause un nouvel examen, car elle a beaucoup évolué depuis les deux derniers rapports de l'Office sur la politique spatiale. La question de l'éthique de l'Espace est fondamentale. Le risque existe qu'on ne se saisisse de la question au niveau mondial que lorsqu'un accident grave surviendra. Les Américains ont déjà des fusées dont les derniers étages sont ré-allumables ce qui leur permet de les faire retomber dans l'atmosphère après usage. Le prochain lanceur européen devrait aussi permettre cette rentrée atmosphérique. Par ailleurs, les Européens sont inc...

A propos de l'amendement n° 126, M. Bruno Sido, rapporteur, a fait observer qu'il serait judicieux de faire référence simultanément à la notion de développement rural et à celle de développement de l'espace rural.

...de donner toute son efficacité à un dispositif dont la philosophie ne pourrait souffrir d'être détournée. Il s'agit en effet dans cette deuxième lecture, pour les acteurs du monde rural que nous sommes, non pas d'affûter nos couteaux, mais de sélectionner nos outils, de les préparer et de les tenir en parfait état de marche, en vue d'être opérationnels sur le terrain. Concernant tout d'abord les espaces agricoles et naturels périurbains, prévus aux articles 19 et 20, le principe est bien entendu totalement satisfaisant, mais il me paraît que la rédaction actuelle est trop complexe. Afin de donner une portée réelle au dispositif prévu, il conviendrait de clarifier les objectifs et de simplifier sa mise en oeuvre. Des amendements ont été déposés dans ce sens. Une nouvelle compétence est d'ailleu...