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Interventions sur "chine" de Jean-Pierre Raffarin


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Je suis très heureux de retrouver votre commission ; merci de me donner l'occasion de vous retrouver. Je fréquente beaucoup de cénacles de politique étrangère mais je n'en connais pas beaucoup qui aient votre qualité... Il faut bien replacer le projet des Routes de la soie dans la stratégie globale de la Chine. Depuis la fin de la révolution culturelle, depuis Deng Xiaoping, la Chine a suivi une stratégie que l'on qualifierait dans le Poitou de « mine de rien » : quand on veut paraître puissant, on souligne son PIB - on est alors la deuxième économie du monde -, et quand on veut être faible, on souligne son PIB par habitant - on est alors parmi les pays émergents. Mais, depuis une dizaine d'années, la...

...un point clé. Lorsque j'ai eu la chance de représenter le Président de la République au mois de mai, le jour de son intronisation, au forum organisé par le Président Xi Jinping, je disposais d'un grand nombre de notes du Ministère de l'économie et des finances, ainsi que de l'Union européenne, dont le ton m'est apparu comme globalement négatif. L'idée majeure de notre administration, c'est que la Chine recrée actuellement une mondialisation « à la chinoise » dont les règles pourraient se substituer à celles prévalant jusqu'alors, comme celles de l'Organisation mondiale du commerce et des autres traités internationaux. Si, en France, cette réserve globale est plutôt combattue par le politique, en Europe, elle demeure assez forte. Hormis les avancées sur le numérique, on ne constate, du côté de l...

Je rapporte ce matin devant vous la ratification de l'accord portant création de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures ou « A I I B » selon son acronyme anglais. Il s'agit pour une part d'une réponse à la décision des Etats-Unis de se tourner vers le Pacifique et l'Asie : la Chine réaffirme ainsi qu'elle souhaite consolider son influence sur cette zone. La création de cette banque a été annoncée devant le parlement indonésien par le président chinois en octobre 2013. Celui-ci a déclaré que c'était « pour soutenir le processus d'interconnexion et d'intégration du développement économique de la région » que la Chine a proposé de construire la Banque asiatique d'investisseme...

Finalement, la question de fond que vous posez revient à se demander s'il faut avoir peur de la Chine. En premier lieu, cela ne sert à rien d'avoir peur en politique étrangère et en second lieu, cela dépend de la vision que l'on a du monde. En France, la vision de la politique étrangère est celle d'un monde multipolaire. L'émergence de la Chine contribue à un nouvel équilibre du monde et c'est aussi le moyen de ne pas avoir pour seul interlocuteur les États-Unis. La paix, qui est notre objectif f...

La Russie ne peut pas être contre les investissements chinois dans ces pays, compte tenu de sa situation économique. Il n'y aura donc pas d'hostilité. La Russie et la Chine ont fait beaucoup de progrès pour se comprendre. Nous travaillons beaucoup pour cela. Suivant l'avis du rapporteur, la commission adopte le rapport ainsi que le projet de loi précité, à l'unanimité. Il sera examiné par le Sénat en séance publique le 12 mai 2016, selon la procédure normale. - Présidence de M. Jean-Pierre Raffarin, président - 

...énéral, merci d'être venu nous parler ce matin de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII) ou Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB). Le concept, mis en avant par les autorités chinoises, de « route de la soie », s'accompagne de la volonté de créer les outils financiers pour mener à bien des grands projets effectivement nécessaires. On mesure bien l'ambition de la Chine en Asie et sur un axe Asie-Europe qui peut même passer par l'Afrique. La France va contribuer au capital de la nouvelle banque à hauteur de 3,4%. Une telle création est sans précédent depuis des décennies. Faut-il y voir une stratégie en direction de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ? Tous les pays n'y participent pas ; je pense en particulier aux États-Unis...Quelles ...

...le ministre, je vous remercie d’assister à ce débat important pour la Haute Assemblée. « La politique étrangère française, quelle autonomie pour quelle ambition ? » Au terme d’une année de travail sur le contexte géostratégique, c’est au fond la question essentielle qui se dégage des quatre rapports d’information de la commission des affaires étrangères. Ceux-ci portent sur l’Iran, la Russie, la Chine et le climat et vous seront présentés par leurs auteurs respectifs. Monsieur le ministre, dans un monde qu’à juste titre vous qualifiez à la fois d’« apolaire » et d’« omni-crises », l’addition des prises de position ne suffit pas à faire une politique. Il faut une ligne directrice. La guerre, parce qu’elle crée autant de problèmes qu’elle n’en résout, ne peut se substituer à la pensée. En 200...

Le Président de la République va se rendre très prochainement en Chine, quelle piste nouvelle promouvoir pour rendre plus fertile et plus équilibrée nos relations ? N'y-a-t-il pas dans ces relations un sujet franco-allemand ? On a parfois le sentiment, vu de Chine, qu'avec la France, ne serait-ce que parce qu'elle siège au Conseil de sécurité, on fait un peu de politique et de culture, alors qu'avec l'Allemagne, on fait du business. Les positions françaises et allem...

Pouvez-vous nous indiquer si en matière de corruption, la Chine a atteint un point de non retour ? Des leaders politiques ont été condamnés mais l'affaire Bo Xilai a été contenue. Quelle est donc la réalité de la lutte contre la corruption. Est-elle devenue une priorité ou demeure-t-elle au stade de la tentative de séduction politique? Je m'interroge également sur l'influence mondiale de la Chine. Quel peut être son impact sur la stratégie des pays émergents...

a tout d'abord souhaité rappeler que la délégation conduite par M. Christian Poncelet, président du Sénat, et la délégation conduite par lui-même dans le cadre de la Fondation Prospective et Innovation, étaient allées en Chine en suivant un calendrier établi de longue date. Ce sont les événements récents, lors du passage de la flamme olympique à Paris, qui ont conduit le président de la République à demander à ces deux délégations de transmettre des messages aux autorités chinoises. Il a également rappelé que la mission de M. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique du Président de la République, était elle aussi en...

...ariats avec ces fonds souverains. Il a estimé que les Chinois sont devenus les banquiers du monde. Il faut en tenir compte. a indiqué que les délégations avaient été très bien reçues, aussi bien par les autorités que par la population. La couverture médiatique du Président Poncelet présentant les excuses de la France à l'athlète Jin Jin a été massive, et ces images ont été largement diffusées en Chine, preuve que les autorités ont largement participé à cette logique d'apaisement. a admis que la France n'avait pas assuré une présence économique en Chine à la hauteur de ses capacités politiques. Il a estimé que les Chinois avaient du mal à conceptualiser des valeurs absolues et se réfèrent, notamment en matière de Droits de l'homme, plus à la pratique qu'à la théorie ; ils estiment que le conc...

a indiqué que le problème de l'autonomie du Tibet relevait surtout de la délimitation territoriale de cette région. Pour le Dalaï Lama, le Sichuan, par exemple, fait partie du Tibet, ce que ne peuvent accepter les autorités chinoises. Au demeurant, toutes les provinces chinoises disposent d'une grande autonomie : ainsi, la société Carrefour a pu ouvrir 40 magasins en Chine sans solliciter l'autorisation des autorités centrales et ce n'est que lors de l'implantation du 41e magasin que les dirigeants de cette société ont dû le faire. En conclusion, M. Jean-Pierre Raffarin a souligné l'importance, pour la France, de rapprocher ses positions de celles des autres pays européens : la position de la France en Chine sera, demain, liée à l'influence de la France en Europe...