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Interventions sur "russe" de Robert del Picchia


21 interventions trouvées.

Dans le cadre de l'union interparlementaire à Genève, j'ai, depuis longtemps, de nombreux contacts parmi les parlementaires russes. Le Sénat tout entier a été précurseur de cette volonté de dialogue avec la Russie - l'Assemblée nationale arrive loin derrière. Nous avons dressé un état des lieux et mis au jour plusieurs pistes d'amélioration des relations bilatérales. En particulier, nous avons formulé une recommandation qui, à l'époque, semblait un peu baroque : pourquoi pas un Helsinki 2 ? Ce travail durera peut-être dix a...

Le Sénat a été précurseur sur les discussions avec les Russes sur la paix en Europe. Nous avons proposé des idées de coopération bilatérale avec les Russes et l'organisation d'une nouvelle conférence d'Helsinki sur la coopération et la sécurité en Europe. Cette idée est reprise dans notre rapport conjoint avec les Russes, mais ceux-ci sont encore partagés sur ce point. J'en ai parlé personnellement à Vladimir Poutine qui m'a répondu qu'il fallait y réfléch...

...n. Pour moi, ce n'est pas un « rapport commun » mais plutôt un « rapport en commun ». On est assez clair là-dessus. On sait où se situent les frictions - Crimée, Donbass, etc. Notre position est très claire, et proche de celle du Gouvernement. S'agissant du Donbass, l'idée serait d'avoir une force de maintien de la paix, au sens de l'ONU. Il semblerait que les Ukrainiens soient d'accord avec les Russes sur ce point, même si les modalités ne sont pas encore définies. On a l'impression que le quai d'Orsay soutient prudemment cette direction. Pourquoi ? Pourtant, cela pourrait faciliter l'application des accords de Minsk et permettre un règlement du conflit.

...ur aller vers un Helsinki II ? Je constate que ce qui provoquait alors le scepticisme est aujourd'hui repris, y compris par des voix autorisées, comme celle de Dominique de Villepin. La solution ne passe-t-elle pas par la neutralisation de l'Ukraine, qui règlerait la question de l'Otan ? On en a un exemple dans l'histoire puisque l'Autriche, grâce au traité d'Etat de 1955, a obtenu le retrait des Russes. Que pensez-vous de cette idée ?

Avec mes collègues, nous étions hier à l'ONU où nous avons rencontré notre ambassadeur qui connait bien les États-Unis. Il nous a dit que l'ambassadrice américaine a déjà exprimé le souhait de son pays de mettre fin à certains financements. On pouvait penser que les Russes allaient prendre la relève, or ce sont les Chinois qui investissent les postes à l'ONU. Les Chinois semblent donc prendre l'ascendant sur les Russes à l'ONU. Cela signifie-t-il que les Russes s'éloignent du multilatéral pour privilégier le bilatéral ? Que pensez-vous des sanctions internationales ? Dans notre rapport, nous proposions leur levée partielle et sous condition, en commençant par ...

D’un point de vue économique, ce coût est estimé à 1, 5 point de PIB, mais reste difficilement isolable des autres « chocs » subis par la Russie, en particulier la forte baisse des cours du pétrole. Certes, les entreprises russes souffrent des restrictions d’accès aux marchés internationaux de capitaux, mais force est de constater que la Russie oppose à ces sanctions la résilience dont elle est coutumière. Les sanctions européennes, l’embargo sur les produits agroalimentaires occidentaux que la Russie applique en retour et, plus généralement, la détérioration du climat d’affaires entre l’Union européenne et la Russie se...

À notre sens, la précision que cet amendement tend à supprimer ne vise pas uniquement les populations et les entreprises russes : elle concerne tout aussi bien les populations et les entreprises européennes. Elle souligne les dommages causés par les sanctions, des deux côtés. Aussi, la commission émet un avis défavorable sur cet amendement.

..., au considérant 14 en particulier. Mais reconnaissons que si les sanctions ont constitué, au moment où elles ont été prises, un signal fort et une manifestation indispensable de la fermeté européenne, elles n'ont jusqu'à présent pas permis d'avancée significative dans le sens d'un règlement du conflit. Il est d'ailleurs difficile d'évaluer dans quelle mesure ces sanctions pèsent sur l'économie russe, qui est simultanément affectée par la baisse significative des cours du pétrole ; nous percevons nettement, en revanche, l'impact négatif que nous subissons, en retour, du fait des contre-mesures russes et notamment de l'embargo qu'elle oppose à nos produits agricoles. Embargo qu'elle applique, au demeurant, de manière très extensive, en y intégrant des mesures d'ordre sanitaire adoptées antérie...

Avis défavorable aux amendements. Pour l'amendement COM-6, à notre avis, cette précision ne vise pas uniquement les populations et les entreprises russes, elle concerne tout aussi bien les populations et les entreprises européennes et souligne les dommages causés par les sanctions, qu'il est difficile de nier.

...enir compte des recompositions de frontières en Allemagne, dans les Balkans et plus récemment au Kosovo, nous proposons un Helsinki II. Faut-il accepter pour autant l'annexion de la Crimée ? Il faut en tout cas aller plus loin. La levée des sanctions sur les individus est souhaitable, du moins un geste pour les parlementaires. Il est vrai que de telles mesures ne font pas l'unanimité. La volonté russe de démontrer une force globale est appuyée par une véritable propagande, témoins les sujets sur les nouvelles armes fréquemment publiés par le site de l'agence de presse Spoutnik. Enfin, est-il vrai que nous n'ayons pas de relations fortes et normalisées avec la Russie, et le cas échéant comment les avoir ?

On parle de 30 % ou de 40 % des frappes russes, on ne sait pas exactement, dirigées sur Daech. On ne peut venir à bout de Daech uniquement par les frappes. Se pose donc la question de l'intervention au sol. La Russie l'envisage-t-elle ? Comment jugez-vous cette idée ? Par ailleurs, si on peut évoquer une « alliance » entre la France et la Russie, il s'agit avec les autres pays d'une simple coordination. Peut-on l'améliorer ? On nous parle ...

...de partenariat stratégique avant d'adopter l'approche souple du « partenariat pour la modernisation ». Malgré ces tentatives, les sujets de mésentente se sont accumulés contribuant à créer une incompréhension mutuelle entre la Russie et l'Europe : critiques européennes sur la situation des droits de l'Homme en Russie qui agacent Moscou, déception de Bruxelles vis-à-vis du durcissement du régime russe et de l'absence de modernisation économique, multiplication des contentieux dans le domaine énergétique, volonté de l'UE d'imposer à la Russie ses normes et ses standards... Ce malentendu s'est cristallisé, de manière assez tardive, sur la politique du Partenariat oriental qui, avec le recul, s'est révélée d'une grande maladresse à l'égard de la Russie. Lancée en 2009 par des pays de la « nouve...

... la stratégie européenne de défense et de sécurité, en cours de révision, doit prendre en compte la question de nos relations avec la Russie. Notre deuxième recommandation est que la France se dote d'une stratégie globale à l'égard de la Russie, reconnaissant sa place dans l'ordre international, mais dans le respect du droit. Pour cela notre diplomatie doit s'efforcer de tester la bonne volonté russe en acceptant un dialogue approfondi sur les dossiers en cours. Il en est ainsi de la question syrienne, même si le rapide et dangereux passage à l'acte de la Russie, peu de temps après sa proposition de nouvelle coalition, rend cet exercice très difficile. Mais comme l'a rappelé notre président en séance l'autre jour lors du débat sur les BPC, nous ne pouvons laisser les Etats-Unis discuter seuls...

Pour en revenir à la phrase : « Je t'aime, moi non plus » et au phénomène de psychose obsidionale, je pense que l'on est confronté aux deux. La Russie évolue entre deux attitudes, l'une offensive, l'autre défensive. Pour ce qui est de Maïdan, l'un de nos interlocuteurs russes nous a fait sentir la grande sensibilité de la question en faisant un parallèle avec l'indépendance de la Catalogne ! Pour ce qui est de l'OTAN et des États-Unis, les Russes dénoncent la position de l'OTAN, lorsqu'elle désirait s'installer « trop » près de chez eux. Quant à la levée des sanctions, nous sommes d'accord, pour autant que le cessez-le-feu continue à être respecté, ce qui est le ca...

...pays s’étaient considérablement développées et la Russie était alors, malgré le coup de force en Géorgie à l’été 2008, considérée comme un partenaire digne de confiance. Le contrat de vente prévoyait, pour 1, 2 milliard d’euros, la fourniture de deux BPC de classe Mistral : le Vladivostok au 1er novembre 2014 et le Sébastopol au 1er novembre 2015. Alors que la coopération avec les Russes se déroulait dans les meilleures conditions, elle a été, comme vous le savez, brutalement remise en cause le 3 septembre 2014 quand le Président de la République a déclaré que les conditions n’étaient pas réunies pour que la France autorise la livraison du premier BPC. Les événements survenus en Ukraine au cours de l’année 2014 bouleversaient évidemment le contexte dans lequel s’inscrivait l’ex...

Concernant les industriels, DCNS a reversé au budget de l’État, dans les trois jours suivant le versement de l’indemnisation à la Russie, les sommes qu’elle avait perçues de la société russe, soit 892, 9 millions d’euros. L’entreprise sera indemnisée par la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur, la COFACE, de la perte subie, à l’exclusion toutefois de sa marge, laquelle est difficile à estimer. Des négociations sont actuellement en cours afin de déterminer le montant exact de cette indemnisation. DCNS pourrait subir in fine un « manque à gagner » relative...

... en Géorgie à l'été 2008, considérée comme un partenaire plutôt digne de confiance. Après des négociations entamées en 2010 pendant l'année France-Russie, la vente s'était concrétisée par un double dispositif contractuel : un accord intergouvernemental de coopération signé le 25 janvier 2011 entre les deux États d'une part, un contrat commercial entre l'entreprise française DCNS et l'entreprise russe Rosoboronexport (ROE), signé le 10 juin 2011 d'autre part. L'accord intergouvernemental, non soumis au Parlement car non concerné par les dispositions de l'article 53 de la Constitution, était un accord de coopération, s'inscrivant dans une politique d'accompagnement des exportations d'armement, et qui renforçait l'engagement des parties. Ce contrat prévoyait, pour un montant initial de 1,12 mi...

...ace ne pourra effectuer le versement prévu par la loi de finances pour 2015. Il s'agit donc d'une moindre recette. L'impact budgétaire pour l'exercice 2015 devrait être de 557 millions d'euros. La revente éventuelle des BPC devrait toutefois réduire le coût final pour l'État, même s'il est à craindre qu'il n'en obtienne pas un prix aussi avantageux que celui qui était convenu dans l'accord franco-russe. Les principaux pays intéressés sont l'Égypte, Singapour, l'Inde, la Malaisie et le Canada. À ce stade, il s'agit de spéculations, sans caractère officiel. Force est de conclure que cet accord nous sort d'une situation qui paraissait inextricable. Saluons à cet égard le travail accompli par les négociateurs, à commencer par M. Gautier. Il fallait en sortir vite car tant l'État que l'industriel r...

...é de l'Atlantique Nord (OTAN), un peu sur le modèle de l'Autriche lors de la guerre froide, la situation que nous connaissons aujourd'hui eût été évitée ! Je suppose qu'une telle solution ne serait plus envisageable aujourd'hui ? Par ailleurs, un projet pétrochimique de plusieurs milliards de dollars a été lancé en Arabie Saoudite, auquel participent les Américains et les Allemands, mais dont les Russes ont été, contre leur gré, rejetés. Enfin, vous nous avez déclaré que le Président Poutine n'était pas la Russie, mais il est manifeste que la Russie, pour nous, c'est le Président Poutine ! Je ne sais si vous avez lu la biographie que lui a consacrée l'an passé M. Vladimir Federovski, mais je me demandais si la description qui y est faite du Président Poutine dans le livre vous paraît vérace.

M. Sergueï Lavrov évoque une « Ukraine neutre politiquement et militairement » nous dites-vous. Savez-vous ce que les Russes entendent par là ? Avant de quitter l'Autriche en 1955, l'Union soviétique a proposé à l'Occident de rendre ce pays neutre, ce qui lui a surtout permis, comme me l'a expliqué un jour le Chancelier Kreisky, de couper l'OTAN en deux. En l'espèce, la neutralité de l'Ukraine permettrait à la Russie de créer une zone dont serait évacuée toute force qui pourrait lui être hostile.