Interventions sur "Énergie"

224 interventions trouvées.

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia, sénateur :

...de quelques centaines de mètres. En raison de cette imprécision et pour ne prendre aucun risque, il est constamment nécessaire de changer les satellites d'orbite. Pour autant, les fausses alertes sont extrêmement nombreuses, de l'ordre du million. Après analyse, ces alertes sont ramenées à une dizaine par an. Il s'agit d'un gros problème, car le changement d'orbite consomme beaucoup de temps et d'énergie. A l'inverse, une meilleure identification des débris constituerait une avancée certaine. Serait-il envisageable d'équiper tous les satellites d'un détecteur ? Professeur Gérard Mourou. - Nous n'en sommes pas encore là car le système est encore quelque peu encombrant. Néanmoins, il pourrait s'agir d'une avancée importante pour la France. Si j'avais su que nous allions évoquer le sujet des déb...

Photo de Annie Delmont-KoropoulisAnnie Delmont-Koropoulis, sénatrice :

...cet espoir que vous nous donnez. Je souhaite savoir si l'accélérateur laser pourrait être développé pour l'hôpital ou un centre de radiothérapie, par exemple à titre expérimental. Comment un hôpital pourrait-il y accéder ? Professeur Gérard Mourou. - Il s'agit de l'un de mes thèmes de recherche actuels sur la lumière extrême. L'objectif est de pouvoir développer des systèmes de protons avec une énergie de 200 à 300 MeV. Je laisse Sydney Galès expliquer pourquoi la radiothérapie par proton est très intéressante par rapport aux électrons et aux rayons X. Professeur Sydney Galès. - A Orsay, j'ai fait ma thèse sur un accélérateur de protons construit par Joliot-Curie en 1956. En 1993, cet accélérateur de protons de 200 MeV a été confié pour un franc symbolique à l'hôpital Curie. Aujourd'hui, c'e...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir, sénateur :

...acité de la filière nucléaire, dont nous connaissons l'importance pour notre pays. Alors que nous sommes actuellement mobilisés sur des considérations de bilan carbone, pouvez-vous en dire plus sur les délais d'aboutissement de vos travaux à l'échelon industriel, sur la réduction du volume de stockage et de durée de vie des déchets nucléaires ? Ce processus nécessite également de la production d'énergie. Quel est le bilan carbone de cette technologie ?

Photo de Michel RaisonMichel Raison, rapporteur :

Le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne fait de l'énergie un domaine de compétence partagée entre l'Union et les États. Il consacre la souveraineté de chaque État membre pour la détermination de son bouquet énergétique, sauf vote unanime du Conseil européen. Cette caractéristique majeure explique le premier avis motivé adopté par notre commission à propos de trois projets de directives concernant l'efficacité énergétique d'une part, et l'énergie produit...

Photo de Claude KernClaude Kern, rapporteur :

Il aura fallu un petit peu plus deux ans pour que l'exceptionnel paquet d'hiver « Énergie propre pour tous les Européens », publié le 30 novembre 2016, passe du stade de propositions à celui de textes disponibles. Trois directives et un règlement ont été publiés au Journal officiel de l'Union européenne. Trois règlements et une directive sont disponibles uniquement dans la version temporaire de compromis accepté en trilogue, en décembre 2018. Pour ces derniers textes, aujourd'hui publ...

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville, sénatrice, rapporteure :

Le stockage de l'électricité constitue un sujet très important. Le Président de la République l'a d'ailleurs évoqué lors de son déplacement d'il y a quelques jours à Souillac. À l'échelon mondial, le stockage de l'électricité est appelé à se développer dans un contexte de fort essor des énergies renouvelables variables. Les simulations montrent toutefois que les besoins de stockage stationnaire resteront limités dans le cas de la France, du fait de la flexibilité très importante de notre système électrique et de son interconnexion au système européen. C'est seulement après 2035, si devait se mettre en place un mix électrique composé quasi exclusivement de moyens de production renouvelab...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

...e régulation du marché. En cette matière, l'aspect économique est important. Il faut évoquer la flexibilité du nucléaire. J'ai vécu avec l'idée que le nucléaire était une économie de ruban, qui se caractérisait par la stabilité de la production continue d'une puissance constante toute l'année. Apparemment, le nucléaire connaît aujourd'hui, pour des raisons qui m'échappent, une flexibilité. Les énergies renouvelables sont toutes intermittentes, mais certaines sont aléatoires. Ainsi, le photovoltaïque est intermittent, alors que l'éolien est intermittent et aléatoire. Je poserai une question de béotien : pourquoi l'électricité ne se stocke-t-elle pas ? Par ailleurs, il n'a pas été question du stockage par l'énergie cinétique, alors que cela constitue une réponse intermédiaire et de transition...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Vous avez évoqué les biocarburants de première génération. En réalité, ce sont des agrocarburants ; leur bilan écologique dépend de la manière dont la matière agricole est produite ! L'essentiel est de disposer de tout le panel des modes de productions énergétiques et de les optimiser. On a ainsi fait des progrès pour améliorer le rendement des énergies d'origine fossile. Il ne serait donc pas judicieux de les mettre systématiquement de côté pour privilégier des énergies qui semblent renouvelables, mais dont le bilan écologique n'est pas toujours satisfaisant. Je pense en particulier aux panneaux solaires. Attention à ce pas céder à la tentation du tout ou rien qui peut nous conduire à perdre des compétences. Ainsi, dans l'industrie automobile,...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

Selon nos rapporteurs, les avancées sont modestes. Tant mieux ! On a trop eu tendance ces dernières années à vouloir nous faire rentrer dans des projets qui nous auraient liés. Je me souviens d'une réunion où le commissaire européen, Günther Oettinger, avait parlé d'énergie pendant une heure sans prononcer une seule fois le mot « nucléaire » ! À l'époque, on voulait nous imposer des changements. L'Allemagne était en pointe, on voit le résultat : elle refuse le nucléaire mais achète à ses voisins de l'électricité issue de centrales nucléaires et conserve ses capacités au charbon, très polluantes. Heureusement, nous avons eu, en France, des dirigeants visionnaires qui...

Photo de Pierre CuypersPierre Cuypers :

Nos rapporteurs ont montré la difficulté d'avancer, alors que développer les énergies de demain est urgent. Le pétrole provoque des guerres dans le monde entier. C'est Nicole Fontaine qui avait développé cette belle image du bouquet énergétique, qui combine toutes les énergies possibles. Je voudrais revenir sur certains propos. Quand on produit de l'énergie à partir de la biomasse, on obtient de l'énergie à partir de produits fermentescibles, on ne produit pas de l'énergie « bio...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Le terme « biocarburant » suggère un substitut parfait à une énergie fossile, alors que le bilan carbone n'est pas forcément bon.

Photo de Pierre CuypersPierre Cuypers :

Pourtant, le bilan carbone des énergies renouvelables est meilleur que celui des énergies fossiles, considérées du puits de production jusqu'au réservoir. Les agrocarburants offrent un débouché à l'agriculture. Ils créent de nombreux emplois, contribuent à l'amélioration de l'environnement. Soyons donc prudents dans nos propos.

Photo de Michel RaisonMichel Raison, rapporteur :

Vous avez raison, il faut éviter l'idéologie, en particulier à propos des biocarburants, si l'on ne veut pas propager de fausses informations. Les cultures consomment toujours de l'énergie, elles émettent donc du gaz carbonique. On l'oublie souvent ! L'agriculture a aussi besoin de diversification pour améliorer ses revenus. Grâce à l'agriculture, on produit des tourteaux qui nous évitent d'importer du soja OGM des États-Unis. Soyons prudents, pas simplistes ! Nul ne sait quelle sera la meilleure énergie dans dix ans. Alors que l'on a fait de grands progrès sur le diesel, en améli...

Photo de Annie Delmont-KoropoulisAnnie Delmont-Koropoulis, sénatrice :

Je voudrais citer les usines marémotrices. Celle de la Rance, qui a cinquante ans, subit les dommages de la vase mais il en existe d'autres en Ecosse. Elles ne demandent pas d'énergie de pompage.

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

Mes propos étaient un peu provocateurs, à dessein. Simplement, il faut faire preuve de modestie sur ces sujets, car il n'y a pas de vérité révélée. Pour produire des céréales ou de la betterave, il faut aussi de l'énergie. Chacun s'exprime aussi en fonction de ses intérêts. Il fut un temps où le Sénat était le représentant de la petite agriculture de montagne ; une époque révolue... J'ai participé à de nombreuses réunions européennes où la France a été mise au banc des accusés. Or, ce que l'on nous présentait comme la solution miracle s'avère plus complexe que prévu ! Prônées par les écologistes, les éoliennes s...

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville, sénatrice, rapporteure :

... Avec les futures bornes de recharge bidirectionnelles, il sera possible de gérer très finement la participation des batteries électriques des voitures au fonctionnement du système électrique. Non seulement on pourra limiter les appels de puissance et donc l'effet déstabilisateur d'une recharge massive au moment où le réseau fait face à un pic de demande, mais on pourra aussi utiliser en partie l'énergie stockée dans les batteries des voitures pour répondre à la consommation d'électricité ou pour assurer certains services système. C'est ce qu'on appelle les applications Vehicle-To-Grid. C'est en plein développement. On a certainement la possibilité de construire de nouveaux barrages en France. Nous pouvons défendre ce dossier au niveau législatif en exonérant de taxation les nouvelles constructi...

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

...e déflation. L'effet sur l'inflation est estimé entre 0,4 point et 0,8 point par an au cours de la période 2014-2018. Les estimations de la BCE tendent à montrer que l'objectif initial en matière de stabilité des prix est pour partie atteint. La BCE table ainsi sur une inflation de 1,5 % dans la zone euro en 2019 et de 1,7 % en 2020. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors effet des prix de l'énergie et de l'alimentation, devrait en revanche rester faible, à environ 1 %. Dans ce contexte, certains économistes s'interrogent sur l'objectif d'un taux voisin de 2 %. L'abaisser risquerait de diminuer les marges de manoeuvre de la BCE en matière de taux d'intérêt nominaux, calculés eux-mêmes sur l'inflation, et donc sa capacité à mettre en oeuvre une politique monétaire contracyclique en faveur de...

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville, sénatrice, rapporteure :

Le Liten espère une industrialisation de son procédé d'électrolyse à haute température d'ici cinq ans, avec l'aide du plan hydrogène. Pourquoi pas une PPE européenne, puisque nous sommes en réseau ? Elle serait nécessaire pour répondre au grand foisonnement européen. Les possibilités de partage sont énormes et favorisent l'entrée sans heurt des énergies renouvelables dans le réseau. Il est vrai que la production électrique française est jusqu'à présent issue à 75 % du nucléaire, qui est pilotable. Le changement qui se produira est important mais même si le taux d'énergie renouvelable progresse, la France conservera le nucléaire, c'est-à-dire la capacité de piloter la production.

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet :

...nt d'un nouveau programme électronucléaire. Nous sommes tous d'accord pour s'assurer de la compétitivité du nouveau nucléaire afin de donner de la visibilité à la filière. Et surtout, il faut comparer ce qui est comparable ! Certains comparent le coût du nouveau nucléaire, qu'ils estiment à environ 100 euros du mégawattheure en se basant sur le prix garanti pour les deux EPR anglais, à celui des énergies renouvelables, tel qu'il ressort des derniers appels d'offres, qui tourne autour de 50 à 60 euros le mégawattheure ; selon eux, cet écart justifierait à la fois la fermeture du parc existant et son non renouvellement. En disant cela, on ment deux fois : on fait d'abord semblant d'oublier que le nucléaire existant est déjà amorti et que son coût n'excède pas 42 euros du mégawattheure, sauf à adme...

Photo de Jean-François LongeotJean-François Longeot :

...mique, un nouveau modèle social, un nouveau modèle territorial dont nous avons vraiment besoin, mais également de clarifier la manière dont doit être financée cette transition. Je veux ici rappeler le rôle important des communes, et notamment des communes rurales, qui agissent au quotidien avec des solutions innovantes pour mettre en oeuvre la transition écologique. Les syndicats départementaux d'énergie constituent aussi un outil de premier ordre pour mettre en oeuvre des actions concrètes d'économies d'énergie, de développement d'énergies renouvelables et d'accompagnement des nouvelles mobilités électriques. Monsieur le ministre, pouvez-vous nous expliquer comment sera conduite cette concertation et nous confirmer que le bloc communal, à travers les syndicats intercommunaux, sera bien partie pr...