Interventions sur "étudiant"

1432 interventions trouvées.

Photo de Cécile CukiermanCécile Cukierman :

...ession que les auteurs de cet amendement sont en train de découvrir un nouveau monde alors que, comme on vient de le rappeler, cela fait plus de vingt-cinq ans, et parfois même davantage, que certaines listes universitaires sont soutenues par des associations. En tant que telles, ces listes sont évidemment interdites. Leur existence n’est possible que si elles sont soutenues par des associations étudiantes – que l’on peut apprécier ou pas et combattre d’ailleurs, car c’est l’enjeu même d’une élection – que l’on peut qualifier de communautaires : l’Union des étudiants juifs de France, l’Union générale des étudiants de Tunisie, l’Union des étudiants créoles dans telle UFR de telle université, l’union de telle ou telle contrée, autant de listes qui pourraient remettre en cause le caractère un et ind...

Photo de Cécile CukiermanCécile Cukierman :

...cer des faits qu’il faut bien entendu condamner et face auxquels il faut agir, et de vouloir légiférer sur ce qui ne constitue que quelques exceptions – pardonnez-moi l’expression –, on jette l’opprobre sur tout ce qui peut se passer à l’université, sur ce qui s’y est passé et ce qui s’y passera demain. Je crois que les élections à l’université contribuent d’une certaine façon à la formation des étudiants : ce sont des moments de rencontre, mais aussi de confrontation parfois. On y croise certes des organisations communautaires, mais d’autres sont davantage de nature politique, et c’est ainsi. Les étudiants choisissent leurs représentants et, jusqu’à présent, nous n’avons assisté à aucune dérive. Alors, n’insistons pas sur ce sujet, qui ne pose aucun problème.

Photo de Max BrissonMax Brisson :

...un pas, me semble-t-il, vers ceux qui luttent contre le communautarisme. Je vous le disais en m’emportant – paraît-il – la semaine dernière, je vous le dis cette fois très calmement : vous trouvez toujours une bonne raison pour ne pas participer à cet effort. Avec cet amendement, je ne manifeste aucune hostilité vis-à-vis des amicales. Fort heureusement, j’ai moi-même été membre de l’amicale des étudiants basques de Bordeaux en son temps

Photo de Max BrissonMax Brisson :

… mais je ne me suis jamais présenté à des élections sous cette étiquette. Il est ici question de listes se présentant aux élections étudiantes.

Photo de Jérôme BascherJérôme Bascher :

... supérieur n’est pas absolue. Nous l’avons dit et répété : elle s’exerce « dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public ». Le port de signes ou de tenues ostentatoires manifestant une appartenance religieuse peut constituer un moyen de pression sur le corps enseignant et sur la liberté de conscience des autres étudiants, en contradiction avec l’article L. 141-6 du code de l’éducation : « Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique. » C’est la raison pour laquelle cet amendement vise à interdire à l’université le port de signes qui manifestent de façon prosélyte l’adhésion à une opinion religieuse, politique ou philoso...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir :

L’interdiction du port de signes religieux ostentatoires était une demande des chefs d’établissement et de certains enseignants. C’était aussi celle de jeunes filles, mineures, qui subissaient effectivement des pressions. Aujourd’hui, il n’y a pas de demande similaire au sein des universités, que ce soit de la part des chefs d’établissement, des présidents d’université ou des étudiants. L’interdiction des signes religieux ostentatoires dans le primaire et le secondaire s’expliquait par le fait qu’il s’agissait de mineurs en construction intellectuelle, dont la conscience était elle aussi en train de se forger. C’est pour ce même motif que nous avons voté l’interdiction du port de signes religieux pour les accompagnants de sorties scolaires : ces derniers sont au contact de je...

Photo de Cécile CukiermanCécile Cukierman :

...le cadre sera fixé – l’on est pour ou l’on est contre. Mais, en l’occurrence, ce n’est pas ce que vous défendez. Ce que vous proposez, ce n’est certainement pas la laïcité version Atatürk : c’est une aseptisation totale de l’université, où l’on ne pourrait plus exprimer la moindre opinion politique, spirituelle, religieuse ou philosophique. En somme, c’en serait fini de cette rencontre entre des étudiants et des étudiantes désireux de se confronter au réel, à des idées, à des vécus et à des enseignements différents pour se construire, bâtir leur réflexion et, ce faisant, devenir pleinement citoyens.

Photo de Cécile CukiermanCécile Cukierman :

Vous mentionnez l’adhésion à une opinion politique, religieuse ou philosophique : c’est bien de cela que vous parlez. Vous vous réfugiez derrière l’égalité entre les hommes et les femmes : eh bien, parlons-en ! Parlons de ces étudiants qui, en début d’année, déambulent par dizaines dans les couloirs des universités en scandant des chansons paillardes ou pornographiques – selon le point de vue – pour mettre la pression sur les jeunes filles ! Parlons-en, de tout cela !

Photo de Cécile CukiermanCécile Cukierman :

Mme Cécile Cukierman. Ce n’est certainement pas en nous donnant, avec un tel amendement, des leçons sur la laïcité version Atatürk que l’on améliorera la vie des étudiantes et des étudiants dans notre pays !

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon, rapporteur :

Madame, messieurs, nous sommes très heureux de vous accueillir. C'est toujours un plaisir d'échanger avec la CPU. Vous intervenez en outre directement dans le champ de notre mission, qui porte sur la vie étudiante. Nous souhaitons entendre votre analyse de la vie étudiante avant la crise de la façon dont celle-ci a pu amplifier voire affecter certains aspects, mais aussi faire le point sur la situation un an après le premier confinement, notamment du point de vue des étudiants. Nous voudrions également savoir quel regard vous portez par rapport aux réponses qui ont été apportées : ont-elles fonctionné o...

Photo de Laure DarcosLaure Darcos :

Depuis le début de la crise, les élus locaux et les collectivités ont été au plus près des habitants pour fournir des masques et des tests. Aujourd'hui, la campagne de vaccination passe aussi par eux. Or les universités ne sont pas isolées au milieu de nulle part. À aucun moment, vous ne parlez de l'aide apportée par les communes aux campus et aux étudiants. Les communes ont les moyens d'aider les étudiants en leur proposant des animations ou en leur offrant des paniers alimentaires. Tout cela se fait déjà en bonne intelligence ; j'en veux pour preuve les initiatives prises par le maire de Verrières-le-Buisson. Qu'en pensez-vous ? J'ai, pour ma part, écrit à la ministre et au rectorat pour ouvrir des tiers lieux dans les communes afin de proposer ...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir :

Je suis d'accord avec le tableau de la situation qui a été dressé il y a quelques instants. Je pense néanmoins qu'il convient que notre mission fasse la distinction entre ce qui relève de la crise actuelle, dont on espère pouvoir sortir rapidement, et les difficultés plus structurelles que connaissent les étudiants. Même si je considère que la crise sanitaire va forcément souligner un certain nombre de phénomènes, il faudra être clairvoyant au sujet des dispositions qui doivent s'appliquer hors crise sanitaire. J'entends ce que vous avez dit au sujet de l'autonomie des universités, et je m'étonne qu'il n'y ait pas eu d'échanges entre le ministère et les représentants des universités pour évaluer leurs ca...

Photo de Christian Redon-SarrazyChristian Redon-Sarrazy :

J'aurais souhaité vous interroger sur vos relations avec les Crous, qui ont été en première ligne pour mettre en oeuvre le tarif du repas en restaurant universitaire à un euro et d'autres actions de soutien aux étudiants sur les campus. Si les Crous interviennent aussi sur le plan de l'accompagnement social des étudiants, mon expérience professionnelle m'a conduit ces dernières années à constater qu'ils étaient parfois en retrait et que leur disponibilité à ce niveau était moindre. Au-delà de leur fonction de restauration et d'accompagnement social des étudiants, comment jugez-vous l'intervention des Crous ? C...

Photo de Marie MercierMarie Mercier :

Je félicite les intervenants pour la qualité de leurs propos, qui nous décrivent une situation des étudiants que nous percevons comme n'étant guère heureuse, alors que c'est la période de la vie où l'on devrait engranger ses meilleurs souvenirs. Il est vrai que la crise sanitaire a mis en évidence les failles d'un système. Je pense qu'elle montrera aussi de formidables capacités d'adaptation, à la fois des étudiants, mais aussi des professeurs. Vous avez évoqué l'équipement informatique des étudiants,...

Photo de Céline Boulay-EspéronnierCéline Boulay-Espéronnier :

Mes questions portaient sur la contribution étudiante. Vous y avez en grande partie répondu en vous adressant aux collègues qui ont abordé ce point avant moi. La CVEC doit être plus précise, plus pérenne et plus structurelle. Nous y veillerons.

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon, rapporteur :

... que les chiffres ne soient pas très différents par rapport aux années précédentes et que la période actuelle n'ait pas entraîné de décrochage particulier. Qu'en est-il exactement ? N'y aurait-il pas intérêt, si l'on veut être efficace en termes de politiques publiques, à être plus transparent sur les chiffres ? Je pense en particulier aux premières années. Le lien entre les conditions de la vie étudiante et la réussite académique pose pour les étudiants les plus fragiles la question du suivi individuel et de l'accompagnement. Qui, selon vous, peut s'en charger ? N'est-ce pas trop demander à un enseignant de se préoccuper, en plus de ses tâches académiques, de tout ce qui fait la vie étudiante - ressources, logement, etc. ? S'il n'en a pas la charge, quelles actions faudrait-il renforcer, éventu...

Photo de Monique de MarcoMonique de Marco :

Lors de la visite de la ministre pour la reprise en présentiel à l'université de Bordeaux, les étudiants, dont c'était le premier cours en présentiel, ne connaissaient personne. Ils nous ont indiqué qu'ils étaient prêts à décrocher, ce manque de lien étant pour eux un handicap. La motivation leur faisait défaut. Avez-vous connaissance d'initiatives destinées à éviter le décrochage ? La question est vaste, mais le phénomène est inquiétant, surtout pour les premières années.

Photo de Sonia de La ProvôtéSonia de La Provôté :

La vie culturelle fait d'une manière générale cruellement défaut dans la période que nous traversons. Avez-vous connaissance d'initiatives pour maintenir une vie culturelle, dont on sait qu'elle est essentielle pour tout le monde et encore plus pour les étudiants, car elle est source d'échanges et de créativité ? Avez-vous eu connaissance, parmi les professeurs, de problèmes d'utilisation du matériel informatique durant les cours à distance ? Des disciplines ou des filières ont-elles été identifiées comme plus problématiques à cet égard ? Avez-vous pu en tirer un bilan ? Vous avez par ailleurs évoqué la question des primo-arrivants et de leurs grandes ...

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon, rapporteur :

...re, et dont notre président a évoqué la force. Ils atteignent le nombre de 389 pour une enquête lancée il y a 48 heures à peine, ce qui montre que le travail que nous menons à travers cette mission d'information est particulièrement d'actualité. Je vais commencer en vous posant quelques questions. Le 28 janvier dernier, vous avez présenté les résultats de l'enquête sur les conditions de vie des étudiants que vous avez effectuée en 2020. La dernière édition de cette enquête remontait à 2016. Quatre ans après, sur la base d'un questionnaire recueillant 60 000 réponses, vous avez tiré certaines observations. Vous avez concomitamment rendu publics les constats d'une enquête complémentaire portant spécifiquement sur la vie étudiante pendant le premier confinement, réalisée en juillet 2020, et qui vie...

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon, rapporteur :

Vous avez abordé la question du décrochage à la fin de votre propos. Vous dites qu'on ne voit pas de chiffres de déconnexion cette année. Mais, indépendamment de la période de crise sanitaire, les chiffres sur le décrochage s'améliorent-ils entre 2016 et 2020 ? Secondement, vous avez dit que les étudiants étrangers figuraient parmi les étudiants les plus en souffrance actuellement. Avez-vous des données sur les étudiants français à l'étranger, et qui sont dans la même situation que les étudiants étrangers en France ?