Interventions sur "UNESCO"

29 interventions trouvées.

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon :

Quel est l'état de la réflexion au niveau international sur la notion de patrimoine mondial ? Est-ce toujours une notion avant tout occidentale ? Quelle est la position de l'Unesco ? Quelle est la situation du musée après la crise de la covid en termes de fréquentation et d'un point de vue financier ?

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

...et fermement pour imposer l'avis de la représentation nationale dans un processus où elle a été singulièrement oubliée, malgré ses travaux antérieurs, notamment ceux conduits au sein de la commission de la culture. Des débats nourris ont été complètement ignorés et on est reparti sur ce dossier des restitutions comme s'il ne s'était rien passé. Ce dossier au niveau international est complexe. L'Unesco a autrefois émis un certain nombre de réflexions à ce sujet. Elles ont abouti à une convention sur le trafic illicite des biens culturels signée en 1970, même si celle-ci ne couvre toutefois pas la totalité de la problématique. L'Unesco dispose depuis 1978 d'un comité chargé de réfléchir à toutes ces questions. Pourtant, il n'existe aucun consensus international, ni sur les principes qui doiven...

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

À l'Unesco, la position occidentale est loin d'être majoritaire à ce sujet. Si des résolutions devaient être prises par cette institution, elles ne seraient certainement pas favorables à la position française. Comment aborder le sujet ? Un grand nombre de pays font pression sur l'Unesco par l'intermédiaire de leurs ambassadeurs et réclament une restitution totale. À long terme, les choses peuvent glisser ve...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

C'est un problème majeur qui ne concerne pas uniquement la France et l'Afrique. On l'a vu à propos de certaines oeuvres de Léonard de Vinci que l'Italie a refusé de prêter à la France. Quant à l'universalisme, il est condamné parce qu'on considère qu'il représente une forme de domination occidentale. Ce discours m'inquiète énormément, car il va à contre-courant du but de l'Unesco, qui est de créer un patrimoine mondial. Or on retourne vers une forme de nationalisation étroite des oeuvres. Le meilleur contre-exemple, c'est le Louvre d'Abu Dhabi, dont le succès est énorme et qui démontre que la notion d'universalisme peut présenter des avantages pour les États. Il ne s'agit pas de défendre l'universalisme, mais de démontrer que celui-ci peut apporter des choses à tous. Un...

Photo de Alain SchmitzAlain Schmitz :

Les recommandations de l'Unesco n'ont pas de valeur contraignantes. Le directeur pour la culture et des situations d'urgence de l'Unesco, que nous avons reçu hier, croit beaucoup à la circulation des biens et des équipes de conservateurs dans tous les musées africains afin de créer des liens. Il ne s'agit pas de restitution, mais de circulation constante et réciproque. Le tout est de disposer d'infrastructures présentant des g...

Photo de Bariza KhiariBariza Khiari, vice-présidente de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit :

...aractère totalitaire de l'islam obscurantiste et intégriste, prêt à effacer les traces de sa propre civilisation pour plonger les peuples dans l'ignorance et mieux les dominer. Nos propos ont suscité l'intérêt d'Audrey Azoulay, qui était alors conseillère du Président de la République en charge de la culture. Elle a souhaité reprendre nos idées dans un discours prononcé par François Hollande à l'UNESCO. Dans notre tribune, nous avions formulé trois propositions : d'abord, renforcer les moyens de lutte contre le trafic illicite d'objets d'art ; ensuite, créer des refuges dans des villes ou des pays pour protéger les oeuvres menacées par des conflits sous l'égide de l'UNESCO, avec l'idée de les restituer ensuite à leur pays d'origine ; enfin, créer un fonds pour la réhabilitation du patrimoine da...

Photo de Catherine DumasCatherine Dumas :

Notre groupe interparlementaire d'amitié France-Chine s'est rendu en Chine en juillet 2018 et nous avons pu évoquer la protection du patrimoine. C'est une question dont nos partenaires chinois s'emparent aujourd'hui. Quelles sont les relations entre l'ALIPH et l'UNESCO ?

Photo de Laure DarcosLaure Darcos :

Cette contribution de l'État français a-t-elle un caractère pérenne ? Sur quel budget est-elle inscrite dans le projet de loi de finances ? Quelles sont vos relations avec l'UNESCO ? Les populations locales ont-elles conscience des enjeux de destruction de leur patrimoine ? L'ALIPH entretient-elle un dialogue avec les populations concernées ?

Photo de Bariza KhiariBariza Khiari, vice-présidente de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit :

En réponse à Mme Catherine Dumas, sachez que notre conseil d'administration comprend un membre chinois, parfaitement francophone, M. Wen Dayan. Nos relations avec l'UNESCO ne sont pas toujours simples car celle-ci considère que la préservation du patrimoine fait partie intégrante de ses missions et nos modes de fonctionnement sont très différents : l'ALIPH a un mode d'organisation de type start up alors que le fonctionnement de l'UNESCO, avec le principe d'un pays - une voix, a un fonctionnement plus lourd. Par ailleurs, l'UNESCO n'intervient que sur les sites clas...

Photo de Françoise FératFrançoise Férat, rapporteur du volet patrimoine de la loi relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine :

Notre présidente a évoqué, dans son propos liminaire, la place de la notion de patrimoine mondial de l'UNESCO dans notre droit national, introduite dans la loi relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (CAP). L'adoption de cette loi a permis de faire adopter des dispositions importantes qui devraient garantir, une fois les décrets d'application publiés, la protection des biens culturels et naturels. Un cadre national devrait en fixer les règles, en particulier les impératifs...

Photo de Sylvie RobertSylvie Robert :

Vous avez évoqué la diversité des expressions culturelles, mais n'avez pas prononcé les mots « droits culturels », notion que nous défendons et qui, aujourd'hui, est inscrite dans la loi, mais difficile à imposer en France parce que mal comprise ou difficilement applicable concrètement. Au-delà de la déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle, l'anniversaire de 2015 saluant les dix ans d'adoption de la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions et l'appel à projets lancé en 2016 dont j'ignore s'il mentionne la notion de « droits culturels », l'UNESCO n'aurait-elle pas un rôle plus incitatif à jouer ? Il y a deux ans, j'avais écrit un texte sur le droit d'asile pour les oe...

Photo de Marie-Christine BlandinMarie-Christine Blandin :

...xposé de vos priorités, vous avez mis l'accent sur la gouvernance. Je m'interroge sur la lisibilité, pour les acteurs de terrain, de la série de décennies internationales dont une est lancée chaque année et dont les thèmes se chevauchent. Cette superposition porte à confusion et nuit aux objectifs. Vous nous avez décrit vos méthodes et actions pour valoriser l'influence de la France au sein de l'UNESCO. La France est un fer de lance des droits culturels sur la scène internationale, mais, à l'inverse, que peut faire l'UNESCO pour inciter la France à mettre en oeuvre cette notion sur son propre territoire ?

Photo de Mireille JouveMireille Jouve :

...e et 65 millions d'adolescents dans le secondaire. En outre, nombre de ceux qui fréquentent l'école n'y acquièrent pas les connaissances de base. 50 % des enfants ayant fréquenté l'école pendant au moins quatre ans ne savent pas lire, écrire ou compter suffisamment bien pour satisfaire aux normes d'apprentissage minimales. Ce constat guide les priorités de l'agenda mondial pour l'éducation dont l'UNESCO est le chef de file. Comment la France envisage-t-elle de contribuer à assurer douze années d'enseignement primaire et secondaire de qualité dans le monde à l'horizon 2030 ?

Photo de René DanesiRené Danesi :

Je souhaiterais connaître les raisons qui ont poussé les Etats-Unis à arrêter de financer l'UNESCO et serais intéressé de savoir s'il existe néanmoins une coopération entre ce pays et cette organisation.

Photo de Christine PrunaudChristine Prunaud :

La parité constitue l'un des défis contemporains qui doit concentrer toutes les énergies. Quel est le rôle de l'UNESCO dans la défense de la parité dans le monde ?

Photo de Philippe BonnecarrerePhilippe Bonnecarrere :

...rejet par la Cour de justice de l'Union européenne du registre ReLIRE français n'est pas une surprise et ne doit pas inquiéter. Les dispositions de la loi sur la République numérique de même que la future directive sur les droits d'auteur dans le marché unique numérique permettront de traiter cette question d'exception. Où en est le déploiement des dispositifs qu'un État partie doit garantir à l'UNESCO pour ses classements ? La plupart de nos classements sont aujourd'hui en effet d'« ancienne génération », c'est-à-dire non dotés de zones tampon et de plans de gestion. Comment la France se met-elle en ordre de marche pour satisfaire à ces exigences et, de votre point de vue, les deux ministères concernés sont-ils suffisamment proactifs sur ce sujet ?

Photo de Loïc HervéLoïc Hervé :

...lturel mondial a été présenté récemment au conseil municipal de Chamonix-Mont-Blanc. Pouvez-vous nous dire comment la France, vous-même en tant qu'ambassadeur, pouvez aider les élus locaux à porter ce type de projet ? Opérez-vous une hiérarchie, une sélection dans les projets ? Fin 2016, la France a exprimé un vote différent lors de l'examen de deux résolutions concernant Jérusalem au sein de l'UNESCO - pour dans un cas, abstention dans l'autre. Ces résolutions ont suscité une polémique. Pouvez-vous nous faire un point d'actualité sur ce sujet et nous indiquer comment et à quel niveau la position de la France est définie en pareil cas ?

Photo de Maurice AntisteMaurice Antiste :

Des rumeurs font état de mouvements revendicatifs en interne sur la réorganisation et le fonctionnement de l'UNESCO. Quelle en est la réalité ?

Photo de Jacques-Bernard MagnerJacques-Bernard Magner :

Je voudrais, à mon tour, attirer votre attention sur le dossier qui concerne le territoire dont je suis le représentant, le Massif central. Il s'agit de la demande d'inscription de la chaîne des Puys et de la faille de Limagne qui a déjà essuyé deux refus de la part de l'UNESCO, en 2014 et 2016. Y a-t-il des chances de voir ce dossier aboutir dans un avenir proche ?

Photo de René DanesiRené Danesi :

Dans quelle mesure l'UNESCO peut-elle contribuer pour faire face aux destructions de biens et sites patrimoniaux intervenus ces dernières années dans les pays du Moyen-Orient en proie aux conflits ?