Interventions sur "agit"

193 interventions trouvées.

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, rapporteur :

Merci de la qualité de vos réponses, madame la directrice générale. Nous partageons de longue date votre constat sur les Ehpad - j'ai évoqué 2003 à dessein. Depuis la loi de 1975, le fossé qui s'est creusé entre le médico-social et le sanitaire est pointé dans une somme de rapports et de travaux. Il s'agit d'une interrogation collective : pourquoi n'avons-nous pas comblé ces lacunes qui nous ont probablement coûté très cher lors de la survenue de la crise ? Sur un aussi grand nombre d'années, il ne s'agit pas d'une interrogation politicienne. Une question d'organisation demeure sur le dépistage. Nous avons nettement dépassé le million de tests effectués sur sept jours, mais le quantitatif n'est pa...

Photo de Sylvie VermeilletSylvie Vermeillet, rapporteur :

...ents ne se reproduisent ? Contrairement à mes deux excellents collègues rapporteurs, je ne suis pas médecin. Selon moi, la priorisation des patients ne va pas de soi. Comment déterminez-vous cette organisation ? J'ai cru comprendre que les patients covid avaient été priorisés durant la crise. Comment décider de faire perdre davantage de chances de survie aux malades non atteints du covid ? Il s'agit d'une interrogation éthique. Toujours en ce qui concerne la priorisation, et à la lumière des auditions que nous avons conduites hier, était-il bien prévu que les patients des Ehpad ne soient plus admis à l'hôpital ? Il semblerait que cette priorisation soit caractérisée. Pouvez-vous nous donner des explications ? Vous avez également évoqué la réorganisation de la capacité de réanimation au ni...

Photo de Catherine DerocheCatherine Deroche, rapporteure :

...dures, avec la crainte que l'épidémie ne se développe partout ? Quelque chose me frappe : le Grand Est nous a dit que, tout début mars, on voyait le tsunami arriver. Or, dans le même temps, le 6 mars, le Président de la République incitait les Français à aller au restaurant, au cinéma, au théâtre... Était-on dans une démarche d'immunité collective qui n'aurait pas été dite ? Pourquoi pas, il ne s'agit pas d'une critique... Comment expliquer le décalage entre ce qui se passait dans le Grand Est et les conseils donnés à Paris ?

Photo de Roger KaroutchiRoger Karoutchi :

Au tout début de la crise, la France disposait de 5 500 lits de réanimation. On nous a dit récemment que nous étions à peu près, du fait des commandes de respirateurs et de l'ouverture de nouvelles chambres, à 11 000 lits. Or une nouvelle notion assez surprenante est apparue, celle de « capacité de réanimation glissante ». Il s'agit de déterminer combien de personnes peuvent passer en réanimation sur un ou deux mois - puisque, par définition, ils n'y restent pas tous deux mois... La direction générale de la santé nous a donc fait savoir que la France était en capacité d'accueillir 17 000 personnes en réanimation en deux mois. Peut-on avoir un vrai chiffre, définitif et clair ? Quelles sont nos réelles capacités, non pas avec...

Photo de Alain SchmitzAlain Schmitz :

... que le ministère de la culture et celui des affaires étrangères, tous deux concernés par ces questions, jugent préférable de continuer à recourir à des lois de circonstances, malgré les délais inhérents à la procédure parlementaire. L'adoption de la loi sur les têtes maories a tout de même pris plus de deux ans ! Ces deux ministères avancent plusieurs arguments et, tout d'abord, le fait qu'il s'agit de la formule qui préserve le mieux le principe d'inaliénabilité des collections, dans la mesure où la loi ne comporterait aucune dérogation de portée générale au principe. Selon eux, seules des lois ponctuelles viendraient traiter le cas de quelques objets spécifiques et particulièrement emblématiques du point de vue de l'histoire ou du symbole. Ils invoquent ensuite le fait qu'il s'agit de la ...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

...eurs collections. Aujourd'hui, les choses ont évolué, mais il reste énormément à faire en matière d'offre muséale alternative afin de permettre aux collections d'être exposées dans d'autres lieux, à l'étranger, notamment via les outils numériques. Dans ces domaines, la muséographie française est malheureusement encore extrêmement limitée. Un autre point essentiel est revenu dans le débat : il s'agit de la faiblesse de la documentation traitant de l'origine des pièces. Les collections anciennes ont été constituées sans qu'on sache réellement par qui elles ont été acquises, dans quelles conditions, et comment elles se sont retrouvées en France. Un travail documentaire énorme reste à entreprendre. Il n'est pas inintéressant, car il y a autant à apprendre sur l'histoire de la constitution muséog...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

... domination occidentale. Ce discours m'inquiète énormément, car il va à contre-courant du but de l'Unesco, qui est de créer un patrimoine mondial. Or on retourne vers une forme de nationalisation étroite des oeuvres. Le meilleur contre-exemple, c'est le Louvre d'Abu Dhabi, dont le succès est énorme et qui démontre que la notion d'universalisme peut présenter des avantages pour les États. Il ne s'agit pas de défendre l'universalisme, mais de démontrer que celui-ci peut apporter des choses à tous. Un geste fort serait de proposer une exposition des peintres impressionnistes à Dakar afin de montrer que les choses fonctionnent toujours dans un cadre de réciprocité : s'il existe des oeuvres africaines en France, on pourrait aussi en présenter à Dakar. Si on en reste à la défense pure et simple de...

Photo de Alain SchmitzAlain Schmitz :

Les recommandations de l'Unesco n'ont pas de valeur contraignantes. Le directeur pour la culture et des situations d'urgence de l'Unesco, que nous avons reçu hier, croit beaucoup à la circulation des biens et des équipes de conservateurs dans tous les musées africains afin de créer des liens. Il ne s'agit pas de restitution, mais de circulation constante et réciproque. Le tout est de disposer d'infrastructures présentant des garanties en termes de sécurité, d'hygrométrie et de conservation identiques à ceux des grands musées internationaux. Dans ce domaine, les pays africains n'ont pas de moyens financiers. C'est pour cela que c'est la Chine qui a financé la construction du musée des civilisation...

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

...ui tâchaient de nous expliquer que c'était une révolution populaire et non une révolution bourgeoise. Il a fallu attendre les travaux de François Furet pour avoir une lecture plus équilibrée de la Révolution française et de son rôle dans la construction de la Nation. On nous reproche quoi qu'il en soit notre passé colonial et on nous le reprochera encore longtemps. Quant à l'universalisme, il s'agit d'un terme ambigu, polysémique. L'universel c'est ce qui s'adresse à tous, ce n'est pas ce qui s'impose dans un lieu à tous. Le terme d'universalisme me parait piégé : on en fait une sorte de substitut d'une pensée coloniale occidentale qui s'imposerait à tous, ce qui conduit certains États comme la Chine, dans le cadre de sa présence internationale, à raconter que toutes les valeurs fondamentale...

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

...tre une continuité dans l'avenir. Or la mode est au rapport numérique, que l'on peut lire après avoir cliqué sur de nombreux liens sur le site du Sénat. Pour se donner bonne conscience, on publie généralement sur papier une vingtaine de rapports que l'on peut se procurer au service de la distribution. Je pense que ce rapport-là mérite d'être tiré en un nombre d'exemplaires papier important. Il s'agit d'un véritable outil de travail. Je crois encore à l'efficacité d'un livre, que l'on peut consulter quand on doit travailler sur le sujet.

Photo de André ReichardtAndré Reichardt, sénateur, rapporteur pour le Sénat :

...ur le Président de la commission des lois, Monsieur le rapporteur, cher Christophe, mes chers collègues, nous avons effectivement cherché le bon équilibre entre la protection des consommateurs et la volonté de ne pas mettre à mal un secteur qui représente près de 60 000 emplois. Nous avons beaucoup parlé de la qualité de ces emplois et je tiens à souligner que, sur le territoire français, il ne s'agit pas d'emplois précaires. Ce sont des emplois qui s'adressent à des publics peu qualifiés certes, mais qui acquièrent des compétences. Nous avons conservé certains principes, notamment le maintien de l'opposition expresse du consommateur - même si je sais que certains d'entre vous sont favorables au consentement préalable - tout en renforçant sensiblement les obligations fixées aux professionnels ...

Photo de Philippe BasPhilippe Bas, sénateur, rapporteur pour le Sénat :

... un compromis. Cette nuit, les propositions et contre-propositions se sont multipliées et nos positions se sont rapprochées sur certains points. J'espère que si la commission mixte paritaire échoue, le texte final portera la trace de ces travaux. Nous ne sommes pas hostiles au principe de la mesure que je qualifierai, par simplicité, de mesure « cluster ». Nous disons simplement que lorsqu'il s'agit de restreindre les libertés publiques à l'échelle de tout un département - un département français compte en moyenne 600 000 habitants - il ne s'agit plus d'une mesure s'inscrivant dans la sortie de l'état d'urgence sanitaire mais en relevant. On prend des dispositions qui sont tellement restrictives des libertés qu'on se situe dans un autre cadre. C'est pourquoi nous faisons la contre-propositi...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet, rapporteur :

...tout liées à des questions de compétences. De nombreux chefs d'entreprise nous faisaient part leur difficulté à trouver le bon profil. Il apparaît donc nécessaire de remettre en cause la manière dont ces questions sont appréhendées au niveau national. À l'issue de ces auditions, nous sommes parvenus à identifier 24 recommandations. Trois logiques doivent à nos yeux guider l'action publique. Il s'agit d'accompagner les individus tout au long de la vie, et cela dès la formation initiale, avec pour objectif constant d'améliorer leur insertion professionnelle et leur employabilité. De même, les entreprises doivent pouvoir rapidement trouver les compétences dont elles ont besoin. Enfin, il convient de définir les modalités d'un pilotage efficient des acteurs de l'emploi sur chaque territoire. Nous...

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

Nous avons émis 24 recommandations. La première vise à rendre obligatoires les immersions en entreprise, organisées avec les régions, pour tous les prescripteurs d'orientation de l'Éducation nationale (chefs d'établissement, professeurs principaux, psychologues de l'Éducation nationale, etc.), lors de leur formation initiale et tout au long de leur carrière. Il s'agit également d'inciter les autres enseignants à s'engager dans de telles immersions. En effet, j'avais constaté dans de précédents travaux menés avec la commission de la culture en dès 2016, un fort cloisonnement entre l'Éducation nationale et le monde du travail. La voie professionnelle notamment apparaissait quelque peu déconsidérée. Le constat est aujourd'hui le même. Il est indispensable de br...

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

La troisième recommandation prévoit la création d'une Journée nationale dédiée aux métiers, intitulée « Le printemps des métiers ». La notion de printemps comprend l'idée d'un renouveau des métiers. Il s'agit de comprendre notamment leur évolution, avec une forte participation de l'ensemble des entreprises et des établissements scolaires. Cette journée devrait avoir lieu à une période propice, lorsque les jeunes sont amenés à réaliser des choix d'orientation, par exemple aux environs des mois de février ou mars. Nous souhaitons que cette journée puisse produire un impact national, à différents niveaux...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet, rapporteur :

...ique prend une part de plus en plus importante dans la vie et le fonctionnement des entreprises. Aussi, en complément du suramortissement fiscal, il serait utile que l'investissement immatériel puisse faire l'objet de dispositions d'amortissement, notamment pour ce qui concerne l'acquisition de compétences des prestations de conseils et de formation nécessaires à l'évolution professionnelle. Il s'agit d'actifs à valoriser, ce que prévoit notre douzième recommandation.

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

...vers les PME. Les échecs de recrutement sont parfois liés à une idéalisation par les entreprises du candidat qu'elles souhaitent recruter pour un emploi dont elles n'ont pas nécessairement déterminé les tenants et aboutissants. La mission d'accompagnement de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) des TPE et PME relève aujourd'hui des opérateurs de compétences (OPCO). Il s'agit d'offrir à l'entreprise une formation sur mesure, ce que le système éducatif ne propose pas aujourd'hui. Les OPCO doivent ainsi prodiguer des formations profitables tant aux jeunes qu'aux entreprises.

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

La quinzième recommandation s'adresse aux générations inemployées. Il s'agit d'organiser la transmission intergénérationnelle des savoir-faire entre les seniors sans emploi et les jeunes qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation. Il existe une perte de substance très importante en France, car nous n'utilisons pas assez les compétences des seniors. Favoriser cette transmission bénéficierait tant aux jeunes, qui pourraient trouver plus aisément un emploi, qu'a...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet, rapporteur :

La crise a contribué au développement du télétravail. Un grand nombre de salariés s'y sont mis par la force des choses et il pourrait tendre à se généraliser à l'avenir. Nous considérons néanmoins qu'il convient d'adapter le cadre des nouvelles pratiques professionnelles, notamment pour le télétravail. Il ne s'agit pas de fonctionner uniquement en télétravail, mais dans les pratiques managériales, de permettre des évolutions professionnelles visant à tenir compte de ce nouveau mode de relation. Il convient de déterminer les conditions dans lesquelles le télétravail peut être pratiqué, pour concilier à la fois les préoccupations des collaborateurs dans leur vie quotidienne et les objectifs que doivent poursu...

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

La dix-neuvième recommandation s'adresse à France compétences, compétent en matière de certification. Il est dit que 80 % des métiers d'aujourd'hui n'existeront plus demain, ce que je ne crois pas. Les métiers évolueront, sans nécessairement disparaître. Néanmoins, pour assurer cette évolution, la certification apparaît indispensable. Il s'agit de reconnaître cette évolution, notamment dans le cadre des formations réalisées. Entre trois et cinq ans sont nécessaires à ce qu'une formation soit inscrite dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). L'école européenne des métiers de l'internet (EEMI), comme l'école Cuisine mode d'emploi(s) du chef Thierry Marx nous ont fait savoir que cette durée est trop longue. N...