Interventions sur "apprentissage"

1221 interventions trouvées.

Photo de Jean-Luc FichetJean-Luc Fichet :

...e ambition concrète de sensibiliser davantage la population aux gestes qui sauvent. Ont également été rétablies les dispositions relatives à l'instauration d'une journée nationale de lutte contre l'arrêt cardiaque, ainsi que la sensibilisation des élèves du second degré aux gestes qui sauvent. Je souscris pleinement à ce rétablissement ; j'avais, pour ma part, proposé de réintroduire un module d'apprentissage des gestes de premiers secours dans le cadre de la journée défense et citoyenneté. Cela dit, nous nous rejoignons quant aux objectifs et je me félicite de l'instauration d'un continuum éducatif entre le premier degré et le second, qui favorisera un réel apprentissage des gestes de premiers secours. Par ailleurs, les salariés qui le souhaitent pourront également bénéficier d'une sensibili...

Photo de Ronan DantecRonan Dantec :

...s, ainsi que de renforcer le sentiment de citoyenneté et la cohésion de nos sociétés, point sur lequel je veux insister. La sensibilisation des élèves au secourisme et le droit à la formation aux premiers secours pour tout salarié sont, certes, déjà prévus par les règlements en vigueur, mais ils mériteraient d'être plus largement diffusés et mis en œuvre. Nous avons des marges de progrès, tant l'apprentissage de ces gestes constitue aussi une porte d'entrée dans la citoyenneté. Nous devons absolument mettre en place une politique ambitieuse et cohérente, permettant aux individus d'être formés lors de toutes les grandes étapes de la vie. Il s'agit d'un sujet tout à fait fondamental pour l'ensemble de nos concitoyens, notamment pour ceux qui, bien que déjà formés, ne se sentent pas capables, faute de pr...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet :

...ommandations. Ces recommandations portent, premièrement, sur l'éducation nationale : il convient de briser le cloisonnement qui nous semble exister entre celle-ci et le monde économique. Il faut accentuer les efforts d'information des familles en vue de l'orientation des jeunes et permettre aux enseignants de mieux appréhender les questions économiques et la vie des entreprises. Deuxièmement, l'apprentissage, madame la ministre, est un sujet de préoccupation fort. Les besoins en la matière sont à la fois conjoncturels – les difficultés de recrutement auxquelles sont confrontés les centres de formation des apprentis aujourd'hui le montrent bien – et structurels. Il importe de faire en sorte que ce mode de formation, qui est vraiment adapté aux besoins de l'entreprise, soit davantage utilisé dans notre...

Photo de Joël LabbéJoël Labbé :

Je remercie la délégation sénatoriale aux entreprises d'avoir proposé ce débat sur une thématique importante. Le rapport d'information de nos collègues Michel Canevet et Guy-Dominique Kennel présente de nombreux axes de travail, s'agissant notamment du soutien à la formation et à l'apprentissage, du rôle de Pôle emploi et de la transmission des savoirs des seniors. Nos collègues s'interrogent à juste titre sur l'insertion des jeunes diplômés. Si les solutions proposées sont là aussi intéressantes, je voudrais souligner une difficulté émergente, qui, selon moi, va s'accentuer fortement : le refus croissant des jeunes diplômés de travailler pour des entreprises ne correspondant pas à leur...

Photo de Céline BrulinCéline Brulin :

...ées et à l'enseignement professionnels est inquiétant : moins d'heures d'enseignement général, moins d'enseignements professionnels, des programmes tirés vers le bas, autant d'éléments laissant présager une dégradation de cette voie de formation. Voilà de quoi renforcer la critique, un brin orientée, selon laquelle l'éducation nationale ignorerait tout du monde de l'entreprise... La réforme de l'apprentissage que vous avez engagée, madame la ministre, renforce ces craintes. En effet, confier cette voie aux seules branches professionnelles laisse place à une vision court-termiste en matière de formation, alors qu'il faut préparer nos jeunes à évoluer tout au long de leur carrière. Nous nous inquiétons aussi pour le maillage territorial des centres de formation d'apprentis, jusqu'ici assuré par les rég...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet :

Développer l'apprentissage est essentiel pour préparer les jeunes aux métiers de demain. Or, madame la ministre, le plan de relance ne comprend pas de dispositions législatives ou réglementaires en la matière, alors que nous sommes à l'orée de la préparation de la prochaine rentrée. Qu'en est-il ? S'agissant du maintien en CFA pendant trois à six mois des jeunes ne trouvant pas de maître de stage, quelles sont les modalit...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet :

...les entreprises pourront accueillir les apprentis. Par ailleurs, l'Union des apprentis de France nous a signalé qu'il faut faire attention aux effets d'aubaine, des entreprises n'ayant pas bénéficié de l'aide pouvant être amenées à licencier des apprentis afin de pouvoir y prétendre. Nous devons être efficients, pour qu'il y ait plus de 500 000 apprentis l'année prochaine, et veiller à ce que l'apprentissage reste une voie d'excellence !

Photo de Catherine DerocheCatherine Deroche :

...uation des compétences avec les emplois recherchés. Or c'est à l'échelle locale qu'offre et demande peuvent être mises en relation le plus efficacement, d'où la recommandation n° 24 : confier aux régions le pilotage des politiques de l'emploi. Les initiatives menées par les régions sont nombreuses. La région Pays de la Loire s'est impliquée fortement dans cette voie, dès 2015 : les assises de l'apprentissage ont contribué aux excellents résultats de notre région en la matière ; de même, les formations courtes d'adaptation à l'emploi ont concouru à faciliter la reconversion. Grâce à leurs compétences économiques et à leur connaissance du tissu entrepreneurial, les régions ont pu agir positivement. Pourtant, les dernières tentatives de décentralisation se sont montrées inefficaces, parce qu'elles n'on...

Photo de Jean-Louis TourenneJean-Louis Tourenne :

Ma question s'intitulait : « Comment adapter la population des demandeurs d'emploi aux changements de métiers ? ». Dans ce cadre, je crois profondément à la nécessité de développer une formation intellectuelle la plus élevée possible si nous voulons préserver l'avenir. En effet, la tentation est grande de ne voir que le court terme et de privilégier, dans l'apprentissage, la formation pratique, manuelle et technique. Je suis également très attaché à la dynamique des territoires, car je crois que c'est de cette façon que des emplois peuvent être créés. Seule la mobilisation de l'ensemble de la population nous permettra de garder des entreprises et de développer nos territoires et leur attractivité.

Photo de Pascale GrunyPascale Gruny :

...ec 191 000 postes à pourvoir d'ici à 2022, la France connaît une réelle pénurie de compétences en matière numérique. Plus grave encore : l'illectronisme touche près de 20 % de nos concitoyens. Ce constat appelle des mesures fortes. La première urgence est de renforcer l'information du grand public en inscrivant le numérique dans la logique du système éducatif, sur le modèle des pays nordiques. L'apprentissage des usages du numérique doit aller de pair avec celui de la lecture. D'autres pistes doivent être explorées, comme la systématisation de l'évaluation numérique de tous les enseignants et élèves, ou encore la création d'un baccalauréat professionnel « services numériques ». On retrouve bien sûr ce manque de compétences numériques au sein de l'entreprise. Beaucoup de dirigeants de PME n'ont pas c...

Photo de Vincent SegouinVincent Segouin :

...que doit aussi saisir cette chance. C'était le premier point de mon intervention. Par ailleurs, je suis chef d'entreprise. Comme mes collègues, nous avons négligé l'accueil des jeunes et la formation à cause des contraintes imposées par l'inspection du travail à une époque, il faut le rappeler. Mais nous sommes conscients qu'une entreprise n'a pas d'avenir si elle ne forme pas. L'alternance et l'apprentissage à tous les niveaux sont donc d'excellentes choses que nous devons encourager. Pour accélérer ce processus, ne serait-il pas opportun d'appliquer une réduction sur la taxe sur les salaires pour ceux qui forment et qui forment bien, et, inversement, d'appliquer une majoration pour ceux qui ne forment pas ou mal ?

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel :

...ons de faire au travers des vingt-quatre propositions que vous avez sous les yeux. J'ai compris qu'elles avaient été lues : j'espère qu'elles seront pour certaines entendues, voire traduites dans les faits. Je voudrais vous donner deux ou trois exemples. Tout d'abord, la délégation est exemplaire, parce qu'elle intègre elle-même un apprenti dans son équipe. Nous avons fait la démonstration que l'apprentissage peut fonctionner. À titre personnel, ayant été directeur d'un centre de formation d'apprentis et inspecteur en charge de l'apprentissage plus généralement, je dois vous dire que je suis heureux que l'on découvre enfin les vertus de l'apprentissage. J'ajoute que les propositions qui ont été faites ici, dans cet hémicycle, comme la loi sur l'apprentissage de 2016, étaient vraiment concrètes ; cert...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet, rapporteur :

...re de propositions de la Délégation sénatoriale aux entreprises, notamment pour établir des critères permettant d'apprécier la réalité des situations publiées par les établissements. Il convient de développer ces outils. Je songe notamment au taux d'insertion par l'emploi des jeunes, au taux de chômage de la zone d'emploi, au taux de poursuite d'études, ou encore au taux de rupture des contrats d'apprentissage. Il nous a semblé nécessaire que des informations plus nombreuses soient disponibles pour les familles. C'est le sens de cette deuxième recommandation. Nous avons également estimé qu'il convenait d'améliorer l'accompagnement des familles dans l'orientation de leurs enfants.

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

...forte participation de l'ensemble des entreprises et des établissements scolaires. Cette journée devrait avoir lieu à une période propice, lorsque les jeunes sont amenés à réaliser des choix d'orientation, par exemple aux environs des mois de février ou mars. Nous souhaitons que cette journée puisse produire un impact national, à différents niveaux de la scolarité (lycées, enseignement supérieur, apprentissage). Sa finalité n'est pas uniquement l'orientation et l'insertion professionnelle, mais également l'équilibre humain des jeunes.

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

La septième recommandation constitue un complément à l'ensemble du dispositif post-crise sanitaire déjà proposé par le Gouvernement. Nous pensons qu'il faut aller plus loin, notamment en ce qui concerne les jeunes dont le contrat d'apprentissage serait rompu par une entreprise en difficulté, ou pour lesquels un contrat était prévu, mais n'a pu être signé. Il est urgent de leur permettre de ne pas perdre le statut d'apprenti, et de leur donner une année supplémentaire, de mars 2020 à mars 2021. Les modalités d'une reprise des contrats devront être définies entre l'État et les régions. Il y aura vraisemblablement des dizaines de milliers d...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet, rapporteur :

L'alternance et l'apprentissage sont des éléments extrêmement importants, et il convient de les encourager. Nous nous apercevons, malgré un certain nombre d'éléments d'information dont les familles peuvent disposer, que les taux d'échec en apprentissage sont significatifs. Certaines orientations ne sont pas bonnes. Des journées de découverte des différents métiers permettraient ainsi de consolider le choix des jeunes. C'est l'o...

Photo de Guy-Dominique KennelGuy-Dominique Kennel, rapporteur :

Notre neuvième recommandation prévoit de garantir un temps de mise en situation professionnelle ou de formation d'adaptation préalable au contrat d'apprentissage. En effet, l'association nationale des apprentis de France nous a indiqué que 50 % des ruptures de contrats auraient pu être évitées si les jeunes avaient pu bénéficier d'un aperçu concret des métiers auxquels les mène la formation. Une mise en contact préalable apparaît donc indispensable. Sous le conseil des parents ou de leurs enseignants, les jeunes choisissent parfois un métier sans bien le ...

Photo de Michel CanevetMichel Canevet, rapporteur :

Le développement de l'apprentissage avant-crise était conséquent, puisque près de 500 000 jeunes sont en situation d'apprentissage. Il convient de poursuivre ces efforts. Nous avons identifié parmi les freins existants des facteurs financiers. Le centre de formation ou l'entreprise d'un certain nombre d'apprentis ne sont pas toujours à proximité de leur résidence. Cela génère parfois des charges très lourdes pour ces jeunes (nouvea...

Photo de Pascale GrunyPascale Gruny :

J'ai retenu notamment que des financements devaient être apportés, en particulier par l'État et les régions, pour reprendre les contrats d'apprentissage et d'alternance dans l'après-crise. Je suis élue d'un département particulièrement pauvre. Nous aurons le plus grand mal à assurer nos missions liées au revenu de solidarité active (RSA) avec des financements toujours à la baisse. Par ailleurs, la mise en oeuvre de la clause de dédit-formation oblige à demander de l'argent à l'apprenti, ce qui est toujours délicat, car leurs salaires sont souve...

Photo de Fabien GayFabien Gay :

Je souhaiterais revenir sur la question de l'apprentissage et de l'alternance. Celle-ci était déjà importante avant la crise sanitaire, et est appelée à devenir encore plus essentielle dans les mois à venir. De nombreux chefs d'entreprise soulignent leur difficulté à trouver des compétences. Or il existe entre 4 et 6 millions de chômeurs, selon les chiffrages. Aller chercher les compétences apparaît donc comme un enjeu essentiel, de même que la formation...