Interventions sur "audiovisuel"

1100 interventions trouvées.

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je ne pense pas que ce soit une simple question de moyens. La notion d'audiovisuel extérieur m'interroge, je trouve incroyable que France 24 en langue arabe ne soit pas diffusée en clair dans toute la France par exemple. Je m'interroge également sur une construction audiovisuelle européenne, au-delà d'Arte. Pourrait-on développer un média fournissant de l'information sur l'Europe et fondé sur des valeurs européennes ? Plus globalement, je pense que la stratégie et la fonctionn...

Photo de Catherine DumasCatherine Dumas :

Je pense qu'il y a un problème de moyens mais surtout de volonté politique. Je voudrais savoir si vous pensez que le Gouvernement prend bien la mesure de l'importance de l'audiovisuel extérieur.

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon :

Avant même la question des moyens, c'est la volonté politique qui apparaît insuffisante. Le débat qui existe actuellement sur la langue à privilégier entre le chinois et le portugais est symptomatique. On devrait développer des émissions dans ces deux langues. Le portage politique de l'audiovisuel extérieur est donc limité. Je souhaiterais par ailleurs savoir ce que vous pensez de la diversification des ressources de France 24 et de la possibilité de faire appel à d'autres ressources, notamment privées ?

Photo de Claudine LepageClaudine Lepage :

Merci pour ce rappel historique du développement de l'audiovisuel extérieur français. Je porte un regard un peu différent en tant que Française à l'étranger dans la mesure où TV 5 et France Médias Monde jouent un rôle important pour la communauté des expatriés. La diffusion des émissions françaises en langue étrangère en France doit être soutenue, notamment en ce qui concerne les émissions en arabe. En Afrique, RFI joue un rôle important et est diffusée dans de...

Photo de David AssoulineDavid Assouline :

...ocratique. Nous sommes tous révoltés lorsqu'on évoque l'influence russe ou chinoise, et on ne peut donc pas souhaiter faire la même chose : non seulement nous n'aurions pas assez d'argent pour y parvenir, mais ce qu'on veut, c'est assurer le rayonnement culturel de la France et la diffusion de nos valeurs. Seul le ministère de la culture peut porter ce projet, il ne faut pas essayer de faire de l'audiovisuel public le bras armé de la diplomatie française. J'ai bien compris que ce n'est pas ce qu'on cherche à faire avec France Médias Monde, mais les mots peuvent influencer les concepts.

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

Certains pays comme la Chine développent une politique dynamique en matière d'audiovisuel extérieur tout en limitant très fortement la diffusion des médias étrangers sur leur sol. Que pensez-vous du principe de non-réciprocité en matière d'audiovisuel extérieur ? On constate qu'il n'y a pas encore de modèle européen en matière d'audiovisuel extérieur. Le financement est porté par la contribution à l'audiovisuel public (CAP) en France, les dotations budgétaires en Allemagne. La Grande...

Photo de Joëlle Garriaud-MaylamJoëlle Garriaud-Maylam :

Je me réjouis de l'initiative de la commission de la culture de vous entendre Monsieur le secrétaire général. En tant que rapporteur pour avis au nom de la commission des affaires étrangères des crédits de l'audiovisuel extérieur, je crois important que les Affaires étrangères soient au coeur de cette problématique car il en va de la place de la France à l'étranger. Nous devons mettre fin à cette situation de baisse continue des budgets de l'audiovisuel extérieur. Il est inadmissible que France 24 ne soit plus diffusée dans la région de New-York, lieu emblématique de la diplomatie internationale, pour une écon...

Photo de Michel LaugierMichel Laugier :

Selon vous, qui a la tutelle de l'audiovisuel public extérieur ? Celle-ci est partagée entre le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la culture. Mais j'ai l'impression qu'au final c'est le ministère de l'Économie qui décide... Jean-Pierre Leleux a parlé tout à l'heure de mutualisations des moyens. Je voudrais évoquer ici l'Agence France-Presse (AFP) qui a un réseau très développé à l'étranger et qui réalise un...

Photo de Catherine DumasCatherine Dumas :

La question de l'audiovisuel extérieur comme vous l'avez souligné participe des politiques régaliennes de l'Etat : l'influence des médias dans le monde est importante. L'Etat a réaffirmé que son objectif était d'atteindre une audience de 150 millions de personnes par jour. Pensez-vous que cela soit compatible avec les restrictions budgétaires et avec le rapprochement entre l'AFD et France Médias Monde ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je tiens tout d'abord à relativiser la mesure d'audience effectuée par France Médias Monde et RFI qui sont, comme vous le savez, déclaratives. La vraie question est celle de la stratégie et surtout des objectifs recherchés. Quelle est la vision de France 24 et quelle est sa ligne éditoriale ? Dans certains pays l'audiovisuel extérieur n'est pas en lien avec la politique étrangère française voire, comme au Cambodge, semble soutenir un gouvernement contesté. Il ne faudrait pas que la préservation de l'influence française se fasse au détriment de nos valeurs et au prix de compromissions. Je m'interroge enfin sur la décision prise sans aucune transparence de lancer une antenne de France 24 en espagnol pour un impact prob...

Photo de Laure DarcosLaure Darcos :

Il me paraît essentiel de valoriser les productions de très grande qualité du service public de l'audiovisuel en recourant à des traductions plutôt que de développer, à grands prix, des programmes locaux. Cela permettrait de mieux faire rayonner la culture française.

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon :

Pourriez-vous expliciter vos propos sur les conséquences du traité d'Aix-la-Chapelle et son articulation avec la réforme de l'audiovisuel ?

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux, rapporteur des crédits de l'audiovisuel :

Notre commission a organisé, en juillet dernier, un colloque consacré à l'avenir de l'audiovisuel public en Europe. Compte tenu de votre carrière passée toute entière dans l'audiovisuel public, comment décririez-vous les principes et les valeurs de l'audiovisuel public au XXIe siècle ? On ne peut que se réjouir qu'un responsable d'un grand groupe de médias soit proposé pour intégrer le collège du CSA. À l'avenir, il serait d'ailleurs sans doute intéressant qu'un responsable d'un grand groupe...

Photo de David AssoulineDavid Assouline :

...à pied pour avoir pris part à un système de faux journaux télévisés tournés pour vanter les mérites de l'industrie pharmaceutique, et que, alors que vous étiez rédacteur en chef du 19/20 de France 3 en 2014, vous avez supprimé du journal un scoop concernant l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. Que répondez-vous à ces allégations ? Par ailleurs, je considère qu'avoir fait sa carrière dans l'audiovisuel public constitue un point positif. Cela ne vous met pas en situation de conflit d'intérêts car la mission de service public est une mission d'intérêt général que doit aussi garantir le CSA. La télévision en continu a un avantage concurrentiel sur le direct. Or, le direct aujourd'hui, c'est avant tout le sport et l'information. Le sport a quasiment disparu de l'audiovisuel en clair, gratuit, et, ...

Photo de Michel SavinMichel Savin :

Comment le CSA peut-il intervenir pour lutter contre le piratage des diffusions des événements sportifs ? Ce piratage met en danger certaines filières sportives car les droits audiovisuels contribuent au financement du sport amateur.

Photo de Damien RegnardDamien Regnard :

...n'est pas adopté avant la fin mars, il risque d'être reporté à 2021. Peut-on faire chacun quelque chose dans nos pays ? Dans le contexte des migrations, je trouve dommage la suppression de la diffusion en langue turque, la Turquie restant un enjeu stratégique important pour l'Europe. Ne peut-on pas envisager une chaîne européenne ? Comment toucher les populations si les pays n'ouvrent pas leur audiovisuel, si nous avons des problèmes de droits, si nos médias sont coupés ou brouillés ? Comment atteindre les migrants dans les hot spots, dans les camps - il n'y a pas de téléviseurs dans les tentes des camps au Liban -, et dans leur pays, en Libye par exemple, avant qu'ils partent ? De quels moyens disposons-nous pour y parvenir ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je suis étonné que la présidence du Sénat ne nous ait toujours pas demandé notre avis sur sa nomination d'un membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Le précédent collège a quitté ses fonctions. La commission aurait dû être informée.

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

...ts d'objectifs et de moyens (COM) déterminent, pour chaque société publique, « le montant des ressources publiques devant lui être affectées ». Depuis 2017, ces contrats ne sont pas respectés par l'État, et aucune annonce concernant la préparation d'avenants n'a été faite. Si l'on considère que la garantie des ressources dans le temps est aujourd'hui la principale condition de l'indépendance de l'audiovisuel public, ce non-respect est une atteinte sévère à cette même indépendance. Le CSA n'a pas cru bon de se dresser jusqu'à présent contre cette situation. Comptez-vous oeuvrer pour faire évoluer la position de l'autorité sur ce point afin de réaffirmer l'indépendance de l'audiovisuel public et donc la nécessité de garantir des moyens dans le temps ? Le colloque européen « Comment réenchanter l'audio...

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

...fait que nous participions à votre nomination, le CSA apparaît de plus en plus comme un « colégislateur » : nous votons des lois, puis l'exécutif prend des décrets d'application. Or il semble que la volonté du CSA prime de plus en plus sur celle du Conseil d'État en matière d'orientation. Je ne vous cache pas que nous nous sommes étonnés de certaines libertés prises par le Conseil supérieur de l'audiovisuel quant à l'interprétation, par exemple, de l'amendement de notre collègue Jean-Pierre Plancade adopté dans le cadre de la loi de 2013 sur la répartition des droits audiovisuels : nous étions très loin de ce qu'avait adopté la représentation nationale... Autre exemple : la loi du 20 décembre 2016 relative à la suppression de la publicité commerciale dans les programmes jeunesse de la télévision pu...

Photo de David AssoulineDavid Assouline :

M. Maistre et moi nous connaissons, notamment pour avoir travaillé ensemble sur le dossier Presstalis. Je sais qu'il a oeuvré, au sein du cabinet de François Léotard, à l'élaboration de la loi qui ordonne encore aujourd'hui notre écosystème audiovisuel et à l'éclosion de la TNT. Il s'agit d'atouts essentiels au moment de repenser tout cet ensemble. Vous avez marqué votre parcours, effectué en partie dans des cabinets qui ne sont pas de mon bord politique, de vos grandes compétences. Vous avez notamment occupé ces fonctions dans des périodes de cohabitation. Vous connaissez donc tout de l'art du compromis... Il me semblait important de souligne...