Interventions sur "cancer"

216 interventions trouvées.

Photo de Annick BillonAnnick Billon, co-rapporteure :

Il y a sans doute une corrélation entre le fait que la majorité des femmes consultent un gynécologue et le diagnostic précoce des cancers du sein et de l'utérus. N'y aurait-il pas un travail à faire auprès des médecins traitants pour améliorer le dépistage du cancer chez les hommes ? Pr. Agnès Buzyn. - Pour le dépistage du cancer de la prostate, les laboratoires font désormais l'objet d'une certification et se voient attribuer un critère qualité, ce qui est une garantie contre les erreurs de dosage. La détection est discutable : ...

Photo de Michelle MeunierMichelle Meunier :

...mentaire. Il est rare qu'un patient ne se traite que par l'acupuncture. En tant que praticien, j'ai constaté que ce type de médecine avait davantage de succès auprès des femmes, mais aucune étude ne le confirme - ces soins n'étant pas remboursés, les données manquent. Si j'ai répondu à votre invitation, c'est que votre sujet m'a donné matière à réflexion, car jamais on n'a abordé la question du cancer sous cet aspect genré. J'ai ainsi été amenée, pour préparer cette réunion, à retravailler les données dont nous disposons à l'INCa. Ce sujet m'a également incitée à réfléchir à une personnalisation des messages de prévention adressés à la population. Des campagnes de communication différenciées seraient sans doute plus efficaces, notamment pour la prévention du cancer du côlon. Les femmes n'ont ...

Photo de Marie-Pierre MonierMarie-Pierre Monier :

Certaines professions prédisposent-elles davantage au déclenchement d'un cancer ? Je pense aux agriculteurs et viticulteurs, chez qui l'utilisation de pesticides favoriserait le développement du cancer du cerveau. Le voisinage d'une centrale nucléaire peut-il expliquer certains cancers ? Enfin, une polémique existe sur un lien entre mammographie et aggravation du cancer du sein. Qu'en pensez-vous ?

Photo de Corinne BouchouxCorinne Bouchoux :

Y a-t-il un lien entre le cancer du col de l'utérus et les pratiques sexuelles ? La recherche ne s'est pas beaucoup intéressée aux différences de développement du cancer de l'utérus chez les femmes selon qu'elles sont hétérosexuelles, homosexuelles ou bisexuelles. Pr. Agnès Buzyn. - Certaines professions sont plus exposées que d'autres au risque du cancer. En ce qui concerne les agriculteurs, le seul risque supérieur avéré est...

Photo de Marie-Pierre MonierMarie-Pierre Monier :

je voulais parler de l'exposition aux rayons. Pr. Agnès Buzyn. - En effet, plus on s'expose aux rayons ionisants, plus on augmente le risque de cancer du sein : il apparaît que 1 % des occurrences est lié à cette cause. Cela nous incite à ne recommander le dépistage qu'à partir de 50 ans car le bénéfice-risque devient, à partir de cet âge, intéressant. Nous ne sommes pas favorables, en revanche, à un dépistage systématique à 40 ans. Des études sont en cours sur le HIV et le cancer, en partenariat avec l'Agence nationale de recherche sur le sida...

Photo de Brigitte Gonthier-MaurinBrigitte Gonthier-Maurin :

...aient être publiés à la fin du premier semestre de cette année. Si nous prouvons que le vaccin ne favorise pas le développement de maladies dégénératives, comme la sclérose en plaques, nous pourrons mettre fin à la polémique et recommander le vaccin. Un vaccin peut déclencher une maladie sans forcément en être la cause : il ne fait que l'accélérer. Plus on vaccine tôt, plus on réduit le risque de cancer du col de l'utérus. Le Haut Conseil de la santé publique recommande l'âge de 11 ans plutôt que 14 ans.

Photo de Laurence CohenLaurence Cohen :

...ent apparaître des maladies dégénératives, la sclérose en plaque par exemple. C'est pourquoi il n'était pas judicieux de recommander le vaccin contre l'hépatite B à cet âge. Le lien entre vaccin et maladie est réel. Néanmoins, la maladie peut se déclencher même sans le vaccin. Le papillomavirus est la première cause de mortalité des femmes dans le monde entier, car il favorise le développement du cancer de l'utérus. Dans des pays comme l'Inde ou la Chine, où les femmes n'ont pas accès au gynécologue, le vaccin sauverait bien des vies. En France, on recense entre 3 000 et 4 000 cas de cancer du col de l'utérus, chaque année, dont 1 500 cas mortels. C'est le seul cancer dont la mortalité recommence à augmenter. Les facteurs socioéconomiques sont déterminants. Les victimes sont surtout des femmes q...

Photo de Vivette LopezVivette Lopez :

Dans le sud, des enfants très jeunes s'exposent au soleil. Y a -t-il un risque cancérigène ? Pr. Agnès Buzyn. - L'exposition aux UV naturels ou artificiels comporte toujours un risque très élevé de développement d'un mélanome. Dans le plan cancer, nous avions tenté de faire interdire les cabines de bronzage, comme en Australie. Nous avons échoué. Le décret prévu pour informer les clients est bloqué au Conseil d'État sous la pression du lobby des professionnels du bronzage. Il s'agit là d'un vrai enjeu de santé publique. Chaque année, au mois de juin, nous menons une campagne d'information, avec le soutien de l'Institut national de prévent...

Photo de Isabelle DebréIsabelle Debré :

...voir des précisions sur deux points. L'accès au crédit des personnes souffrant d'un problème grave de santé a été facilité en 2011. Disposez-vous de données sur l'efficacité des mécanismes mis en place et sur l'évolution du comportement des banques et organismes de crédit, qui auparavant refusaient très souvent d'octroyer un prêt aux personnes atteintes d'une maladie sérieuse, en particulier d'un cancer ? Par ailleurs, la prise en charge des enfants doit être différente de celle des adultes. Si des traitements spécifiques se développent, car leurs caractéristiques physiques ne sont pas les mêmes, il n'y a pas assez d'accompagnement psychologique de l'enfant et de la famille dans cette épreuve. De même, la structuration de la cancérologie infantile me semble insuffisante. Quel rôle l'INCa peut-i...

Photo de Gilbert BarbierGilbert Barbier :

Pour le traitement du cancer, beaucoup de nouvelles approches dépendent du privé, des recherches menées par les laboratoires pharmaceutiques. Pour les essais cliniques, en particulier les phases II et III, quelles relations l'INCa entretient-il avec les laboratoires, qu'ils soient français ou étrangers ? Par ailleurs, comment s'organise le travail de l'INCa par rapport à celui de la Haute Autorité de santé (HAS) ? Celle-ci ...

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia :

Vous avez suivi un parcours atypique pour parvenir aux fonctions qui vont être les vôtres, et j'apprécie que vous ayez une expérience poussée en matière d'informatique. Avez-vous déjà des idées d'amélioration du fonctionnement des systèmes d'information dans les hôpitaux spécialisés dans la lutte contre le cancer ? Par ailleurs l'INCa est situé en Seine-Saint-Denis, alors que c'est dans le Val-de-Marne que se trouve le pôle de référence en matière de cancérologie. Cette implantation pose-t-elle des problèmes en matière de coordination ? Enfin, vous avez fait référence aux inégalités d'accès aux traitements selon la catégorie socioprofessionnelle. Mais elles sont aussi liées au territoire : même en régio...

Photo de Patricia BordasPatricia Bordas :

J'apprécie la vision de Monsieur Breton et les axes de l'action qu'il envisage d'entreprendre à la tête de l'INCa. En Corrèze, département rural, je suis confrontée au quotidien à des inégalités à la fois sociales et territoriales. Comment les réduire ? Il me semble également qu'il faut mettre plus de cohérence entre les associations qui s'impliquent dans l'aide aux malades du cancer. Malgré leur bonne volonté évidente, leur coordination est insuffisante : l'INCa ne pourrait-il pas intervenir dans ce domaine ? Le lien ainsi créé serait très bénéfique aux patients. Enfin, des progrès ont été réalisés dans le suivi des enfants atteints d'un cancer, mais l'accompagnement des familles doit encore se développer. Il doit prendre en compte les contraintes professionnelles des paren...

Photo de Catherine DerocheCatherine Deroche :

Ce troisième plan cancer contient des mesures intéressantes, que ce soit en matière d'accompagnement des malades, de dépistage ou de prévention. Le rôle du tabac est majeur, et il faut jouer sur le prix. Bien que cette question n'ait pas encore été tranchée par le ministère, je tiens à rappeler que le rapport sur la fiscalité comportementale que j'avais réalisé avec Yves Daudigny préconisait une hausse forte sur les cinq...

Photo de Dominique WatrinDominique Watrin :

L'importance des inégalités territoriales et sociales de santé face au cancer est indéniable. Ma région, le Nord-Pas-de-Calais, bat des records mondiaux en la matière tout en ayant un centre d'excellence à Lille. Comment réduire les retards de soins dans ces territoires ? Vous mettez à juste titre en avant votre vision intégrée de l'action de l'INCa, qui est tout à fait pertinente. Vous avez également souligné les difficultés de réinsertion professionnelle que rencontrent...

Photo de Catherine DerocheCatherine Deroche :

Je vous remercie pour cette présentation. Dans le cadre du rapport consacré à la fiscalité comportementale, Yves Daudigny et moi-même avons rappelé que l'augmentation du prix du tabac avait prouvé son efficacité sur la diminution de la consommation dans le cadre du premier Plan cancer. Nous avons préconisé une hausse du prix du tabac de 10 % par an pendant 5 ans, ce qui semble correspondre aux attentes des tabacologues et des pneumologues. Ceux-ci se félicitent également du renforcement de l'aide au sevrage tabagique, tout en demandant un élargissement de la tranche d'âge bénéficiaire de cette mesure. En ce qui concerne le dépistage, de nombreuses inquiétudes ont été exprimé...

Photo de Catherine GénissonCatherine Génisson :

Je vous félicite pour la qualité de votre présentation, qui montre bien en quoi le nouveau plan place le patient au coeur de la prise en charge du cancer ; il serait intéressant que la même approche soit retenue pour d'autres pathologies. La question qui me taraude est celle de la perte de chances ; pouvez-vous nous en dire plus ? Quant aux indicateurs de qualité des établissements, ils doivent aussi tenir compte de leur environnement. Dans ma région, le Nord Pas-de-Calais, les mauvais indicateurs s'expliquent en partie par le recours tardif aux s...

Photo de Gilbert BarbierGilbert Barbier :

...alors que la presse relaie très largement les inquiétudes sur ce vaccin, les pouvoirs publics ne devraient-ils pas prendre position de manière plus ferme ? La même question pourrait être posée pour les vaccins contre les hépatites B et C. D'une manière générale, certains protocoles font l'objet d'intenses discussions qui inquiètent légitimement les patients, s'agissant par exemple du dépistage du cancer de la prostate ou du traitement préventif du cancer de la thyroïde : sur tous ces sujets, la Haute Autorité de santé (HAS) pourrait mettre à jour ses recommandations. Si je considère le Plan cancer comme un très bon plan, je pense donc que beaucoup de patients attendent une ligne et une direction claires de la part des pouvoirs publics. Je m'interroge également sur les modalités de la définition...

Photo de Jean-Noël CardouxJean-Noël Cardoux :

La surexposition médiatique en matière de prévention fait que l'on entend tout et son contraire. Sans doute y aurait-il un effort de coordination à mener, qui ferait de votre institut la voix officielle de la prévention du public. Pouvez-vous nous donner quelques précisions sur le risque de cancer associé à l'exposition aux ondes électromagnétiques ?

Photo de Chantal JouannoChantal Jouanno :

La prévention et de l'environnement me paraissent d'une importance centrale et je regrette que l'on ait séparé les mesures liées à l'environnement du plan cancer. Le PNSE n'a pas le même poids ni la même capacité de mobilisation des acteurs de santé. Je suis par ailleurs convaincue que les études de cohortes, bien qu'elles soient très coûteuses, sont le seul moyen de mesurer l'importance des facteurs environnementaux dans les cancers. S'agissant du tabac, il est certain que certaines administrations centrales se trouvent en conflit d'intérêts. Nous devon...

Photo de Aline ArchimbaudAline Archimbaud :

Nous sommes particulièrement interpellés par le problème des terribles inégalités dans l'accès aux soins. Dans le département que je représente, la Seine-Saint-Denis, où la prévalence de cancers est forte, ces inégalités sont visibles. Dès lors, il paraît difficile d'attendre les mesures qui doivent être prises dans le PNSE. L'action sur les cancers professionnels me paraît également cruciale avec 2 millions de salariés exposés au risque cancérigène. Un comité de suivi de notre commission se penche actuellement sur les problèmes liés au désamiantage et on voit que le risque existe. ...