Interventions sur "changement"

145 interventions trouvées.

Photo de Jean-Michel HoullegatteJean-Michel Houllegatte :

Nous sommes tous convaincus de la nécessité de faire évoluer notre rapport à la nature, en opérant un changement de paradigme, pour passer d'une logique de domination et d'exploitation de la nature à une logique de coopération respectueuse voire fraternelle avec elle. Cependant, ce changement de relation ne doit pas nous conduire à une forme de divinisation de la nature, car celle-ci a parfois des travers. Les écosystèmes abritant la biodiversité demeurent très vulnérables aux invasions biologiques - je pe...

Photo de Jocelyne GuidezJocelyne Guidez, rapporteure :

...serai un amendement tendant à retenir plutôt le nom « Office national des combattants et des victimes de guerre ». Cette appellation permet de rassurer les acteurs associatifs quant à la continuité des missions de l'Office. Elle permet en outre de conserver le sigle ONaCVG et sa sonorité. L'ensemble des associations que j'ai auditionnées m'ont fait part de leur accord avec cette proposition. Ce changement de nom n'aura bien entendu pas d'impact sur les missions de l'Office, qui continuera notamment à entretenir la mémoire des conflits du passé. Je vous proposerai en outre de fixer par amendement la date d'entrée en vigueur de ce texte au 1er janvier 2023. Cela laissera le temps de faire un effort de pédagogie et de mettre en oeuvre les mesures pratiques nécessaires. Je connais, madame la minist...

Photo de Nadia SollogoubNadia Sollogoub :

Je remercie Mme la ministre pour ses propos et Mme la rapporteure d'avoir porté ce texte. J'espère que ce changement de nom aura des conséquences au niveau budgétaire. Le budget des anciens combattants a tendance à devenir un futur ancien budget... Ses contours devraient être définis pour lui permettre de financer de nouvelles missions ou, éventuellement, de nouvelles prestations pour les combattants. Nous nous servirons de ce changement symbolique au moment de la discussion du budget !

Photo de Frédérique PuissatFrédérique Puissat :

...ont moins nombreux, nous alertent sur la différence de perception entre le niveau national et le niveau local. En raison de la crise sanitaire, nous n'avons pas rencontré récemment d'anciens combattants, les assemblées générales ayant quasiment toutes été annulées. Il en va de même des cérémonies commémoratives. Nous n'avons donc pas eu l'occasion d'échanger avec nos associations locales sur le changement qui nous est proposé, et qui peut nous paraître anodin ici, au Sénat, mais qui peut avoir des incidences plus importantes au niveau local. Je soulève simplement la question de la temporalité de cette mesure. Est-il possible d'attendre que nous ayons rencontré les anciens combattants de nos départements pour nous assurer de l'absence de difficulté ?

Photo de Elisabeth DoineauElisabeth Doineau :

Je m'associe aux remerciements adressés à notre auteure-rapporteure et à Mme la ministre. Le changement de nom de l'ONACVG entraîne-t-il des conséquences sur le statut des combattants ? Je me souviens vous avoir interpellée, madame la ministre, à propos d'un jeune mort dans le cadre d'une OPEX pour lequel ses parents avaient souhaité obtenir une reconnaissance particulière : celle-ci leur avait été refusée parce qu'il n'était pas considéré comme un ancien combattant. Nous avons vécu ce drame ici au...

Photo de Victoire JasminVictoire Jasmin :

Je tiens à remercier, au nom de mon groupe, Jocelyne Guidez pour sa proposition de loi, que j'ai cosignée. Depuis septembre 2018, j'ai rencontré toutes les associations d'anciens combattants et de victimes de guerre de la Guadeloupe. Ce changement de nom correspond parfaitement à un de leurs souhaits. De jeunes Guadeloupéens ont été, et sont encore, présents sur différents théâtres d'opérations. La difficulté, c'est d'assurer la relève au sein de ces associations. Des personnes d'un certain âge tiennent encore le flambeau, mais les jeunes qui ont été en OPEX ne se sentent pas suffisamment impliqués, car on parle « d'anciens » combattants. ...

Photo de Jocelyne GuidezJocelyne Guidez, rapporteure :

J'ai souvent entendu dire que le changement que je propose n'était que « symbolique ». Mais la France est construite autour de symboles, qui sont très importants ! Madame Sollogoub, le budget de l'ONACVG est préservé pour 2021. Doit-on aller plus loin ? Je laisserai Mme la ministre répondre sur ce point. Madame Puissat, nous avons eu des retours, via le groupe d'études du Sénat, des associations du monde combattant dans les communes et ...

Photo de Jocelyne GuidezJocelyne Guidez, rapporteure :

L'amendement COM-3 permet de répondre à la question de Frédérique Puissat sur la temporalité. Afin de laisser à l'Office le temps de mettre en oeuvre le changement de nom prévu par la proposition de loi et d'en faire la pédagogie auprès du monde combattant, il fixe l'entrée en vigueur de la proposition de loi au 1er janvier 2023.

Photo de Christophe-André FrassaChristophe-André Frassa, rapporteur :

Par cohérence, avis défavorable à l'amendement n° 7. En séance, je rappellerai à M. Ravier qu'il est inutile de faire croire qu'un changement de titre puisse modifier le contenu d'un texte.

Photo de Françoise CartronFrançoise Cartron :

...nde question concerne l'impact des traités commerciaux internationaux sur le processus de transformation de l'agriculture et de l'alimentation. Les règles du commerce mondial et les accords de libre-échange qui se développent sont-ils un frein aux mutations nécessaires que vous avez présentées dans votre exposé ou bien l'organisation du commerce au niveau mondial est-elle neutre par rapport à ces changements ?

Photo de Jean-Luc FichetJean-Luc Fichet :

...nge, particulièrement chez les jeunes. Ma deuxième réflexion porte sur les freins économiques aux transformations du système agricole. Les agriculteurs sont aujourd'hui engagés dans des investissements considérables et, même s'ils sont conscients de la nécessité d'engager des mutations, ils sont financièrement incapables de le faire pour les dix à quinze ans qui viennent. En ce qui concerne les changements de pratiques agricoles et alimentaires, certains classements internationaux montrent que la France est plutôt bien placée. Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt regarder ce qui se passe ailleurs ? Ma dernière question portera sur vos nombreuses préconisations. Y en a-t-il une qui vous semble particulièrement urgente et prioritaire ? Jean-François Soussana. - Il est encore un peu tôt pour porter ...

Photo de Nadia SollogoubNadia Sollogoub :

...'était une organisation administrée qui appartient sans doute au passé, mais on peut envisager que des liens se tissent sous d'autres formes entre les grandes villes et les régions qui les entourent, aboutissant à une relocalisation des approvisionnements alimentaires. C'est ce qui s'esquisse par exemple, à une petite échelle, autour de l'agglomération dijonnaise. Je souligne toutefois qu'avec le changement climatique, on va vers une forme de vulnérabilité des productions agricoles locales. En 2016, on a eu un recul fort de la production de blé. De même, en 2003, concernant le blé et le maïs. Du fait de cette vulnérabilité, il faut pouvoir compter sur le marché mondial pour s'approvisionner. Vous avez raison d'alerter sur les plaquettes de bois. Leur développement, en Europe et en France, s'est ac...

Photo de Jean-Yves RouxJean-Yves Roux :

Je terminerai par l’adaptation de l’agriculture. Ce secteur sera le plus perturbé par le changement climatique. Pour autant, nous ne devons pas adopter une position défensive et pessimiste. J’ai la conviction que l’agriculture constitue un atout dans la transition climatique. Elle n’est pas le problème, mais une partie de la solution, si elle engage les transformations nécessaires. En même temps, l’agriculture française est vulnérable ; elle est confrontée à une concurrence internationale féro...

Photo de Ronan DantecRonan Dantec :

...apport à l’ère préindustrielle. Notre rapport n’est ni catastrophiste ni fataliste ; il est néanmoins sévère sur les retards pris dans la mobilisation des acteurs publics et des filières économiques, au-delà de quelques grandes structures scientifiques qui, pour leur part, sont engagées dans la réflexion et produisent des préconisations précises. Il montre ainsi que les défis de l’adaptation au changement climatique ne sont pas insurmontables. Nous avançons dix-huit propositions pour la mener avec succès. Mon collègue Jean-Yves Roux a présenté plusieurs réponses sectorielles, concernant notamment l’agriculture ou le bâti. J’évoquerai pour ma part des leviers d’action plus transversaux. Le premier d’entre eux est une mobilisation plus large des territoires dans les politiques d’adaptation. Nous e...

Photo de Sylvie VermeilletSylvie Vermeillet :

...ué, le 16 mai dernier, devant la délégation à la prospective, leurs travaux concernant les dérèglements climatiques. Les impacts du réchauffement sont ciblés, cartographiés selon les différentes régions de France, exposant clairement ce à quoi l’on peut s’attendre d’ici à 2050 et après. Considérant l’urgence et la nécessité du concours de chacun pour lutter contre les conséquences dramatiques du changement climatique, madame la ministre, ne pensez-vous pas qu’il faille créer une compétence « réchauffement climatique » dévolue à l’État, aux régions, aux départements, aux EPCI et aux communes, afin que chacun saisisse dès maintenant l’occasion d’anticiper et d’intégrer ces changements dans tout projet ? Par exemple, il faudrait permettre aux communes, à l’occasion de travaux ou de constructions, de p...

Photo de Sylvie VermeilletSylvie Vermeillet :

Madame la ministre, je vous remercie de votre réponse encourageante. Comme on l’a fait pour la mise en œuvre de l’accessibilité des locaux aux personnes handicapées, il faudrait rendre systématique la prise en compte des effets du changement climatique pour tous les marchés publics, puis, en conséquence, pour les travaux dans toutes les collectivités. Au-delà du soin apporté à la qualité des bâtiments, il faut se prémunir aujourd’hui des inondations, de l’assèchement, de la disparition de nos forêts, car les scolytes et autres parasites y font actuellement des ravages incommensurables. Il nous faut donc agir conjointement et immédia...

Photo de Nicole BonnefoyNicole Bonnefoy :

...resses, les inondations, etc. Au vu de ces enjeux et de ces défis, il semble crucial de réorienter les politiques publiques dès maintenant et d’investir dans le service public pour protéger et accompagner les populations et les élus des territoires. C’est pourquoi les dispositifs de prévention et d’accompagnement des élus locaux et des sinistrés doivent être placés à la hauteur des enjeux. Les changements climatiques entraînent des bouleversements profonds de nos écosystèmes au-delà des nécessaires évolutions de nos modes de vie ; ils bouleversent toute l’organisation de notre société. Madame la ministre, à quand des politiques ambitieuses, qui permettront d’accompagner ces changements en faisant les efforts nécessaires pour prévenir les conséquences du dérèglement ?

Photo de Éric GoldÉric Gold :

...tinées à recueillir l’eau de pluie et de ruissellement, notamment en automne et en hiver, pour la restituer à l’agriculture lorsque la pluie se fait plus rare. Une soixantaine de retenues devraient être autorisées par le ministère d’ici à 2022. Ma question est donc double : pensez-vous que le stockage de l’eau soit la solution appropriée à encourager ? Plus largement, pensez-vous qu’en raison du changement climatique profond que nous vivons, il faudra, dans certaines régions, envisager une évolution globale des pratiques agricoles ?

Photo de Céline Boulay-EspéronnierCéline Boulay-Espéronnier :

...ménages des deux derniers déciles de revenus – soit des foyers propriétaires plus enclins à réaliser les travaux que les locataires – et l’absence totale d’aide à la rénovation globale, pourtant la plus efficace, détourne cette réforme de son objectif initial. Madame la ministre, ma question est donc la suivante : comment le Gouvernement entend-il inciter les Français à adapter leur logement aux changements climatiques sans leur fournir des outils efficaces pour rénover énergétiquement leur habitation ?

Photo de Sylviane NoëlSylviane Noël :

Permettez-moi, tout d’abord, de féliciter mes collègues pour la qualité de leur rapport. Celui-ci traite à plusieurs reprises des conséquences graves et rapides du changement climatique en zone de montagne. J’aimerais, à cet instant, revenir sur un enjeu majeur, qui aura un impact dépassant largement les zones de montagne. Il s’agit des débits d’eau. Il y a tout juste une semaine, le GIEC dévoilait son rapport spécial sur les océans et la cryosphère. Pour les glaciers, les prévisions sont alarmistes : 80 % de la surface des glaciers aura disparu en 2100 si les émiss...