Interventions sur "chine"

468 interventions trouvées.

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

Je remercie James Paterson d'avoir accepté notre invitation. Comme l'a rappelé notre président, l'audition de Mme Bird s'est révélée très instructive. Il nous est évidemment apparu compréhensible que, sur le plan diplomatique, l'ambassadrice n'ait pas souhaité citer nommément les pays à l'origine des menaces nouvelles pesant sur les universités, mais nous ne sommes pas dupes : la Chine est souvent parmi les pays cités ici et là. En Europe, le contexte est différent, mais nous devons déjà faire preuve de vigilance vis-à-vis de la Russie, notamment pour tout ce qui concerne ses campagnes de désinformation. Nous n'avons pris conscience que plus récemment des pratiques agressives de la Chine. Entre parlementaires, la parole sera certainement plus libre pour désigner les risques...

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

L'Australie a récemment fait l'objet d'importantes mesures de rétorsion commerciale de la part de la Chine, alors même que plus de 40 % de vos exportations sont destinées à ce pays. Dans quelle mesure pouvez-vous résister à ces pressions croissantes ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

...e publié dans The Guardian, votre collègue Kimberley Kitching faisait part des hésitations des étudiants chinois, membres de la diaspora, à livrer leur témoignage auprès des commissions officielles. Quel bilan quantitatif faites-vous de cet appel à témoignage, compte tenu des réticences et des pressions indirectes ou discrètes, renforcées par le fait que les familles de ces étudiants demeurent en Chine ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

Avez-vous une idée des secteurs académiques et des disciplines les plus visés par la Chine, en termes tant de nombres d'étudiants que de financements des laboratoires de recherche ? Historiquement, comme on l'a vu en France, la Chine a privilégié le domaine des sciences dures, des technologies, de la recherche fondamentale. Très récemment, on s'est aperçu de l'augmentation des demandes d'inscription d'étudiants chinois dans les écoles de journalisme et de communication, comme si la Chi...

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

...inoises semblent s'intéresser particulièrement au tissu français des écoles de commerce et de management. À Brest, par exemple, l'institut Confucius s'est installé dans une école de commerce. Comme l'a souligné M. Tombre, au-delà des polémiques relayées dans les médias, nous n'avons pas le sentiment que les instituts Confucius soient le lieu central des interférences de la République populaire de Chine. Le nombre de créations d'instituts marque d'ailleurs le pas par rapport à ces dernières années. À cet égard, une chercheuse américaine soulignait récemment que la fermeture massive des instituts Confucius aux États-Unis entraînait un déficit de l'enseignement du mandarin que l'offre universitaire ne compensait pas. La présence de ces instituts en France semble aujourd'hui s'inscrire dans un di...

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

Merci pour toutes les informations que vous nous avez apportées. Quand on parle d'influence étrangère, on pense naturellement beaucoup aux instituts Confucius. Or, ce qui ressort des travaux que nous menons, c'est que les vecteurs d'influence de la Chine sont beaucoup plus nombreux que les seuls instituts Confucius. Cette table ronde était l'occasion pour nous de bien comprendre le sens de ces instituts et d'appréhender la variété des situations d'un territoire à l'autre. Ce point de l'ordre du jour a fait l'objet d'une captation vidéo qui est disponible en ligne sur le site du Sénat. La réunion est close à 12 h 25.

Photo de Pascal AllizardPascal Allizard :

Nous travaillons avec plusieurs collègues à un rapport sur la puissance chinoise en Europe, qui intègre le volet spatial. Nous nous interrogeons notamment sur la relation entre la Chine et la Russie. Il nous semble que la Russie dispose encore d'un avantage technologique, dont la vente fait partie des enjeux du rapprochement actuel avec la Chine. Pouvez-vous nous apporter des précisions à ce sujet ?

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

D'après un responsable de l'IFRI, Moscou pourrait se servir de la main tendue de la Chine dans le domaine spatial. Qui est gagnant dans l'accord entre ces deux pays ? Comment envisagez-vous cette redistribution des cartes ? M. Pasco a évoqué la gestion du trafic spatial. Comment cela se dessine-t-il ?

Photo de Pascal AllizardPascal Allizard :

Trois autres collègues de la commission et moi-même travaillons sur un rapport consacré à la puissance chinoise en Europe. J'aurais souhaité vous entendre sur cette question. Pensez-vous que l'Europe est en train de se fédérer pour réagir face à la Chine ou en reste-t-elle à une certaine atomisation, qui me semble préjudiciable ? Notre pays est plutôt bien armé dans divers domaines - diplomatique, militaire, renseignement... - pour se protéger. Pensez-vous que nos partenaires européens soient suffisamment protégés à l'égard d'un pays qui est certes un partenaire, mais aussi, vous l'avez rappelé un rival systémique qui peut aussi paraître dangere...

Photo de Richard YungRichard Yung :

Pensez-vous que la convention de Montego Bay soit un outil adapté pour contrer la politique expansionniste et impérialiste de la Chine dans les mers du Sud ? J'en doute un peu, car l'expérience montre qu'il est toujours extrêmement difficile de modifier un traité...

Photo de Hugues SauryHugues Saury :

En mars dernier, devant le Congrès, l'amiral Philip Davidson, qui dirige le commandement indopacifique des États-Unis, déclarait craindre une attaque de la Chine envers Taïwan d'ici à 2027. Au début de ce mois, The Economist présentait Taïwan comme l'endroit le plus dangereux de la planète. Alors que Pékin répète qu'il n'existe qu'une seule chine et continue de densifier son arsenal militaire, doit-on raisonnablement craindre une intervention militaire de grande ampleur sur le territoire taïwanais dans les prochaines années ? Le ministère des affaires étr...

Photo de Guillaume GontardGuillaume Gontard :

...ment du réchauffement climatique. Il est souvent peu question de résilience et d'adaptation sur ce sujet - nous le voyons encore à travers le projet de loi Climat et résilience que nous allons bientôt examiner. Quels sont les projets du Quai d'Orsay pour mieux prendre en compte les conséquences du réchauffement climatique dans la région ? Vous avez rappelé les propos de Jean-Yves Le Drian sur la Chine, qui est à la fois notre partenaire, notre concurrent et notre rival. Or l'Agence française de développement (AFD) accompagne la Chine à travers des prêts pour lutter contre le réchauffement climatique. J'ai lu que le Quai d'Orsay souhaitait que l'AFD s'implique encore davantage en Chine. Comment comptez-vous procéder ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

...i se sont tenues en Inde montrent la profonde déstabilisation politique que connaît ce pays, notamment à la suite de la crise sanitaire. Au-delà du partenariat stratégique de 1998, comment entretenir des relations avec les États fédérés et les courants politiques qui composent ce sous-continent ? Au regard des tensions qui traversent ce pays, l'inquiétude est forte par rapport au Pakistan et à la Chine.

Photo de Olivier CadicOlivier Cadic :

Comment le Quai d'Orsay apprécie-t-il la prochaine visite des sénateurs à Taipei ? Quel pourrait être l'objectif diplomatique à rechercher au travers de ce déplacement ? Il existe un conflit territorial entre Pékin et le Vietnam. Avez-vous une liste des conflits territoriaux de la Chine avec ses voisins ? Ma dernière question porte sur la zone de trafic illicite. Lorsque je me suis rendu à Madagascar, j'ai été témoin d'un trafic chinois de bois de rose, avec des contrebandiers. Je voudrais surtout évoquer la pêche chinoise, qui dévaste la ressource au large de l'Afrique - Madagascar, Sénégal - ou de l'Amérique - Pérou. Un travail est-il accompli pour documenter ces pratiques de ...

Photo de Philippe FolliotPhilippe Folliot :

La France est présentée comme un pays riverain de la zone indopacifique : je dirai plutôt qu'elle en est un pays membre en raison de notre présence outre-mer ! Quelle est votre vision concernant la liberté de navigation dans la zone, notamment dans les détroits et la mer de Chine ? Quid de la notion de point d'appui pour pouvoir exercer cette liberté de navigation ? Ne pourrions-nous pas envisager des éléments permanents de présence renforcée dans l'océan Indien, à partir de la Réunion, et dans l'océan Pacifique, à partir de la Polynésie et de la Nouvelle-Calédonie ?

Photo de Joëlle Garriaud-MaylamJoëlle Garriaud-Maylam :

Nous avons reçu hier, dans le cadre de notre groupe de travail « Espace », le nouveau directeur général de l'Agence spatiale européenne (ASE), Josef Aschbacher. Il a évoqué les moyens considérables alloués par la Chine au développement de son influence spatiale. S'agit-il d'un sujet dont vous discutez avec vos partenaires de la zone indopacifique ? Quelles sont leurs réactions ? En ce qui concerne l'Asean et son principe de non-ingérence, enregistrez-vous des évolutions après le sommet sur la Birmanie ? Nous éprouvons de fortes inquiétudes à la suite du départ des troupes américaines en l'Afghanistan. Je m'inte...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

Comment analysez-vous aujourd'hui le rôle de l'Asean ? Existe-t-il des approches différenciées au niveau des différents pays, notamment au sujet de la Chine ? Comment serait-il possible de développer des partenariats bilatéraux en matière de coopération maritime ?

Photo de Michelle GréaumeMichelle Gréaume :

À la suite des différentes conventions internationales, il semblerait que les pays occidentaux soient dans l'optique d'isoler la Chine dans une zone où elle est la première puissance démographique, économique et diplomatique. La France compte 1,6 million de citoyens répartis sur cette région - Mayotte, Wallis-et-Futuna, Polynésie française, Clipperton, Réunion, Terres australes et antarctiques françaises -, 200 000 ressortissants expatriés dans les pays littoraux de l'océan Indien, en Asie et en Océanie, 8 000 militaires en miss...

Photo de André ReichardtAndré Reichardt, vice-président de la commission des affaires européennes :

...eil sur ces sujets avaient été positifs. Nous savons toutefois que, dans le détail, les États membres ne partagent pas tous la même perception des enjeux ni des priorités en matière commerciale. Les pressions portugaise et espagnole en faveur du Mercosur le montrent, tout comme la volonté qu'a eue l'Allemagne de signer sous sa présidence du Conseil, in extremis, un accord d'investissement avec la Chine, accord désormais suspendu, car inacceptable par le Parlement européen dans la situation actuelle. S'agissant du Mercosur, la France a fait valoir des « conditions préalables » en matière de lutte contre le changement climatique et de lutte contre la déforestation, qui pourraient permettre la reprise du processus de validation de l'accord. Elle a également souligné la nécessité d'un suivi tout ...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

Je souhaite revenir sur la suspension de l'accord sur les investissements entre la Chine et l'Union européenne. Après sept ans de négociations, cet accord a été signé le 30 décembre 2020. Le 4 mai, il a été suspendu, au motif que, dans la situation actuelle, avec les sanctions de l'Union européenne contre la Chine et les contre-sanctions chinoises, dirigées notamment contre des membres du Parlement européen, l'environnement n'est pas propice à sa ratification. Mais la situation des O...