Interventions sur "chinois"

129 interventions trouvées.

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

On parle beaucoup du rôle joué par les associations étudiantes chinoises, dont les dirigeants sont souvent liés aux autorités de Pékin. Ces associations ont-elles un statut officiel et font-elles l'objet d'une attention plus particulière des services de renseignement australiens aujourd'hui ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

Au mois de novembre dernier, la commission conjointe du Parlement australien sur le renseignement et la sécurité lançait un appel à contribution. Êtes-vous satisfait du nombre de témoignages que vous avez obtenus ? Dans un article publié dans The Guardian, votre collègue Kimberley Kitching faisait part des hésitations des étudiants chinois, membres de la diaspora, à livrer leur témoignage auprès des commissions officielles. Quel bilan quantitatif faites-vous de cet appel à témoignage, compte tenu des réticences et des pressions indirectes ou discrètes, renforcées par le fait que les familles de ces étudiants demeurent en Chine ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

...dée des secteurs académiques et des disciplines les plus visés par la Chine, en termes tant de nombres d'étudiants que de financements des laboratoires de recherche ? Historiquement, comme on l'a vu en France, la Chine a privilégié le domaine des sciences dures, des technologies, de la recherche fondamentale. Très récemment, on s'est aperçu de l'augmentation des demandes d'inscription d'étudiants chinois dans les écoles de journalisme et de communication, comme si la Chine souffrait là d'un déficit. On observe le même mouvement dans le domaine des sciences humaines et sociales, notamment en anthropologie, avec la volonté de montrer des filiations ethniques possibles entre les populations autochtones du grand Nord et les populations chinoises. En France, précisément, c'est aux écoles de commerce e...

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

... des établissements d'enseignement supérieur dans les travaux de notre mission d'information. Vos établissements ont tissé un partenariat avec un institut Confucius, signe d'ouverture internationale, marqueur de notre tradition académique. Toutefois, vous savez sans doute que les instituts Confucius ont récemment suscité des controverses. Sont mises en cause leurs relations avec le gouvernement chinois et leur possible influence sur le monde académique. En 2020, les États-Unis d'Amérique ont décidé de restreindre l'implantation de ces instituts en les classant comme des missions diplomatiques. La même année, la Suède a fermé l'ensemble de ses instituts Confucius. En France, on note une fermeture à Lyon et une suspension de partenariat à Nanterre après des accusations d'interférence. Il nous pa...

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

Y a-t-il un institut d'études chinoises au sein de l'université d'Orléans ? L'ancien président de l'université Paris 8 Nanterre a évoqué la complexité de la coexistence entre l'établissement d'études chinoises de l'université et l'institut Confucius.

Photo de André GattolinAndré Gattolin, rapporteur :

L'évolution du pilotage de l'université du Hanban vers une fondation à la fois publique et privée me semble particulièrement intéressante. Nous avons le sentiment que la dimension économique revêt une importance très forte dans la stratégie des instituts Confucius, sans doute au regard du développement des routes de la soie. Les autorités chinoises semblent s'intéresser particulièrement au tissu français des écoles de commerce et de management. À Brest, par exemple, l'institut Confucius s'est installé dans une école de commerce. Comme l'a souligné M. Tombre, au-delà des polémiques relayées dans les médias, nous n'avons pas le sentiment que les instituts Confucius soient le lieu central des interférences de la République populaire de Chine...

Photo de Pascal AllizardPascal Allizard :

Nous travaillons avec plusieurs collègues à un rapport sur la puissance chinoise en Europe, qui intègre le volet spatial. Nous nous interrogeons notamment sur la relation entre la Chine et la Russie. Il nous semble que la Russie dispose encore d'un avantage technologique, dont la vente fait partie des enjeux du rapprochement actuel avec la Chine. Pouvez-vous nous apporter des précisions à ce sujet ?

Photo de Pascal AllizardPascal Allizard :

...ieur l'Ambassadeur, merci pour ce temps d'information partagé, à propos d'un pays et d'un sujet passionnants. Ma première question concerne les Routes de la Soie, Belt and Road Initiative, qui ont un temps suscité des inquiétudes compte tenu de la dégradation de la situation économique en Chine et des critiques soulevées au motif du favoritisme qu'elles faisaient naître au profit des entreprises chinoises. Peuvent-elles, à vos yeux, connaître un nouvel essor à la faveur de la crise ? S'agissant des Routes de la Soie de la santé en particulier, la Chine se dit prête à se joindre à ses partenaires internationaux afin de promouvoir l'amélioration de la gouvernance mondiale en matière de santé publique dans le monde. Cette politique vous paraît-elle pouvoir aboutir ? Le risque pandémique mondial ...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

Monsieur l'Ambassadeur, merci pour vos propos. Lorsqu'on s'intéresse à la Chine, on ne peut qu'être frappé par la réactivité de ce pays. Vous avez souligné le choc qu'avait créé l'épidémie sur place mais aussi sa capacité à camoufler certains éléments. Vous avez également souligné le poids du parti communiste chinois et l'action des comités de quartier. Vous n'avez pas évoqué l'utilisation ni le poids, par rapport à la population, des crédits sociaux. Ont-ils constitué un outil efficace dans la lutte contre la pandémie ? Comment ce contrôle a-t-il été vécu par la population chinoise ? Vous avez évoqué la capacité immédiate de la Chine à limoger les responsables politiques de la région de Wuhan. Comment ces li...

Photo de Jacques Le NayJacques Le Nay :

...ns cette course au leadership mondial. Quelle position la France doit-elle adopter face à ce nouvel équilibre des puissances ? L'OMS a appelé vendredi Pékin à participer aux enquêtes en cours ou prévues quant aux origines animales du virus. Dans ce pays où les chiffres suscitent la suspicion, ces enquêtes peuvent-elles être menées en toute impartialité ? Enfin, l'arrêt quasi-total de l'économie chinoise, au plus fort de la crise, a porté un coup dur aux entreprises hexagonales en Chine. Comment évaluez-vous la reprise d'activité, tant pour nos entreprises industrielles que pour nos entreprises de services ?

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau :

...évoque même le laboratoire de Wuhan. Il en a rajouté récemment, de même que son Secrétaire d'État, Mike Pompeo. Peut-on penser que ces attaques répétées pourraient avoir des conséquences graves en ce qui concerne la relation Chine-Etats-Unis et du point de vue de l'équilibre des relations internationales ? Ma deuxième question portera sur les Routes de la Soie. L'impact du Covid-19 sur le projet chinois de Routes de la Soie ne risque-t-il pas de soulever des difficultés et notamment de susciter des manifestations de xénophobie qui se font jour aujourd'hui en Afrique et en Asie vis-à-vis de la Chine ?

Photo de Jean-Noël GuériniJean-Noël Guérini :

Monsieur l'Ambassadeur, merci pour votre exposé clair et précis. Vous avez déclaré, au début du mois de mars, que la diplomatie française était dans l'ère de l'après-Covid. Peut-on accorder un réel crédit aux chiffres de la mortalité à Wuhan, tels qu'ils sont mis en exergue par Pékin ? Comment la France gère-t-elle les relations scientifiques avec les équipes chinoises chargées du laboratoire P4 que nous avons aidé à construire à Wuhan ? Bon nombre d'analystes estiment que les Occidentaux ont été naïfs avec la Chine. Partagez-vous ce jugement, qui peut sembler trop rapide mais qui est extrêmement répandu dans l'opinion française ? Quelle place la France peut-elle espérer tenir alors que les tensions entre Trump et la Chine s'exacerbent ? Pouvons-nous jouer l...

Photo de Pierre LaurentPierre Laurent :

...us faire quitter cette route, mais les questions posées par la pandémie nous inviteraient même plutôt, me semble-t-il, à travailler avec davantage de détermination dans cette voie. Or j'ai l'impression que le discours politique pourrait emprunter un autre chemin. Je ne vois pas quel intérêt nous aurions à emboîter le pas à la politique de Trump sur ce point. Je ne pense pas que la rhétorique anti-chinoise puisse constituer un facteur d'unification européenne. Elle pourrait aussi nourrir la montée de populismes dangereux en Europe. Comment percevez-vous les intentions des Chinois de ce point de vue et quel vous paraît être le chemin à emprunter pour notre diplomatie ?

Photo de Hélène Conway-MouretHélène Conway-Mouret :

...produits qui ont besoin de terres rares, devenues le monopole de la Chine ? Un certain nombre de Français résidant de manière permanente en Chine sont bloqués en Europe, notamment en France, du fait de la fermeture des frontières et de l'interruption de leur visa. Etes-vous en mesure de recenser les personnes en difficulté ? Quel soutien pouvons-nous leur apporter ? Que vous disent les autorités chinoises quant à leur retour ? Des moyens de soutien sont-ils mis en place, comme nous l'avons fait en France, notamment pour les résidents français sous contrats locaux et pour les auto-entrepreneurs, qui sont assez nombreux à Shanghai et qui sont tous liés à des structures relevant de la législation chinoise ? Avez-vous, enfin, une évaluation de la situation de nos PME et de nos TPE ?

Photo de Ronan Le GleutRonan Le Gleut :

...édité par l'OMS, qui oblige les Etats membres de l'ONU à un devoir d'information et de prévention des épidémies. Alors que les confrontations entre les Etats-Unis et la Chine sont déjà nombreuses sur le plan commercial, technologique, cyber, allons-nous voir s'ouvrir un nouveau front, judiciaire et comment la Chine pourrait-elle y réagir ? Pouvons-nous nous attendre à une forme de contre-attaque chinoise sur ce terrain judiciaire ?

Photo de Olivier CigolottiOlivier Cigolotti :

Monsieur l'Ambassadeur, compte tenu de la crise sanitaire qui sévit au plan mondial et du confinement qu'elle impose, de nombreux pays occidentaux se voient dans l'obligation d'intervenir financièrement pour soutenir leur économie. Il y a encore peu, de nombreux pays voyaient les entreprises chinoises d'État ou liées à l'État comme un anachronisme communiste sur le déclin et les critiques ne manquaient pas. Aujourd'hui, cette forme de dirigisme pourrait être une démarche adoptée par nombre de pays, ce qui aurait pour effet d'accentuer la sauvegarde des intérêts nationaux et d'amorcer une certaine forme de démondialisation. N'y a-t-il pas un risque, Monsieur l'Ambassadeur, que dans ce contex...

Photo de Marie-Françoise Perol-DumontMarie-Françoise Perol-Dumont :

Monsieur l'Ambassadeur, j'aimerais revenir sur l'agressivité diplomatique chinoise, dont notre pays, entre autres, a récemment fait les frais. Il serait sans doute naïf de penser qu'elle est le signe d'un malaise conjoncturel, tant il apparaît que cette crise violente n'a pas ébranlé les fondamentaux du régime. Nous pourrions donc penser que cette agressivité sera le signe de ce que sera, à long terme, une diplomatie chinoise du rouleau compresseur. Dès lors, sans stigmatiser...

Photo de Olivier CadicOlivier Cadic :

Monsieur l'Ambassadeur, comme vous le savez, la Chine ne reconnaît pas la bi-nationalité. De nombreux Français installés en Chine ont un conjoint chinois et des enfants. Ils sont, à nos yeux, Franco-Chinois mais ne sont que Chinois aux yeux des autorités chinoises. Il est souvent fait état de pressions, parfois psychologiques, à propos des voyages. L'ambassade de Chine en France s'est récemment plainte de tracasseries policières contre des Chinois à Paris. Des Français ont-ils été récemment arrêtés ou se sont-ils plaints de tracasseries éventuelle...

Photo de Gilbert-Luc DevinazGilbert-Luc Devinaz :

Monsieur l'Ambassadeur, le projet de Routes de la Soie constitue, pour la Chine, une alternative à la mondialisation occidentale. C'est un objectif de long terme. Dans quelle mesure est-il fragilisé ou renforcé par la gestion chinoise de la pandémie ? Je voudrais vous remercier, Monsieur l'Ambassadeur, pour votre exposé liminaire et les informations que vous avez apportées concernant la situation qui a prévalu à partir du mois de décembre. De quel niveau d'information disposiez-vous en décembre et en janvier et à quel moment avez-vous alerté les autorités en France à propos de la pandémie ?

Photo de Ladislas PoniatowskiLadislas Poniatowski :

Monsieur l'Ambassadeur, j'ai une question sur la stratégie de la Chine en Asie du sud-est. Vous avez confirmé l'agressivité diplomatique actuelle, un peu tous azimuts, de la Chine. Cette attitude ne date pas de la crise du Covid. Elle date de l'entrée en fonction du président chinois actuel. Cette forte agressivité se manifeste de multiples manières. C'est le cas notamment en Asie. C'est le cas à Taïwan, l'ennemi intime qu'on ne lâche jamais. A Hong Kong, des pressions sont exercées sur l'opposition à l'approche des élections législatives, en septembre prochain. Des investissements colossaux se poursuivent par ailleurs, sur le plan militaire, dans de nouveaux îlots, qui sont ...