Interventions sur "défense"

82 interventions trouvées.

Photo de Joël GuerriauJoël Guerriau :

Votre texte dénonce à juste titre les dangers du German-Free, et souligne que l'Europe de la défense pouvait être la victime collatérale d'échéances électorales. Est-il bon de tenir ce débat à la veille des élections européennes ? Les négociations ont-elles une vraie chance d'aboutir ? S'il aborde des sujets classiques, le projet laisse de côté des questions essentielles : les combats ne portent plus sur le contrôle des territoires, mais celui d'Internet et des données.

Photo de Olivier CigolottiOlivier Cigolotti :

Le traité réaffirme un besoin d'union, européenne et franco-allemande. En matière de défense, il prévoit la création d'unités communes d'intervention pour des opérations de stabilisation dans des pays tiers, ce qui nous renvoie aux problématiques de la brigade franco-allemande et aux divergences constitutionnelles sur l'engagement des forces. Cela ne risque-t-il pas de faire apparaître le traité comme un recueil de voeux pieux ?

Photo de Hélène Conway-MouretHélène Conway-Mouret :

En matière de défense, la France et l'Allemagne ont besoin l'un de l'autre : l'Allemagne, pour une mise à niveau de ses compétences et la France, pour l'apport financier de l'Allemagne. Est-ce un partenariat de circonstance ? Décelez-vous en Allemagne le même engouement que dans nos médias ?

Photo de Yannick VaugrenardYannick Vaugrenard :

Le traité d'Aix-la-Chapelle a une valeur symbolique forte mais, dès qu'on entre dans la mise en oeuvre, cela devient plus compliqué. Votre tribune est très pragmatique et pose les vraies questions. Vous dites que, si nous renoncions à exporter, il faudrait consacrer jusqu'à 4 % de notre PIB au budget de la défense. L'Allemagne est opposée à une préférence européenne pour l'achat d'équipements militaires. Pensez-vous qu'elle puisse évoluer ?

Photo de Philippe PaulPhilippe Paul :

Quel est l'état de santé réel de l'économie allemande ? Comment expliquer le manque d'investissement dans le secteur de la défense, et la crise avec les États-Unis ? La question des dépenses militaires de l'Allemagne au sein l'Otan et le renoncement de l'Allemagne à acheter des avions F35 ont-ils envenimé les relations entre l'Allemagne et les États-Unis ? Le refus de l'Allemagne de bannir les équipements chinois pour la future 5 G ne va-t-il pas à rebours de la prudence affichée par d'autres États, et désormais de l'UE ?

Photo de Jean-Marie BockelJean-Marie Bockel :

Je fais partie des partisans anciens et très engagés de la relation entre nos deux pays. Nous étions encore à Berlin, le mois dernier, pour discuter des enjeux de défense, avec nos collègues allemands qui nous ont très bien accueillis, ainsi que la ministre Von der Leyen. Tout cela est très positif, de sorte que la déclaration récente de la présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, sur le siège unique au Conseil de sécurité des Nations Unies, est d'autant plus incompréhensible. Nous nous sentons remis en cause en tant que Français, y compris dans les effor...

Photo de Richard YungRichard Yung :

De nombreux projets communs existent en matière de défense, qu'il s'agisse de l'armement, de la formation des états-majors, ou encore de la brigade franco-allemande. Pourtant, l'élaboration d'une politique étrangère ou en tout cas d'un certain nombre d'objectifs de politique étrangère communs stagne. C'est tout le problème du siège unique qui impliquerait de parler d'une seule voix pour développer une vision commune. Ne faut-il pas envisager un engagemen...

Photo de Ronan Le GleutRonan Le Gleut :

Après l'action préparatoire sur la recherche en matière de défense, sera mis en oeuvre un Fonds européen de défense, doté dans le projet de budget européen 2020-2027 de 13 Mds d'euros. Ma première question porte sur la mise en oeuvre de ce Fonds européen de défense. Il semble que l'Agence européenne de défense ne tienne pas la corde pour la mise en oeuvre de ce projet. Une DG défense verra-t-elle le jour au sein de la Commission européenne ? Un commissaire europ...

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau :

Vous avez parlé de l'impact du Brexit sur la sécurité et la défense européenne. Quel est, plus particulièrement, l'impact du Brexit sur les relations entre la France et le Royaume-Uni, les deux seuls pays qui ont une défense et une sécurité en Europe ? Quelle évolution faut-il attendre ?

Photo de Yannick VaugrenardYannick Vaugrenard :

Pouvez-vous nous parler de l'évolution du partenariat avec la Turquie au sein de l'OTAN ? S'agissant de la cyber-défense et de la cyber-sécurité, des moyens supplémentaires sont-ils mis en oeuvre au sein de l'OTAN ? Quelle va être l'évolution dans ces domaines ?

Photo de Joëlle Garriaud-MaylamJoëlle Garriaud-Maylam :

Merci pour le recadrage de la notion d'Europe de la défense dans le cadre otanien. Nos partenaires, notamment au sein de l'OTAN, ne nous comprennent pas toujours lorsque nous en parlons. Je vous félicite pour vos remarquables brochures - je pense notamment à celle sur les enjeux de la coopération avec les Etats baltes. Nous ne faisons pas suffisamment connaître nos travaux auprès de l'OTAN. Comme d'autres ici, je suis membre de l'Assemblée parlementaire d...

Photo de François PatriatFrançois Patriat :

Ma question rejoint celle de Bernard Cazeau. Quelle peut être, après le Brexit, la place du Royaume-Uni dans le système de défense et de sécurité européen ?

Photo de Jacques Le NayJacques Le Nay :

L'Union européenne semble vouloir de plus en plus ériger une défense commune. Cela veut-il dire que l'Union européenne cherche à se substituer à l'OTAN, voire à développer une force capable de rivaliser avec celle des Etats-Unis en matière de défense et de sécurité ? En a-t-elle réellement les moyens ? Le Brexit et les incertitudes qui planent sur l'outil de défense britannique ne constituent-ils pas un frein à cette ambition ?

Photo de Céline Boulay-EspéronnierCéline Boulay-Espéronnier :

...ndiquent la voie du courage, la position de votre majorité est, sur ce sujet, d’une ambiguïté problématique. Or la France, nation des droits de l’homme, doit véhiculer un message de liberté pour les femmes du monde entier. Le Président de la République, le 16 avril 2018, déclarait que le voile n’était pas « conforme à la civilité qu’il y a dans notre pays ». Le 28 février dernier, il se muait en défenseur du voile, expliquant que « les entreprises qui discriminent les femmes voilées à l’embauche [devaient être] sévèrement sanctionnées ». Sur ce sujet, l’exécutif fait donc preuve d’angélisme, pire, de contradiction ! Pouvez-vous, monsieur le Premier ministre, au nom du Gouvernement, devant notre assemblée, condamner de nouveau les propos d’un député de votre majorité qui a réalisé, la semaine d...

Photo de Éliane AssassiÉliane Assassi :

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, l’examen de notre proposition de loi visant à interdire le lanceur de balles de défense, dit LBD 40, et à proposer une nouvelle doctrine de maintien de l’ordre intervient à un moment critique de la vie démocratique de notre pays, théâtre d’un mouvement citoyen et social d’une longévité sans précédent et d’un caractère totalement inédit. Le mouvement des « gilets jaunes », toujours soutenu sur le plan des revendications par une nette majorité de nos concitoyennes et concitoyens, n’a...

Photo de Éliane AssassiÉliane Assassi :

L’utilisation des lanceurs de balles de défense doit nous poser question. Au-delà des atermoiements de l’exécutif, nous nous interrogeons sur le nombre de victimes qu’il faudra encore avant qu’on légifère sur l’usage de cette arme. Nous refusons la banalisation actuelle de blessures très graves, des blessures qui atteignent la République de plein fouet. Notre pays peut-il accepter encore ces scènes sanglantes ? Au cours de nos auditions et t...

Photo de Jacqueline Eustache-BrinioJacqueline Eustache-Brinio :

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, chers collègues, à la faveur de l’examen de la proposition de loi de Mme Éliane Assassi et des autres membres du groupe CRCE, le Sénat est conduit à se prononcer sur un sujet qui, depuis quelques semaines, divise dans le débat public : l’usage des lanceurs de balles de défense dans les opérations de maintien de l’ordre. Notre débat s’inscrit dans un contexte de fortes tensions, que nous ne saurions ignorer dans le cadre de nos échanges. En effet, voilà maintenant seize semaines que nous assistons, sur l’ensemble du territoire, à des manifestations hebdomadaires qui s’accompagnent d’actes de violence et de dégradations sans précédent. Outre des dégâts matériels d’une a...

Photo de Jacqueline Eustache-BrinioJacqueline Eustache-Brinio :

...u’elles occupent. Le LBD est alors utilisé en groupe, par l’ensemble de l’unité, sur décision du commandement. Le second usage, dit individuel, repose sur le régime général d’usage des armes par les forces de sécurité intérieure : le LBD peut alors être utilisé, y compris dans le cadre d’une manifestation, lorsque l’usage de l’arme létale est légitime. Il s’agit, par exemple, des cas de légitime défense, d’état de nécessité et de périple meurtrier. En revanche, le LBD ne peut pas être utilisé – j’y insiste – par les unités de maintien de l’ordre en vue de disperser un attroupement après sommations. Son usage est purement défensif. Outre ce cadre légal et réglementaire, une instruction fixe de manière claire et précise la doctrine d’emploi du LBD. Elle prohibe notamment le tir à la tête, ainsi ...

Photo de Jacqueline Eustache-BrinioJacqueline Eustache-Brinio :

...s dans le cadre des manifestations sur la voie publique entre novembre 2018 et février 2019, l’Inspection générale de la police nationale n’aurait été saisie que de cinquante-six cas de graves blessures. Surtout, la plupart des personnes que j’ai auditionnées s’accordent à dire – je pense que M. le secrétaire d’État abondera en ce sens – que l’interdiction pure et simple des lanceurs de balles de défense, sans aucune alternative, risquerait de déstabiliser l’organisation des opérations de maintien de l’ordre.

Photo de Jacqueline Eustache-BrinioJacqueline Eustache-Brinio :

Le lanceur de balles de défense est une arme de force intermédiaire nécessaire à la mise en œuvre d’une réponse graduée et d’un usage proportionné de la force. En interdire l’usage reviendrait à supprimer un échelon dans l’arsenal des moyens à la disposition de nos forces de l’ordre, avec deux risques : inciter au contact direct entre manifestants et forces de l’ordre, qui n’est pas de nature à réduire le nombre de blessés, et ...