Interventions sur "enseignement"

188 interventions trouvées.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

...des questions demandant des compléments. Dans notre rapport de l'an dernier, assorti de conclusions sur le portail d'Admission Post-Bac, nous avions retenu trois axes qui nous paraissaient s'imposer pour son remplaçant. Le premier axe était la nécessité de conserver une responsabilité politique dans la définition des algorithmes publics. Effectivement, l'insertion des candidats bacheliers dans l'enseignement supérieur doit répondre à des préoccupations de politique générale de l'enseignement supérieur et de son accès. Ensuite, l'importance d'améliorer l'information et d'enrichir les compétences des utilisateurs pour qu'ils puissent tirer le meilleur parti de ce que nous pouvions mettre en place. Enfin, c'est un peu l'objet de la réunion de ce matin, l'impératif de garantir une évolutivité sous contrô...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

... est au coeur de la réussite de la formation de nos jeunes, et qui pose de nombreux problèmes pratiques et également d'équité entre les territoires. En tant que sénateur, je suis évidemment sensible à ce sujet. Vous nous avez donné, Monsieur Baptiste, une vision d'ensemble assez largement partagée d'ailleurs. Monsieur Teillard, vous venez de nous rappeler l'enjeu majeur de l'articulation entre l'enseignement scolaire et l'enseignement supérieur. Je vais demander à Mme Mathieu et à M. Gimbert de bien vouloir témoigner de leur implication en tant qu'informaticiens, en quelque sorte mécaniciens du dispositif.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

C'était passionnant et dit avec beaucoup de conviction et d'engagement personnel, ce qui est en général une condition du succès. Je voudrais remercier les uns et les autres, non seulement pour la qualité de leurs témoignages, mais surtout pour la qualité du travail réalisé. On sent qu'il y a une évolution qui réconcilie, vous l'avez dit, les - 3 et les + 3, c'est-à-dire la cohésion entre l'enseignement secondaire et le supérieur, question qui n'avait jamais été vraiment correctement traitée depuis plus de cinquante ans. La seconde satisfaction pour nous qui avons travaillé à l'Office parlementaire sur l'intelligence artificielle, notamment Cédric Villani, est de nous rendre compte que nous pouvions concilier à la fois la gestion des grands effectifs, avec une approche - vous venez d'en témoign...

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville, sénatrice :

...mpte du facteur humain car je sais, pour l'avoir vécu en tant que professeur, que les élèves changent beaucoup entre la sortie du lycée et leur vie d'étudiants. Il faut éviter de trop regarder les appréciations, de juger trop rapidement et de façon trop catégorique les élèves. Il faut y faire attention car ce sont des adultes en devenir qui peuvent se révéler beaucoup plus sérieux une fois dans l'enseignement supérieur.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

...ations différentes des élèves par les enseignants du secondaire dans les villes dont les lycées sont tirés vers le haut par la présence d'universités, ne serait-ce d'ailleurs que certains enseignants y sont affectés à la fois dans le supérieur et en lycées, ce qui au demeurant est plutôt positif pour les lycées concernés. J'ai présidé une région qui s'est efforcée de mieux répartir la place de l'enseignement supérieur sur l'ensemble de son territoire. Je ne pense pas que ce soit une bonne voie. Il vaut mieux que les jeunes se forment dans de vraies universités, avec de vrais professeurs d'université. Cela n'exclut pas des formes intermédiaires, mais cela signifie qu'il faut alors réconcilier les villes qui ne sont pas universitaires avec celles qui le sont, d'autant plus que, comme l'ont dit Mme Prév...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

C'est là un vaste sujet. L'Île-de-France connaît certaines rigidités, et en même temps bénéficie d'une plateforme territoriale de 12,5 millions d'habitants avec des transports collectifs structurés et une diversité des offres qui permet aux familles d'appréhender l'enseignement supérieur dans des conditions qui, certes, peuvent parfois s'avérer difficiles, je le concède, mais aussi moins coûteuses que dans la plupart des autres régions de France. En dehors de l'Île-de-France, les jeunes étudiants doivent souvent quitter leur région pour trouver une formation supérieure correspondant à leurs ambitions et à leurs compétences. Si vous avez plusieurs enfants, le problème es...

Photo de Philippe AdnotPhilippe Adnot, rapporteur spécial de la mission « Recherche et enseignement supérieur » :

...édits progressent de 504 millions d'euros, soit une augmentation de 1,8 % par rapport à 2018. Ces augmentations doivent être mises en regard des annulations de crédits prévues dans le projet de loi de finances rectificative pour 2018, que nous avons examiné la semaine dernière et qui prévoyait plus de 224 millions d'euros d'annulation sur cette mission, ce qui nous laisse rêveurs. Le budget de l'enseignement supérieur stricto sensu s'inscrit cette année dans la trajectoire dessinée par la loi de finances de 2018. Les programmes 150 « Formations supérieures et recherche universitaire » et 231 « Vie étudiante » connaissent une légère progression de 1,02 %, soit 173 millions d'euros en crédits de paiement. Ce budget est globalement satisfaisant dans le contexte budgétaire actuel. De plus, il faut prend...

Photo de Jacques GrosperrinJacques Grosperrin :

...é de notre système universitaire. Alors qu'on pourrait penser que la perspective du Brexit susciterait un intérêt supplémentaire pour mener des études en France, en réalité les étudiants israéliens se tournent davantage vers les États Unis ou le Canada. Le montant des frais d'inscription ne constitue pas un obstacle ; au contraire, selon nos interlocuteurs, cela donne une crédibilité au système d'enseignement.

Photo de Jean-François RapinJean-François Rapin, rapporteur spécial de la mission « Recherche et enseignement supérieur » :

...herche » sur deux ans, de l'ordre de 817 millions d'euros en autorisations d'engagement, soit 3,7 %, et de 440 millions d'euros en crédits de paiement, soit 1,9 %. En dépit d'un contexte budgétaire contraint, ces hausses de crédits significatives traduisent concrètement le soutien du Gouvernement à la recherche. Le montant total des crédits alloués aux programmes qui dépendent du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, c'est-à-dire les programmes 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires » et 193 « Recherche spatiale », s'établira en 2019 à 8,7 milliards d'euros en autorisations d'engagement et 8,8 milliards d'euros en crédits de paiement, soit une forte hausse de 322,4 millions d'euros, ou 3,9 %, en autorisations d'engagement, et de 376,4 millions d'euro...

Photo de Laure DarcosLaure Darcos, rapporteur pour avis de la commission de la culture :

...il faut donner au plateau de Saclay, vitrine de la recherche française, les moyens de ses ambitions. Son développement est aujourd'hui menacé par le manque d'infrastructures de transport dignes de ce nom. La construction de la ligne 18 du métro du Grand Paris est urgente. Sous ces réserves, la commission de la culture a émis un avis favorable à l'adoption des crédits de la mission « Recherche et enseignement supérieur ».

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir, rapporteur pour avis de la commission de la culture :

Les évolutions du budget de l'enseignement supérieur sont certes positives, mais son augmentation reste inférieure à l'inflation et à l'augmentation du budget général de l'État. Surtout, elle ne correspond pas à la hausse du nombre d'étudiants. Du fait de dépenses contraintes - Gouvernement, compensation de la hausse de la CSG, extension du plan Étudiants -, une part bien faible de cette augmentation servira à améliorer les conditions mat...

Photo de Marc LaménieMarc Laménie :

Je m'interroge sur la répartition des emplois dans le domaine de la recherche et de l'enseignement supérieur. L'État emploie directement 11 855 équivalents temps plein (ETP) ; les opérateurs, 260 000. A-t-on une idée du nombre d'opérateurs ? Comment se répartissent-ils entre recherche et enseignement supérieur ? Concernant l'importance des dépenses fiscales, l'augmentation de certaines, tel le crédit d'impôt recherche, est significative ; pour d'autres, l'augmentation est très faible. Ne pour...

Photo de Patrice JolyPatrice Joly :

Ma question a trait à l'accès de certaines catégories sociales et certains territoires à l'enseignement supérieur. Mme la ministre a évoqué le développement de maisons universitaires. Disposons-nous d'informations sur cette perspective sans doute positive ?

Photo de Victorin LurelVictorin Lurel :

Je m'interroge sur la situation de l'enseignement supérieur dans les outre-mer après la partition de l'université des Antilles et de la Guyane. Quels moyens sont attribués aux nouvelles universités ?

Photo de Philippe AdnotPhilippe Adnot, rapporteur spécial :

...en aillent. D'où l'intérêt d'augmenter les frais d'inscription pour améliorer la qualité de la vie universitaire et offrir des cours en anglais pour attirer les étudiants étrangers. Quant aux emplois réels, des plafonds sont fixés, mais une proportion très élevée de ces emplois n'est pas créée, pour des raisons d'ajustement budgétaire. C'est dommage : nous avons besoin de ces emplois. Quant à l'enseignement privé, je traite essentiellement des EESPIG, c'est-à-dire des établissements non lucratifs. J'ai peu d'informations sur les maisons universitaires décentralisées. Leur création a représenté un dilemme pour beaucoup d'universités. Je pense que ce pourrait être très utile pour la proximité de l'enseignement supérieur, par exemple dans de petits départements comme le mien. Mais il ne faut pas que c...

Photo de Jean-François RapinJean-François Rapin, rapporteur spécial :

L'article 78 bis est issu d'une mission de l'Assemblée nationale, et est assez complexe. À l'issue de ce débat, la commission décide de proposer au Sénat l'adoption des crédits de la mission « Recherche et enseignement supérieur » sous réserve de l'adoption de son amendement. Elle décide également de proposer l'adoption des articles 78 et 78 bis.

Photo de Jacques GrosperrinJacques Grosperrin, rapporteur pour avis des crédits de la mission « Enseignement scolaire » :

Je souhaiterais rendre hommage à notre ancien collègue Jean-Claude Carle, qui fut rapporteur de ce budget pendant de longues années, sans que celles-ci n'entament sa passion pour l'éducation. Je retiendrai tout particulièrement sa conviction forte que l'enseignement des apprentissages fondamentaux est à la racine de la réussite et de l'échec d'un système éducatif et que, comme il le disait lui-même, « la qualité d'un budget ne se mesure pas à l'aune de ses crédits ». Le projet de loi de finances pour 2019 prévoit une augmentation des crédits des cinq programmes de la mission « Enseignement scolaire » de 1,2 milliard d'euros en 2019, soit une augmentation de...

Photo de Antoine KaramAntoine Karam, rapporteur pour avis des crédits du programme 143 « Enseignement technique agricole » :

L'exercice 2019 voit le budget de l'enseignement agricole marqué par la stabilité, dans un contexte de baisse des effectifs d'élèves et de nombreuses réformes de fond. Alors que l'exercice 2018 marquait une consolidation après cinq années de créations de postes, 50 emplois seront supprimés en 2019. Cette réduction, parallèle à celle constatée dans le second degré de l'éducation nationale, est relativement minime, surtout au regard de la baisse...

Photo de Jacques-Bernard MagnerJacques-Bernard Magner :

...x élèves. En ce qui concerne la maternelle, je rappelle que 97 % des enfants de trois ans et plus sont scolarisés. La maternelle donne de très bons résultats et les nouveaux programmes semblent donner satisfaction. L'extension de l'obligation de scolarité devra être accompagnée de moyens supplémentaires et d'une profonde réorganisation, par exemple pour les transports scolaires. S'agissant de l'enseignement agricole, je prends acte des propos du ministre, qui s'engageait à rendre indolores les suppressions de postes.

Photo de Annick BillonAnnick Billon :

...es conventions de ruralité qu'il faudra suivre de près. Je ne peux que faire part de mon inquiétude quant à la concentration des moyens sur les zones en difficultés qui conduit à négliger les autres territoires. Il n'est pas possible de fermer des classes sans s'interroger sur les transports. Enfin, la réduction des postes administratifs ne me paraît pas répondre aux nouvelles problématiques de l'enseignement.