Interventions sur "filière"

533 interventions trouvées.

Photo de Franck MenonvilleFranck Menonville :

...ns principalement – nécessitent des alliages spéciaux en acier de haute technicité. L’acier est aussi un enjeu pour la transition énergétique. Le recyclage de l’acier représente une contribution importante dans le cadre de notre stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il ne faut pas oublier les évolutions technologiques qui permettent de limiter les émissions de CO2 dans la filière chaude au sein des hauts-fourneaux. Or, douze ans après le Grenelle de l’environnement, la politique de l’éco-conception reste trop virtuelle et l’éco-recyclabilité des produits industriels à base d’acier est encore trop peu développée. La France et l’Europe sont devenues des acteurs marginaux sur le marché mondial de l’acier, aujourd’hui dominé par la Chine, qui représente 50 % de la productio...

Photo de Valérie LétardValérie Létard :

...s qu’en Europe. Il faut mettre en place une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne. À cet égard, on peut se réjouir que la nouvelle Commission européenne y soit favorable. Il faut maintenant faire vite et être très offensif, car l’urgence pour le tissu industriel sidérurgique n’est pas le temps de l’Europe. Ensuite, les investissements des entreprises sidérurgiques pour décarboner la filière ne porteront leurs fruits qu’à la condition d’être soutenus par un coût de l’énergie compétitif. La compétitivité du prix de l’énergie en Europe est un élément déterminant dans les choix d’investissement des groupes sidérurgiques et conditionne l’avenir de la filière. À l’échelon national, le coût de la compensation carbone, compensant les coûts des quotas carbone qui sont répercutés sur le prix...

Photo de Bernard BuisBernard Buis :

...vironnement, quatre fois moins de CO2 par tonne produite que ses concurrents et des dividendes redistribués durant 180 trimestres successifs depuis 1972. Comment accompagner nos entreprises dans la restructuration de leur modèle économique ? Par ailleurs, je pense que les préoccupations environnementales peuvent être une chance. L’acier présente quelques avantages pour le développement durable : filière sèche, faible consommation en eau, peu de déperditions énergétiques, longévité des matériaux et facilité dans la déconstruction, notamment par rapport au béton. L’acier peut même être à 100 % recyclable. Comment, là encore, accompagner nos entreprises sidérurgiques, pour en faire des acteurs du développement durable et de l’économie circulaire ?

Photo de Fabien GayFabien Gay :

Mois après mois, c’est le même débat, avec les mêmes questions et, malheureusement, les mêmes réponses. Et pendant ce temps, les sites industriels sont délocalisés, avec les emplois perdus et les ravages économiques et sociaux qui vont avec ! Aucun territoire et aucune filière n’ont été épargnés par les fermetures : deux sites d’Ascométal dans la filière électrique ; chez Eramet, l’aciérie électrique de Firminy ; pour les cylindres, Akers, et Vallourec a fermé ses laminoirs de Saint-Saulve et de Déville-lès-Rouen ; dans la filière fonte, c’est l’arrêt de Florange. Entre 2013 et 2017, la sidérurgie a perdu près de 10 000 emplois directs. Autant de vies et de savoir-fair...

Photo de Jean-Claude TissotJean-Claude Tissot :

Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, ces dernières années, la filière sidérurgique française est devenue le symbole du déclin de l’industrie dans notre pays. Les fermetures successives de sites et les destructions massives d’emplois sont presque une fatalité. De ce point de vue, les travaux de notre mission d’information ont permis d’apporter un autre éclairage, d’abord en rappelant que l’acier est essentiel à notre économie, en particulier à des filières comme ce...

Photo de Véronique GuillotinVéronique Guillotin :

Je veux tout d’abord remercier le président de la mission d’information, Franck Menonville, ainsi que la rapporteure, Valérie Létard, de l’excellente qualité de leurs travaux. Moi-même élue d’un département lorrain, le sujet de la sidérurgie ne peut me laisser insensible. Dans un contexte mondial fortement concurrentiel, la filière sidérurgique doit bien sûr s’adapter. Le verdissement de la stratégie industrielle comme la modernisation des process de production sont de véritables leviers de sa transformation. Je citerai ainsi deux réussites symboliques dans ma région : le projet de transition énergétique de Novacarb, en Meurthe-et-Moselle, et la transformation industrielle du site de Florange. Mais je souhaite évoquer plus...

Photo de Anne-Catherine LoisierAnne-Catherine Loisier :

Je salue votre discours volontariste de soutien à l’industrie et à la filière sidérurgique, madame la secrétaire d’État. Vous avez cité de nombreux outils, notamment le contrat stratégique de filière Mines et métallurgie, permettant de responsabiliser les acteurs de la filière. Mais que pouvez-vous nous dire sur les moyens qui y sont réellement consacrés et l’accompagnement de l’État ? Vous citez l’initiative Territoires d’industrie. Quel bilan d’étape en faites-vous ? Il...

Photo de Martine FilleulMartine Filleul :

...Bruno Le Maire a surtout évoqué une baisse d’impôts pour les entreprises, mais très peu la question des investissements. Madame la secrétaire d’État, quand et comment le Gouvernement compte-t-il investir significativement dans notre sidérurgie ? D’autre part, Ascoval a survécu grâce à l’implication des collectivités territoriales, incontournables dans l’accompagnement de la transformation de la filière sidérurgique. Dans ce dossier, elles ont joué un rôle essentiel et travaillé d’arrache-pied pour trouver une solution avec l’État et les repreneurs. À cet égard, le rapport souligne la nécessité du partenariat entre l’État et les régions.

Photo de Cyril PellevatCyril Pellevat :

Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, la France est confrontée à un double enjeu en matière de sidérurgie : la lutte conte le décrochage industriel et la préservation de la souveraineté nationale. D’une part, les emplois de la filière sidérurgique sont menacés ; d’autre part, la souveraineté industrielle est remise en question de manière générale en France. Se pose aujourd’hui la question du choix stratégique de notre pays dans ce domaine. Comme le rappelle le rapport de la mission d’information sur les enjeux de la filière sidérurgique dans la France du XXIe siècle, cette filière emploie encore 38 000 personnes sur le terri...

Photo de Christine LavardeChristine Lavarde :

La filière sidérurgique est aujourd’hui à la croisée des chemins, et il appartient au Gouvernement de lui donner une boussole. Elle est très émettrice de CO2. En effet, suivant les technologies utilisées, on se situe entre 1 100 kilogrammes équivalents CO2et 3 200 kilogrammes équivalents CO2 par tonne d’acier produite. Avec l’évolution du système européen d’émission des quotas pour la période 2021-2030, une...

Photo de Martine BerthetMartine Berthet :

Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, mon intervention portera sur la nécessaire visibilité à moyen terme des dépenses incontournables ou imposées aux entreprises de l’acier. En effet, comme dans tout secteur économique, pour rester compétitives, voire développer leurs activités, les entreprises de la filière sidérurgique ont besoin de lisibilité quant à leurs dépenses. En premier lieu, il y a la dépense imposée, notamment la compensation qui leur est demandée pour leurs émissions de CO2, compensation qui est à présent inéluctable pour une évolution rapide vers les adaptations technologiques permettant de réduire ces émissions à leur minimum. Il est nécessaire et urgent que ces entreprises puissent a...

Photo de Valérie LétardValérie Létard :

... en matière d’acier et de développer le recyclage, l’économie circulaire. Vous avez parlé de tous ces sujets, les uns après les autres, précisant que de nombreux outils avaient été créés par différents ministères et que le Premier ministre lui-même s’y était attelé, au côté du Conseil national de l’industrie et de France Industrie, avec Philippe Varin. Vous avez cité les contrats stratégiques de filière, les fonds d’innovation pour l’industrie, les enjeux de recherche et d’innovation, de GPEC. Madame la secrétaire d’État, l’acier constitue un des neuf contrats stratégiques de filière. Nous savons combien vous êtes déterminée à pousser ces questions, comme tout le Gouvernement ; nous savons qu’il en est de même pour les gens qui travaillent à vos côtés. Ils sont très efficaces, mais bien trop pe...

Photo de Valérie LétardValérie Létard :

...entaines de milliers d’emplois que l’on doit garder. Transformés, mais conservés ! Madame la secrétaire d’État, il faut demain un ministre de l’industrie de plein exercice qui soit identifié et qui puisse peser sur tous les autres ministères. Enfin, quand on rencontre les acteurs industriels, que ce soit les patrons d’Eramet ou d’autres entreprises, ils se félicitent des contrats stratégiques de filière, mais ils réclament de l’aide au quotidien, en cas de difficultés, pour prendre contact soit avec le ministère de la transition écologique quand il s’agit du coût de l’énergie ou de la taxe carbone, soit avec le ministère du travail pour les problèmes de GPEC, soit avec le ministère de la recherche pour bénéficier des fonds dédiés, car il n’y a pas toujours de coordination sur ces questions. Ce q...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

...rtenez, monsieur le ministre, le pouvoir de régulation des offres de formation a été retiré aux régions. Les centres de formation d’apprentis, qui pouvaient être aidés par les collectivités territoriales afin d’assurer un maillage territorial, doivent maintenant se financer par le biais des contrats qui leur sont proposés. La capacité des collectivités territoriales à aider, par la formation, des filières agricoles à subsister ou à se construire en a été considérablement réduite. Il nous faut évaluer les conséquences de cette dépossession. Un autre motif d’inquiétude concerne les exploitations agricoles gérées par les établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles. Leur situation économique s’est dramatiquement dégradée, et la moitié d’entre elles seraient...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

Les rares statistiques disponibles semblent montrer au contraire qu’il a eu à pâtir d’une concurrence accrue avec les filières générales. Avec la nouvelle organisation des études de la classe de terminale, l’enseignement de l’agronomie est assuré dans le cadre d’une option, non d’une spécialité. Les heures de cours consacrées à cette matière vont donc globalement diminuer, et il est à craindre que les élèves qui souhaitent prolonger leur cursus dans le supérieur ne se détournent de l’enseignement agricole au profit d’a...

Photo de Franck MenonvilleFranck Menonville :

... peut s’élever. C’est dans cet esprit que l’enseignement agricole s’est développé en France pendant plus de deux siècles. Cet enseignement connaît aujourd’hui des formes diverses, du secteur public au secteur privé en passant par les maisons familiales rurales et l’apprentissage en alternance. Ces formes constituent un ensemble riche et complémentaire, dont la diversité fonde l’excellence de la filière. Je traiterai plus spécifiquement de l’enseignement professionnel public, plus directement dépendant de votre action, monsieur le ministre. La loi attribue à cet enseignement différentes missions, qui vont bien au-delà de la seule formation scolaire et professionnelle. Il doit également contribuer à l’animation du territoire, à la coopération internationale, à l’expérimentation et à l’insertion...

Photo de Dominique VérienDominique Vérien :

... leur échec scolaire, en attendant d’avoir l’âge de s’en sortir… Autant de raisons qui rendent cet enseignement indispensable pour la diversité des modes d’enseignement et la réussite du plus grand nombre de nos jeunes. Seulement voilà : la réussite de cet enseignement, si elle n’est pas limitée aux secteurs ruraux, y est tout de même concentrée. Or c’est là que le bât risque de blesser dans la filière de l’apprentissage. En effet, les régions contribuaient souvent, dans le cadre de l’aménagement du territoire, à faire vivre de petits centres de formation d’apprentis, loin des centres urbains. Elles vont continuer à aider, certes, mais rarement au même niveau qu’avant. C’est ainsi que le centre de formation d’apprentis de Champignelles, dans l’Yonne, que Noëlle Rauscent, ici présente, connaît ...

Photo de Jean-Marc BoyerJean-Marc Boyer :

... animal et d’une alimentation bio et durable. Si certains médias mettent l’accent sur les dérives et dénoncent les abus, l’agriculteur aime son travail et ses animaux ; il est passionné par son métier. L’agri-bashingdéveloppé par notre société porte aujourd’hui un vrai préjudice à la profession agricole, ainsi stigmatisée. L’enseignement agricole s’en trouve modifié et dogmatisé vers des filières environnementalistes en décalage avec une grande partie de la profession. Or, pour rester attractif, il doit rester ouvert à tous les types d’agriculture. Voilà une trentaine d’années, 90 % des élèves étaient d’origine agricole et rurale et avaient un véritable projet d’installation ; aujourd’hui, ils ne sont plus que 30 % environ dans ce cas. Bien sûr, les autres 70 % sont sensibilisés aux not...

Photo de Henri CabanelHenri Cabanel :

...urs font de plus en plus appel à des sociétés qui font travailler de la main-d’œuvre étrangère. Pourtant, le ministère de l’agriculture arbore des chiffres toujours satisfaisants concernant les établissements d’enseignement agricole : 800 établissements privés et publics, 195 000 élèves, étudiants et apprentis. Cherchez l’erreur… La réalité est, en fait, tronquée. Depuis plus d’une décennie, la filière des services à la personne a supplanté les filières de production : parfois, certains lycées agricoles n’ont d’agricole que le nom. En plus des formations relatives aux services à la personne suivies à 90 % par des filles, on y trouve des formations paysagères, certes plus chics, des formations de soigneurs d’animaux ou en matière d’hippologie, certes plus gentleman-farmer. Derrière ces c...

Photo de Antoine KaramAntoine Karam :

...erelle vers l’enseignement supérieur est de plus en plus empruntée : plus de 30 % des diplômés d’un bac pro poursuivent désormais leurs études en BTSA, le brevet de technicien supérieur agricole. L’enseignement agricole jouit aussi d’un taux d’insertion professionnelle nettement plus élevé que la moyenne nationale. Si l’on y ajoute le taux de réussite aux examens passant la barre des 85 %, cette filière apparaît comme un choix séduisant pour les élèves. Mes remarques porteront sur des pistes pour améliorer la situation. Nous le savons, les effectifs ne sont pas à la hauteur des espérances, et l’enseignement agricole reste miné par un réel manque d’attractivité. À chaque examen budgétaire, je rappelle dans cet hémicycle l’impérieuse nécessité de rompre avec l’idée répandue selon laquelle l’ens...