Interventions sur "filière"

248 interventions trouvées.

Photo de Valérie LétardValérie Létard, rapporteure :

... de dessiner un panorama global du secteur sidérurgique. Quelles sont les capacités de production en France, et où sont-elles implantées ? À quel niveau de la chaîne de valeur l'industrie sidérurgique française se situe-t-elle ? Pour quels types de produits ? Et quels en sont les débouchés dans le pays, en Europe et à l'international ? Nous pourrons aussi faire le point sur la structuration de la filière mines et métallurgie, qui a signé le 18 janvier dernier son premier contrat de filière. En partagez-vous les objectifs, et comment accompagnerez-vous le comité stratégique de filière dans leur mise en oeuvre ? Par ailleurs, notre réflexion sur le futur de la sidérurgie nous porte à nous interroger sur le déploiement de l'« Industrie du futur » dans la filière de l'acier. Quelles pistes de transfo...

Photo de Valérie LétardValérie Létard, rapporteure :

Ce sera le travail de notre mission que d'affiner cette description. Comment ces entreprises, disséminées sur le territoire, fonctionnent-elles en filière ? Quels sont les secteurs les plus solides ? Les plus fragiles ? Comment les stratégies européenne et nationale s'organisent-elles ? Quelles politiques publiques pour accompagner la mutation de la filière ? L'exemple d'Altifort montre bien comment l'action d'un repreneur doit se coupler avec des politiques publiques à plusieurs niveaux. Nous devrons affiner le diagnostic et formuler des recommand...

Photo de Valérie LétardValérie Létard, rapporteure :

... éviter de nous disperser. Je propose de ne pas évoquer non plus la question des terres rares, qui a déjà fait l'objet d'un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques en mai 2016. Elle constitue en effet une problématique à part entière. Quels grands thèmes aborder dans le rapport ? Le premier serait la recherche-développement. Pas d'avenir pour la filière sans innovation. Or, en 2011, l'Académie des sciences et l'Académie des technologies avaient alerté sur le vieillissement et la diminution du nombre de chercheurs dans un secteur qui n'attire plus. Qu'en est-il aujourd'hui, alors que toute la filière industrielle fait des efforts d'attractivité ? Je pense à l'Usine extraordinaire, exposition itinérante que les Parisiens ont pu découvrir au Grand ...

Photo de Martine FilleulMartine Filleul :

Concernant le manque d'attrait de la filière, je souhaiterais que nous nous penchions sur l'appareil de formation. Il n'attire ni les étudiants, ni les apprentis. Comment le revivifier, comment le faire connaître ?

Photo de Laurent DuplombLaurent Duplomb :

... Néanmoins, le pouvoir d'achat, dans notre pays, est un élément incontournable de la politique de chaque gouvernement et les produits alimentaires continuent à servir d'outils d'ajustement. Un directeur de coopérative de mon département m'avait alerté sur les incidences de la fin de la taxe farine sur les meuniers qui représentait un montant de 63 millions d'euros de taxes. Loin de garantir à la filière meunière une rentabilité accrue, la suppression de cette taxe a d'ores et déjà induit l'effet inverse du ruissellement prévu. En effet, les grands meuniers ont lâché les 15 euros économisés par tonne au bénéfice de l'industrie, laquelle, à son tour, fait de même vis-à-vis de la grande distribution, en répercutant leur manque à gagner, au final, sur les boulangers artisanaux. Cet exemple me paraît...

Photo de Claude KernClaude Kern :

Nous excluons l'aluminium alors que nous allons interroger un représentant de la filière des métaux non ferreux. De plus la filière aluminium souffre d'un très faible taux de recyclage des cannettes, gisement pourtant infini ! Les nombreuses usines de transformation sont équipées pour les traiter, mais la matière manque.

Photo de Franck MenonvilleFranck Menonville :

...ncadrement que la loi EGALIM mettait en oeuvre ? La faiblesse de cette loi me paraît avant tout de ne pas assez prendre en compte l'organisation économique et les rapports de forces qui s'y font jour. En effet, les centrales d'achat sont de plus en plus concentrées et organisées. D'ailleurs, la relative réussite dans le secteur laitier n'est-elle pas plutôt due à une meilleure structuration de la filière qu'au dispositif de la loi EGALIM ?

Photo de Joël LabbéJoël Labbé :

...erciales agricoles soit saisi en cas de désaccord. Le nouveau scandale d'importation de viandes bovines en provenance de Pologne a mis au jour un nouveau dysfonctionnement. En effet, seul un quart de la production agricole française est exporté et les viandes importées sont employées, en grande quantité, par la restauration collective. Faut-il continuer ainsi en achetant ce qu'on désigne, dans la filière, comme du minerai ? En tant qu'entreprises responsables et défenseurs de notre patrimoine français, quelles sont les réponses que vous pouvez apporter à une telle situation ?

Photo de Daniel DuboisDaniel Dubois :

La théorie du ruissellement me laisse perplexe. Le médiateur a un rôle majeur à jouer lorsque les filières ne sont pas suffisamment organisées. Les agriculteurs ont besoin d'être reconnus. Néanmoins, améliorer la compétitivité de notre agriculture implique de résoudre les problèmes générés par la sur-normalisation et l'implantation des surfaces commerciales.

Photo de Valérie LétardValérie Létard, rapporteure :

Oui, nous pourrions aborder cette question dans le troisième grand chapitre, sur la modernisation d'une filière forte consommatrice d'énergie.

Photo de Marc LaménieMarc Laménie :

Il convient de privilégier l'acier, certes, mais sans oublier l'ensemble. La formation, oui, mais aussi le recrutement des jeunes, car les apprentis et les diplômés de l'enseignement supérieur trouveront dans cette filière des débouchés et des emplois.

Photo de Franck MontaugéFranck Montaugé :

..., sont ainsi négligés, je songe au Gers et ses entreprises de l'aéronautique. Vous dites que la liste pourrait être complétée ; le Premier ministre et la ministre Mme Gourault le disent aussi. En l'état de cette carte, on peut craindre que les aides aux entreprises des territoires retenus induisent des effets de concurrence néfastes aux autres. Il y a un vrai souci d'équité, de performance de nos filières industrielles. Est-il pertinent de retenir un périmètre géographique ? Pourquoi ne pas plutôt se focaliser sur les entreprises à même de contribuer à la compétitivité de leurs filières ? La liste, au moins, est à compléter !

Photo de Laurent DuplombLaurent Duplomb :

...es acteurs... Pourtant ces entreprises emploient 60 000 salariés ! Elles contribuent à la transition écologique, grâce au développement du numérique. Pour réduire drastiquement le recours aux produits phytosanitaires, il faut disposer de matériel autorisant des traitements très ciblés - un minimum de produit sur un minimum de surface. Cela exige beaucoup de R&D ! Quel regard portez-vous sur cette filière ? Comment le CNI peut-il l'aider à conserver son rang européen et mondial ?

Photo de Sylviane NoëlSylviane Noël :

Les entreprises de la filière décolletage ont créé un consortium, Stradec. Avec la moindre utilisation des véhicules diesel, l'essor des nouvelles technologies, l'industrie du décolletage est de plus en plus tournée vers l'international : elle se porte bien et devrait voir son chiffre d'affaires mondial augmenter dans l'automobile jusqu'en 2030, malgré une conjoncture moins favorable aux véhicules thermiques. Ce partenariat v...

Photo de Anne-Catherine LoisierAnne-Catherine Loisier :

...ative « territoires d'industrie », mais je m'interroge sur la méthode : vous parlez de mobiliser l'ensemble des Français et des territoires, mais nous n'avons guère été mobilisés, ni même informés ! Les territoires retenus ont-ils été identifiés parce qu'ils sont déjà leaders ? Et les territoires dont le potentiel est en devenir ? Je regrette qu'il n'y ait ni pôle ni territoire d'industrie sur la filière bois, alors que la France est un grand pays forestier - nous avons la première ressource de Douglas en Europe, utilisée dans la chimie verte, la cellulose, les matériaux d'avenir. Il serait bon de ne pas se centrer uniquement sur la localisation mais privilégier les enjeux des filières, et les articuler avec les territoires dans une logique d'innovation. Vous avez beaucoup évoqué l'industrie « ...

Photo de Pierre CuypersPierre Cuypers :

La compétitivité peut être entravée par les coûts de production, notamment sociaux, et par la sur-normalisation. Quelles sont vos propositions sur ces deux sujets ? Avez-vous inclus l'agro-industrie dans les dix-huit filières que vous avez évoquées ? Enfin, quel est votre point de vue sur la possible fermeture du site d'Arjowiggins en Seine-et-Marne ? C'est le seul producteur de papiers spéciaux, en particulier pour les cartes grises, en France.

Photo de Marie-Christine ChauvinMarie-Christine Chauvin :

Dans le cadre de la réforme des lycées, certaines sections sont fermées, faute d'élèves. Ainsi, dans le Jura, la décision de fermeture d'une section du lycée du bois de Mouchard, qui de plus est qualifié de « lycée de brousse » par le rectorat, privera la filière bois de professionnels à l'avenir. Quels partenariats peuvent être envisagés pour maintenir ces formations ?

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet :

Notre présidente a évoqué tout à l'heure l'absence de décision sur le lancement d'un nouveau programme électronucléaire. Nous sommes tous d'accord pour s'assurer de la compétitivité du nouveau nucléaire afin de donner de la visibilité à la filière. Et surtout, il faut comparer ce qui est comparable ! Certains comparent le coût du nouveau nucléaire, qu'ils estiment à environ 100 euros du mégawattheure en se basant sur le prix garanti pour les deux EPR anglais, à celui des énergies renouvelables, tel qu'il ressort des derniers appels d'offres, qui tourne autour de 50 à 60 euros le mégawattheure ; selon eux, cet écart justifierait à la fois ...

Photo de Roland CourteauRoland Courteau :

... ? Je note enfin un manque d'ambition pour l'éolien flottant, qui jouit pourtant d'une réelle acceptabilité, notamment en Méditerranée. Or nous sommes dans la demi-mesure, ce qui est en contradiction non seulement avec l'objectif d'une électricité à 40 % renouvelable d'ici à 2030, mais aussi avec la dynamique et les investissements engagés par l'État, par les régions comme l'Occitanie et par les filières concernées. La France est en avance sur le flottant, mais si nous avançons à coup de demi-mesure, cette industrie ira se développer en Europe du Nord. Nous avons besoin d'une trajectoire ambitieuse, avec des volumes conséquents. Or, le volume annoncé est insuffisant pour faire baisser les tarifs. Cette technologie peut permettre d'atteindre un prix compétitif, à condition de bénéficier de volum...

Photo de Guillaume ChevrollierGuillaume Chevrollier :

...butions ? Par ailleurs, je m'interroge sur le manque d'engagement du Gouvernement dans la lutte contre la précarité énergétique, notamment en matière d'investissement dans les bâtiments, et plus précisément sur la chaleur renouvelable thermique. Enfin, comme vous l'avez souligné, énergie et climat sont liés. Alors que la COP 24 vient de prendre fin, comment expliquer le peu d'espace laissé à la filière nucléaire dans cette grande conférence internationale ? Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) salue pourtant cette énergie décarbonée, sûre, pilotable et disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La COP 24 a eu lieu en Pologne, pays producteur historique de charbon qui se tourne aujourd'hui vers le nucléaire. Il me semble que la France et le gouvernement ...