Interventions sur "l’enseignement"

1183 interventions trouvées.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet :

...ce gouvernementale, dont le Premier ministre a normalement la responsabilité. Mme Sylviane Agacinski a été privée par la présidente de l’université Bordeaux-Montaigne du droit de s’exprimer. Ce sont les faits. La réaction gouvernementale est surprenante. Mme Marlène Schiappa a sauvé l’honneur du Gouvernement en exprimant publiquement son désaccord. Qu’il en soit donné acte ! Mme le ministre de l’enseignement supérieur, qui est directement concernée, puisqu’il s’agit de l’université, a répondu d’une façon assez ambiguë à notre excellent collègue, Charles de la Verpillière, juriste éminent, qu’un forum serait organisé… Je souhaite pour elle que ce forum soit accepté par les minorités qui avaient précédemment refusé l’intervention de Mme Agacinski ! D’autres ministres auraient pu, eux aussi, s’exprimer...

Photo de Catherine Morin-DesaillyCatherine Morin-Desailly :

Ma question s’adressait à Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Elle prolonge d’une certaine manière celle de Gérard Longuet. Il y a eu l’annulation par l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, en raison d’un climat de pressions et de menaces, de la formation sur la prévention de la radicalisation, qui devait être dispensée, à la fin novembre, par l’écrivain et journaliste Mohamed Sifaoui. Notre groupe s’est éga...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, le 18 octobre 2006, Françoise Férat présentait à notre commission de la culture, dont elle était alors membre, un rapport sur la place de l’enseignement agricole dans le système éducatif français. Il plaît au Sénat de prendre appui sur ces travaux de fond pour évaluer régulièrement l’état et les évolutions des politiques publiques. Le présent débat n’a d’autre ambition que de poser les termes généraux d’un bilan, qui devra nécessairement être prolongé. La question posée est très générale pour permettre aux sénatrices et aux sénateurs qui nous fon...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

...ent aux évolutions de la société parfois décrit par ceux qui le regardent avec dédain et condescendance. Ce mépris participe d’une incompréhension croissante entre les villes et les campagnes et, au sein de ces dernières, entre ceux qui y vivent et ceux qui les cultivent. Notre pays, par ses traditions et par l’importance de sa ruralité, ne peut accepter que ce dissentiment persiste et s’aggrave. L’enseignement agricole est un des moyens de réparer ce lien qui menace de se rompre. Depuis la révolution néolithique, les agriculteurs – les paysans, comme j’aime à les appeler – ont su adapter en permanence leurs productions, leurs pratiques et leurs organisations sociales aux évolutions de la consommation, des goûts et des habitudes alimentaires, de même qu’aux changements climatiques et aux bouleversement...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

Les rares statistiques disponibles semblent montrer au contraire qu’il a eu à pâtir d’une concurrence accrue avec les filières générales. Avec la nouvelle organisation des études de la classe de terminale, l’enseignement de l’agronomie est assuré dans le cadre d’une option, non d’une spécialité. Les heures de cours consacrées à cette matière vont donc globalement diminuer, et il est à craindre que les élèves qui souhaitent prolonger leur cursus dans le supérieur ne se détournent de l’enseignement agricole au profit d’autres lycées, d’autant que très peu de lycées agricoles ont retenu cette option. Mon inquiétude...

Photo de Céline BrulinCéline Brulin :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, dans la continuité de l’intervention de mon collègue Pierre Ouzoulias, j’évoquerai de manière concrète la réalité de l’enseignement agricole dans ma région, la Normandie. Je commencerai par le budget pour 2020 : après la suppression de vingt postes d’enseignants dans le secteur public l’an dernier, il prévoit trente-cinq nouvelles suppressions. Nous y reviendrons lors de l’examen du projet de loi de finances. Alors même que, après plusieurs années de recul des effectifs, le nombre d’élèves va augmenter, cette hausse, souhai...

Photo de Franck MenonvilleFranck Menonville :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, en 1850, à Nancy, une statue fut érigée à la mémoire de Mathieu de Dombasle, et la place sur laquelle elle se trouve porte désormais le nom de ce Lorrain considéré comme le père de l’enseignement agricole. Animé par l’envie de transmettre sa passion, cet agronome avait bien compris que l’enseignement agricole ne visait pas seulement à améliorer les techniques et à augmenter la productivité ; il avait compris que le travail de la terre donne à l’homme une activité noble, par laquelle tout un chacun peut s’élever. C’est dans cet esprit que l’enseignement agricole s’est développé en France...

Photo de Dominique VérienDominique Vérien :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, je remercie le groupe CRCE d’avoir demandé un débat sur un sujet aussi important que l’avenir de l’enseignement agricole. L’enseignement agricole présente plusieurs particularités, dont celle de former nos futurs agriculteurs. Plus largement, il propose de très nombreuses spécialités permettant d’acquérir des diplômes allant du CAP au diplôme d’ingénieur en passant par le baccalauréat professionnel, le baccalauréat général et le BTS. Reste que, lorsqu’on considère l’enseignement agricole, ce ne sont pas ...

Photo de Jean-Marc BoyerJean-Marc Boyer :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, l’enseignement agricole a une véritable histoire, avec des missions qui lui sont propres. Enseignement général et technique, il comprend à la fois des stages en exploitation et une ouverture socioculturelle. L’enseignement agricole privé occupe une place importante dans le dispositif et l’offre éducative. Quant aux maisons familiales rurales, elles sont une vraie spécificité, avec des formations par alternance....

Photo de Jean-Marc BoyerJean-Marc Boyer :

Cessons donc cet agri-bashing destructeur, qui a de fortes conséquences sur l’avenir de l’enseignement agricole et la formation des jeunes ! L’enseignement agricole a toujours été à la pointe en matière d’évaluation des jeunes : le contrôle continu au baccalauréat existe depuis quinze ans dans ce secteur, et la réforme du baccalauréat a largement consisté pour l’éducation nationale à copier les innovations pédagogiques de l’enseignement agricole. Cet enseignement, comme ses enseignants, a donc l...

Photo de Patrice JolyPatrice Joly :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, quel avenir pour l’enseignement agricole ? Il s’agit là d’un sujet important, comme les précédents orateurs l’ont souligné, pour les territoires ruraux, mais aussi pour l’ensemble du pays, au regard des enjeux auxquels nous sommes confrontés comme des perspectives que nous offre l’’agriculture urbaine. Nous parlons de 200 000 élèves à la rentrée scolaire dernière, accueillis au sein de 800 établissements publics et privés disp...

Photo de Patrice JolyPatrice Joly :

S’agissant des moyens humains, les chefs d’établissement attendent toujours un statut en rapport avec leurs responsabilités, la situation actuelle étant très préjudiciable en matière de turn-over. Par ailleurs, le statut autonome des établissements doit être maintenu, et les missions polyvalentes qui leur sont confiées doivent être renforcées – il s’agit bien là de l’originalité de l’enseignement agricole. En conséquence, il apparaît évident que l’enseignement agricole peut participer fortement au renouveau des campagnes françaises que l’on constate, et dont témoigne la croissance démographique des territoires ruraux, qui est plus importante que la moyenne nationale…

Photo de Henri CabanelHenri Cabanel :

...ces changements de formation – vous l’aurez compris –, se cachent des enjeux d’image. Ils reflètent également la mutation de notre ruralité, qui est de moins en moins agricole : les filles et les fils de paysans, ne voulant plus reprendre les exploitations, désertent ces filières – comme cela a été dit, seulement un élève sur dix est un enfant d’agriculteurs. Se poser la question de l’avenir de l’enseignement agricole, c’est donc inévitablement se poser celle de l’avenir de notre agriculture et de son attractivité pour les jeunes. J’évoquerai d’abord le contexte. Les lycées agricoles, qui se distinguent des autres lycées professionnels sous tutelle du ministère de l’éducation nationale, ont notamment pour mission de participer à l’animation et au développement des territoires. En 1984, date de la lo...

Photo de Antoine KaramAntoine Karam :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, à quoi ressemblera le lycée agricole de 2040 ? En tant que rapporteur sur les crédits de l’enseignement technique agricole, je remercie mes collègues du CRCE de nous inviter à nous pencher sur cette question. Permettez-moi tout d’abord de porter un regard positif. Fruit d’une longue tradition, l’enseignement agricole n’a plus et ne pourrait plus avoir la même vocation qu’hier : il est devenu un enseignement en prise avec les défis émergents. De l’information donnée au consommateur à la question du...

Photo de Antoine KaramAntoine Karam :

Il est sans nul doute une école de la deuxième chance incroyable, mais il est aussi et surtout une filière d’excellence. Les raisons de ce manque d’attractivité sont connues : l’implantation traditionnelle de l’enseignement agricole dans des régions enregistrant une baisse démographique, et a contrario, la sous-représentation où la demande existe ; et surtout, le défaut de notoriété auprès de nos jeunes. Combien de collégiens savent que l’on peut devenir ingénieur en intégrant une classe de première technologique agricole ?

Photo de Antoine KaramAntoine Karam :

Combien savent qu’un élève de terminale professionnelle agricole a 59 % de chances de trouver un emploi, contre 42 % pour son homologue de l’enseignement général ? Je parle en connaissance de cause, pour avoir observé ce fait dans mon territoire, la Guyane. Pour répondre à cette problématique, vous avez lancé, monsieur le ministre, la campagne de promotion L’Aventure du vivant à l’occasion du dernier salon de l’agriculture. Peut-être pourrez-vous nous dire quelques mots sur les résultats attendus de cette campagne, ainsi que sur la manière de mie...

Photo de Annick BillonAnnick Billon :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, traiter de l’enseignement agricole, c’est avant tout s’enquérir de l’agriculture de demain. Avec près de 75 % des apprentis dans 806 établissements scolaires, l’enseignement agricole public et privé, filière d’excellence, tient une place essentielle dans le développement de l’apprentissage. Or les récentes réformes de l’apprentissage et du baccalauréat sont porteuses de profondes mutations pour ce secteur. La réforme d...

Photo de Anne-Marie BertrandAnne-Marie Bertrand :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, l’agriculture d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, et celle d’aujourd’hui ne sera sans doute pas celle de demain. Quelle agriculture voulons-nous ? Quel rapport à l’environnement, à la consommation voulons-nous ? Pour répondre à ces questions, l’enseignement agricole jouera un rôle décisif. Les défis sont nombreux : comment mieux appréhender les aléas climatiques, les crises sanitaires ? Il est important que l’ensemble de nos exploitations puisse tirer bénéfice de nouvelles technologies, notamment avec l’utilisation des datas, des drones, ou encore de la méthanisation. Pour produire différemment, il faudra être capable d’enseigner différemment. Il ...

Photo de Marie-Pierre MonierMarie-Pierre Monier :

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, l’enseignement agricole dans notre pays est exemplaire, et pourtant nous n’en parlons presque jamais. Celles et ceux qui le font ont du mal à être audibles, et cet enseignement est trop souvent le grand oublié des réflexions sur l’éducation. Je me réjouis donc que nous ayons ce débat – j’en remercie le groupe CRCE –, et j’espère que nos échanges auront un écho important en dehors de cet hémicycle, car les enje...

Photo de Marie-Pierre MonierMarie-Pierre Monier :

Mme Marie-Pierre Monier. Prenons le temps de mener un travail collectif de qualité, qui ira au fond des choses, en nous appuyant sur les actrices et les acteurs de terrain qui ont beaucoup à nous apprendre. C’est ainsi que nous pourrons proposer une vision politique forte pour l’avenir de l’enseignement agricole en France !