Interventions sur "langue"

959 interventions trouvées.

Photo de René-Pierre SignéRené-Pierre Signé :

Sans sous-estimer les efforts réels que le ministère accomplit en faveur de la Francophonie, M. René-Pierre Signé a estimé qu'il fallait également veiller à ce que le français soit mieux parlé dans les médias français, déplorant des emprunts trop systématiques à des expressions anglo-saxonnes. Sans nier l'enrichissement des apports étrangers à une langue, il a estimé qu'il y avait des limites à respecter et que les mots introduits en français devaient être effectivement francisés. Il a souhaité que, d'une façon générale, le secteur de l'audiovisuel s'abstienne du recours à des anglicismes inutiles.

Photo de Yannick BodinYannick Bodin :

...é les services de l'ambassade et des consulats de France, souhaitant que le personnel diplomatique soit attentif à promouvoir auprès de nos partenaires américains une image aussi positive de la France que l'image qu'ils avaient donnée des Etats-Unis à la délégation française. Il a souhaité, qu'à l'avenir, une plus grande synergie soit recherchée entre les efforts de la France pour promouvoir sa langue à l'étranger et ceux faits pour la défendre sur son territoire. Il a souhaité savoir si une réflexion globale avait été entamée par le ministère des affaires étrangères et le ministère de l'éducation nationale sur l'accueil des étudiants étrangers en France, estimant que l'apprentissage de la langue était un élément d'intégration essentiel et qui méritait d'être amélioré. Enfin, partageant le ...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

expliquant que de nombreux enfants scolarisés à Saint-Martin et ayant pour langue maternelle l'anglais habitent en fait la partie néerlandaise de l'île, a exprimé sa réserve à l'égard de cet amendement.

Photo de Catherine TroendleCatherine Troendle :

soulignant qu'en Alsace de nombreuses écoles avaient développé un enseignement bilingue en français et en allemand, a déclaré que ce système assurait l'apprentissage de deux langues mais ne permettait pas aux élèves d'atteindre véritablement un niveau d'excellence en français.

Photo de Christian CointatChristian Cointat, rapporteur :

a souligné que l'amendement donnait à la collectivité la possibilité d'organiser un enseignement complémentaire en anglais et non de prévoir que la totalité de l'enseignement pourrait être effectuée dans une autre langue que le français.

Photo de Pierre-Yves CollombatPierre-Yves Collombat :

estimant que l'arsenal juridique existant en la matière permettait aux collectivités territoriales de créer, dans les écoles primaires, des classes d'initiation aux langues étrangères, s'est prononcé contre cet amendement.

Photo de Josselin de RohanJosselin de Rohan :

évoquant l'offre publique d'achat lancée par la société Mittal Steel sur Arcelor, s'est interrogé sur la stratégie française en Inde et sur les raisons expliquant la relative faiblesse économique et commerciale de la France dans ce pays. Cela tenait-il à la langue ou à l'insuffisante présence culturelle ?

Photo de Didier BoulaudDidier Boulaud :

a souligné la pertinence d'un examen de la place de la France dans les pays émergents. Il a considéré que la capacité d'accueil des étudiants étrangers était décisive, partageant l'appréciation selon laquelle la barrière de la langue n'est pas nécessairement un obstacle dirimant. Il s'est interrogé sur la prise en compte de la dimension européenne à l'égard des pays émergents, mais aussi sur la place particulière de l'Afrique dans cette problématique.

Photo de Jacques PeyratJacques Peyrat :

a estimé que si une nécessaire humilité était de mise dans l'examen de la situation des Etats étrangers, on pouvait garder cette certitude que la France conserve une image, une culture et une langue très attractives. Il a considéré que la France ne défendait pas assez sa langue, alors que celle-ci représente une assise considérable, du fait d'une présence ancienne en de nombreux points du globe. Evoquant le développement de l'université anglophone Mc Gill au Québec, il a insisté sur la nécessité de développer la présence française à partir des universités et d'inclure la francophonie dans le...

Photo de Charles RevetCharles Revet :

...'hui, on se fonde sur une idéologie, et on passe à côté de l'essentiel. Je vous donnerai un seul exemple pour illustrer mon propos. Voilà quelques semaines, la principale d'un collège de la région rouennaise, que connaît bien mon collègue Marc Massion, me disait que la moitié des enfants de son collège ne savaient pas écrire cinq lignes de français, parce que leurs parents ne parlaient pas notre langue. Comment ces enfants pourraient-ils écrire correctement le français alors qu'ils passent l'essentiel de leur temps dans leur famille, ce qui est tout à fait légitime ? Je vous remercie une fois de plus, monsieur About, de m'avoir fait découvrir ce mot « phénotype » et d'avoir posé le problème. Dans la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui, nous partons d'idéologies et de postulats sans ...

Photo de Nicolas AboutNicolas About :

Cet amendement a pour objet d'ajouter aux principes fondamentaux qui régissent l'éducation la garantie de l'apprentissage et de la maîtrise de la langue de la République, sans laquelle il n'y a pas d'intégration possible.

Photo de Alain GournacAlain Gournac, rapporteur :

Tout à l'heure, nous avons entendu certains propos sur la qualité de l'enseignement dans notre pays. Il est nécessaire, pour que tout le monde ait les mêmes chances, de parler correctement la langue française, sinon quel handicap pour la suite ! La commission émet donc un avis favorable.

Photo de Charles RevetCharles Revet :

..., bien sûr, à l'objectif de l'amendement. On a évoqué tout à l'heure un taux de 80 % de réussite au baccalauréat. C'est bien d'avoir des postulats, mais encore faut-il avoir les moyens pour les mettre en oeuvre. Monsieur About, je vous propose de modifier votre amendement pour dire que « l'école organise le système éducatif afin de garantir à tous les élèves l'apprentissage et la maîtrise de la langue française. »

Photo de Yannick BodinYannick Bodin :

Ce n'est pas l'école qui garantit à tous les élèves l'apprentissage et la maîtrise de la langue française, c'est l'État. L'école n'est qu'un moyen. L'article 2 de la Constitution précise que la langue de la République est le français. D'autre part, l'introduction de la notion de socle commun de connaissances est encore plus récente, puisqu'elle date de l'examen de la loi Fillon sur l'école. Nous y avions passé plusieurs jours ; nous avions notamment siégé un dimanche matin jusqu'à zéro heu...

Photo de Yannick BodinYannick Bodin :

Je ne vois pas ce que cet amendement apporte, mis à part de dire que les apprentis doivent apprendre la langue française comme tous les élèves. Mes chers collègues, ne nous ridiculisons pas !

Photo de Jean-Pierre SueurJean-Pierre Sueur :

...di ! Je formule là une hypothèse et je remercie M. About d'avoir de telles idées, si toutefois cette hypothèse était vérifiée. Mais il en est une autre, qui est moins agréable. En effet, dans tout discours, il y a le posé et le présupposé. Si vous éprouvez le besoin d'écrire ce qui figure dans votre amendement, c'est peut-être parce que vous pensez qu'aujourd'hui, à l'école, on n'apprend pas la langue française ! Si tel est le cas, il vaudrait mieux exprimer clairement ce qui est présupposé de manière que chacun comprenne bien. Je crains que cet amendement ne soit vécu par les enseignants comme une forme de suspicion à leur égard.

Photo de Jean-Pierre SueurJean-Pierre Sueur :

À quoi sert de dire quatre fois, dix fois ou vingt fois qu'il faut apprendre la langue française à l'école ? Cela sert à faire passer le message que, aujourd'hui, on ne le fait pas. Il n'est pas heureux d'envoyer un tel message, parce que je connais comme vous de nombreux enseignants qui font tout ce qu'ils peuvent pour remplir au mieux leur mission. Je considère que l'on ne changera pas l'école et que l'on ne favorisera pas la réussite de l'ensemble des enfants si l'on ne fait pa...

Photo de Jean-Pierre SueurJean-Pierre Sueur :

Ce sont eux qui font en sorte que chaque enfant maîtrise la langue française et je tiens à leur rendre hommage pour le travail qu'ils accomplissent. Donnons-leur plus de moyens, plus d'heures d'enseignement, pour que chaque jeune de ce pays puisse maîtriser la langue française. Cela passe peut-être par certaines mesures qui ne relèvent pas du domaine législatif. Mais vous savez bien que la disposition que vous proposez est superfétatoire, ce qui nous conduit à ...

Photo de Jean-François VoguetJean-François Voguet :

...r dans un système éducatif différent et dans des filières dans lesquelles il n'y aura que treize semaines d'enseignement général. Je pense donc que, en déposant cet amendement, vous criez au secours, parce que vous savez que les enfants concernés sont en grande difficulté scolaire. Vous voulez « sauver les meubles », mais c'est un voeu pieux ! Vous voudriez bien qu'ils maîtrisent parfaitement la langue française, mais vous savez parfaitement que les décisions que vous avez prises ne le permettront pas. Vous cherchez à vous dédouaner et vous prenez conscience un peu tard de la nocivité des dispositions que vous avez votées.

Photo de Nicolas AboutNicolas About :

Nous sommes tous pareils, des bons petits Français, mais il ne faut pas apprendre la langue !