Interventions sur "langue"

917 interventions trouvées.

Photo de Colette MélotColette Mélot :

...il s'agit d'entretenir. Le règne croissant de l'unilinguisme, en opposition avec les termes du Traité fondateur de l'Union européenne, ne permet pas d'exprimer précisément sa pensée. Lors de rencontres bilatérales, des participants francophones persistent fréquemment à s'exprimer dans un anglais qui manque de nuances, malgré la présence de traducteurs. Or, nous avons tous intérêt à parler notre langue, afin de donner tout son sens à notre message. L'anglais reste un outil de communication intéressant mais trop simple. Plus grave, certains intervenants, pourtant peu à l'aise en anglais, n'osent parfois pas refuser la proposition qui leur est faite de continuer les échanges en anglais afin de se passer de traducteur. Un changement radical s'impose. Notre attitude jusqu'alors trop timorée n'enc...

Photo de Laure DarcosLaure Darcos :

La médiathèque numérique de l'Institut français est un outil supplémentaire de diffusion de notre culture et de notre langue. Comment travaillez-vous avec vos partenaires de l'audiovisuel public pour faire fonctionner et enrichir cette plateforme ? Comment est-elle utilisée ?

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je serai moins sévère concernant le Conseil de l'Europe car tous les textes, y compris dans les commissions préparatoires, sont rédigés en français et en anglais, et souvent en premier lieu en français. Les difficultés qui se présentent à 27 pays sont multipliées lorsque 47 pays sont concernés. Il importe que la langue française reste la langue de travail. Il faut distinguer la langue utilisée pour s'exprimer oralement dans l'hémicycle de la langue de travail administratif. La co-rédaction dans deux langues me semble fondamentale. Je fais miens les propos d'Umberto Eco selon qui la langue des Européens est la traduction. Dans les années 1980, j'étais techniquement en charge de l'Eurobaromètre, créé par le Franç...

Photo de Nicole DurantonNicole Duranton :

...5 avril dernier, Philippe Léglise-Costa, représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne, ait quitté une réunion d'ambassadeurs parce qu'elle se tenait uniquement en anglais, et sans traducteur. J'espère que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne va donner plus de place aux Français dans nos institutions. Mon utopisme me laisse espérer que le français puisse redevenir la langue de l'Union européenne.

Photo de Benoît HuréBenoît Huré :

Cet excellent avis arrive au bon moment. Mais je pense, comme mes collègues Didier Marie et Simon Sutour, que nous pourrions judicieusement aller plus loin. Le bon usage de la langue française doit être défendu avec la plus grande attention, notamment dans nos relations avec les pays de la Méditerranée et d'Afrique. Il faut aussi veiller aux risques de l'usage d'une langue approximative parce que mal traduite. Cela peut être ravageur en matière diplomatique. Pour que notre démarche ne soit pas purement tournée vers l'usage du français, nous pourrions aussi proposer que, dans ...

Photo de Jean-François RapinJean-François Rapin :

...au fil de la discussion, les opinions se sont un peu durcies sur cet avis politique. N'oublions pas que notre commission doit elle-même défendre l'usage du français. Nous avons parfois des interlocuteurs de pays non-anglophones qui viennent s'exprimer en anglais, leurs propos étant traduits en français. Ne pourrait-on pas imposer que ces auditions devant notre commission soient réalisées dans la langue du pays ou en français ? La traduction est une contrainte surmontable.

Photo de Anne-Catherine LoisierAnne-Catherine Loisier :

Quel est le point de vue de nos collègues français au Parlement européen sur cette question ? Je m'interroge sur l'intérêt de l'Union européenne à ne pas utiliser davantage une langue qui, en 2050, devrait être la troisième ou quatrième langue la plus parlée dans le monde. Pourquoi l'Union Européenne se dépossède-t-elle d'une langue qui pourrait être une passerelle supplémentaire pour déployer son action et son rayonnement ?

Photo de Joëlle Garriaud-MaylamJoëlle Garriaud-Maylam :

...ès que l'on s'éloigne des capitales, le français n'est plus parlé. Il n'y a pas d'enseignants de français. Au Sénégal par exemple, à 100 kilomètres de Dakar, les classes ne se font pas en français, et tout le monde parle le wolof. Il faut se battre pour les budgets ! Dans l'avis politique, ne devrait-on pas rappeler que l'Union européenne devrait encourager chaque citoyen à communiquer dans deux langues autres que sa langue maternelle ? Il ne s'agit pas seulement de maintenir le plurilinguisme, mais de le développer afin de pouvoir avoir l'appui d'autres pays partenaires au sein de l'Union européenne. C'est un point important à défendre, car certains États membres mettent en avant le coût des traductions.

Photo de Maryvonne BlondinMaryvonne Blondin :

...de choisir leur orientation au mois de février, après cinq mois d'enseignement d'une spécialité ? Ne faut-il pas craindre la reconstitution de « tuyaux » et la perpétuation des inégalités sociales ? Ceux qui ont la connaissance et les clefs du système pourront s'orienter, mais les autres auront plus de mal. Il est important de les aider. Enfin, je voudrais aussi vous alerter sur la situation des langues régionales, car elles n'entrent plus dans les spécialités. Le 30 novembre dernier, une manifestation a eu lieu devant votre ministère sur ce sujet.

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

Je tiens à remercier les ministres et à former des voeux pour l'an I du nouveau baccalauréat. Chaque élève doit étudier deux langues vivantes, évaluées par le biais du contrôle continu. Mais quid du continuum avec l'enseignement supérieur ? Certaines formations de l'enseignement supérieur ne prévoient aucune obligation en la matière, contrairement aux grandes écoles. Quant au niveau de nos étudiants en langue, il peut encore s'améliorer. Certes, les mobilités des enseignants au travers d'Erasmus + ne peuvent être offertes à t...

Photo de Max BrissonMax Brisson :

...-chimie » sont à 87 % des garçons, quand la spécialité « humanités, littérature et philosophie » attire 25 % des filles et seulement 9 % des garçons. Ne faudrait-il pas inclure les mathématiques au sein du tronc commun, comme le proposent nos collègues députés, et envisager le maintien de trois spécialités en classe de terminale ? Une fois n'est pas coutume, je n'évoquerai pas la question des langues régionales, déjà abordée par ma collègue Maryvonne Blondin.

Photo de Damien RegnardDamien Regnard :

Je voudrais évoquer les difficultés des établissements d'enseignement français à l'étranger. Ceux-ci doivent respecter les programmes de l'éducation nationale, mais parfois aussi les demandes des pays d'implantation, et répondre aux attentes des familles, dans un contexte de plus en plus concurrentiel. Quels aménagements avez-vous prévus pour ces établissements, notamment sur la présentation des langues nationales au baccalauréat ? La question de l'interopérabilité des systèmes informatiques de l'éducation nationale et de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) n'est toujours pas résolue. À quelle échéance un identifiant national étudiant sera-t-il disponible pour les élèves de ces établissements ? Où en est le projet de baccalauréat français international ?

Photo de Antoine LefèvreAntoine Lefèvre :

Merci aux rapporteurs pour leur présentation de ce secteur important. Je partage leurs inquiétudes concernant le très mauvais signal qui pourrait donner la réforme du mécénat. Je défendrai un amendement en séance sur ce point. Le président de la République a confirmé l'engagement qu'il avait pris lorsqu'il était candidat de créer la Cité internationale de la langue française, dans mon département de l'Aisne. L'ouverture devrait intervenir en 2022, pour un montant estimé des travaux à 110 millions d'euros. Avez-vous des informations sur ce dossier ? Par ailleurs, pouvez-nous nous apporter des précisions sur les conséquences du litige entre l'architecte Jean Nouvel et la Philharmonie, qui lui réclame 170 millions d'euros ?

Photo de Michel CanevetMichel Canevet :

Je remercie les rapporteurs pour leur présentation tonique de ce budget important pour nous tous ! Je me réjouis, moi aussi, de la création de la Cité internationale de la langue française, en espérant que ce soit l'occasion de nous conformer à l'ordonnance de Villers-Cotterêts. Je pense à l'utilisation du « ò », qui n'est pas autorisé dans les patronymes - seul un membre du Gouvernement le porte.

Photo de Michel CanevetMichel Canevet :

Des crédits sont-ils prévus pour soutenir les langues et cultures régionales ? Dans le rapport, il est écrit que le programme 131 se caractérise par l'absence de réelle marge de manoeuvre pour l'administration centrale et que la logique de déconcentration semble trouver une certaine limite. C'est une approche extrêmement jacobine de la situation, que je ne comprends pas ! Il faut faire confiance aux territoires. Arrêtons de recentraliser les décis...

Photo de Roger KaroutchiRoger Karoutchi :

Tous les crédits liés à la langue française ou à la francophonie disparaissent ou sont réduits, dans tous les domaines. Même les aides de l'Agence française pour le développement (AFD) sont en baisse dans les zones francophones. Est-ce le reflet d'une décision du Gouvernement, qui aurait baissé les bras ? Il y a eu un ministère de la Francophonie ! Or celle-ci devient le parent pauvre du budget de la Culture.

Photo de Vincent EbléVincent Eblé, rapporteur spécial :

... au-delà, ne régleraient pas ce problème. Cela ne ferait que contraindre d'importants mécènes à disperser leur aide. Le milieu concerné est très inquiet. Vous avez été plusieurs à évoquer la francophonie. Concernant Villers-Cotterêts, les crédits de restauration du château proprement dit figurent au programme « Patrimoines » de la mission. Ceux du PIA sont affectés à la Cité internationale de la langue française, qui s'installera dans les locaux. Le Centre des monuments nationaux est destinataire de 13,3 millions d'euros en CP pour la rénovation. S'ajoutent 30 millions d'euros versés dans le cadre du troisième PIA, pour la Cité internationale de la langue française - cela nous a été confirmé par le directeur du Patrimoine. Ces fonds bénéficieront aussi à tout un territoire affecté par la désind...

Photo de Julien BargetonJulien Bargeton, rapporteur spécial :

... il faudrait un récapitulatif de la politique immobilière. Le ministère de la Culture passe de sept sites à trois. Je rappelle que Beaubourg, c'est deux millions d'euros de loyer qui seront bientôt économisés... La vente du siège du Conservatoire national devra être suivie de près. Le PIA prévoit 160 millions d'euros pour le Grand Palais, et 30 millions d'euros pour la Cité internationale de la langue française. N'oublions pas que le grand projet culturel du quinquennat concerne la langue française. Et il ne se situe pas à Paris... Patrice Joly, le fonds pour le développement de la vie associative relève de la mission sport, jeunesse et vie associative.

Photo de Roger KaroutchiRoger Karoutchi, rapporteur spécial (Mission « Médias, livres et industrie culturelle » et compte de concours financiers « Avances à l'audiovisuel public ») :

... extérieur pour établir une cartographie des activités, voir les pistes d'économie et le développement. On peut distinguer deux maillons, avec France Médias Monde (FMM), d'un côté, et TV5 Monde, de l'autre. Le caractère multilatéral de la gouvernance de TV5 Monde rend délicate toute appréciation. FMM, créée en 2008, rassemble une chaîne de télévision et deux radios : France 24, qui émet en quatre langues - le français, l'anglais, l'arabe et l'espagnol -, Radio France International (RFI), qui émet en français et en treize autres langues, et Monte Carlo Doualiya (MCD), une radio généraliste qui émet en langue arabe. L'agence Canal France International (CFI), est, par ailleurs, devenue, depuis le 27 juin 2017, une filiale de FMM. CFI reste financée dans le cadre de l'aide publique au développement ...

Photo de Claude KernClaude Kern, rapporteur pour avis des crédits de l'action extérieure de l'État :

Avec le Brexit, l'anglais ne sera plus langue officielle que de Malte et de l'Irlande. N'est-ce pas l'occasion de promouvoir l'emploi du français dans les institutions européennes, notamment comme langue de travail ?