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Interventions sur "nicotine"

13 interventions trouvées.

Photo de Khalifé KHALIFÉKhalifé KHALIFÉ :

...Il était temps, car le sujet, qui avait été évoqué en 2021, avait été classé sans suite. Sous une apparence inoffensive, les puffs dissimulent pourtant un produit loin d'être anodin et des stratégies commerciales très offensives. Avec ces dispositifs, les industriels ne cherchent pas à convertir des fumeurs traditionnels à un autre produit, mais cherche bien à capter de nouveaux consommateurs de nicotine. Nous ne devons donc pas nous laisser berner par le discours fallacieux de la réduction des risques qu'ils ont développé : 80 % des puffs vendues en France contiennent de la nicotine. Dans la tranche des 13-16 ans, 15 % déclarent avoir déjà utilisé une puff et 47 % d'entre eux disent avoir commencé leur initiation à la nicotine avec ce produit. La nicotine est une drogue dure et une drogue trist...

Photo de Solanges NADILLESolanges NADILLE :

...toyens dans les filets du tabagisme. L'objet du débat qui s'ouvre en est un exemple frappant. Les dispositifs électroniques de vapotage à usage unique, dits puffs, se sont imposés dans notre société à une vitesse grand V, en particulier chez nos jeunes : 15 % des adolescents de 13 à 16 ans auraient déjà utilisé une puff, et 47 % de ces jeunes usagers déclarent avoir commencé leur initiation à la nicotine avec ce produit. Par ailleurs, en novembre dernier, les cigarettes électroniques jetables représentaient près de 30 % des références notifiées à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, contre moins de 4 % à la fin de l'année 2021. Il nous faut le dire haut et fort : oui, la puff est en train de devenir un fléau pour nos jeunes ! Elle explique...

Photo de Jean-Luc FichetJean-Luc Fichet :

...tre Haute Assemblée, maintenant, de se prononcer ! Je veux, pour commencer, saluer la qualité du travail du rapporteur de notre commission des affaires sociales, M. Khalifé. La proposition de loi entend interdire les cigarettes électroniques jetables ou à usage unique, les puffs, « puff » signifiant « bouffée » en anglais. Ces cigarettes ne contiennent pas de tabac, mais peuvent renfermer de la nicotine, substance au double effet psychotrope et addictif. Bien évidemment, cette proposition de loi ne s'attaque pas aux produits de vapotage rechargeables qui servent à sortir de la consommation de tabac ni aux nouvelles formes de délivrance nicotinique. Il est urgent d'interdire les dispositifs électroniques de vapotage à usage unique, car ce sont les adolescents qui sont visés par de tels produits...

Photo de Jean-Luc FichetJean-Luc Fichet :

Selon Alliance contre le tabac, 28 % des adolescents utilisant la puff ont commencé leur initiation à la nicotine à travers ce produit, et 17 % d'entre eux se sont ensuite tournés vers une autre forme de produit de la nicotine ou du tabac. Il est urgent d'agir, car 15 % des jeunes âgés de 13 à 16 ans ont déjà utilisé une puff. Or, comme le souligne M. Frédéric Le Guillou, pneumologue et président de l'association Santé respiratoire France, les puffs sont « une porte d'entrée dans l'addiction à la nicotine ...

Photo de Chantal DeseyneChantal Deseyne :

...santé des jeunes. Les puffs sont plébiscitées chez les adolescents. L'usage quotidien de la cigarette électronique a triplé entre 2017 et 2022 chez les jeunes de 17 ans, pour s'établir à 6, 2 %. En 2022, l'Alliance contre le tabac indiquait que 13 % des adolescents âgés de 13 à 16 ans avaient déjà utilisé une puff et que, pour 28 % d'entre eux, cela correspondait à leur première consommation de nicotine. L'apparition des cigarettes électroniques jetables fait également évoluer les représentations associées à la cigarette et au tabac chez les jeunes. Vantées pour leur simplicité d'utilisation par les professionnels du secteur, les puffs sont rapidement devenues populaires auprès des enfants et des adolescents, grâce à leurs prix compétitifs, leurs emballages attractifs et leurs saveurs sucrées e...

Photo de Marie-Claude LERMYTTEMarie-Claude LERMYTTE :

...valent de 300 bouffées. La puff est, quant à elle, accessible à partir de 7 euros pour 800 bouffées, soit plus de deux fois et demie de bouffées supplémentaires, pour un prix inférieur d'environ 36 %. Selon les professionnels, et contrairement à ce que l'on croit, la cigarette électronique, censée ne dégager ni goudron ni monoxyde de carbone, est loin d'être inoffensive. Elle peut contenir de la nicotine et d'autres substances toxiques, tel l'acide benzoïque, dont on ne connaît pas encore les effets sur le long terme. Et le vapoteur d'une puff avec nicotine en absorbe autant que le fumeur de cigarettes classiques… La cigarette électronique est donc considérée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un produit nocif et addictif. Cependant, la littérature scientifique n'est pas unanim...

Photo de Elisabeth DoineauElisabeth Doineau :

...cès par an, que le tabac coûte à l'État plus de 1, 6 milliard d'euros et qu'il représente un coût social annuel estimé à environ 160 milliards d'euros. Il y a donc urgence, mes chers collègues, à interdire ces puffs, qui peuvent constituer une porte d'entrée idéale. Une seule puff renferme 500 bouffées, soit l'équivalent d'un paquet de cigarettes entier. Il peut également contenir jusqu'à 2 % de nicotine, dont les effets sont dévastateurs pour la santé : c'est une substance à la fois addictive et nocive, avec des conséquences sur le développement cérébral, comme le prouvent certaines études. L'utilisation de ces cigarettes contrevient également aux ambitions du programme national de lutte contre le tabac, dont le premier axe concerne la protection des jeunes à l'égard du tabagisme. En effet, po...

Photo de Anne SOUYRISAnne SOUYRIS :

...aromatisés avec une multitude de goûts, sucrés et fruités, plus aguicheurs les uns que les autres et affichant un prix très abordable, ces dispositifs électroniques sont un véritable danger en termes de santé publique, à court et moyen termes. Pour l'industrie du tabac, les puffs représentent une nouvelle occasion d'élargir leur offre, tout en faisant entrer les utilisateurs dans l'univers de la nicotine. Même si les effets à long terme des cigarettes électroniques sur la santé ne sont pas encore totalement connus, il a été établi que les substances toxiques qu'elles généraient pouvaient provoquer des cancers et augmenter les risques de pathologies cardiaques et pulmonaires. Ces cigarettes électroniques, pensées à l'origine pour permettre la diminution, voire l'arrêt, de la consommation de tabac...

Photo de Silvana SILVANISilvana SILVANI :

Notre collègue députée Francesca Pasquini ne s'est pas trompée non plus en déposant cette proposition de loi visant à interdire ces cigarettes électroniques jetables ou à usage unique, qui peuvent comporter de la nicotine. Dans une tribune publiée le 30 avril 2023 dans Le Monde, une vingtaine de spécialistes apportaient leur soutien à cette initiative parlementaire et qualifiaient les cigarettes électroniques jetables de « fléau environnemental et sanitaire qu'il faut interdire d'urgence ». Cela a été rappelé, les cigarettes électroniques jetables sont une aberration environnementale, puisque le mode de pr...

Photo de Maryse CarrèreMaryse Carrère :

...té publique et écologique. D'une part, la cigarette électronique non rechargeable est le vecteur d'un marketing agressif, avec des emballages et des saveurs qui ont pour objectif de séduire une clientèle jeune. Ne nous y trompons pas : la puff n'est pas l'outil de sevrage tabagique privilégié par les fumeurs ou les anciens fumeurs. Au contraire, elle constitue une entrée vers la dépendance à la nicotine. Le nombre de consommateurs de cigarettes électroniques âgés de 17 ans a triplé en cinq ans, et la facilité d'achat et d'utilisation de ces cigarettes n'est pas dépourvue de lien avec cette recrudescence. La puff est tellement ancrée dans les usages de ces jeunes qu'un tiers d'entre eux pensent, à tort, que la vente de ce produit est autorisée aux mineurs. D'autre part, cette proposition loi rép...

Photo de Alexandra Borchio FontimpAlexandra Borchio Fontimp :

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, barbe à papa, marshmallow, bubble gum, cola, mangue, glace aux cookies ou fraise Tagada... Il s'agit là non pas d'une liste de sucreries pour le goûter d'anniversaire d'un enfant, mais des saveurs enfantines de ces fameuses vapoteuses jetables, à la nicotine ou aux arômes fruités, adorées des adolescents ; de nouveaux accessoires, stars des cours de récréation, aussi dangereux pour la santé que pour l'environnement. Emballage aux couleurs vives, lumière clignotante incluse, prix modique, produit facile à trouver : tout est y est ! Le piège, sournois, se referme sur nos enfants à un âge où ils sont en construction, manquent de confiance en eux et ont...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir :

...énatrice honoraire Catherine Procaccia, qui avait fait de ce sujet un cheval de bataille depuis de longues années, et par le député Gérard Leseul, sur saisine de la commission des affaires sociales. Ce travail, dont le spectre excède les puffs, a mis en évidence les ravages de ces nouvelles pratiques, tant pour la santé publique que pour l'environnement. Présentés comme des substituts à la nicotine permettant de réussir un sevrage tabagique, ces produits sont en fait d'une perversité sans nom. Catherine Procaccia a également attiré l'attention sur les arômes, dont nous n'avons pas beaucoup parlé dans le débat. Lorsque ceux-ci sont interdits, une étude américaine montre que le vapotage diminue mécaniquement et qu'il y a un léger report sur le tabagisme classique. C'est un effet indésirable....

Photo de Jean-Luc FichetJean-Luc Fichet :

...olescents. En effet, ce phénomène obéit aux mêmes schémas que le tabagisme. Dans le cas de l'alcool, on nous explique que les premix, censés être moins alcoolisés, sont un moyen de détourner les adolescents de l'alcoolisme, alors que les premix aujourd'hui sur le marché ont des taux d'alcool supérieurs à celui de la bière. Dans le cas du tabac, les produits sont présentés comme contenant peu de nicotine, puis, progressivement, les quantités augmentent. Ainsi, on forme de futurs adultes qui seront addicts au tabac ou à l'alcool, ce qui créera des ravages pour la santé publique, avec des coûts induits considérables. Au moment, où nous devons faire quelques économies, il n'est pas inutile d'y réfléchir.