Interventions sur "nucléaire"

112 interventions trouvées.

Photo de Christine PrunaudChristine Prunaud :

Je m'adresse plus particulièrement à vous, M. Nicolas Roche. Dans votre conclusion sur le nucléaire, vous avez parlé de la remise en cause de l'équilibre nucléaire, de la dissuasion et de la re-nucléarisation de l'Europe. L'effort de désarmement collectif est également remis en cause alors que la France n'applique pas complétement, selon moi, le traité de non-prolifération. Le renforcement de la nucléarisation est une source d'inquiétude. Vous avez indiqué que, compte tenu de la compétition ent...

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet :

... le recyclage des combustibles usés, dont on ne dira jamais assez qu'il permet de réduire considérablement le volume des déchets radioactifs. Mais pour aller au-delà et envisager la fermeture totale du cycle du combustible, il faudra s'orienter vers les réacteurs de quatrième génération. Votre entreprise s'investit-elle aujourd'hui sur le sujet aux côtés du CEA ? La réorganisation de la filière nucléaire française avait notamment pour objectif de mettre un terme aux querelles de clocher entre l'ex-Areva et EDF, qui nous ont sans doute coûté quelques contrats à l'exportation. Maintenant que les rôles des uns et des autres sont parfaitement clarifiés, pouvez-vous nous dire quel est l'état de vos relations avec EDF ? S'agit-il de relations de client à fournisseur, comme il en existe tant d'autres, ...

Photo de Roland CourteauRoland Courteau :

...rait que le marché de la conversion se redresse. Quelles sont les perspectives économiques attendues en termes de projets sur le site de Malvési, à Narbonne, ainsi qu'en termes d'emplois ? Par ailleurs, connaît-on les disponibilités des ressources mondiales d'uranium à moyen et long terme ? C'est une question qui me paraît être essentielle en termes de compétitivité et de durabilité de l'énergie nucléaire. Aujourd'hui, le combustible des réacteurs représente une faible part du coût globale, mais si les ressources d'uranium se raréfient et que leur prix augmente fortement, cela peut remettre en cause la compétitivité du nucléaire par rapport aux autres modes de production d'électricité - à moins qu'apparaisse une technologie nucléaire plus sobre en uranium naturel ou que l'on dispose de technologie...

Photo de Évelyne Renaud-GarabedianÉvelyne Renaud-Garabedian :

Monsieur le directeur général, à l'occasion de la visite en France du président chinois, pouvez-vous nous dresser un état des lieux du nucléaire en Chine, pays qui constitue maintenant l'un de nos concurrents dans ce domaine ? Pouvez-vous également nous en dire plus Par charité chrétienne, je suggère cette formulation afin de ne pas trop montrer que Mme Renaud-Garabedian pose une question à laquelle l'auditionné a déjà répondu dans son propos liminaire... sur l'état d'avancement des négociations pour la construction d'une usine de tra...

Photo de Serge BabarySerge Babary :

Monsieur le directeur général, vous l'avez rappelé, l'énergie nucléaire a de l'avenir, en France et dans le monde, en Asie particulièrement. Parallèlement à ce développement, on s'interroge sur le stockage ultime des combustibles usés. Il existe deux filières industrielles. J'aimerais connaître votre sentiment sur le choix à opérer entre l'entreposage à sec et l'entreposage en piscine.

Photo de Franck MontaugéFranck Montaugé :

Monsieur le directeur général, vous avez évoqué un prix de production de 33 euros par mégawattheure. Le démantèlement est-il intégré dans ce coût ? La maîtrise du risque d'accident nucléaire nous préoccupe tous. Quelles sont les démarches en cours visant à sécuriser encore mieux nos installations de production ? Cela vaut pour la France, mais aussi pour le reste du monde. On a vu les conséquences que pouvait avoir Fukushima en dehors du Japon. Enfin, ma dernière question rejoint celle de Roland Courteau : quelle analyse du risque géopolitique faites-vous en matière de ressources des...

Photo de Alain DuranAlain Duran :

Monsieur le directeur, je voudrais revenir, comme mon collègue, sur le traitement des déchets. Vous avez dit que la production d'énergie nucléaire repart à la hausse. Si c'est le cas, on va voir la quantité des déchets augmenter. Or vous savez combien leur gestion est une des principales préoccupations qui ressort des enquêtes d'opinion sur le nucléaire. Les solutions sont-elles satisfaisantes et sûres ? Pouvez-vous nous parler de la situation de l'usine de La Hague en matière de saturation du stockage et du projet de Bure ? La Chine sera-...

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia :

...échets, mais sous l'angle de la recherche. L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologues (Opecst) a auditionné Gérard Mourou, prix Nobel, au sujet de son laser, le CPA qui, selon lui, pourrait permettre de réduire d'un million d'années la durée de vie des déchets par une technique de transmutation. Travaillez-vous avec M. Mourou sur ces projets qui, pour l'avenir du nucléaire dans le monde, sont essentiels ? Si tel est le cas, à quel horizon pensez-vous que les travaux puissent aboutir ?

Photo de Martial BourquinMartial Bourquin :

...viron 32 ans. Confirmez-vous ce chiffre ? Par ailleurs, il existe un débat sur les déchets entre déchets conventionnels et déchets radioactifs. Certains pays européens, pour des déchets faiblement radioactifs, pourraient recourir à un traitement purement conventionnel. Cette question s'est invitée dans le grand débat et préoccupe nos concitoyens. En outre, quel est le prix réel de l'électricité nucléaire compte tenu du démantèlement des réacteurs ? Enfin, des recherches sont-elles menées pour renforcer la sécurité de nos centrales face au dérèglement climatique ?

Photo de Bernard BuisBernard Buis :

En tant que Drômois, je me satisfais, tout comme ceux que je représente, de l'installation de Pierrelatte et de la création de l'usine qui a redoré le blason de la filière nucléaire, après les problèmes de la Socatri , il y a quelques années. Ma question porte sur le recrutement. J'ai entendu dire que vous auriez, sur Pierrelatte, des difficultés à trouver du personnel qualifié. Est-ce général ? Je ne sais si c'est lié à la filière nucléaire, mais on dit que certaines de vos offres d'emploi ne sont pas pourvues. Est-ce vrai ?

Photo de Joël LabbéJoël Labbé :

Monsieur le directeur, je vous trouve très serein par rapport aux enjeux futurs. Vous saluez le fait que le nucléaire est reparti au niveau mondial. Les risques géopolitiques et les risques d'attentats ont déjà été évoqués. Le Niger est le deuxième des pays les plus pauvres au monde. Je reconnais que ce n'est pas votre problème : moins le minerai est cher, mieux ça vaut pour votre société et pour la société occidentale en général, mais le sous-développement et la fragilité de ce pays pose véritablement question....

Photo de Françoise FératFrançoise Férat :

Ce débat passionnant nous permet d'apporter les réponses les plus justes possible aux questions que se posent nos concitoyens. Ma question est très simple, monsieur le directeur : vous avez évoqué des partenariats avec la Chine et le Japon. Nous sommes tout près des élections européennes. Partagez-vous avec les autres pays européens une stratégie énergétique et nucléaire ? Je pense que l'Europe doit montrer l'exemple en ce qui concerne son bilan carbone et sa transition énergétique.

Photo de Sylviane NoëlSylviane Noël :

Monsieur le directeur général, lors de la présentation de la PPE, en novembre dernier, le Président de la République a émis le souhait de voir passer la part du nucléaire dans le mix énergétique de 75 % à 50 %. Ce sont donc quatorze réacteurs qui vont fermer, dont la moitié dans moins d'une dizaine d'années, en comptant ceux de Fessenheim. Dans ces circonstances, pensez-vous que la mise en oeuvre d'un nouveau programme électronucléaire dans les années à venir soit possible ?

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

... deux sujets très précis. Le premier concerne le nettoyage des débris spatiaux, qui semble être un problème majeur sur lequel Catherine Procaccia, sénateur du Val-de-Marne et Bruno Sido, sénateur de la Haute-Marne, ont travaillé. Le deuxième sujet d'application du laser, qui me passionne à titre personnel et devrait passionner également tous les Français, est celui de la transmutation des déchets nucléaires pour accélérer d'une façon spectaculaire la fin de leur nocivité. Nous souhaitons exprimer la fierté d'avoir de nouveau un prix Nobel de physique français. Nous tenons également à vous dire que les sujets sur lesquels vous travaillez méritent toute notre attention, et que les applications de cet outil laser sont au coeur des préoccupations publiques de nos deux assemblées. En réalité, ne pouvan...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir, sénateur :

...ur Mourou et le professeur Galès pour leur présentation et pour la pédagogie dont ils font preuve, qui rendent accessibles ces notions physiques, compliquées même pour les matheux que nous sommes. Ce travail de pédagogie pourrait être transmis à l'ensemble de la population, à commencer par les ministères et une partie des parlementaires, qui expriment une préoccupation pour l'avenir de la filière nucléaire. Votre message est réellement porteur d'espoir et d'amélioration de l'efficacité de la filière nucléaire, dont nous connaissons l'importance pour notre pays. Alors que nous sommes actuellement mobilisés sur des considérations de bilan carbone, pouvez-vous en dire plus sur les délais d'aboutissement de vos travaux à l'échelon industriel, sur la réduction du volume de stockage et de durée de vie d...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Je vais alléger ma question, dont une partie reprenait les observations du CEA telles que rapportées par notre collègue député Julien Aubert, qui s'est impliqué sur le sujet. Bruno Sido et moi-même sommes les sénateurs des deux départements français, Haute-Marne et Meuse, ayant accepté le stockage en couches géologiques profondes des déchets nucléaires à forte activité vie longue. J'ai été le ministre de l'industrie ayant dû mettre en oeuvre la loi de décembre 1991 défendue par notre collègue Bataille, ancien membre de l'OPECST, texte qui pour la première fois s'attaquait de façon sérieuse à la question des déchets nucléaires dans notre pays. J'ouvre une parenthèse pour dire qu'à cette époque, j'avais été très étonné, en tant que ministre, de ...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Quel est le maître d'ouvrage de MYRRHA ? Professeur Sydney Galès. - C'est l'autorité de sûreté nucléaire belge, dont je connais personnellement très bien le chef de projet, avec une collaboration internationale.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

...d lieu, la dimension du temps est également rassurante. Nous avons un projet engagé, qui permettra aux chercheurs de trouver une solution dans le temps, sans brûler les étapes. Grâce à ce site de stockage, nous pouvons répondre à l'exigence immédiate de prendre en charge les déchets existants des cinquante-huit réacteurs. En revanche, le centre en lui-même ne peut pas gérer l'avenir des solutions nucléaires dans notre pays. Le fait que nous ayons du temps devant nous au-delà de l'immédiat, permet de travailler avec sérieux et de façon contradictoire, pour progresser. Je voudrais vraiment vous remercier d'avoir eu le courage d'ouvrir des pistes, en mesurant que le chemin n'était pas éclairé dans sa totalité. Vous avez à juste titre considéré qu'il aurait été criminel de priver de cette perspective...

Photo de Mathieu DarnaudMathieu Darnaud :

.... Les débats vont se poursuivre en séance, notamment sur certains enjeux financiers, mais j’ai bon espoir que nos textes puissent réunir une large majorité, d’abord au Sénat, puis à l’Assemblée nationale. Sur le fond, la commission des lois a admis le principe d’une reconnaissance, à l’échelon organique, de la contribution de la Polynésie française à la construction de la capacité de dissuasion nucléaire et à la défense de la Nation. En adoptant un amendement du Gouvernement, elle a souhaité que l’État informe annuellement l’assemblée de la Polynésie française des initiatives prises en ce sens. Je ne rappellerai pas les progrès qui ont été accomplis depuis une décennie pour améliorer l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français en Algérie et en Polynésie française. Après la loi ...

Photo de Jean-Pierre SueurJean-Pierre Sueur :

...s maires de la Polynésie, qui doivent parfois parcourir plusieurs centaines de kilomètres, voire plusieurs milliers de kilomètres, pour aller d’un bout à l’autre de leur commune, répartie sur plusieurs îles. Ce sont là des conditions particulières. Les présents textes n’appellent pas d’autres remarques de ma part. Il n’en reste pas moins que je souhaite revenir sur ce que j’appellerai « la dette nucléaire ». En effet, et vous l’avez dit, madame la ministre, la loi Morin de 2010 a été considérée comme un progrès. Ayant moi-même participé à des réunions organisées par les associations de victimes, je dois bien dire que celles-ci ont connu quelques déconvenues. Certes, vingt et une maladies induites ont été définies, mais si l’on s’en tient à la proportion de dossiers, qui, sur les 1245 qui ont été d...