Interventions sur "paix"

259 interventions trouvées.

Photo de Bruno SidoBruno Sido :

L'ONU est une belle institution, même si le général De Gaulle ne l'appréciait pas trop. Lieu de débats, elle a pour but de maintenir la paix et d'éviter l'embrasement des conflits régionaux. La paix n'a pas de prix mais elle a un coût. Quel est-il ?

Photo de Cédric PerrinCédric Perrin, rapporteur :

Notre mission récente à l'ONU, du 26 au 29 novembre, a été l'occasion d'une immersion passionnante au coeur de la gestion des grands dossiers internationaux, avec un point particulier que nous avions demandé sur les crises africaines. Les 14 opérations de maintien de la paix (OMP) de l'ONU représentent un effectif de 100 000 personnes déployées et un budget de 6,7 milliards de dollars, en baisse de 20 % en trois ans. Sept de ces 14 OMP se déroulent en Afrique, dont trois en régions francophones, avec une « plume », c'est-à-dire un secrétariat français : la Minusma au Mali, la Monusco en République démocratique du Congo (RDC) et la Minusca en République centrafricaine...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda, rapporteur :

...la Russie et à permettre au Conseil de sécurité de fonctionner. Si l'opposition entre États-Unis et Russie persiste, chacun perçoit toutefois que l'affrontement structurant de demain, entre les États-Unis et la Chine, est déjà en place. La Chine s'investit de façon croissante dans le multilatéralisme, profitant du retrait américain. Elle accroît sa présence dans les opérations de maintien de la paix (OMP), avec 2 600 personnes déployées, ce qui en fait le premier contributeur parmi les membres permanents du Conseil de sécurité. En 2016, la Chine est passée de sixième à deuxième contributeur financier aux OMP. Cette présence importante permet à la Chine de se positionner en Afrique. Elle est par ailleurs un acteur engagé sur le changement climatique et sur les questions de développement, et s...

Photo de Ronan Le GleutRonan Le Gleut, rapporteur :

... du Conseil de sécurité qui soit conforme à nos intérêts et à ceux de l'Union européenne, mais, pour rester influente à l'ONU, il faut aussi que la France tienne son rang. Plusieurs de nos interlocuteurs nous ont alertés sur des contributions financières décroissantes de la France, qui fragilisent nos positions. Certes, la diminution de notre quote-part au budget des opérations de maintien de la paix, dont nous sommes actuellement le cinquième contributeur, est automatique - de 6,3 % à 5,7 %, mais surtout, certaines de nos contributions volontaires sont en chute libre. Ainsi, s'agissant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), notre contribution a baissé de 70 % en dix ans. Nous sommes le trentième contributeur à ce programme, tandis que le Royaume-Uni est troisième et l'A...

Photo de Jean-Noël GuériniJean-Noël Guérini, rapporteur :

Premier contributeur au budget de l'ONU, les États-Unis en sont l'un des piliers, finançant 22 % du budget ordinaire et 28 % des opérations de maintien de la paix. Ils exercent toutefois aujourd'hui des pressions fortes sur ces budgets, qu'ils souhaitent réduire, tout en diminuant la quote-part américaine. Les États-Unis demandent, en premier lieu, un plafonnement à 25 % de leur part au financement des opérations de maintien de la paix, ce qui représenterait, à méthodologie constante, un surcoût de 250 millions de dollars pour les autres États membres, do...

Photo de Cédric PerrinCédric Perrin, rapporteur :

Les difficultés relevées par Ronan Le Gleut sur les problèmes de financement sont majeures. Quand notre contribution volontaire baisse au point d'atteindre un niveau très faible - je vous renvoie à notre contribution de 300 000 euros au Fonds pour la consolidation de la Paix, quand l'Allemagne verse 40 millions d'euros -, il devient très délicat de critiquer la baisse de celles des États-Unis... Je conclurai en évoquant le pacte qui vient d'être adopté à Marrakech, le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », adopté par 164 pays sur 193. Ce sujet, en négociation depuis des mois, est récemment monté en puissance sur les scènes politique et...

Photo de Cédric PerrinCédric Perrin, rapporteur :

...s de demande officielle à l'ONU pour appuyer le processus électoral, mais nos interlocuteurs se sont dits prêts à intervenir en cas de besoin. Sur les contributions françaises à l'ONU, nous vous fournirons ultérieurement des informations plus précises. Cela dit, on a vraiment blêmi devant certains exemples - je pense à celui que je vous ai donné sur les aides au Fonds pour la consolidation de la paix. On assiste à une extraordinaire montée en puissance de l'Allemagne au sein de l'ONU, et il y a quelques soucis à se faire. On va essayer d'obtenir des éléments chiffrés complémentaires sur nos contributions volontaires. Pour ce qui concerne la contribution française aux opérations extérieures, il y a aujourd'hui 100 000 soldats de l'ONU déployés dans le monde, pour 6,7 milliards d'euros. Aujour...

Photo de Jean-Claude RequierJean-Claude Requier :

...’opération, dont la durée plutôt longue a permis de « soigner » la Russie, si je puis dire, et d’éviter ainsi une escalade. Nous en sommes tous bien conscients. Ces précisions apportées, le RDSE est attaché à ce que la suite se déroule dans le cadre des préconisations de l’ONU et nous nous réjouissons de l’initiative française pour remettre au premier plan une action diplomatique en faveur de la paix. Du processus de Genève aux négociations d’Astana, force est de reconnaître que les différents pourparlers sont en panne. Or les centaines de morts liés aux attaques chimiques ne doivent pas occulter le chiffre plus effrayant encore de 350 000 victimes du conflit syrien recensées depuis 2011, dont plus de 100 000 civils. Il y a donc urgence à demander un cessez-le-feu, car nous savons que la v...

Photo de Bruno RetailleauBruno Retailleau :

...ement de guerres : la guerre civile, la guerre contre Daech, la guerre entre la Turquie et les Kurdes, la guerre entre le monde chiite et le monde sunnite, la guerre pour la restauration de la puissance régionale de la Russie. L’inquiétude, l’interrogation qui est la nôtre, et que j’exprime ici devant le Sénat, est la suivante : pensez-vous qu’ajouter la guerre à la guerre puisse faire avancer la paix ? La deuxième réserve concerne l’efficacité de ce genre de frappes punitives. Hasard de l’Histoire, s’il s’avère que l’attaque du 7 avril est bien chimique, cette date marque aussi un triste anniversaire : celui de la nuit du 7 avril 2017, où M. Trump lançait des frappes punitives contre la Syrie, en représailles, déjà, d’une utilisation présumée d’armes chimiques. Un an après, qu’advient-il ? ...

Photo de François PatriatFrançois Patriat :

...t pourtant une ligne rouge, cette ligne rouge qui, maintes fois bafouée, mais réaffirmée par nos soins en mai dernier, avait été posée dès 2012 par l’ancien président Barack Obama, avant d’être reprise par la France et le Royaume-Uni. La fabrication et l’utilisation d’armes chimiques constituent un danger réel pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective, mais aussi une menace pour la paix et la sécurité internationale. La fabrication et l’utilisation d’armes chimiques s’inscrivent en totale violation du droit international, que ce soit la non-prolifération ou le droit international humanitaire, mais aussi en totale violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Dès 1925, un premier protocole prohibait l’usage d’armes chimiques lors de guerres. Une convention...

Photo de Éliane AssassiÉliane Assassi :

...n par des tirs de missile. Et si cette utilisation d’armes chimiques est avérée, elle doit être sanctionnée par la même communauté internationale. Monsieur le ministre, il est inadmissible que vous esquiviez le rappel à l’ordre démocratique auquel vous êtes soumis, en érigeant quasiment en complices ceux – et ils sont nombreux, ici comme dans le monde entier – qui souhaitent faire le pari de la paix plutôt que celui de la guerre, ceux qui refusent les aventures militaires mises au service d’intérêts géopolitiques de tel ou tel pays. Je pense, en l’occurrence, à ceux des États-Unis, qui, depuis la chute de l’Union soviétique, se voient comme le gendarme du monde. Nous avons pu constater le résultat du conflit mené en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001 et, surtout, de la gue...

Photo de Patrick KannerPatrick Kanner :

...ui extermine son peuple. En dépit de la protection indéfectible de la Russie et de ses douze veto, les preuves de l’usage de ces armes existent et sont connues du monde entier. Par ces veto répétés, la Russie a mis à bas la résolution 2118 du 27 septembre 2013 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité, et qui qualifiait déjà à l’époque l’arsenal chimique syrien de « menace contre la paix et la sécurité internationales ». Le rejet, samedi, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la résolution russe visant à condamner les frappes est d’ailleurs significatif : malgré le blocage russe à l’ONU, la communauté internationale soutient la coalition et son action. À ceux qui craignaient un isolement français en tenant tête aux Russes ces dernières années ou en frappant la Syrie dans la n...

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

...imées par les Turcs – ces derniers emploient maintenant la force contre des alliés qui, face à Daech, ont pourtant fait preuve de leur courage–, persécutions des chrétiens d’Orient : tout concourt à des explosions en chaîne qui menacent le monde entier d’instabilité et de terrorisme. Dans ces conditions, monsieur le ministre, il vous reste à repartir au combat ; mais ce combat, c’est celui de la paix. Bien sûr, nous éprouvons souvent le sentiment de l’impuissance, mais nous avons aussi la chance de pouvoir dialoguer avec le monde entier ; et, à cet effort, le Sénat prend résolument sa part. Notre commission va du reste assurer un suivi actif et vigilant de cette crise. Il faut en effet maintenir le dialogue avec la Russie, naturellement – et nous le faisons –, avec l’Iran et avec la Turquie...

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

Monsieur le ministre, nous allons suivre et appuyer vos efforts pour une diplomatie de la paix, pour une diplomatie du dialogue. Le projet de résolution que la France a fait circuler samedi est une première étape. Il montre les efforts inlassables de notre diplomatie pour replacer les Nations unies au centre du jeu diplomatique et appeler les autres nations à assumer leurs responsabilités. La visite en Russie, en mai prochain, du Président Macron, laquelle semble être confirmée, sera trè...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

Nous avons vécu le drame de l'Irlande du Nord et l'Union européenne a apporté la paix. L'impossible question de la frontière ravive le sentiment identitaire. Avec l'Accord du Vendredi Saint pourtant, on pouvait être Irlandais et Britannique. Qu'en sera-t-il après à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ? Pourra-t-on conserver la double nationalité ?

Photo de Christine PrunaudChristine Prunaud :

...-Unis, tout le monde a condamné la déclaration de M. Trump. Nous sommes très inquiets pour l'avenir de la Palestine ; Israël procède à un morcellement constant via les colonies, ce qui rend plus difficile la solution avec deux États. Comment inciter le gouvernement israélien à demander aux colons de respecter les frontières prévues dans les accords ? Vous avez raison de prôner une initiative de paix et d'appeler au calme. Mais, malgré mon pacifisme, j'ai de plus en plus de mal à y croire. La France et l'Union européenne ont des accords d'association avec Israël. Pourquoi ne pas commencer à envisager des sanctions économiques à l'égard de certaines personnalités ?

Photo de Xavier PintatXavier Pintat, rapporteur :

...o, permis l'adhésion : - de la Pologne, la République tchèque et la Hongrie en 1999 ; - de la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Slovénie et les Etats Baltes en 2004 ; - de la Croatie et l'Albanie en 2009. Cette politique « de la porte ouverte » poursuivait, avant tout, un but politique : il s'agissait d'oeuvrer à la stabilité de la zone euro-atlantique en promouvant dans ces pays la paix, la liberté et la démocratie. Le Monténégro fait partie de la dernière vague d'élargissement de l'OTAN, lancée à l'occasion du Sommet de Bucarest de 2008, dont la mise en oeuvre n'est pas sans poser de difficultés. Si, comme je l'ai dit, l'Albanie et la Croatie sont assez rapidement parvenues à l'adhésion, le Monténégro est le seul pays parmi les autres candidats (l'Ancienne République de Macédoi...

Photo de Michel BilloutMichel Billout :

Le groupe communiste, républicain et citoyen votera contre ce texte pour plusieurs raisons. D'abord, parce que sur le principe, nous portons un regard très critique sur l'OTAN, dont les activités ne contribuent pas à renforcer la paix dans le monde mais plutôt à augmenter les tensions. Ensuite, parce que même si l'apport que représente le Monténégro à l'OTAN n'est pas essentiel, cet élargissement ne va pas dans le sens d'une amélioration de nos relations avec la Russie. Enfin, on peut effectivement s'interroger sur l'opportunité d'intégrer un nouveau pays dans l'OTAN au moment où le président de la puissance dirigeante de cett...

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

Je rends hommage au Quai d'Orsay pour son travail sur ce sujet compliqué et à votre implication personnelle. Nous saluons également le travail formidable de M. Vimont, même s'il était assez pessimiste lors de notre réunion à Londres. La France doit toujours travailler, en priorité, pour la paix. La conférence ne pouvait se tenir dans un contexte plus difficile que celui-ci, avec l'adoption de la résolution 2334, la passation de pouvoir aux États-Unis et les déclarations intempestives de M. Trump, ainsi que la situation politique incertaine en Palestine. Cette initiative n'aurait-elle pas dû être davantage coordonnée avec l'Europe, et menée en son nom, pour ne pas être affaiblie ? L'Eur...

Photo de Jean-Marie BockelJean-Marie Bockel :

... permet de comprendre l'état d'esprit de vos compatriotes. La pression sur votre pays est forte, d'autant que la question sur la légitimité d'Israël n'est jamais loin. Pour ma part, je n'ai jamais été ambigu sur ce point. Enfin, je comprends les enjeux sécuritaires qui se posent à votre pays et j'ai bien conscience de la faiblesse et des contradictions du partenaire palestinien. Pour autant, une paix durable avec l'émergence de deux États est nécessaire. Bien sûr, les implantations ne datent pas d'aujourd'hui, mais leur renforcement ne constitue pas de bons signaux et il est de nature à nuire aux objectifs de négociations bilatérales. Je n'arrive pas à comprendre cette contradiction.