Interventions sur "plein"

26 interventions trouvées.

Photo de Cathy Apourceau-PolyCathy Apourceau-Poly :

...ts. » Le journal Les Échos rejoint ainsi la campagne menée par la Confédération générale du travail (CGT) en faveur de l’abaissement du temps de travail. Pour la CGT, la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire permettrait à toutes et à tous de travailler. En France, le nombre annuel d’heures supplémentaires est estimé à 800 millions, soit 500 000 équivalents temps plein. En réduisant le temps de travail, on permet des créations d’emplois, on favorise l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et l’égalité dans l’articulation entre vie professionnelle et vie privée, et on permet aux salariés de disposer des temps nécessaires pour s’investir sous différentes formes dans la vie sociale. Cette campagne syndicale rejoint notre projet politique de transf...

Photo de Nadia SollogoubNadia Sollogoub :

Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, je vais vous donner lecture de l’intervention de mon collègue Jean-Marie Vanlerenberghe, empêché ce jour, mais dont je partage la brillante analyse. Le partage du travail : un outil pour le plein emploi ? C’est une question légitime que l’on doit se poser, mais ledit partage est-il bien la bonne réponse pour atteindre le plein emploi aujourd’hui ? Premier constat : le temps de travail a diminué de moitié en cent soixante-dix ans grâce à l’action syndicale et à celle des pouvoirs publics. De 3 021 heures en 1851, la base légale est aujourd’hui de 1 607 heures annuelles. Les statistiques d...

Photo de Maryse CarrèreMaryse Carrère :

... Ce sujet mérite selon moi d’être abordé sereinement et sérieusement, loin des clichés nous expliquant que les Français sont plus enclins à favoriser leurs loisirs, qu’ils ne travaillent pas suffisamment en comparaison de leurs homologues européens, loin aussi de l’idée qu’il suffirait d’être volontaire, tout simplement, pour trouver du travail. « Le partage du temps de travail, un outil pour le plein emploi ? » : la question est de savoir s’il faut travailler moins pour travailler tous. On pourrait répondre assez aisément que les 35 heures n’ont pas permis de résorber le chômage de masse et que les exonérations concédées à l’époque n’ont pas eu les retombées espérées. On pourrait également se dire qu’une meilleure répartition du travail permettrait une meilleure répartition des richesses, m...

Photo de Martin LévrierMartin Lévrier :

...is quinze ans. Le taux d’emploi est en hausse, à près de 66 %. Selon la Dares, le nombre d’emplois vacants a augmenté très fortement, de +33 %, par rapport à la situation d’avant crise et de façon généralisée dans tous les secteurs. Les embauches en CDI, 416 000 comptabilisées en novembre 2021, n’ont jamais été aussi hautes depuis 2006. Ces chiffres, parmi bien d’autres, laissent présager que le plein emploi est à notre portée, à tout le moins que la trajectoire n’a jamais été aussi positive depuis plus de trente ans. Ces résultats ne sont en rien le fruit du hasard. Ils sont liés à des choix politiques forts, dont nombre concernent l’organisation du travail. Je citerai quelques exemples. Tout d’abord, je citerai la réforme du droit du travail, qui a laissé une bien plus grande place aux négo...

Photo de Frédérique PuissatFrédérique Puissat :

Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, je remercie mes collègues du groupe CRCE d’avoir mis à l’ordre du jour, dans ce contexte de crise sanitaire qui se prolonge, ce débat sur le thème « le partage du travail : un outil pour le plein emploi ? ». Au fond, ce sujet est d’actualité puisque le marché du travail a été plus que jamais à l’épreuve de la crise sanitaire depuis 2020. Le sujet est revenu sur le devant de la scène à l’occasion de la Convention citoyenne pour le climat, laquelle a proposé une réduction du temps de travail à 28 heures – son rapport n’est pas mon livre de chevet, mais je cite ce chiffre pour montrer qu’on...

Photo de Frédérique PuissatFrédérique Puissat :

Par ailleurs, l’Institut Montaigne estime qu’un retour aux 39 heures permettrait d’économiser 7 milliards d’euros par an… Il est donc compliqué de considérer que le passage de 39 à 35 heures a permis un partage du temps de travail, la perspective étant à l’époque le plein emploi. La réalité d’aujourd’hui est que plus de la moitié des salariés à temps plein travaillent plus de 35 heures par semaine, ce qui rend presque obsolète cette perspective. Le troisième point concerne l’impact d’une baisse du travail sur le secteur public. Il est en effet fondamental, pour des raisons évidentes d’équité, d’associer le secteur public au secteur privé pour conduire cette réfle...

Photo de Sophie Taillé-PolianSophie Taillé-Polian :

Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, le partage du travail est un outil pour le plein emploi, et je remercie le groupe CRCE d’avoir posé ce débat dans notre hémicycle. Au-delà, c’est aussi un outil de la transition écologique pour le plein emploi, pour retrouver le sens du travail, pour la santé des travailleurs, pour le partage des richesses, pour une société heureuse produisant selon nos besoins et non pour le profit de quelques-uns. « À l’âge de la retraite, 25 % des plus pau...

Photo de Laurence CohenLaurence Cohen :

...hers collègues, notre groupe parlementaire a souhaité l’organisation de ce débat sur le partage du travail afin de poser la question des conditions de travail et de vie, de souligner l’importance du temps libre et de montrer que ce partage du travail est un vecteur de l’égalité entre les femmes et les hommes. La réduction de quelques heures par semaine de la durée légale de travail pour un temps plein afin d’offrir une meilleure qualité de travail, sans perte de salaire, correspond à une aspiration de plus en plus forte dans notre société. La sociologue Dominique Méda, autrice de nombreux ouvrages sur le travail et les politiques sociales, a parfaitement analysé ce sujet et rappelé que l’enjeu de la réduction du temps de travail posait également la question du partage du temps dans les couple...

Photo de Brigitte DevesaBrigitte Devesa :

Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, je tiens à remercier le groupe CRCE pour le débat qu’il propose. La question du partage du temps de travail comme levier pour atteindre le plein emploi à la fin du quinquennat implique d’abord de faire le bilan de l’action du Gouvernement. La politique de l’emploi en France est un échec total. Le chômage se stabilise dans notre pays, mais à un niveau trop élevé, auquel nous avons trop tendance à nous habituer. Je présume que le Gouvernement vantera les bons chiffres d’un taux de chômage se stabilisant à 8 %, c’est-à-dire « mieux qu’avant...

Photo de Brigitte DevesaBrigitte Devesa :

...botisation, à internet et à la raréfaction de l’emploi. Nous n’y croyons pas : les 32 heures n’auront pas davantage d’effet que les 35 heures. Certains grands économistes annoncent que l’automatisation implique une réduction de l’emploi et, par conséquent, une nouvelle répartition du temps de travail. Pour ma part, j’estime que le partage du travail n’est pas le premier outil pour tendre vers le plein emploi. En effet, lorsqu’une société a un niveau de chômage structurel se situant aux alentours de 9 % à 10 %, elle est dans une phase de son existence dans laquelle l’outil du partage du travail n’est pas une solution. Dans cette phase, appelée « l’hystérèse du chômage » par l’économiste Ashoka Mody, et qui se définit par une croissance faible qui perdure, les travailleurs restent continûment s...

Photo de Brigitte DevesaBrigitte Devesa :

Monsieur le secrétaire d’État, je constate que le plein emploi est un horizon qui s’éloigne de plus en plus, et que le quinquennat qui s’achève n’a malheureusement pas assez engagé le marché du travail vers la nouvelle économie et les emplois qui y sont associés.

Photo de Michelle MeunierMichelle Meunier :

...0 à nous interroger sur la vie d’après. Le travail, notamment son organisation, n’y a pas échappé. Aujourd’hui, que reste-t-il de ces envies d’autrement ? Quand philosophie, sociologie et autres sciences humaines envisagent le travail sous des angles parfois totalement différents, l’approche économique confond souvent emploi et travail. Ainsi partager le travail nous permettrait-il de trouver le plein emploi. L’équation est tentante, mais l’approche arithmétique ne suffit pas. Qu’est-ce que le plein emploi ? Doit-on le vouloir à tout prix et, surtout, à quel prix ? Peut-on le considérer comme désirable quand il se compose pour partie de salariés dont le temps de travail partiel est subi, quand il n’atteint même pas les 24 heures hebdomadaires ? Posons-nous la question. Quand ce travail est pr...

Photo de Cathy Apourceau-PolyCathy Apourceau-Poly :

...vent des travailleuses, d’augmenter leur temps de travail. La bataille pour le temps libre a toujours été un combat. Aujourd’hui encore, le temps disponible demeure le reflet des inégalités. Notre collègue de la majorité gouvernementale a cité les chiffres de l’OCDE sur le nombre d’heures travaillées en France. Ladite organisation estime que la durée hebdomadaire de travail, pour les seuls temps plein, est de 40, 2 heures pour la France, contre 40, 4 heures pour les pays de l’OCDE. Nous sommes donc pleinement dans la moyenne européenne, et non en dehors ! Contrairement à nos collègues de droite, nous considérons qu’en allongeant la durée de cotisation et en repoussant l’âge de départ à la retraite, on maintient des salariés en activité alors que leurs emplois pourraient être occupés par des j...

Photo de Daniel SalmonDaniel Salmon :

...s, lancer un chantier colossal de plusieurs EPR implique que les pouvoirs publics disposent de garanties vraiment indépendantes sur la capacité d’EDF et de ses sous-traitants à mener à bien ce chantier. Dans un monde futur déréglé par l’effet du réchauffement climatique, ni le débit des fleuves, ni l’étendue des inondations, ni les dégâts que les tempêtes peuvent causer sur les littoraux ne sont pleinement anticipables, comme n’était pas prévisible l’ampleur des inondations qui ont ravagé la Belgique et l’Allemagne cet été. À mesure que le climat change, l’improbable devient plausible, l’impensable s’impose dans l’actualité. Les risques faibles d’aujourd’hui sont les catastrophes de demain. Selon de nombreux observateurs, ces risques liés au changement climatique sont insuffisamment pris en c...

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville :

...e, va voir ses caractéristiques mécaniques s’affaiblir. Rien ne nous dit que la durée de vie des centrales de 900 mégawatts, actuellement en réexamen de sûreté, sera prolongée à soixante ans. Aujourd’hui, quatre de nos réacteurs les plus puissants sont à l’arrêt, à Chooz et à Civaux. En cause, des problèmes de corrosion dans le circuit de sauvegarde. En tout, 17 réacteurs ne fonctionnent pas, en plein cœur de l’hiver. Il est à craindre, face à cette situation, que la sûreté ne devienne une variable d’ajustement de la production électrique. La spécificité française du contrôle exercé par l’Autorité de sûreté nucléaire est le fruit d’une volonté d’accorder la priorité absolue à la sûreté de nos installations. La mission de l’ASN est non seulement de maintenir, mais aussi de rehausser le niveau ...

Photo de Esther BenbassaEsther Benbassa, auteure de la proposition de loi :

...lture paysanne. Nous y avons beaucoup travaillé depuis dix-huit mois pour parvenir à cet équilibre, nous l'avons modifié pour lui donner ses chances d'aboutir, afin de faire cesser ce que l'on voit dans l'élevage industriel, chacun de nous sait ce qu'il en est de la condition animale. L'article 1er vise à faire évoluer les modes d'élevage en rendant obligatoire d'ici 2026 un accès des animaux au plein air et en fixant un seuil de densité maximale par élevage, avec une date butoir fixée à 2040 pour laisser le temps aux éleveurs de s'organiser et passer au plein air. Nous savons que le bien-être animal et le bien-être de l'éleveur sont liés, il faut soutenir les agriculteurs dans la transition vers l'élevage en plein air. L'article 2 limite le temps de transport des animaux à huit heures sur l...

Photo de Marie-Christine ChauvinMarie-Christine Chauvin, rapporteure :

...age, la filière s'étant dotée d'un objectif ambitieux, salué par tous, de passer de 1 % à 25 % de lapins issus d'élevages alternatifs d'ici 2022. Rappelons aussi que 94 % des vaches laitières et 67 % des vaches allaitantes ont accès à l'extérieur, tout comme 100 % des volailles de chair sous signe officiel de la qualité. En matière de volailles, la France a un taux de 20 % de volailles élevées en plein air, le second pays européen étant seulement à 5 %. Toutes les filières interprofessionnelles se sont engagées dans un plan bien-être animal. Je citerai l'initiative « France, terre de lait » du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), la mise en place, par l'interprofession porcine Inaporc, du socle de base du porc français intégrant des critères de bien-être animal mi...

Photo de Marie EvrardMarie Evrard :

...onsommateurs, mais il ne faut pas brûler les étapes. Nous vous rejoignons sur le fond, mais pas sur la méthode. L'action est déjà engagée depuis la loi du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite loi « Egalim », toutes les filières ont déjà des actions concrètes pour l'accès au plein air, l'enrichissement en lumière, l'alimentation animale. En janvier 2020 la filière a annoncé la fin du broyage des poussins, sans qu'il ait fallu légiférer. Le plan de relance est l'occasion d'accélérer le mouvement, le plan de modernisation des abattoirs également. J'ai visité l'abattoir de la coopérative Sicarev à Migennes, dans l'Yonne, l'un des huit abattoirs de la région Bourgogne-Franche-...

Photo de Joël LabbéJoël Labbé :

...nt il y a eu des progrès, mais vous oubliez de dire que ces progrès, on les doit beaucoup à l'action d'associations qui ont fait connaître les réalités au public et qui se sont battues pour le changement. Je travaille sur la sortie des cages de mise bas pour les truies, pour des maternités liberté, car la cage de maternité pour les truies, c'est abominable, les professionnels le reconnaissent. Le plein air est devenu le mode courant pour les poules sous labels, c'est donc qu'on peut y arriver. Il faut un certain temps pour le changement, certes, mais il y a urgence. Je suis ulcéré par les dimensions prises par l'élevage industriel : dans le Morbihan, un élevage compte 172 800 poulets, une représentante de la profession nous dit qu'à 80 000 poulets, on ne rémunère qu'un mi-temps : mais où va-t...

Photo de Laurent DuplombLaurent Duplomb :

...ges de 20 vaches où les animaux étaient maltraités, la maltraitance peut être partout. Ensuite, ce qui me révolte, comme agriculteur, c'est de voir combien les progrès massifs accomplis ces dernières années ne sont absolument pas reconnus, et qu'on en demande toujours plus aux éleveurs. Ceux qui demandent toujours plus, d'ailleurs, ne veulent subir aucun inconvénient : on demande des animaux en plein air, des abattoirs à proximité... mais loin de chez soi, bien entendu. S'interroge-t-on au moins sur l'acceptabilité de ce « toujours plus » pour l'éleveur ? Dans une société qui travaille de moins en moins, où l'effort est toujours moins reconnu, on en demande toujours plus aux éleveurs : il y a un moment où ce n'est plus acceptable, au nom même de la fraternité. Avant d'accuser les éleveurs, ...