Interventions sur "poutine"

80 interventions trouvées.

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

Quel diagnostic portez-vous sur la relation franco-russe ? Nous avons eu une bonne coopération dans le cadre du protocole de Minsk, même s'il est hélas enlisé aujourd'hui. Mais il y a eu aussi beaucoup de gestes maladroits et d'humiliations : le président de la République qui ne voulait pas recevoir le président Poutine si celui-ci venait inaugurer le centre culturel de Paris, l'affaire des BPC mistrals, les sanctions, certaines déclarations de l'ancien ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius. Quel devrait être notre message à l'occasion de notre déplacement ? Quelles sont les exigences à formuler ? Les relations avec l'Union européenne vont devenir multiformes, avec le Brexit et la position de l'Al...

Photo de Cédric PerrinCédric Perrin :

Le président Poutine a déclaré que le démantèlement de l'URSS avait été une des plus grandes catastrophes du XXème siècle. Il veut permettre le retour de la Russie dans la « cour des grands ». Pouvez-vous nous parler du soft power russe, de la façon dont ce pays tente d'influencer l'opinion internationale ?

Photo de Claude MalhuretClaude Malhuret :

...ommence à en avoir en France, comme l'explique bien le New York Times d'hier. La Russie ne séduit pas seulement les partis extrémistes, de droite ou de gauche, qui adorent par principe les dictateurs, mais aussi les partis démocratiques, y compris le mien, où je crois désormais entendre le claquement des talons de Daladier sur les trottoirs de Munich - soit dit sans vouloir aucunement comparer M. Poutine à Hitler, naturellement. À l'approche des élections présidentielles, les manoeuvres ont commencé : attaque des serveurs de M. Macron, actions similaires en Allemagne, aux Pays-Bas, ou ailleurs. Dans quelle mesure les Russes peuvent-ils nuire à nos processus électoraux ? Comment nous protéger ?

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

En quoi l'élection de M. Trump conforte-t-elle l'ambition historique de la Russie ? Après l'ingérence russe dans les élections américaines, comment qualifieriez-vous le lien entre MM. Poutine et Trump ?

Photo de Josette DurrieuJosette Durrieu :

Vous avez appelé de vos voeux, monsieur Grand, un positionnement sur le processus de Minsk et le Format Normandie ; mais semblé aussi évoquer un conflit gelé... Poutine veut se positionner en rival stratégique, avez-vous dit ; l'est-il en réalité ? La vision de l'Europe s'appuie encore largement sur les accords d'Helsinki ; n'est-il pas temps de revoir les négociations passées sur les frontières européennes ?

Photo de Gilbert RogerGilbert Roger :

Quel est votre avis sur les informations du Monde d'après lesquelles une société russe assurait, en collaboration avec Daech, l'exploitation d'un champ gazier en Syrie ? Il y a un écart entre la stratégie définie par les écrits doctrinaux, approuvés par Poutine et le gouvernement, et la réalité qui témoigne d'une mise à mal de la collaboration avec l'Union européenne, voire les États-Unis. L'OTAN et l'Union européenne semblent identifiées comme les nouveaux ennemis.

Photo de Claude MalhuretClaude Malhuret :

Combien de temps Poutine pourra-t-il tenir son cap ? Il méprise l'Europe et les États-Unis « décadents » mais semble surestimer ses possibilités et sous-estimer ses insuffisances : crise économique profonde marquée par une dévaluation du rouble, dilapidation des ressources pétrolières et gazières, partenariat déséquilibré avec la Chine. Vous l'avez dit, le PIB de la Russie est équivalent à celui de l'Italie ; ajoutons qu...

Photo de Jacques GautierJacques Gautier :

Poutine incarne-t-il le Mal ou seulement les aspirations de son peuple, en particulier un besoin de reconnaissance de la force passée de la Russie ? Les Russes ont leurs responsabilités dans les difficultés d'application des accords de Minsk, mais l'absence de majorité à Kiev en vue de voter la réforme constitutionnelle relative à la décentralisation n'est-elle pas la cause principale de l'échec ?

Photo de Rachel MazuirRachel Mazuir :

Le comportement de Poutine n'est-il pas une fuite en avant au regard de la situation intérieure en Russie ? Je m'associe aux propos de Claude Malhuret sur l'appui russe à des mouvances politiques à l'extrême-gauche et à l'extrême-droite, mais aussi au centre. Est-ce bien à ces forces que vous avez fait référence ?

Photo de Josette DurrieuJosette Durrieu :

Vous avez rappelé à juste titre que la Crimée a été donnée à l'Ukraine : le débat a eu lieu. C'est un épisode qui relève de l'histoire de la Russie. La stratégie de Poutine n'est donc pas sans cynisme. Il prétend ne pas vouloir déstabiliser l'ordre mondial. Or, il ne respecte ni les principes de l'ONU, ni le droit international, ni la non-ingérence, ni la défense de la souveraineté. Voyez ce qui s'est passé en Transnistrie, en Abkhazie ou en Ossétie. Quant aux Américains, comment expliquer la position de Barack Obama : faiblesse, indifférence, ou stratégie particuli...

Photo de Xavier PintatXavier Pintat :

 « Ce pays enveloppé d'un mystère à l'intérieur d'une énigme », disait Churchill en parlant de l'URSS. Comment les pays de l'ex-URSS réagissent-ils à la politique que mène Poutine en Géorgie ? Le Kazakhstan et la Biélorussie ne sont-ils pas tentés de changer d'attitude vis-à-vis des Russes ? Hubert Védrine nous disait récemment qu'il serait contre-productif de mettre la Russie au ban des nations. L'exemple de Cuba ou celui de l'Iran ont montré la relative inefficacité des sanctions économiques. Plus grave, les pays d'Europe n'arrivent pas à parler d'une seule voix. Dans ce...

Photo de Claude MalhuretClaude Malhuret :

Je regrette d'être en désaccord avec la plupart de vos analyses. En revanche, il est parfaitement vrai qu'aucune décision ne devrait être prise sans référence aux données de l'histoire et de la géographie. Comment dire que la Russie n'est pas un empire ? Elle l'a toujours été, depuis les tsars jusqu'à l'empire soviétique qui a culminé sous Brejnev, dont je rappelle que Poutine a été un serviteur. Il en porte encore la nostalgie. Comment nier dans ces conditions ses ambitions impérialistes ? Dire que Gorbatchev a décidé de mettre un terme à la guerre froide n'est pas sérieux. L'URSS avait perdu cette guerre. Le seul mérite de Gorbatchev a été d'organiser la dissolution de l'empire de manière pacifique. On ne peut pas nier non plus que la Crimée ait été annexée. Certes, ...

Photo de Jacques GautierJacques Gautier :

Nous sommes quelques-uns à siéger à l'Assemblée parlementaire de l'Otan, où nous avons dû contrer la ministre des affaires étrangères lituanienne qui voulait déclarer la guerre à la Russie et intégrer l'Ukraine dans l'Otan ! Poutine n'est-il pas allé un peu loin sur l'Ukraine orientale ? Une négociation aboutissant à la création d'un statut fédéral et garantissant la non-entrée de l'Ukraine dans l'Otan est effectivement une solution de long terme intéressante. L'engagement de troupes russes auprès des séparatistes ne risque-t-il pas de mettre cette perspective en péril ?

Photo de Jacques LegendreJacques Legendre :

...gmenté depuis qu'elle a rejoint l'Union européenne. Il est normal que les Ukrainiens se demandent « pourquoi pas nous ? ». Cela n'impliquerait pas nécessairement de mauvais rapports avec la Russie... Les discours que j'ai entendus dans la bouche des délégués russes à l'Assemblée du Conseil de l'Europe il y a quelques jours nous renvoient quarante ans en arrière, à l'époque de la guerre froide. M. Poutine ne joue-t-il pas sa place au pouvoir, dans l'affaire de l'Ukraine ?

Photo de Alain NériAlain Néri :

...ions aujourd'hui dans l'impasse ? La géographie aide à comprendre la situation, je suis bien d'accord avec vous. Il serait difficile pour les Russes d'accepter que leurs bases militaires en Crimée, et notamment celle de Sébastopol, soient fragilisées par l'appartenance de l'Ukraine à l'Union européenne ou, pire, à l'Otan - les accords de Budapest écartaient du reste cette dernière possibilité. M. Poutine ne veut pas annexer l'Ukraine, mais peut-être cherche-t-il à s'assurer une voie terrestre d'accès, et de ravitaillement, à la Crimée ?

Photo de André TrillardAndré Trillard :

Il semble que M. Poutine regrette, sinon l'URSS, du moins son extension territoriale, voire même celle de l'Empire romain d'Orient... Quel rôle joue la religion orthodoxe ? Quelles sont les visées de M. Poutine sur les États comportant d'importantes minorités russophones, au premier rang desquels les pays baltes ?

Photo de Aymeri de MontesquiouAymeri de Montesquiou :

Vous avez abordé un grand nombre de thématiques dans votre intervention. N'oublions pas que la popularité du Président Poutine s'est accrue depuis la crise ukrainienne et que 70 % des moscovites lui sont favorables, alors que traditionnellement Moscou est le berceau de l'opposition politique au pouvoir central ! Si je partage votre constat sur l'ampleur de la dégradation de la situation économique du pays, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous sur ses causes. Car s'il est vrai que la baisse des cours du pétrole n...

Photo de Robert del PicchiaRobert del Picchia :

...e, la situation que nous connaissons aujourd'hui eût été évitée ! Je suppose qu'une telle solution ne serait plus envisageable aujourd'hui ? Par ailleurs, un projet pétrochimique de plusieurs milliards de dollars a été lancé en Arabie Saoudite, auquel participent les Américains et les Allemands, mais dont les Russes ont été, contre leur gré, rejetés. Enfin, vous nous avez déclaré que le Président Poutine n'était pas la Russie, mais il est manifeste que la Russie, pour nous, c'est le Président Poutine ! Je ne sais si vous avez lu la biographie que lui a consacrée l'an passé M. Vladimir Federovski, mais je me demandais si la description qui y est faite du Président Poutine dans le livre vous paraît vérace.

Photo de Robert HueRobert Hue :

Votre exposé était fort intéressant, mais unilatéral. Je considère, certes avec respect, que réitérer les notions de « fuite en avant » et de « tension » pour caractériser la présidence de Vladimir Poutine et sa place dans la Russie d'aujourd'hui relève d'une vision partielle, voire partiale. Il faut rappeler les conditions dans lesquelles Vladimir Poutine a acquis son autorité et on passe trop facilement sous silence la terrible humiliation dont la Russie a été victime après l'effondrement du mur. N'oublions pas non plus la terrible fuite en avant néo-libérale qui a suivi ! Or, un peuple humilié s...

Photo de Josette DurrieuJosette Durrieu :

..., elles ont été spontanées et peu organisées. Elles sont l'expression d'une colère. Ce sont des jeunes peu politisés, la classe moyenne, des intellectuels. Cela sera-t-il durable ? On aurait tendance à dire non mais il faut voir évoluer les choses. Ces élections, dans la perspective de l'élection présidentielle du 4 mars 2012, marquent une étape dans le positionnement assez difficile de Vladimir Poutine. Son impopularité grandit mais il reste installé assez solidement dans le système qu'il a créé et est populaire auprès des petites gens. Dimitri Medvedev, qui devrait être le futur Premier ministre dans le schéma élaboré par Poutine, avait un objectif imposé de dépasser 50 % des voix. Il ne l'a pas atteint. Il se trouve donc dans une position fragilisée. Vladimir Poutine en a joué tout au long de...