Interventions sur "production"

536 interventions trouvées.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet :

...ns à rendre compte à nos compatriotes de l'usage des diverses taxes pour lesquelles ils sont sollicités. Je souhaiterais soulever trois questions qui n'ont pas reçu à ce stade de véritable réponse. En premier lieu, celle des besoins énergétiques futurs : les connaissons-nous vraiment ? Vous avez évoqué l'hydrogène : si son utilisation constitue une solution en termes de transport individuel, sa production tend à accroître la consommation d'énergie électrique. Se pose également la question de l'intelligence artificielle, qui repose sur l'utilisation de centres de gestion et de stockage de données dont la consommation en énergie est importante. Notre rapporteur général nous a d'ailleurs rappelé que la suppression du bitcoin permettrait d'engendrer des gains énergétiques considérables. Nous devons en...

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet, rapporteur :

...iée à la dégradation de la compétitivité de nos filières agricoles et agroalimentaires. En témoigne la baisse de la balance commerciale agricole et agroalimentaire, passée d'un excédent de 12 à 13 milliards d'euros en 2011-2012 à 9,2 milliards d'euros en 2014. La balance est tout juste équilibrée lorsque l'on ne prend pas en compte les vins et spiritueux. La dégradation de notre autosuffisance en productions animales est flagrante, avec des pertes de production dans le secteur porcin, et un recul de nos parts de marché à l'export dans le lait. Selon le rapport Agriculture Innovation 2025, remis par quatre experts au ministre de l'agriculture le mois dernier, nous avons partout perdu du terrain : dans les pays du nord de l'Europe, la part des importations d'origine française est passée de 12,4 % en ...

Photo de Michel Le ScouarnecMichel Le Scouarnec :

Ces travaux déboucheront-ils réellement sur quelque chose ? Malgré l'invitation du ministre au marché au cadran de Plérin, la Cooperl et Bigard n'ont pas maintenu les prix. Comment éviter ce retour de situation ? Quels outils de régulation nous proposez-vous ? Des outils de stockage, pour limiter le risque de surproduction ? Les producteurs attendent beaucoup de l'étiquetage. Le dispositif est-il suffisant ? Peut-on obliger la grande distribution à écouter les producteurs ? La réunion annuelle peut aider à résoudre certaines difficultés, mais ne faudrait-il pas plutôt deux réunions par an, pour s'adapter aux évolutions des secteurs ?

Photo de Alain ChatillonAlain Chatillon :

Arrêtons d'enquiquiner les agriculteurs en multipliant les contraintes, sinon il n'y aura plus de production. Les prix agricoles sont soumis à des problématiques boursières. Les économies nord et sud-américaines ont une masse de produits souvent plus rentables, parce qu'OGM, que les petites productions françaises. Les Safer installent parfois des agriculteurs sur dix ou quinze hectares, c'est une folie alors que nos concurrents ont des exploitations dix à vingt fois plus grandes ! Arrêtons d'être laxist...

Photo de Gérard BaillyGérard Bailly :

...t dans une crise plus forte que les décennies précédentes, et qui devrait perdurer, avec la fermeture des exportations vers la Russie, les problèmes sanitaires... Cette proposition de loi n'est pas précipitée : la maison brûle, n'attendons plus ! Il est logique de proposer quelque chose : donnons de l'espoir, nous n'avons pas le droit à l'erreur ! Il y a un problème de revenu et non d'excédent de production : ce n'est pas la France, mais l'Europe, qui produit trop de porc et fait chuter les prix ! Attention aussi au moral des agriculteurs, montrés du doigt, accusés de tous les maux : l'agriculture serait la cause de 19 % du réchauffement climatique ; nos vaches sont plus heureuses avec les aires paillées et des logettes qu'à l'époque de l'accrèchement, où elles étaient attachées du 1er octobre au ...

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet, rapporteur :

Mon amendement n° 4 remplace, dans les modalités de détermination du prix, le coût de production par des indicateurs d'évolution. De plus, il autorise producteurs et acheteurs à faire un choix parmi les indicateurs retenus, choix auquel le contrat fera référence. L'amendement n° 4 est adopté. L'amendement n° 2 d'Élisabeth Lamure supprime toute référence aux coûts de production dans les modalités de détermination du prix payé au producteur. Il autorise les parties à faire référence à des i...

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet, rapporteur :

L'article 2 institue une négociation annuelle obligatoire pour l'ensemble des productions agricoles. Si l'idée est bonne, mon amendement n° 5 place la négociation sous l'égide d'un médiateur afin de régler un problème dans la rédaction initiale. De plus, le décret n'interviendra que si un accord interprofessionnel n'est pas trouvé.

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet, rapporteur :

Cette exigence est une contrepartie des aides de l'État. Par le passé, des agriculteurs y ont renoncé pour éviter d'être assujettis à la TVA. Le secteur le plus assuré, celui des productions végétales, ne l'est qu'à 46 %. Les jeunes agriculteurs, ceux de la FNSEA, se sont déclarés favorables à l'assurance obligatoire. Seule la Confédération paysanne n'a pas répondu favorablement à nos demandes d'audition : aucune des huit dates que j'avais proposées ne lui a convenu. Les assurances privées interviennent déjà auprès des agriculteurs. Au moment de la souscription, le rendement de l'e...

Photo de Philippe LeroyPhilippe Leroy, rapporteur pour la forêt :

...ales devront être adoptées tous les dix ans et déclinées régionalement. Ce rappel est important. On ne peut traiter les landes de Gascogne comme les massifs forestiers alpins. Le fonds stratégique de la forêt et du bois constitue le moteur financier de la politique forestière. Il conviendrait de réfléchir aux voies et moyens à mettre en oeuvre pour qu'il accompagne les orientations nationales de production. Cet aspect n'est pas assez creusé dans le projet de loi. Nous devons réfléchir à la permanence de ce fonds stratégique. Comme vous, nous y sommes favorables, afin d'éviter les aléas budgétaires annuels, cela étant dit sans animosité vis-à-vis de Bercy, fidèle à sa réputation, sous la gauche comme sous la droite. Les propositions visant à regrouper la gestion des petites propriétés sont bonnes ; ...

Photo de Jean-Jacques LasserreJean-Jacques Lasserre :

Vous avez rappelé ce qui a été obtenu pour la PAC : la majoration des 50 premiers hectares et le recouplage sont d'excellentes idées ; concernant le verdissement en revanche, l'obligation d'un assolement diversifié à 30 % - je ne sais pas s'il sera confirmé ou non - provoquera l'affaiblissement d'une bonne partie de notre potentiel agricole. Dans le grand Sud-Ouest, la production maïsicole peut difficilement être remplacée. Examinez bien cette disposition : vous pourriez introduire des disciplines de caractère agronomique susceptibles d'apaiser les esprits. La compatibilité entre performances économiques et environnementales, très louable en soi, demeure du domaine de l'incantation ; dans le registre de la performance économique, l'on reste sur sa faim. Ainsi, de la gouve...

Photo de Alain BertrandAlain Bertrand :

...e double performance, c'est risquer de ne pas être compris par nos producteurs. Des amendements sont possibles. Certaines priorités accordées dans les deux premiers articles à des projets environnementaux pourraient être amoindris. La priorité, c'est de produire : bien, raisonnablement, en faisant attention aux antibiotiques et aux phytosanitaires... Il ne faudrait pas accorder une priorité à des productions sans débouchés, qui ne généreront pas des exportations. La région Languedoc-Roussillon compte plusieurs milliers de chercheurs, qui se consacrent à des sujets fantastiques, tels que l'agriculture tropicale au Zambèze, en Éthiopie et en Patagonie septentrionale. Mais en Lozère, département le plus agricole de France, avec 14 % d'agriculteurs dans la population active, où nous ne ressentons pas ...

Photo de Nicole BonnefoyNicole Bonnefoy :

...urs. Tout sera calé cette année. Les aléas climatiques sont de plus en plus fréquents et intenses. Je reviendrai prochainement présenter le travail en cours, qui porte sur la consolidation du fonds de calamité, l'utilisation de la dotation pour aléas (DPA) et la mise en place d'un système de mutualisation, pour mieux protéger les agriculteurs contre les aléas à l'origine de pertes importantes de production. J'irai dans le Var, jeudi 6 février, au retour de mon déplacement en Algérie consacré aux exportations. Je signale la parution le 19 février des rapports stratégiques de FranceAgriMer qui détailleront les exportations filière par filière. Le Sénat sera satisfait de constater que la filière viande s'est organisée, à ma demande, pour créer un nouveau logo baptisé « Viandes de France » attribué au...

Photo de Élisabeth LamureÉlisabeth Lamure :

S'agissant des problèmes d'alimentation de la planète, on oublie souvent un chiffre effrayant : 30 % de la production agricole n'est pas consommé. Une instance communautaire ou internationale se penche-t-elle sur ce dossier ? Au niveau franco-français, votre plan d'amélioration de la qualité de la restauration collective donne d'excellents résultats et les collectivités l'apprécient beaucoup.

Photo de Gérard BaillyGérard Bailly :

...modifiées (PGM), alors que je ne suis pas nécessairement un partisan de ce type de cultures. Mais tout cela mis bout à bout finit par peser globalement sur les rendements agricoles. Je prendrai simplement l'exemple de l'exploitation pour laquelle l'octroi d'appellation d'origine contrôlée (AOC) exige un cahier des charges prévoyant pas moins de 99 conditions, comme par exemple la limitation de la production à 4 600 kilos de lait par vache et par an ou 1,3 unité gros bovin (UGB) par hectare. Tout ceci est bien intentionné mais à la fin la production plafonne, et cela ne sert pas l'objectif recherché, par ailleurs, de nourrir l'humanité. Je vous demande donc, Monsieur le ministre, d'être particulièrement attentif aux conséquences du « verdissement » de la PAC, même si je partage entièrement les propos...

Photo de Daniel DuboisDaniel Dubois :

...rence les années 2005-2009, ce qui est très pénalisant. Qu'envisagez-vous pour eux, d'autant plus que le bilan de l'année en cours est particulièrement préoccupant ? Ces producteurs souffrent d'année en année. En outre, avez-vous des réponses quant à leur préoccupation de voir le lin devenir éligible aux aides au stockage privé dans le cadre de la PAC post-2013 ? Ma deuxième question concerne la production porcine. Nous en avons très peu parlé aujourd'hui alors qu'il s'agit d'un des secteurs qui souffrent encore aujourd'hui.

Photo de Joël LabbéJoël Labbé :

...saire. S'agissant du porc, je crois que le Bretagne constitue véritablement le laboratoire de ce qu'il ne faut pas faire. Monsieur le ministre, alors que vous évoquiez l'intérêt d'un retour à la prairie naturelle, permettrez-moi de rappeler que ce sont précisément 40 000 hectares de ces prairies naturelles à vocation fourragère qui ont été détruits en dix ans afin de maintenir le potentiel de la production porcine. Cette évolution s'est accompagnée d'une dégradation de la qualité de l'eau, d'un appauvrissement de la terre et d'une croissance des algues vertes, sachant que, sur ce dernier sujet, on se condamne à l'échec en n'abordant la question que sous le seul angle curatif. Comment faire aujourd'hui pour revenir en arrière ? Quant au projet de nouvelle PAC, j'y trouve des éléments intéressants, ...