Interventions sur "réseau"

368 interventions trouvées.

Photo de Didier MandelliDidier Mandelli, rapporteur du projet de loi d'orientation des mobilités :

...ons avec l'Union européenne, en termes de fonctionnement, puisque que celle-ci devient membre du conseil de surveillance de l'établissement public local ? Enfin, ma dernière question, à laquelle vous avez partiellement répondu, portera sur les aspects financiers : dans son rapport, le COI préconise de conduire une politique de « dé-navigation » pour les 20 % des 6 700 kms les moins fréquentés du réseau. En outre, s'agissant des dispositions relatives au fluvial que nous avons ajoutées au dispositif de la LOM, notamment pour les documents d'urbanisme et d'aménagement destinés aux collectivités territoriales, avez-vous d'autres suggestions que nous pourrions porter lors de la commission mixte paritaire sur ce texte, qui se réunira demain après-midi ?

Photo de Frédéric MarchandFrédéric Marchand :

Je souhaite vous interroger sur le tourisme fluvial, hier catalogué comme un produit de niche. En effet, en 2017, il a transporté 11 millions de passagers sur le réseau navigable français, dont 54 % d'étrangers, pour un chiffre d'affaires de 630 millions d'euros et des retombées économiques pour les territoires de plus de 500 millions d'euros. Quelles seraient les orientations à donner à VNF pour favoriser la croissance de ce tourisme fluvial qui suscite une appétence de plus en plus forte ?

Photo de Olivier JacquinOlivier Jacquin :

...rer un report modal significatif de la route vers le fluvial ? Par ailleurs, vous préconisez une meilleure association des collectivités territoriales, via la contractualisation avec VNF, à la gestion des canaux de petit gabarit, voire de tourisme. Aussi, peut-on envisager à terme de faire monter les collectivités territoriales dans l'actionnariat et d'assurer une gestion plus décentralisée de ce réseau ? Comment, enfin, comptez-vous gérer les relations entre VNF et les grands opérateurs portuaires qui tendent à se regrouper, comme HAROPA ?

Photo de Didier MandelliDidier Mandelli :

Je salue votre conviction et votre engagement au service de cette belle entreprise. Si j'ai été un peu rude lors de votre audition il y a deux ans, ce ne sera pas le cas aujourd'hui. Nous avons eu l'occasion de travailler ensemble dans le cadre de la LOM, dont j'ai été le rapporteur. La LOM pose les jalons de l'ouverture à la concurrence des réseaux historiques du groupe. Elle donnera à la RATP la possibilité de créer des filiales pour répondre aux futurs appels d'offres. Tout reste à faire pour préparer l'ouverture à la concurrence. Comment l'envisagez-vous ? Ne craignez-vous pas que la perte de certains marchés fragilise le groupe et les investissements importants de modernisation et d'extension des réseaux ? La LOM prévoit également ...

Photo de Olivier JacquinOlivier Jacquin :

Quelles améliorations estimez-vous souhaitables sur le réseau de transport urbain d'Île de France ? L'ouvrage d'Alain Krakovitch, Metropolitrain, montre combien ce réseau est complexe. Dans le cadre de RATP Développement, dit aussi RATP Dev, vous souhaitez répondre à des marchés d'ouverture à la concurrence pour les TER. Le ferez-vous dans toutes les régions ?

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville :

Vous avez évoqué la cybersécurité. Quels sont les risques ? Avez-vous subi des attaques, et de quelle ampleur ? L'ensemble du réseau pourrait-il être arrêté ? Quelles sont les perspectives de l'intermodalité entre le métro, le tramway et le vélo ? Prévoyez-vous des extensions dans les parcs à vélos, ou d'autres équipements ?

Photo de Jacques GenestJacques Genest :

...va bien ! Dans ce cas, pourquoi privatise-t-on une entreprise qui fonctionne bien ? On dit toujours qu'un paysan qui vend un veau a toujours la vache, mais quand il vend la vache, il n'a plus de veau à vendre. Il faut donc être prudent. On proteste contre la privatisation d'Aéroports de Paris, pourquoi ne le fait-on pas pour la Française des jeux, car, moralement, c'est pire encore ? De plus, le réseau des buralistes est aujourd'hui mis à mal par la concurrence déloyale aux frontières et par le fait que les gens fument moins. Vous dites que l'État aura un pouvoir de contrôle. En fait, cela m'inquiète quand on voit ce qu'il fait de ses services publics, avec la fermeture des trésoreries dans les zones rurales, par exemple. Pourquoi s'opposerait-il à la fermeture des bars-tabac ?

Photo de Claude NougeinClaude Nougein :

Vous avez répondu en grande partie à la question que je souhaitais poser concernant les buralistes, qui nous font part de leurs inquiétudes dans nos permanences. Dans le cadre du protocole d'accord sur la transformation du réseau des buralistes, il leur a été donné un petit coup de pouce, mais ils espèrent beaucoup de la Française des jeux. Est-il possible d'améliorer les marges des buralistes, au détriment peut-être de vos résultats ou des contributions financières versées à l'État ? Est-il possible de créer de nouveaux produits pour leur permettre d'augmenter leur chiffre d'affaires ?

Photo de Emmanuel CapusEmmanuel Capus :

...ermier et de gérer la vache ou pas. Or je ne suis pas certain que ce soit le rôle de l'État de gérer les jeux d'argent et de hasard d'autant qu'il ne s'agit plus seulement d'une situation de monopole. Ma question porte sur la numérisation des jeux, avec une concurrence de plus en plus forte des pure players - exclusivement en ligne. Je crois comprendre que 95 % du chiffre d'affaires provient du réseau. Comment envisagez-vous l'évolution des jeux en ligne ? Comment vous y préparez-vous ? La Française des jeux s'est-elle acculturée à cette évolution ? Quels en sont les dangers pour votre réseau ?

Photo de Michel CanevetMichel Canevet :

À l'aube de la privatisation, pour laquelle je n'ai pas d'états d'âme, ma préoccupation porte sur les implantations sur notre territoire de la Française des jeux, que nous souhaitons conserver tant pour ce qui concerne les effectifs de l'entreprise que ceux du réseau qui commercialisent les produits. Pouvez-vous nous donner des assurances en ce sens, car nous sommes très attachés à nos territoires ? Vous avez évoqué des efforts en matière d'investissement à hauteur de 180 millions d'euros. Vous vous appuyez sur les forces propres de l'entreprise, mais aussi sur un réseau de courtiers mandataires, qui pourraient légitimement trouver une place dans l'actionna...

Photo de Dany WattebledDany Wattebled :

L'instauration de la gratuité dépend du type de collectivités, ainsi que des recettes. S'agissant de la métropole européenne de Lille, les recettes s'élèvent à 100 millions d'euros. Comment investirons-nous pour le futur du réseau sans ces 100 millions d'euros ? Pour se loger, les gens s'éloignent à 5 ou 10 kilomètres du centre-ville en raison des prix de l'immobilier. Or, ils travaillent dans les métropoles. Il faut prolonger les axes qui les amènent en ville. Mais avec quel argent ? Que les collectivités qui ont la possibilité de passer à la gratuité le fassent, mais toutes ne le peuvent pas. La coordination est égalemen...

Photo de Guillaume GontardGuillaume Gontard, rapporteur :

Merci pour cet exposé très précis et très pointu. Il est intéressant d'avoir votre éclairage sur le réseau des transports d'Île-de-France. On parle de la gratuité, mais j'aime bien aussi parler plus largement de la question de l'accessibilité. Avez-vous engagé une réflexion sur le libre accès aux transports, en vue de permettre aux usagers de passer librement d'un transport à un autre ? Le groupe RATP intervenant en tant qu'opérateur dans d'autres pays, avez-vous été saisis de demandes de gratuité ?...

Photo de Guillaume GontardGuillaume Gontard, rapporteur :

...agers ou des horaires : des collectivités l'ont mise en place en cas de pic de pollution par exemple. C'est un outil qui peut avoir des effets sociaux et environnementaux ; ce ne peut naturellement pas être le seul outil. Hier, nous avons entendu parler de démobilité. Il y a quelque chose à faire avec les entreprises, sur le lien travail-résidence. L'Île-de-France est un cas particulier avec son réseau déjà saturé. La mauvaise qualité du service de TER faisant le lien entre zone urbaine et zone rurale ajoute une inégalité supplémentaire. Les TER pratiquent des abonnements à un tarif très bas. D'autres régions n'ont pas mis en place la gratuité, mais un tarif à un euro. Les trains faisant le lien entre zone rurale et agglomération pratiquent souvent un tarif élevé pour les occasionnels. Avez-v...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, rapporteur :

Monsieur Bellanger, vous êtes la première personne que nous entendons. La mondialisation au rythme des avions ou de la fibre optique n'entraînait pas, en elle-même, la dématérialisation des États. Mais nous sommes entrés dans un système où la puissance des réseaux et des logiciels - vous proposez d'ailleurs le néologisme « résogiciels » - est une réalité politique. Après la dernière élection présidentielle américaine, on s'est ainsi demandé si le résultat n'avait pas été biaisé par une manipulation des réseaux venue de Russie. Le plus grand pays du monde pouvait être déstabilisé par une puissance bien plus modeste. Deuxième exemple, l'impuissance des pays...

Photo de Hugues SauryHugues Saury :

Vous avez dit que le réseau pouvait être notre plus grande chance et notre principale régression. C'est finalement le propre de l'homme, qui peut le meilleur et le pire à la fois. L'histoire du réseau est celle d'une conquête. Aujourd'hui, c'est l'argent qui est au pouvoir. Recherche-t-on le passage du principe de l'argent roi à un système où les États reprennent leur souveraineté pour empêcher que tout soit libre d'accès ...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, rapporteur :

Pour que la sphère privée soit garantie par l'État, il faut que les usagers le souhaitent. Or ils vont chercher une satisfaction sur le réseau, et ils choisiront l'offre qui leur paraît la plus généreuse, la plus diversifiée. Nous acceptons de bon coeur, en cliquant, de livrer nos données parce que le ratio entre un risque mal identifié et l'avantage de l'accès immédiat nous conduit à sacrifier la propriété de nos données. Dans votre esprit, ce bien commun souverain revêt-il un caractère obligatoire ou est-il une option ?

Photo de Jean-François HussonJean-François Husson :

...-lieux de canton, des bourgs-centres ou des petites villes, retrait qui ne fait qu'accroître la fracture numérique et territoriale. C'est inacceptable ! Le cash back ne convainc pas parce qu'il est assorti de trop de contraintes. On n'a pas nécessairement envie, pour faire un retrait d'argent, d'effectuer un acte d'achat chez un commerçant, et de venir le déranger. Quel est le coût net, pour le réseau bancaire, de la gestion des espèces ? Dans certains endroits, en ville, les distributeurs automatiques de billets se touchent - ils doivent donc être très rentables. Il vaudrait mieux une carte d'implantation plus rationnelle. Il faut arrêter la segmentation et le raisonnement en silos. Je suis évidemment pour la liberté d'entreprise, mais la liberté n'empêche pas l'intelligence collective. Des d...

Photo de Thierry CarcenacThierry Carcenac :

...ouverture de 90 % de la population n'est pas une mesure satisfaisante, car les 10 % restants sont les mêmes qui n'ont pas accès aux autres services, même si la Poste est largement présente : les prestations ne sont pas les mêmes dans un bureau de Poste, une agence communale ou un point relais. Ces 10 % sont aussi ceux qui sont privés de téléphonie fixe, qu'on n'arrive même plus à maintenir, et de réseau mobile. Et ils ont du mal à croire que la concurrence joue en faveur du consommateur ! Nos voisins du Nord s'en sortent mieux que la République française, dont la devise comporte pourtant le terme « égalité ». On ne parle pas de cette question dans le cadre des schémas départementaux d'accessibilité des services au public, et la Direction générale des finances publiques ne communique pas sur ce ...

Photo de Emmanuel CapusEmmanuel Capus :

Je suis surpris que vous soyez si positifs sur l'avenir des espèces. Cela semble en contradiction avec certaines annonces. La Chine a basculé en moins d'une décennie des espèces au tout numérique. C'était pourtant un peuple très attaché aux espèces, qui ne payait qu'en liquide, par défiance envers le réseau bancaire. Dans les zones urbaines, il a basculé du jour au lendemain, sans passer par l'étape des cartes bleues. De même que les Chinois sont passés directement de l'absence de réseau téléphonique à l'usage du cellulaire, ils sont passés directement de la valise de billets au paiement par téléphone ! Je partage le souci de mes collègues sur la présence des distributeurs automatiques de billets. ...

Photo de Guillaume GontardGuillaume Gontard :

Nous souhaitons que des crédits suffisants soient consacrés à l’entretien du réseau routier afin de garantir la sécurité des usagers et d’éviter de nouveaux drames. En effet, lors de son audition par la commission, le président de l’Afitf rappelait que, pour stopper la dégradation du réseau, il convenait d’investir 1 milliard d’euros par an dès maintenant. Or nous en étions à 700 millions d’euros en 2018, avec un objectif fixé à 800 millions d’euros pour 2019. Cela n’est pas su...