Interventions sur "russie"

557 interventions trouvées.

Photo de Michel BoutantMichel Boutant :

De qui l'Europe a-t-elle finalement le plus à craindre ? Des Etats-Unis ? De la Russie ? De la Chine ? Du terrorisme ? Des forces nationalistes centrifuges qui la traversent ? Ou...de sa propre technocratie ?

Photo de Olivier CigolottiOlivier Cigolotti :

Vos propos me semblent confirmer ceux du président de la commission de l'information du Conseil de la Fédération de Russie, récemment entendu, et qui nous disait que toutes les grandes décisions étaient en fait prises entre Washington, Moscou et Pékin. L'Europe est-elle encore capable de s'organiser pour être autre chose qu'un ventre mou ?

Photo de Olivier CadicOlivier Cadic :

...eu même si cette conviction est mêlée d'affect s'agissant d'un pays où je réside depuis 22 ans. Puisqu'il n'y a plus assez de temps pour organiser un second référendum, il faudrait simplement que le Parlement renonce à l'invocation de l'article 50 du traité du fait de l'impossibilité d'un bon Brexit. Parallèlement à son art de diviser pour régner, employé en Ukraine ou dans les conflits gelés, la Russie dirige contre l'Europe nombre d'attaques cyber. D'après l'OTAN, des trolls sont envoyés sur 80% des recherches sur internet associant les mots « OTAN » et « pays baltes ». Les mêmes moyens sont utilisés sur les réseaux sociaux s'agissant du mouvement des gilets jaunes, par ailleurs abondamment mis en avant par R.T (Russia Today). Qu'en est-il de votre proposition d'adopter vis-à-vis de la Russie ...

Photo de Pascal AllizardPascal Allizard :

J'ai eu la chance de participer il y a peu à une mission de l'OTAN en Europe du Nord. Cela me conduit à vous demander comment vous envisagez l'avenir de la politique de réassurance de l'OTAN ainsi que la capacité de la Russie à passer éventuellement à l'acte ? Il semble enfin que l'on soit toujours pris dans des arbitrages compliqués entre les priorités de sécurité de l'Europe du Nord et la Méditerranée.

Photo de René DanesiRené Danesi, rapporteur :

La Géorgie est un pays de 3,7 millions d'habitants, auquel on ajoute les 51 000 personnes d'Ossétie du Sud et les 451 000 de l'Abkhazie. Ces deux régions sont comptées à part parce que ce sont des Républiques indépendantes autoproclamées depuis 2008, mais qui ne sont reconnues que par la Russie. Située au bord de la mer Noire, la Géorgie compte quatre voisins : la Russie, l'Azerbaïdjan, l'Arménie et la Turquie. Au lendemain de son indépendance retrouvée, en 1991, la Géorgie entre dans une décennie de crise économique, politique et sociale. C'est grave, car la Géorgie représente le coeur stratégique du Caucase et se trouve entourée de pays dont l'histoire récente ou présente reste agit...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda, rapporteure :

...el répondent à la nécessité d'établir une communication stratégique telle qu'elle a été définie dans le plan en quatre points du gouvernement géorgien afin de conserver le soutien de la population pour le programme de politique étrangère de la Géorgie. Ce soutien avoisine pour l'instant les 75 %. La Géorgie est un voisin idéologique de l'Union européenne mais appartient à l'étranger proche de la Russie. Le voisinage géographique pèse de tout son poids. Aujourd'hui, le modèle européen est en tout point plus attractif que le modèle russe pour la Géorgie. Nous devons espérer que l'Union européenne fera en sorte qu'il le reste pour sécuriser ce pays très angoissé par l'occupation partielle de son territoire.

Photo de Benoît HuréBenoît Huré :

...l'avions fait pour la Bulgarie et la Roumanie, par exemple, nous n'aurions pas la crise existentielle actuelle. La situation en Ukraine, les tensions en Pologne montrent bien aussi qu'on ne peut pas travailler sans tenir compte des grands fauves du voisinage ! Il faut avant tout manifester que nous nous affranchissons des préoccupations étroites de l'OTAN. Cela facilitera la compréhension avec la Russie. Je découvre cette commission avec bonheur, ainsi que l'admirable travail de notre diplomatie parlementaire...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

C'est cela, sortir de Yalta et d'une organisation du monde régie par deux superpuissances. Depuis le président Saakachvili, qui était peut-être un peu hystérique dans sa relation avec la Russie, l'évolution de la Géorgie est positive. Ce pays est en train de construire une relation correcte avec la Russie, et bonne avec l'Union européenne. Je ne sais pas si cela durera. En tous cas, je ne partage pas l'idée qu'il n'y a pas de classe moyenne et qu'il faudrait aller chercher des responsables de qualité dans la diaspora. Il y a une classe moyenne en Géorgie et c'est d'abord avec les person...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

...un pays candidat à l'adhésion, ce qui est un statut dont rêveraient les autres pays du Partenariat oriental, y compris l'Ukraine - mais pas les pays de la rive sud de la Méditerranée, qui trouvent que l'accord d'association leur donne tous les avantages de l'Union européenne sans ses inconvénients. Les pays qui se situent à l'Est de l'Europe, en tout état de cause, sont des pays européens - et la Russie aussi. L'ancien président géorgien, après avoir quitté la Géorgie pour adopter la nationalité ukrainienne et devenir gouverneur d'Odessa, est actuellement réfugié aux Pays-Bas. Avec 3,7 millions d'habitants, la Géorgie est un petit pays. Un peu de realpolitik : c'est la Russie qui est la clé. Je me souviens qu'au siège de l'Union eurasiatique à Moscou, on nous avait expliqué qu'il fallait chois...

Photo de René DanesiRené Danesi, rapporteur :

...s passé quelques heures, le temps de dîner avec l'ambassadeur. La politique du Partenariat oriental évolue dans le bon sens. On l'a bien vu dans la réaction de l'Union européenne à l'incident de Kertch. Progressivement on est passé d'une coopération combattante, comme le souhaitaient la Pologne et la Suède, à une coopération plus ouverte. Le modèle de l'Arménie qui a des accords à la fois avec la Russie et l'Union européenne semble devenir un modèle privilégié. On va dans le sens d'un apaisement des relations et, dans ce cadre, la politique de partenariat oriental peut avoir un bel avenir, en contribuant à éviter des affrontements directs. C'est un fait aussi que la Russie a pris un certain nombre de gages. - c'est ce que l'on appelle les conflits gelés -, qui rendent impossible l'adhésion, à co...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda, rapporteure :

...ne pourrait aussi conclure un accord avec l'Europe. Ils n'étaient pas favorables à la double appartenance. Nous avons expliqué au contraire qu'il n'était pas opportun de se couper de ces pays. Le Partenariat oriental permet de se rencontrer et de dialoguer. J'ai été frappée de constater que les responsables géorgiens n'ont pas la volonté de mettre de l'huile sur le feu dans leur conflit avec la Russie, en dépit de la présence de check points et de lignes de démarcation, qui sont des frontières de fait, avec l'Ossétie où nous sommes allés. Ils veulent laisser la porte ouverte à la concertation et ne veulent pas cristalliser les choses. Ils ont la volonté d'être tournés vers l'Europe sans braquer la Russie. C'est essentiel. Enfin, pour la Géorgie, comme je l'ai entendu sur place, le dialogue a...

Photo de Joël GuerriauJoël Guerriau :

Comment évoluent les relations entre l'Ukraine et l'Europe, sachant qu'en mars 2016, M. Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré que l'Ukraine n'entrerait pas avant 20 ou 25 ans dans l'Union européenne et l'OTAN ? Comment comptez-vous sortir de cet étau imposé par la Russie ?

Photo de Marie-Françoise Perol-DumontMarie-Françoise Perol-Dumont :

Nous avons le sentiment que la bataille en mer d'Azov participe de la volonté de la Russie de déstabiliser votre pays à un moment clé. Il semble clair que la Russie est prête à tout pour remettre en cause l'Ukraine comme espace démocratique de plein exercice. Vous travaillez à faire évoluer le déséquilibre militaire existant mais, sachant que cela ne suffira pas, vous en avez appelé à la communauté internationale. L'Ukraine souhaite-t-elle se rapprocher de l'Union européenne, et sous q...

Photo de Hélène Conway-MouretHélène Conway-Mouret :

Quelles sont les forces politiques en présence dans l'élection présidentielle à venir, et quelle influence ont les tensions avec la Russie ? Il est important que votre pays soit stable pour négocier et planifier sa relation avec l'Europe. Enfin, quel est l'état de vos relations avec la Hongrie ?

Photo de Pascal AllizardPascal Allizard :

J'ai participé la semaine dernière au conseil ministériel de l'OSCE à Milan, dont l'agenda a été très largement occupé par ces incidents. Des positions très fermes ont été prises pour condamner la Russie, mais aussi pour éviter l'escalade. Quel est votre avis sur ce point ?

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda, rapporteur :

J'aborderai pour ma part le rôle de la Russie et de la Chine aux Nations unies. Le Conseil de sécurité reste marqué par la division historique entre, d'un côté le « P3 » - les États-Unis, le Royaume-Uni et la France -, et de l'autre, la Russie et la Chine. La Russie est le pays le plus isolé. Elle exerce régulièrement son droit de veto, bloquant ainsi l'action des Nations unies en Syrie. Les années 2017 et 2018 ont été marquées par une sér...

Photo de Ronan Le GleutRonan Le Gleut, rapporteur :

...ne, en son nom propre et au nom de l'Allemagne. La France soutient l'entrée de l'Allemagne comme membre permanent du Conseil de sécurité et, plus largement, la demande du G4 - Allemagne, Brésil, Inde, Japon - en faveur d'une augmentation du nombre d'États présents au Conseil de sécurité dans les deux catégories : d'une part, les membres permanents, c'est-à-dire aujourd'hui le « P5 » - États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni - et, d'autre part, les membres élus par l'Assemblée générale pour deux ans, renouvelés par moitié tous les ans, au nombre de dix. Par ailleurs, les deux représentations permanentes préparent actuellement l'entrée de l'Allemagne comme membre non permanent du Conseil de sécurité, élu pour deux ans, à compter du 1er janvier 2019. La déclaration allemande rompt donc la ...

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet :

Nos interlocuteurs nous ont dit aussi que certains pays européens comme l'Allemagne ou l'Italie, contrairement à la France, tentaient de contourner les sanctions ! Des exportations vers la Russie ont toujours lieu, malgré les sanctions.

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet :

Ils estiment en effet que leurs réserves sont quasiment inépuisables, alors qu'il y a peu encore, on nous affirmait qu'on allait bientôt parvenir à l'épuisement des ressources fossiles. C'était totalement faux ! La stratégie des Russes consiste à proposer une énergie à bas prix. C'est de ce point de vue qu'il faut considérer le rapprochement entre la Russie et la Chine.

Photo de Denise Saint-PéDenise Saint-Pé :

J'ai eu le sentiment que les gens que nous avons rencontrés à Saint-Pétersbourg étaient favorables à la France et à l'Union européenne, ce qui paraissait moins être le cas de ceux de Moscou. La Russie représente un peu la France d'il y a trente ans. Je suis persuadée que la société va évoluer et finira par connaître des problématiques d'écologie et d'environnement semblables aux nôtres. Certains commencent à y penser, alors que nous sommes quant à nous en plein dedans. Je suis également convaincue que les problématiques liées au gaz et à la desserte de l'Europe vont bouger, ainsi que celles q...