Interventions sur "sûreté"

777 interventions trouvées.

Photo de Daniel SalmonDaniel Salmon :

...ode de l’environnement, au code du travail et à la réglementation relative aux installations nucléaires ». L’accusation n’émane ni d’une organisation antinucléaire ni d’une association de défense de l’environnement, mais bien d’un cadre d’EDF, ancien membre de la direction de cette centrale. Les faits dénoncés sont graves. Ils mettent en lumière des dysfonctionnements très sérieux en matière de sûreté et de protection environnementale. Ils illustrent un réel problème de transparence, et nous interrogent également sur le rôle des autorités de contrôle. Au-delà du coût faramineux du programme de réhabilitation du parc nucléaire français, au-delà du fiasco financier que représentent les EPR, au-delà de la dépendance aux importations d’uranium ou de la vulnérabilité et du caractère indéfendable d...

Photo de Daniel SalmonDaniel Salmon :

...nce, réacteur par réacteur. Cette mise à plat est d’autant plus indispensable que le Président de la République a récemment annoncé – de manière fort démocratique ! – la création de nouveaux réacteurs en France. Loin d’être des cas isolés, les irrégularités soulevées semblent s’inscrire dans un problème plus systémique : c’est à l’exploitant EDF lui-même de déclarer les incidents à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dans un autre registre, c’est comme si Spanghero fournissait des informations aux services de la répression des fraudes sur la composition de ses lasagnes de cheval, prétendument au bœuf !… Les révélations de ces dernières semaines ont montré les limites de ce fonctionnement, dans lequel l’omerta et une politique de dissimulation seraient en quelque sorte la règle. Par ailleurs,...

Photo de Rémi CardonRémi Cardon :

... ces questions essentielles, et j’espère que tout n’a pas été déjà décidé. Si vous êtes dans le secret des dieux, ce que j’aime à penser, pouvez-vous nous indiquer quel mix énergétique est envisagé pour 2050 dans notre pays ? Nous avons bien compris que le Président de la République souhaitait donner une place significative au nucléaire, mais dans quelles proportions ? En effet, pour garantir la sûreté nucléaire, il est nécessaire d’anticiper les choses à moyen et long termes, surtout dans un contexte de tensions récurrentes sur les capacités de production. RTE ne nous propose, dans son dernier rapport, pas moins de trois scénarios pronucléaires aux ambitions très différentes. Quel scénario avez-vous retenu ? Combien de réacteurs prévoyez-vous et dans quelle technologie placez-vous tous vos es...

Photo de Marie EvrardMarie Evrard :

Madame la secrétaire d’État, la sûreté des installations nucléaires est un sujet particulièrement important. Elle désigne, selon l’ASN, « l’ensemble des dispositions techniques et des mesures d’organisation relatives à la conception, à la construction, au fonctionnement, à l’arrêt et au démantèlement des installations nucléaires ». Le président de cette autorité nous a fourni, lors de son audition, le 7 avril dernier, tous les élémen...

Photo de Pierre MédeviellePierre Médevielle :

...uciales, et un nucléaire efficace, innovant, sécurisant et indispensable à l’équilibre de ce mix. La relance de la construction de réacteurs nucléaires dans notre pays a été clairement évoquée en novembre dernier. L’innovation dans ce secteur est importante. Prenons l’exemple des petits réacteurs modulaires, les SMR. Ces réacteurs de petite taille présenteraient plusieurs avantages en matière de sûreté, même si leur coût semble encore prohibitif. Les technologies sont diverses, mais la sûreté des installations reste le point central de ce sujet, vous l’avez rappelé, madame la secrétaire d’État. En effet, la réduction des risques d’accident, de fuite ou de rejet de produits radioactifs est capitale pour les personnes et pour l’environnement. La question de la sûreté se pose également en cas d’a...

Photo de Martine BerthetMartine Berthet :

Toutefois, la production d’énergie nucléaire ne peut aller sans la sécurité et la sûreté nucléaires. J’en viens donc à ma question. Avec la pandémie mondiale, l’industrie de la filière nucléaire a été confrontée, pour la première fois de son histoire, à une crise dont l’origine n’avait aucun lien avec son activité. Durant la période de confinement de 2020, en raison de difficultés liées à la disponibilité de son personnel, EDF a dû revoir son programme d’arrêts de tranches, c’est-à...

Photo de Sophie Taillé-PolianSophie Taillé-Polian :

...e la centrale du Tricastin, qui cumule les anomalies. Le 12 décembre dernier, une énorme fuite de tritium a été enregistrée dans cette centrale. Dans les eaux souterraines situées sous la centrale, des niveaux aberrants de radioactivité ont été relevés : jusqu’à 28 900 becquerels par litre, un chiffre plus de 14 000 fois supérieur au seuil naturel. Mais « tout va très bien » ; pour l’Autorité de sûreté nucléaire comme pour EDF, cette fuite n’a pas de conséquence sanitaire. Ah bon ? Pourtant, EDF a elle-même admis, lors de la dernière visite de l’ASN, que « l’atteinte du sol ou de la nappe phréatique par écoulement » ne peut pas être exclue du fait « de l’état des joints inter-bâtiments ». EDF parle même dans son communiqué de « marquage » au tritium plutôt que de pollution de l’eau. On tente d...

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville :

...emettent en question le refroidissement des réacteurs et entraînent des arrêts. D’autre part, nos centrales vieillissent. L’acier des cuves des réacteurs, notamment, conçu pour une durée de vie de quarante ans, soumis à un flux neutronique intense, va voir ses caractéristiques mécaniques s’affaiblir. Rien ne nous dit que la durée de vie des centrales de 900 mégawatts, actuellement en réexamen de sûreté, sera prolongée à soixante ans. Aujourd’hui, quatre de nos réacteurs les plus puissants sont à l’arrêt, à Chooz et à Civaux. En cause, des problèmes de corrosion dans le circuit de sauvegarde. En tout, 17 réacteurs ne fonctionnent pas, en plein cœur de l’hiver. Il est à craindre, face à cette situation, que la sûreté ne devienne une variable d’ajustement de la production électrique. La spécific...

Photo de Angèle PrévilleAngèle Préville :

Mme Angèle Préville . Je forme de nouveau le vœu que la sûreté nucléaire ne soit pas sacrifiée.

Photo de Christine LavardeChristine Lavarde :

Ma question rejoint celle de Mme Evrard. Nous constatons tous que nos capacités nucléaires sont, en ce mois de janvier, à leur plus faible niveau historique à la suite de la fermeture anticipée de trois réacteurs pour des raisons de sûreté. Quelle leçon tirez-vous de cet événement dit « aléatoire » en termes de production d’électricité ? Allons-nous devoir un jour arbitrer entre sûreté du parc et sécurité d’approvisionnement ? Dans votre réponse à Mme Evrard, vous avez mis en avant le futur éolien en mer. Mais c’est de moyens pilotables dont nous avons besoin ! En outre, vous avez passé sous silence le projet de décret, en consu...

Photo de Christine LavardeChristine Lavarde :

Je faisais simplement observer que vous n’aviez pas traité de certains sujets, peut-être plus difficiles, dans votre réponse à Mme Evrard. Notre débat porte certes sur la sûreté nucléaire, mais cette question du difficile équilibre entre sûreté du parc et sécurité de l’approvisionnement est posée depuis de nombreuses années, notamment par d’anciens responsables de l’ASN. Le Gouvernement a tardé à y répondre, en ne statuant pas sur la question du nucléaire. Voilà seulement quelques mois que nous avons un début de réponse, mais il faut maintenant prendre le temps de mettr...

Photo de Patrick ChauvetPatrick Chauvet :

Le nucléaire doit donc conserver un rôle central dans notre mix énergétique. La seule condition à son utilisation réside bien dans la sûreté des installations, comme le suggère le thème du présent débat. Cette sûreté, tant pour les centrales existantes que pour celles à venir, doit être la clé de voûte de nos décisions. On ne peut transiger sur cette question : elle est la condition de l’acceptation citoyenne. Elle constitue aussi, sans doute, le cœur du développement économique de cette filière. Ma question concerne les règles de s...

Photo de Patrick ChauvetPatrick Chauvet :

Prenons garde que la sûreté ne devienne pas un enjeu de compétitivité pour la filière nucléaire !

Photo de Franck MontaugéFranck Montaugé :

Madame la secrétaire d’État, le risque zéro n’existant pas, la sûreté des installations nucléaires nécessite de prévoir des dispositifs de protection des populations en cas d’accident avec rejets radioactifs. Le 23 juillet 2020, j’interrogeais le ministre de la santé, par une question écrite, sur l’existence et la mise à disposition des stocks d’iode stable nécessaires pour protéger le système thyroïdien des populations en cas d’accident nucléaire. L’iode stable ...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir :

... pire encore : les fausses théories douteuses qui dépassent la sphère d’internet et viennent s’ancrer dans l’imaginaire collectif. Ainsi de la théorie, qui vise à discréditer la filière nucléaire, selon laquelle les réacteurs auraient une durée de vie théorique. À en croire certains des orateurs précédents, nos réacteurs sont prévus pour fonctionner seulement quarante ans, au terme desquels leur sûreté ne serait plus assurée – ce qui laisse d’ailleurs augurer une cessation brutale de la production d’électricité d’origine nucléaire. L’Autorité de sûreté nucléaire précise pourtant que la durée de vie d’une installation nucléaire n’a pas de définition légale. Notre législation prévoit simplement des périodes d’autorisation d’exploitation d’une durée de dix ans, à la suite de grands carénages deva...

Photo de Agnès CanayerAgnès Canayer :

Madame la secrétaire d’État, selon l’Association nationale des comités et commissions locales d’information (Anccli), notre pays est « le plus nucléarisé au monde par nombre d’habitants ». Rien qu’en Seine-Maritime, nous disposons de deux centrales nucléaires, à Paluel et à Penly, avant la livraison d’un futur EPR. Cette richesse énergétique est conditionnée à un besoin de sûreté évident. Informer, prévenir et mieux alerter sont essentiels pour la survie de notre modèle nucléaire. Après la catastrophe de Fukushima, le groupe EDF s’est doté d’équipes internes de pompiers volontaires, formés aux situations d’urgence : la force d’action rapide nucléaire (FARN). Dans notre département, elle est située à Saint-Valéry-en-Caux. Dix ans après sa création, la FARN continue de ve...

Photo de Marta de CidracMarta de Cidrac :

La filière nucléaire française est une filière d’excellence, mais elle a été délaissée trop longtemps, ce qui a causé un véritable déficit de compétences et de qualifications et a créé des tensions dans certains métiers. Pourtant, la formation et les compétences sont primordiales pour atteindre les exigences de sûreté sur nos installations. Au-delà de la formation continue, très bien assurée par les acteurs du secteur, des efforts doivent être faits en formation initiale afin que les 20 000 postes qui doivent être créés sur la période 2020-2023 soient pourvus. De premiers efforts ont été réalisés – formations internes aux entreprises, création d’une université des métiers du nucléaire –, mais la filière a bes...

Photo de Guillaume GontardGuillaume Gontard :

...transition écologique à demander un audit des centrales au P-DG d’EDF. Au-delà, les travaux de mise aux normes post-Fukushima vont durer encore quinze ans et la résistance des réacteurs actuels à un attentat de type « 11 septembre » ou à la chute accidentelle d’un avion de ligne n’est pas garantie, EDF entretenant le mystère sur cette question. C’est bien l’une des problématiques majeures de la sûreté et de la sécurité de nos installations : le manque total de transparence. Il peut naturellement se justifier pour protéger les installations de la malveillance, mais il est hautement problématique à bien des égards. Les éléments mis en lumière par le lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin soulignent ce dont on se doutait : même l’Autorité de sûreté nucléaire est tributaire, pour ses activi...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir, sénateur, rapporteur :

... l'Europe en termes de capacité nucléaire installée, tout en investissant elle aussi fortement dans la recherche. Ce basculement de la maîtrise de l'énergie nucléaire génère pour la France plusieurs risques : le risque d'une prise de contrôle des organisations internationales, par exemple l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), par des pays moins soucieux de non-prolifération et de sûreté nucléaires ; le risque d'une influence de la Chine et de la Russie sur un nombre croissant de pays clients, puisque le choix de l'énergie nucléaire conduit le pays client à nouer des relations de long terme avec ses fournisseurs ; à terme, le risque que la France devienne elle aussi aussi dépendante si sa maîtrise technologique continue à décliner. Ce risque serait d'autant plus dommageable que n...

Photo de Bruno SidoBruno Sido, sénateur :

...ec des réacteurs au thorium et des réacteurs sous-critiques : les combustibles étant choisis pour que moins d'un neutron par fission induise une nouvelle fission, un tel réacteur ne pouvait maintenir la réaction en chaîne par lui-même. De leur côté, les Français sont moins favorables au nucléaire qu'ils ne l'étaient. Trois accidents sont survenus à la suite d'erreurs humaines et ils doutent de la sûreté des centrales. Ils attendent que cette sûreté soit garantie. Il convient par conséquent de réfléchir aux réacteurs sous-critiques. Il s'agit d'un impératif pour relancer le nucléaire en France. Ma question est simple : y avez-vous pensé ? Envisagez-vous un autre rapport sur le sujet ?