Interventions sur "science"

186 interventions trouvées.

Photo de Dominique GillotDominique Gillot, co-rapporteur :

...t, les progrès en intelligence artificielle se font à une vitesse exponentielle et reposent de plus en plus sur un financement privé aux moyens considérables et poursuivant des objectifs parfois non avoués. Lors de sa leçon inaugurale au Collège de France, le 4 février 2016, le Pr Yann LeCun, directeur du laboratoire d'intelligence artificielle de Facebook et professeur d'informatique et de neurosciences à l'université de New York, faisait valoir que « Comme toute technologie puissante, l'intelligence artificielle peut être utilisée pour le bénéfice de l'humanité entière ou pour le bénéfice d'un petit nombre aux dépens du plus grand nombre ». M. Stephen Hawking, professeur de mathématiques connu pour ses contributions dans les domaines de la cosmologie et la gravité quantique, a déclaré, l'année...

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia :

...r s'assurer que les accords internationaux seront bien respectés. L'Europe ne pourra pas se contenter d'observations et mesures effectuées par ses partenaires, elle devra disposer de propres capacités permettant non seulement de mesurer ses variables environnementales, mais aussi contrôler les variables déclarées par les autres pays, notamment les émissions de CO2 ou de méthane. Une prise de conscience internationale a eu lieu sur la question des débris spatiaux. On ne peut pas dire que les choses avaient évolué beaucoup depuis notre rapport de 2012, même si deux accords ont été signés par le CNES au Bourget. Le premier, au niveau européen, réunit autour du CNES des agences nationales pour mettre en commun les données radar dont elles disposent pour le suivi des objets spatiaux. Le second accor...

Photo de Dominique GillotDominique Gillot, sénatrice :

... Tadjikistan, il ne faut pas mésestimer l'intérêt de tel ou tel secteur de recherche mais, au contraire, mettre en avant que les responsables politiques ne font pas assez appel aux chercheurs pour éclairer leurs analyses, et étayer leurs décisions. La situation que nous vivons aujourd'hui face à la radicalisation montre le besoin de se tourner vers les travaux des chercheurs dans les domaines des sciences sociales, humaines, culturelles et cultuelles, y compris pour trouver comment accompagner au mieux nos concitoyens dans l'appréhension de ce contexte nouveau. Je confirme que le ministre en charge de la recherche est sensible à la demande de simplification. Mais il ne faut pas non plus laisser croire que la recherche française est complètement asphyxiée par une bureaucratisation qui n'est, en f...

Photo de Marie-Christine BlandinMarie-Christine Blandin, sénatrice :

...ubstituer aux chercheurs mais qu'il devrait écouter les chercheurs. Si vous consultez le livre intitulé « Le piège Daech » de Pierre-Jean Luizard, vous aurez, comme moi, envie de l'envoyer à nos ministres des affaires étrangères successifs, avec le sentiment que la stratégie internationale de la France aurait pu être mieux éclairée, si l'on était parvenu à trouver le « chaînon manquant » entre la science sociale et la décision politique. S'agissant de l'expatriation sans retour des chercheurs français, elle est contrebalancée par le flux de chercheurs venant de l'étranger, la moitié des doctorants et post-docs, qui demeurent ensuite en France. Quant au crédit d'impôt-recherche, on peut s'interroger sur la manière dont il a aidé aux travaux des prix Nobel français et des chercheurs récompensés, ...

Photo de Jean-Paul EmorineJean-Paul Emorine, vice-président :

Monsieur le commissaire, nous vous remercions très sincèrement d'avoir répondu à notre invitation. Nous souhaitons avoir des contacts très réguliers avec les commissaires européens. Le président Juncker en a fait un axe important des méthodes de travail de la nouvelle Commission et nous nous en félicitons. La recherche, la science et l'innovation sont des enjeux majeurs. C'est grâce à elles que l'Europe pourra relever les défis de l'avenir. C'est pourquoi nous sommes très intéressés de vous entendre sur vos priorités. L'adoption du huitième programme-cadre de recherche pour 2014-2020, baptisé « Horizon 2020 », a marqué une évolution avec le précédent. Il affiche une volonté de lier désormais la recherche à l'innovation. ...

Photo de René GarrecRené Garrec :

Bernard Raveau a été nommé, jeune, à l'Académie des sciences, et il a fait une belle carrière.

Photo de Jacques LegendreJacques Legendre :

Quelle est la place des sciences humaines au CNRS ? Vous disiez couvrir dans votre établissement la quasi-totalité des disciplines, quelles sont celles qui n'y sont pas représentées et pourquoi ? Envisagez-vous des évolutions ?

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux, sénateur, co-rapporteur :

...r du Musée d'histoire naturelle de Toulouse a souligné, lors de l'audition publique, que les musées avaient parfaitement su moderniser leur offre culturelle en y intégrant les problématiques d'actualité, telles que la biodiversité ou les changements climatiques. Quant aux associations, le très dense maillage territorial que les plus grandes d'entre elles - comme les Petits Débrouillards, Planète Sciences ou le CIRASTI - sont parvenues à tisser, leur a permis de s'imposer comme des acteurs majeurs de la diffusion des CSTI. Ne se bornant pas à apporter un complément à l'éducation formelle, elles ont aussi contribué à la cohésion sociale, par exemple, en intervenant dans les quartiers défavorisés. Enfin, les médias, qui constituent des outils de diffusion du savoir, sont sûrement sous-mobilisés, l...

Photo de Bruno SidoBruno Sido, sénateur, président :

...re ? Tout en me demandant si ces professionnels ont tous une formation leur permettant de traiter des sujets scientifiques, je constate qu'ils parlent parfois à charge au sujet de certaines questions, telles que les OGM ou le gaz de schiste. Dès lors, se pose la question de savoir comment améliorer l'accès du plus grand nombre aux CSTI, dans des sociétés qui progressent à grande vitesse grâce aux sciences et aux technologies. À cet égard, je dois souligner que vous avez raison d'employer le pluriel en évoquant ces diverses cultures.

Photo de Corinne BouchouxCorinne Bouchoux, sénatrice :

...STI et par la commission d'enquête sur les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE). En tout état de cause, il faut que ce rapport soit diffusé, valorisé et serve d'outil de communication de l'OPECST. Je voudrais évoquer un système en vigueur dans les pays anglo-saxons et en Allemagne, qui permet aux personnes âgées de 28 ans, non titulaires du baccalauréat mais passionnées de sciences et de technologies, de devenir ingénieur. À cette fin, ces personnes disposent d'une année de mise à niveau scientifique. Un système analogue - appelé maths0 - existait aussi en France à l'Université d'Orsay, mais il était réservé uniquement aux personnes voulant suivre des études de médecine. Le modèle du CNAM ne répond pas, selon moi, à toutes les demandes de vocations scientifiques et techno...

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux, sénateur, co-rapporteur :

...z une large majorité d'entre eux, favorise la tendance au sensationnalisme. Il en résulte que l'objectivité est absente de l'espace médiatique, sauf pour les rares exceptions de journalistes de revues spécialisées. C'est pourquoi, une de nos recommandations préconise la création d'une plate-forme-ressource entre monde scientifique et médias, pour favoriser progressivement une certaine prise de conscience de la nécessaire objectivité dans un monde mouvant et pour appeler les journalistes à la prudence lorsqu'ils traitent de polémiques.

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux, sénateur, co-rapporteur :

Au cours de nos auditions, nous avons ressenti le besoin d'une plus grande visibilité de la stratégie de l'État. D'où le besoin d'un pilote, qui se substitue à une pluralité d'acteurs se trouvant en concurrence les uns avec les autres. Quant au mouvement brownien du monde associatif, il révèle beaucoup d'énergie et de passion malgré de très faibles moyens. Cette différence avec Universcience - très critiqué du fait de son organisation et de sa captation d'une grande partie des crédits - rend nécessaire une nouvelle répartition des moyens. Vont dans ce sens certaines mesures telles que le transfert des crédits des CSTI. Nous n'apportons pas de réponse à la question de savoir s'il faut généraliser des expériences régionales ou s'il faut favoriser des régions pilotes. Compte tenu des i...

Photo de Kalliopi Ango ElaKalliopi Ango Ela, rapporteure :

Nous accordons une attention particulière aux sciences humaines et aux sciences de la santé, où un grand nombre de progrès ont été réalisés ces dernières années. L'évaluation pourrait permettre certains rapprochements...

Photo de Dominique GillotDominique Gillot :

Votre contribution à l'agenda pour la recherche a permis de nourrir les réflexions en amont du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche. Votre souci d'ouverture répond à la nécessité de rendre la science accessible, au service de la citoyenneté et du progrès. Quelle est votre appréciation des mécanismes d'évaluation applicables aux chercheurs de l'Inserm ? Comment l'évaluation peut-elle être à la fois transparente, vérifiable, non bureaucratique ?

Photo de Bruno SidoBruno Sido, sénateur, président :

Nous avons bien conscience de l'importance de l'informatique et de ses applications multiples, et nous avons bien compris que vous ne pouvez pas intervenir dans tous les domaines. Mais un domaine me semble extraordinairement important, c'est la sécurité. On lit de plus en plus que toutes les guerres, demain, se gagneront ou se perdront grâce à l'informatique et aux attaques des systèmes, centraux ou périphériques. Où en êt...

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

Il y a trente ans, on avait foi en la science et le progrès technique. Désormais, la méfiance l'emporte. Comment faire pour apaiser le débat ? Pouvez-vous aussi nous parler du potentiel que représente la mer, vous qui avez présidé l'Ifremer ?

Photo de Jacques LegendreJacques Legendre :

Notre commission a souhaité entendre sur ce sujet du concours d'entrée à Sciences Po les différents protagonistes en présence. Au-delà des divergences de vues sur l'utilité d'une épreuve écrite de culture générale, quelques problèmes retiennent mon attention : - l'enseignement des langues vivantes doit se poursuivre dans le cadre des études supérieures afin de garantir à tout élève un bagage linguistique solide ; - le débat se concentre sur la remise en cause de l'importanc...

Photo de Dominique GillotDominique Gillot :

Vous avez pris un parti pour mettre un point d'arrêt à l'égard de ce que vous considérez comme une normalisation qui nous échappe, avec une individualisation des parcours et la liberté que se donne Sciences Po de choisir ses propres élites en fonction de certains critères. Vous êtes en opposition forte par rapport à un modèle qui paraissait plus égalitaire auparavant. J'ai l'impression que l'exposé de M. Descoings était amendé au regard de cette affirmation militante à laquelle vous avez réagi. Il y avait une grande confiance dans l'enseignement donné par l'établissement pour harmoniser le niveau...

Photo de Maryvonne BlondinMaryvonne Blondin :

...ollègue Jacques Legendre à demander à notre présidente d'organiser ces auditions. A la lecture de la formulation de l'épreuve de culture générale, on peut considérer qu'il y a là un renoncement à cette manière de former l'esprit pour se tourner vers plus de facilité sur un modèle à l'américaine. Au cours de son exposé, M. Descoings nous a précisé le cursus suivi lors des cinq années d'études à Sciences Po. Nous avons également posé des questions sur les effets de mode, de codes et de milieux que vous avez évoqués, notamment concernant l'épreuve orale de langue, sachant le faible niveau des Français en la matière et l'impossibilité pour toutes les familles de payer un séjour à l'étranger à leurs enfants. Au regard des réponses obtenues, il est possible d'évoluer, mais nous restons attachés à n...