Interventions sur "scientifique"

141 interventions trouvées.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Je vous prie d'excuser le retard de Cédric Villani qui va nous rejoindre dans quelques instants. Je vais d'abord vous rappeler le contexte de la mise en place des notes scientifiques qui commencent à être connues. Il est apparu qu'il fallait renouveler un peu les modes d'intervention de l'Office, après trente-cinq ans d'existence. Jusqu'à récemment, l'Office intervenait principalement sous deux formes : d'une part, de classiques rapports d'étude très approfondis portant sur des sujets larges, sur saisine des commissions permanentes ou du Bureau des assemblées ; d'autre part...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

La majorité des notes a été présentée par un seul membre de l'Office, une note l'a été par deux députés, une par trois membres - deux députés et un sénateur. L'objectif est bien sûr que ces documents soient aussi lisibles et pédagogiques que possible. En particulier, dans l'esprit des publications scientifiques, chaque note commence par un résumé synthétique soulignant les principaux enseignements sur le sujet. De même, les notes s'efforcent à chaque fois de préciser le contexte dans lequel elles s'inscrivent, et sont complétées par des notes de fin aussi détaillées que nécessaire. Les notes font l'objet d'un examen collégial par l'Office, qui décide formellement d'autoriser leur publication. Cet exam...

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, sénateur :

...ste probablement à une hausse des comportements addictifs dans nos sociétés, même si on n'en est pas complètement sûr et qu'il n'y a pas d'accord sur le sujet. Se concentrer sur un produit entraîne certes une réduction sur ce produit, comme sur le tabac avec des politiques actives en ce sens, mais peuvent aussi se faire jour des effets de basculement vers les autres produits. Au-delà des ressorts scientifiques biochimiques dans le cerveau, quels sont les ressorts scientifiques des comportements ? L'Office peut sans doute se pencher sur cette question.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

L'impact des connaissances scientifiques, des découvertes, est en effet très important. La médecine accompagnait, elle ne soigne vraiment que depuis quelques dizaines d'années. L'attitude vis-à-vis de la vie et de la mort a donc beaucoup changé.

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, sénateur :

J'en profite pour indiquer que je parraine l'organisation des Assises du deuil au Sénat. Beaucoup d'études scientifiques parlent de la mort mais elles sont méconnues. On parle de la fin de vie mais on n'évoque presque jamais comment la société interagit avec la mort, et cela n'a pas de traduction politique.

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia, sénateur :

Sur les notes courtes, au-delà du plaisir de l'acquisition de connaissances pour les membres de l'Office, je trouve qu'on ne mesure pas vraiment quel est leur impact. Les collègues parlementaires passent à côté et, pour les scientifiques, il s'agit d'une vulgarisation qui ne peut pas les intéresser. Les rapports longs ont au moins une incidence sur le monde scientifique. Il me paraît important de se poser la question de l'impact de ces notes.

Photo de Bruno SidoBruno Sido, sénateur :

Ces notes scientifiques sont une très bonne chose car elles multiplient le travail de l'Office, mais il faudrait en parler dans les groupes et en séance publique, car cela peut intéresser certains de nos collègues.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Je pense que personne ne s'opposera à ce que nous autorisions la publication de cette note scientifique, qu'il ne sera pas évident à un autre qu'à son auteur de présenter aux médias tant le sujet est compliqué ! Personnellement, j'ai bien noté le problème préoccupant du « siphonnage », à la fois de nature politique et sociétale. D'un côté, la France peut être fière d'avoir des chercheurs au plus haut niveau, et de l'autre, il est évident que l'on met ainsi à la disposition d'un groupe mondial, don...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Les écarts à la proportionnalité entre les sommes dépensées dans la recherche scientifique et les résultats obtenus peuvent être spectaculaires. Dans le domaine des recherches sur le génome, la France doit être dans des rapports de budgets de un à dix, voire vingt par rapport à ceux qui dépensent le plus, pour autant nous obtenons bien plus que le vingtième de ce qu'ils obtiennent. De même, dans le domaine des équipements de Défense, qui m'est plus familier, les États-Unis sont en avan...

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia, sénateur, vice-présidente de l'Office :

...expérimentation animale en Europe. Le sujet de la condition animale devient en effet cher - peut-être trop... - à beaucoup de nos concitoyens. Il était donc important de rencontrer les différentes parties prenantes à l'utilisation d'animaux de laboratoire pour évaluer la situation actuelle et dresser les perspectives. C'est bien aussi le rôle de l'Office d'examiner les incidences sur la recherche scientifique d'une modification éventuelle des règles en la matière.

Photo de Florence LassaradeFlorence Lassarade, sénatrice, rapporteure :

...t être éclairé par des faits. Qu'apportent les animaux à la recherche ? Jusqu'où les modèles actuels de substitution nous permettent-ils d'aller ? Dans quelles conditions utilise-t-on les animaux en France, par rapport à nos voisins européens et d'autres pays dans le monde ? Quelles sont les évolutions depuis la révision de la directive européenne en 2010 ? La première table ronde réunissait des scientifiques du milieu académique, du milieu industriel et un spécialiste de l'étude du comportement animal ; des représentants des instances qui communiquent, définissent et contrôlent les conditions dans lesquelles les animaux sont utilisés ; et deux représentants d'associations de défense de la cause animale. La deuxième table ronde réunissait des spécialistes des méthodes alternatives, le représentant d'...

Photo de Florence LassaradeFlorence Lassarade, sénatrice, rapporteure :

... dans les écoles vétérinaires, que des animaux sont manipulés vivants. Les animaux sont aussi très utiles pour les neurosciences - où ils peuvent être bien traités. Le problème est que ces préoccupations, qu'ont les chercheurs en Europe, sont peu partagées en Asie, ce qui rend la recherche plus facile là-bas. Résultat : nos laboratoires sont défavorisés. L'audition a été l'occasion pour certains scientifiques de préciser que l'expérimentation animale n'est pas toujours pertinente pour les humains, pour preuve, seuls 10 % des médicaments développés chez l'animal sont finalement commercialisés pour l'homme. Il y a donc eu beaucoup d'animaux sacrifiés en vain. Le terme de « reduce » a tout son sens : comme il a été dit, l'homme n'est pas un rat de 70 kg ! Ce constat appelle à envisager des modèles qui p...

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia, sénateur, vice-présidente de l'Office :

Je propose que nous autorisions la publication de ces conclusions. L'Office autorise la publication du rapport présentant les conclusions et le compte rendu des deux auditions, sous forme de tables rondes, sur les zones à régime restrictif (ZRR) dans le cadre de la protection du potentiel scientifique et technique de la nation. La réunion est close à 11 h 45. * 1 Un pour mille.

Photo de Jean-Claude TissotJean-Claude Tissot :

Les ministres de l'écologie et de l'agriculture ont mis en place en début d'année un groupe de travail sur les insectes pollinisateurs. Ce dossier est plus qu'urgent car des milliers de ruches disparaissent chaque année : votre analyse scientifique est attendue avec impatience pour prendre les mesures qui s'imposent.

Photo de Daniel DuboisDaniel Dubois :

Contrairement à l'Anses, l'Agence européenne s'est inquiétée des éventuels effets cancérigènes du glyphosate. Or l'Europe a autorisé sa vente pour les cinq prochaines années, alors que la France n'accorde que trois ans. Comment sortir des débats stériles et faire en sorte que l'avis des scientifiques s'impose ?

Photo de Daniel GremilletDaniel Gremillet :

Comment faire en sorte que vos avis ne soient pas mis en cause, d'autant que nous légiférons en nous appuyant sur votre expertise scientifique ? Je regrette le temps que prend l'Anses pour permettre l'émergence d'alternatives aux produits chimiques. Enfin, comment allez-vous faire respecter la loi EGalim qui assure à nos concitoyens la qualité des importations de denrées alimentaires qu'ils consomment en imposant que ces produits respectent les normes européennes ?

Photo de Françoise FératFrançoise Férat :

Selon les scientifiques et les professionnels, les normes européennes relatives aux biotechnologies végétales sont imprécises. Ainsi, la directive européenne sur les OGM élude cette question. Quelle est la position de l'Anses ?

Photo de Yves BoulouxYves Bouloux :

Selon des scientifiques allemands et chypriotes, les particules fines seraient responsables de 8,8 millions de morts en 2015. Que pense l'Anses de cette étude ?

Photo de Anne-Marie BertrandAnne-Marie Bertrand :

Comme l'a rappelé un député, les sciences ont de moins en moins de succès auprès des jeunes générations alors que nous nous inquiétons de plus en plus pour notre environnement et notre alimentation. De plus, de nombreuses fake news se réfèrent à de prétendues études scientifiques. Pourriez-vous mener un travail de pédagogie auprès de nos concitoyens afin qu'ils puissent mieux se repérer et dénoncer les fausses informations ?