Interventions sur "scientifique"

739 interventions trouvées.

Photo de Jérôme BignonJérôme Bignon :

...e, quelles perspectives et quel délai peut-on envisager pour la combinaison de ces trois points ? Je suis enthousiasmé par l'idée d'une coopération franco-allemande, mais pourquoi le fait-on seulement maintenant, alors que l'on s'aperçoit par exemple sur le climat que c'est grâce aux 10 000 experts du GIEC qu'on a réussi à régler les problèmes de conviction de la société civile ? La démonstration scientifique du GIEC a fait sa force. Je pense qu'il faudrait élargir le spectre, car le problème des produits phytosanitaires n'est pas national, il est mondial ! Monsieur Genet, vous avez évoqué un triptyque dont deux des fondements seraient la science et l'expertise : quel est le troisième ? Vous avez également abordé l'important problème de la gouvernance. Certes, les choses évoluent, mais pas de manièr...

Photo de Éric GoldÉric Gold :

La politique est souvent affaire de symboles ; le glyphosate, lui, est une affaire de spécialistes. Les débats prennent souvent la forme d'affrontements, souvent stériles, entre « pro » et « anti ». Les scientifiques et les professionnels se sont exprimés sur leurs contraintes et leurs avancées, mais on ignore trop souvent le dernier maillon de la chaîne, le consommateur, qui perd peu à peu confiance dans la qualité des produits. Or, aujourd'hui, le désir - légitime - du consommateur de bien manger, met la filière sous pression. Dans les pays anglo-saxons, cela a été dit, les actions de communication ont été...

Photo de Ronan Le GleutRonan Le Gleut, sénateur :

Merci pour cet exposé d'une grande clarté. Vous nous avez expliqué qu'il n'existait pas de diagnostic scientifique validé pour définir l'hypersensibilité électromagnétique, et que l'EHS était basée sur l'auto-déclaration des personnes, faute de preuves expérimentales solides. Peut-on imaginer que, dans certains cas, les causes soient de nature psychosomatique ?

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Douleur et souffrance sont-elles, d'un point de vue scientifique, deux conceptions différentes ? Existe-il, si toutefois elles sont distinctes, des méthodes scientifiques pour mesurer l'une et l'autre ?

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

...n, une vingtaine d'auditeurs, qui s'immergent deux jours par mois dans le travail parlementaire. Puisse celui-ci les convaincre de sa nécessité, de sa complexité et de sa valeur ajoutée alors que l'antiparlementarisme semble un fonds de commerce inépuisable dans la vie politique française. L'Office vise à permettre aux parlementaires d'éclairer leurs choix par la connaissance de l'état de l'art scientifique et la maîtrise de sujets techniques. Sous l'impulsion du premier vice-président, des notes courtes permettent désormais aux membres de l'Office de compléter leur réflexion et leur fournissent matière à s'exprimer sur des enjeux complexes - tel, récemment encore, celui de la technologie blockchain. Ce matin, nous ferons d'abord un point d'étape sur le rapport « Expertise des risques sanitaires et...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias, sénateur, co-rapporteur :

Nous travaillons en très bonne intelligence, et celle-là n'est pas artificielle... D'un point de vue épistémologique, il est nécessaire, au XXIe siècle, d'adopter une pensée complexe. Les approches réductionnistes montrent aujourd'hui leurs limites. On ne peut pas résumer dans une éprouvette toute la complexité du vivant ! Cette complexité doit être abordée à la fois d'un point de vue scientifique et d'un point de vue politique et social : comment exprimer de façon claire pour nos concitoyens ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas et les risques que l'on peut prendre en fonction de diagnostics nécessairement imparfaits ? Comme Mme Genetet l'a justement souligné, une attention supplémentaire doit être portée aux signaux faibles, à ces petits éléments qu'on détecte et qu'on ne comprend p...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Je remercie à mon tour nos rapporteurs pour leur engagement, qui permet à l'Office de tenir son rôle : participer au débat public scientifique en demeurant détaché des passions immédiates. J'ai particulièrement apprécié, monsieur Ouzoulias, votre réflexion sur la pensée complexe. Veillons toutefois à ce que la modestie n'entraîne pas le découragement. Quant à votre proposition de renforcer les investissements publics, le libéral que je suis n'y est pas opposé ! Sur l'enfouissement des déchets nucléaires, par exemple, je considère utile ...

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Nous accueillons Michel Cosnard, président du Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres), et Frédérique Sachwald, directrice de l'Observatoire des sciences et techniques (OST), pour la présentation de leur rapport sur la position scientifique de la France dans le monde.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Cette étude démontre que, avec des politiques scientifiques pertinentes, il n'y a pas d'impossibilité d'accéder à un bon classement, même si la taille est significativement plus petite.

Photo de Gérard LonguetGérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

Merci d'avoir participé à nos travaux. Soyez certains que nous réfléchirons à l'engagement de notre pays dans les secteurs scientifiques et technologiques et aux moyens de donner aux parlementaires les informations dont ils ont besoin pour imaginer, contrôler, suggérer et parfois même critiquer ! La réunion est close à 12 h 30.

Photo de Marie MercierMarie Mercier :

r, rapporteur. - L'amendement n° 11 rectifié ter vise à encourager la recherche scientifique sur un sujet encore méconnu et soumis à controverses : les symptômes post-traumatiques et, notamment, les amnésies. J'y suis favorable.

Photo de Marie-Pierre de La GontrieMarie-Pierre de La Gontrie :

...groupe de travail a poursuivi, avec cette proposition de loi, une démarche intelligente, consistant à envisager le sujet des infractions sexuelles sur mineurs dans sa globalité. Il a notamment eu le souci d'approcher au plus près le contexte complexe et peu connu des syndromes post-traumatiques. Je trouve à cet égard intéressant que le Sénat marque son intérêt pour le développement des recherches scientifiques en la matière.

Photo de François-Noël BuffetFrançois-Noël Buffet :

Les règles de la légistique nous conduisent à examiner d'abord cet amendement. Mon amendement n'est pas normatif ; il vise à fixer une orientation. Les auditions menées par le groupe de travail nous ont fait prendre conscience de l'importance des recherches scientifiques en matière de syndrome post-traumatique : il est du devoir du législateur de les encourager.

Photo de Marie MercierMarie Mercier, rapporteur :

La mise en exergue de la recherche scientifique dans le cadre de la présente proposition de loi a également pour objectif d'aboutir à un consensus médical, inexistant actuellement, sur l'amnésie post-traumatique. La science progressera, mais il n'existe pas encore d'unanimité sur ce sujet.

Photo de Arnaud de BelenetArnaud de Belenet :

La question de l'amnésie post-traumatique est encore débattue dans la communauté scientifique, mais lors des auditions du groupe de travail, nous avons souvent entendu le fait qu'allonger le délai de prescription de dix ans était suffisant dans la quasi-totalité des situations. Dans la plupart des cas, le « retour » sur amnésie a lieu avant l'âge de 48 ans. Procéder à cet allongement sans remettre en cause l'ensemble de l'échelle des prescriptions me semble donc pertinent.

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia, sénatrice, vice-présidente de l'Office :

...conomiques, sur le sujet des expertises relatives à la toxicité du glyphosate émises par l'EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments. Au cours de sa réunion du 9 novembre 2017, l'Office a collégialement délibéré de ces deux saisines. Il est ressorti d'abord de ces délibérations que l'Office était intéressé par le fait de travailler sur ce sujet, dont l'importance et les enjeux de nature scientifique justifient que l'OPECST s'en empare. Il est également apparu qu'il y avait lieu d'apporter quelques nuances aux saisines proposées, compte tenu du champ de compétences propre de l'Office : il ne pourra ni émettre un avis sur la « dangerosité des substances mises sur le marché », ni contrôler les agences européennes, sur lesquelles il n'a pas compétence. Nous avons en revanche considéré qu'il ...

Photo de Pierre MédeviellePierre Médevielle, sénateur, rapporteur :

...nancement. On manque clairement de moyens, à l'échelle européenne, pour financer la sécurité et disposer d'une agence susceptible de coordonner l'EFSA, l'ECHA, l'EMA et l'ensemble des autres agences. Nous avons pu voir que nous étions relativement démunis face aux publications d'une autre agence comme le CIRC. Il est clair qu'il n'est pas facile de prendre en compte les divergences d'appréciation scientifique ou les distorsions des données scientifiques faites par la presse ou par les politiques. Il faut réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre, à l'échelle européenne, pour éviter ce genre de crise, auquel nous serons certainement soumis de plus en plus souvent.

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia, sénatrice, vice-présidente de l'Office :

...problème quant à l'indépendance des experts que vous recrutez, mais uniquement, dans certaines disciplines très spécifiques, des difficultés en termes de disponibilité. Vous avez aussi souligné le fait que vous sollicitiez des experts de langue française. N'êtes-vous pas confrontés à des problèmes de rémunération de ces experts ? Vous arrive-t-il, par ailleurs, d'intégrer dans vos groupes des non-scientifiques susceptibles, comme l'indiquait précédemment Mme Genetet, de porter un regard neuf sur les questions traitées, de faire part d'éventuelles incompréhensions vis-à-vis des travaux menés ? L'exemple de l'OPECST est très parlant de ce point de vue puisqu'il compte un certain nombre de membres non scientifiques. Cette diversité de points de vue et d'horizons fait la richesse de nos travaux et de notr...

Photo de Jérôme BignonJérôme Bignon, sénateur :

Quoique n'étant pas scientifique, mais juriste, je suis très sensible à l'idée de chercher à améliorer les études d'impact en y ajoutant une dimension scientifique et technologique.