Interventions sur "sexe"

586 interventions trouvées.

Photo de Corinne BouchouxCorinne Bouchoux :

...ne démocratie est de construire des égaux sociaux. Ayant élevé un garçon et une fille ayant aujourd'hui 34 et 24 ans, j'ai pu constater que quelque chose avait changé au cours de cette dernière décennie. Vous êtes en mesure de nous éclairer scientifiquement sur cette évolution, qui résulte de l'utilisation du marketing à grande échelle. Des jouets qui jadis étaient substituables quel que soit le sexe de l'enfant sont devenus, par la magie de l'économie, non substituables. L'industrie du jouet fabrique des différences pour vendre davantage. Étant adepte du développement durable, je vous remercie de toutes les pistes que vous pourrez nous proposer pour encourager le recyclage et pour transformer en jeu cette activité de recyclage des jouets de la première génération.

Photo de Maryvonne BlondinMaryvonne Blondin :

...es d'éducation populaire ont participé. La différence entre les jouets n'existait pas : tout le monde jouait ensemble. Ces pratiques pourraient être développées dans le cadre de l'éducation populaire. Au sujet de l'importance des bibliothèques, nous avons visité, avec la commission de la Culture, la bibliothèque de Stockholm, où des petits enfants évoluent entre les livres sans différence liée au sexe. Cet exemple est à développer en France. Que pensez-vous du film « Les garçons et Guillaume, à table » ? L'éducation particulière de Guillaume a conduit à son comportement. Par ailleurs, avez-vous étudié les jeux des enfants intersexués ? Cette problématique se développe et est difficile à appréhender.

Photo de Christiane KammermannChristiane Kammermann :

Je suis pour la féminité, tout en étant pour l'égalité pour certaines choses. Vous évoquiez les vendeurs qui demandaient aux parents le sexe de l'enfant pour orienter leur choix de jouets. Je trouve cette réaction normale. En effet, parmi mes cinq enfants, les filles se tournaient spontanément vers les poupées, et les garçons vers les vélos ou les armes. Je l'ai observé. Nous avons vécu au Liban au moment de la guerre et mes garçons voulaient des armes, ce que nous, leurs parents, nous leur refusions, compte tenu de l'environnement. N...

Photo de Maryvonne BlondinMaryvonne Blondin :

Vous avez évoqué trois critères de choix, notamment l'adéquation à l'âge de l'enfant. Ne croyez-vous pas qu'un parent n'indique pas également le sexe de l'enfant lorsqu'il cherche un jouet en magasin ?

Photo de Marie-Françoise GaouyerMarie-Françoise Gaouyer :

Voilà bien pourquoi nous parlons de violence et ne pouvons considérer les travailleuses du sexe comme des travailleuses ordinaires : les agressions sont beaucoup plus fréquentes. Nous devons trouver un vocabulaire commun pour avancer ensemble.

Photo de Michel BécotMichel Bécot :

Existe-t-il des travailleurs du sexe qui soient réellement indépendants et comment recenser de manière satisfaisante l'ensemble des personnes prostituées sur le territoire national ? Les législateurs que nous sommes entendent sanctionner durement les proxénètes qui amassent des fortunes en exploitant d'autres personnes d'une telle manière!

Photo de Richard YungRichard Yung :

...égard du dispositif de cette proposition de loi qui ne se limite pas à la pénalisation du client, mais qui présente d'autres aspects que vous pourriez juge positifs. Je suis cependant sensible à votre argument selon lequel la pénalisation du client ne saurait, à elle seule, conduire à la suppression de la prostitution mais plutôt induire une détérioration des conditions de vie des travailleurs du sexe et une dégradation de leur situation sanitaire.

Photo de Virginie KlèsVirginie Klès, rapporteur :

...t doucement, en laissant les comportements se transformer petit à petit, mais elle doit aussi, parfois, évoluer grâce aux textes, grâce à la loi qui donne un petit coup de pouce supplémentaire où cela est nécessaire, avec exigence, comme vous l’avez dit, madame la ministre, avec fermeté et avec compréhension : sans exagérer et sans monter les uns contre les autres, sans en arriver à une lutte des sexes. Cependant, il est temps, réellement, que nous avancions sur ces sujets. C’est dans cet esprit que ce texte a été écrit et que la commission des lois l’a examiné, avec le secours de la commission des affaires sociales, de la commission de la culture et de la délégation aux droits de la femme, dans un échange permanent et constructif. C’est avec l’idée d’éclairer toutes les fonctions sociales de...

Photo de Michelle MeunierMichelle Meunier, rapporteur pour avis de la commission des affaires sociales :

...et de la peur. La loi du silence qui règne en maître protège les auteurs, puisque le nombre de plaintes est faible et les condamnations rarissimes – moins de 2 % des viols font l’objet d’une condamnation. Cette réalité, nous devons la regarder en face : nous ne pouvons plus accepter qu’une enfant, une jeune fille, une adolescente, une femme soit exposée à la violence du seul fait qu’elle soit de sexe féminin. C’est tout simplement intolérable ! Il n’y a aucune fatalité à ces comportements ; il n’y a qu’habitude et éducation, nous le savons. Avec vous, madame la ministre, nous disons : « Non ! » La loi et son application stricte doivent condamner fermement ces faits d’un autre âge, résultant de la domination des hommes sur les femmes. Au-delà du projet de loi qui nous réunit aujourd’hui, je v...

Photo de Maryvonne BlondinMaryvonne Blondin :

... nous sommes aussi conscients des contraintes spécifiques que subissent les acteurs bénévoles de la vie associative. Je considère ainsi qu’un léger assouplissement de la disposition permettrait une mise en œuvre beaucoup plus efficace. Notre commission a adopté deux amendements à l’article 19. Le premier prévoit que, au sein des fédérations dans lesquelles la proportion de licenciés d’un des deux sexes est supérieure ou égale à 25 %, les instances dirigeantes devront compter au moins 40 % de personnes du sexe le moins bien représenté dans la fédération. Le second amendement indique que, dans un premier temps, les fédérations devront assurer une représentation du sexe minoritaire au moins égale à sa proportion parmi les licenciés. Les dispositions de l’article 23 sont superfétatoires s’agissan...

Photo de André ReichardtAndré Reichardt :

...pe d’égalité sont commises tous les jours, que ce soit au travail, à la maison, à l’école, dans les médias, voire, selon certains, au Parlement. Alors que le traité de Rome comportait déjà en 1957 une disposition visant à lutter contre les différences salariales entre les hommes et les femmes et que, depuis 1972, pas moins de six lois ont été votées en France sur le sujet, les inégalités liées au sexe persistent dans la sphère professionnelle, sociale et politique. Comment sortir enfin des bonnes intentions pour arriver à cette égalité que nous recherchons, me semble-t-il, tous ? Plusieurs constats sont aujourd’hui indéniables. Comme je viens de le souligner, de fortes inégalités professionnelles persistent. On parle d’égalité professionnelle et salariale depuis un demi-siècle. Or, d’après le...

Photo de André ReichardtAndré Reichardt :

... l’égalité dans l’entreprise et en politique renvoie à la place des femmes et des hommes au sein de cette société. Or nos stéréotypes perdurent, restent bien ancrés, véhiculés par la publicité et les médias, comme cela a également été souligné précédemment. Ces clichés contribuent d’ailleurs à figer la place des hommes et des femmes dans la société. Pourtant, peut-on nier que l’égalité entre les sexes est aujourd’hui pleinement reconnue en droit ? À cet égard, la majorité précédente n’a absolument pas à rougir de son action. Le gouvernement précédent, que nous avons soutenu, avait fait de l’égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les violences conjugales des priorités nationales. Lors du quinquennat précédent, nous avons su défendre et promouvoir l’égalité des sexes. Grâ...

Photo de André ReichardtAndré Reichardt :

...rection. En revanche, nous regrettons que votre projet de loi ne se fonde pas sur une réflexion construite, qui prenne en compte les raisons pour lesquelles, malgré tous les dispositifs en vigueur et toutes les bonnes volontés, la situation n’a pas mieux évolué sur le plan de l’égalité entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, nous souhaitons rappeler au Gouvernement que l’égalité entre les sexes ne signifie pas l’indifférenciation de ces derniers. Le genre humain est fait d’hommes et de femmes, dont les rôles ne sont pas interchangeables ; l’égalité ne peut ni ne doit conduire à l’effacement de l’altérité !

Photo de André ReichardtAndré Reichardt :

M. André Reichardt. Or nous craignons que ce projet de loi, comme celui qui était relatif au mariage entre personnes de même sexe, ne repose sur une idéologie sous-jacente : la théorie du genre, selon laquelle toutes les différences entre les sexes ne sont que des constructions sociales discriminantes.

Photo de Cécile CukiermanCécile Cukierman :

Ces chiffres et cet exemple ont le mérite de souligner l’importance de ce que l’on appelle les rôles sociaux de sexe : les femmes, du fait de leur place dans la reproduction, seraient assignées par nature à jouer un rôle dans la sphère familiale, tandis que les hommes seraient assignés à agir dans la sphère publique, laissée de fait vacante. C’est pourquoi il est crucial de lutter contre les stéréotypes – je sais, madame la ministre, que vous êtes attachée à ce combat. Ces stéréotypes sont ancrés souvent depu...

Photo de Françoise LabordeFrançoise Laborde :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, si, depuis des décennies, la situation des femmes dans la société française nourrit le débat politique et, il faut le reconnaître, a connu des bouleversements importants, les acquis demeurent malgré tout fragiles. Que ce soit à l’école, au travail, au sein du couple ou de la famille ou dans l’espace public, les inégalités liées au sexe persistent. C’est une réalité. En matière d’égalité professionnelle, la France a progressivement mis en place une politique incitative et s’est dotée d’un arsenal législatif de plus en plus perfectionné. Pas moins de six lois ont été votées depuis 1972. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Ces lois ne sont pas appliquées, et les inégalités restent toujours profondément ancrées, si bien que l’on en ou...

Photo de Françoise LabordeFrançoise Laborde :

...tique est la meilleure solution. Les femmes doivent-elles, comme le demandait tout à l’heure notre collègue Virginie Klès, être condamnées à ne réussir que par la mise en place de quotas ? Particulièrement attachés à la tradition républicaine de l’indifférenciation du citoyen, les radicaux souhaitent qu’hommes et femmes puissent exprimer leurs talents en vertu de leurs compétences et non de leur sexe. Madame la ministre, vous aurez compris combien le RDSE sera attentif au débat qui va s’ouvrir, auquel il participera bien évidemment, et s’inquiétera du sort qui sera réservé à un certain nombre de ses amendements.

Photo de Esther BenbassaEsther Benbassa :

...u Simone de Beauvoir. Elle n’en eut pas moins l’effet de la foudre sur la jeune adolescente que j’étais au début des années soixante dans mon Istanbul natal. Et pour cause : dans les familles juives bourgeoises, on s’ingéniait à donner aux filles l’éducation qui en ferait de bonnes épouses et des mères irréprochables. J’aurais sans doute suivi ce destin-là si je n’avais un jour lu Le Deuxième Sexe, au lieu des Cronin, Guy des Cars et autres auteurs abrités par la bibliothèque de l’école congréganiste où j’étais élève. J’en ai été renvoyée : je lisais un livre dont le titre contenait le mot « sexe ». Vous imaginez ! Toujours est-il que mon existence allait être bouleversée. On peut critiquer les écrits de Simone de Beauvoir. Pas cet appel à se construire. L’égalité des femmes et des h...

Photo de Laurence RossignolLaurence Rossignol :

...d’autres secteurs elles résistent, et nous les identifions même sous de nouvelles formes, sonnant comme des punitions diaboliques. « Vous avez voulu le divorce ? Eh bien, vous aurez la solitude et la pauvreté propre aux familles monoparentales. Vous avez voulu la libération sexuelle ? Eh bien, vous aurez l’hyper-sexualisation du corps de vos filles et de vos petites filles, la marchandisation du sexe et la banalisation de la pornographie. Vous avez voulu l’égalité professionnelle ? Vous en aurez un peu, mais vous n’aurez pas l’égalité familiale, et vous continuerez à superviser la sortie de l’école et le quotidien du dix-huit à vingt heures, à suivre les carnets de santé et à assumer la diplomatie intra-familiale. » Le présent projet de loi répond à ce besoin de consolider l’égalité formelle...

Photo de Thani Mohamed SoilihiThani Mohamed Soilihi :

...réalisées dans la conquête de l’égalité. Je pense notamment aux lois Roudy de 1983 et Génisson de 2001 sur l’égalité professionnelle, à la loi sur la parité de 2000, ou encore à la récente loi sur l’instauration du binôme dans les conseils départementaux. Néanmoins, le classement du forum économique mondial réalisé en 2012 place la France au 57e rang, sur 135 pays, en matière d’égalité entre les sexes. Si notre pays obtient de bons résultats dans le domaine de l’éducation et de l’accès aux soins, cette étude montre en revanche que nous avons encore d’importants progrès à accomplir quant à l’accès au travail, ainsi que dans les sphères économique et politique. J’en veux pour preuve la composition même de notre assemblée, qui ne compte que 22 % de femmes. Le projet de loi que vous nous présen...