Interventions sur "sport"

1632 interventions trouvées.

Photo de Victoire JasminVictoire Jasmin, co-rapporteure :

...nciliez l'ensemble de vos missions. Je vous félicite d'ailleurs pour votre parcours. Nous avons eu l'occasion d'auditionner Audrey Keysers et j'aimerais savoir si vous connaissez son livre Football féminin. La femme est l'avenir du foot, qu'elle a coécrit avec Maguy Nestoret, avec une préface de Lilian Thuram. Quand je vous vois aussi épanouie, je me dis que les femmes sont réellement l'avenir du sport. Concernant la professionnalisation des joueuses, nous avons souvent rencontré lors de nos déplacements des femmes qui ont un double projet. Au Paris Football Club, nous avons vu des femmes déterminées qui concilient leur vie professionnelle et le football. Elles sont épanouies, mais désirent réussir et inciter d'autres jeunes femmes à pratiquer le football. S'agissant de l'arbitrage, j'aimera...

Photo de Claude KernClaude Kern :

Merci d'avoir convié à cette audition notre groupe d'études « Pratiques sportives et grands événements sportifs », présidé par Michel Savin. Je remercie Laura Georges pour son exposé. Je l'ai suivie dans sa carrière sportive, mais je ne connaissais pas sa carrière « administrative ». L'arbitrage féminin doit en effet être développé. J'ai peut-être mal compris, mais il m'a semblé que vous vouliez limiter l'arbitrage féminin de haut niveau aux championnats féminins. Or j...

Photo de Jean-Raymond HugonetJean-Raymond Hugonet :

... vous accueillir, Madame Georges. J'étais présent lors du déplacement de la délégation aux droits des femmes au Paris Football Club. Le PFC, qui est un club populaire, a investi sur une équipe féminine. Dans ce club de haut niveau, les hommes jouent en Ligue 2 et les femmes en Division 1. La section féminine est très importante dans les racines du club. Je suis passionné de longue date par ce sport. J'estime que le football est un art et que les femmes y ont toute leur place pour cette raison. Je mesure évidemment la difficulté pour les femmes de trouver leur place dans les lieux de pouvoir. Toutefois, j'ai l'impression que la place des femmes évolue plus rapidement dans le monde du football. Je constate que la Ligue de football professionnel a une présidente, Nathalie Boy de la Tour. La FF...

Photo de Victoire JasminVictoire Jasmin, co-rapporteure :

... exposé complet et vivant. Il me semble effectivement nécessaire que les collectivités territoriales s'impliquent, en particulier en développant des infrastructures. Par ailleurs, pensez-vous que cette Coupe du monde puisse être une opportunité de donner un réel statut professionnel aux joueuses de haut niveau ? Je rappelle que nombre d'entre elles exercent un métier parallèlement à leur pratique sportive et dépendent, contrairement à leurs homologues masculins, de la ligue amateur. Je souhaiterais également vous interroger sur les relations qu'entretient la FFF avec l'Éducation nationale. La création de sections de sport-études en football féminin est-elle notamment envisagée ?

Photo de Christine PrunaudChristine Prunaud, co-rapporteure :

Je m'interroge également sur l'opportunité de créer des sections de sport-études dédiées au football féminin et sur la différence existant entre les éducatrices et les animatrices. Dans le cadre de nos travaux, nous avons effectué un déplacement très instructif au centre de formation et d'entraînement du Paris football club à Orly. Nous y avons rencontré des encadrants motivés et des jeunes filles particulièrement investies dans leur pratique sportive comme dans leur ...

Photo de Victoire JasminVictoire Jasmin, co-rapporteure :

Quelles sont vos relations avec les clubs de football féminins, en particulier en Guadeloupe ? Selon une étude de la délégation du Sénat aux outre-mer sur le sport, les infrastructures ne sont pas toujours en bon état, ce qui pénalise les équipes féminines, les équipements étant utilisés d'abord par les hommes, dont les effectifs sont plus nombreux.

Photo de Maryvonne BlondinMaryvonne Blondin :

Votre stratégie de professionnalisation des joueuses me semble réaliste. Il nous a récemment été indiqué que les sportifs de haut niveau ne bénéficient pas de droits sociaux et que, en cas d'accident, ils ne sont pas pris en charge. Est-ce le cas dans le football féminin ?

Photo de Michelle MeunierMichelle Meunier, rapporteure :

Merci pour vos présentations complètes sur les trois aspects de la prévention, de la formation et du contrôle. Et pourtant, il y a dans tous les sports des prédateurs et des victimes. Qu'est-ce que nous, législateurs, pourrions améliorer : y a-t-il des « trous dans la raquette » ou des mailles du filet à resserrer ?

Photo de Marie MercierMarie Mercier, rapporteur :

Je suis un peu troublée par la manière dont vous formulez les choses. Vous nous dites que le ministère des sports est sensibilisé au fléau que constituent les violences sexuelles sur mineurs depuis 2007, en précisant que madame la ministre va « poursuivre » une action volontariste. « Poursuivre » n'est pas le bon mot quand il s'agit de se donner les moyens d'avoir une politique volontariste. Le nombre des victimes est loin d'être un détail. Il faudrait une étude sérieuse qui porte sur plus de 1 400 sujets. ...

Photo de Michel SavinMichel Savin :

Avec quels moyens la ministre mettra-t-elle en oeuvre sa politique, dans un contexte où le budget consacré au sport diminue chaque année davantage ? Le milieu sportif dispose-t-il des ressources nécessaires en termes de connaissance, de prévention et d'information pour mener une action auprès des licenciés, des sportifs et des éducateurs ? Chaque discipline sportive dispose d'un comité départemental. Ces comités ne pourraient-ils pas se charger d'organiser des réunions d'information au niveau des communes ? De...

Photo de Jacques GrosperrinJacques Grosperrin, vice-président :

...n de France Télévisions. Cette table ronde est organisée pour faire le bilan de la commission d'enquête de 2013 sur la lutte contre le dopage, dont Jean-Jacques Lozach était le rapporteur. Je remercie de leur présence nos invités, Mme Valérie Fourneyron, présidente de l'Autorité de contrôle indépendante de l'Agence mondiale antidopage (AMA), M. Skander Karaa, conseiller spécial de la ministre des sports, accompagné de M. Michel Lafon, chef du bureau de la protection du public, de la promotion de la santé et de la lutte contre le dopage au ministère des sports, M. Alain Calmat, président de la commission médicale du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), MM. Antoine Marcelaud, directeur des affaires juridiques et institutionnelles, et Damien Ressiot, directeur des contrôles de l'...

Photo de Jean-Jacques LozachJean-Jacques Lozach :

Je suis heureux que nous fassions le point sur la lutte contre le dopage, près de six ans après la publication de notre rapport. En 2013, après les révélations de l'affaire Armstrong, les enjeux identifiés étaient multiples : l'équité sportive, c'est-à-dire l'égalité des chances face à la performance sportive, la santé publique, avec le recours à des produits de plus en plus dangereux, l'enjeu économique et médiatique (la fortune d'Armstrong est estimée à 100 millions de dollars, le marché international du dopage sportif à 10 milliards d'euros), l'enjeu judiciaire avec le trafic de produits illicites, l'égalité de traitement à l'int...

Photo de Michel SavinMichel Savin :

...e sera dotée d'un pouvoir de sanctions. Comment s'organisent les autres pays ? Y a-t-il des agences qui fonctionnent sur notre modèle ? Le ministère a-t-il obtenu des résultats concrets dans la lutte contre les sites de produits anabolisants ? Combien d'entre eux ont été fermés ? Quelles sanctions ont été prises ? Enfin, le rapport préconisait d'établir une procédure de validation des calendriers sportifs par le ministère des Sports. Dans certains sports, comme le rugby, un calendrier de compétitions surchargé peut inciter à la prise de produits anabolisants. Le ministère a-t-il pu faire des recommandations à ce sujet, malgré les lourds enjeux extra-sportifs que constituent entre autres les droits télévisuels ?

Photo de Mireille JouveMireille Jouve :

Une équipe du CNRS, en collaboration avec des médecins de l'Association internationale des fédérations d'athlètes, a développé un outil numérique capable de détecter un éventuel usage de substance illicite par un sportif. Cette découverte a été saluée par un trophée de l'INPI. Grâce à ce modèle informatique, il serait possible de repérer, avant même l'ouverture d'une enquête, les athlètes dont les performances ont évolué de façon anormale. On utiliserait pour cela des banques de données recensant plusieurs années de résultats de compétitions internationales. Qu'en pensez-vous ? Une des principales carences de l...

Photo de Jean-Jacques LozachJean-Jacques Lozach :

Ces dernières années, notre commission a été très attentive à la dimension éthique des pratiques sportives et à la lutte contre toutes les dérives du sport, dont le dopage. Nous sommes dans une période où l'on parle beaucoup de nouvelle gouvernance. Nous ne sommes pas directement impliqués dans cette réorganisation, puisqu'un simple décret du Conseil d'État a suffi pour supprimer le CNDS et pour créer l'Agence nationale du sport. Cependant, nous souhaiterions que, dans cette période, la dimension ...

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

Le sujet du piratage des retransmissions sportives préoccupe beaucoup Michel Savin, spécialiste du sport. J'ai bien noté les solutions ébauchées. Par rapport à cette problématique du piratage, je veux insister sur la spécificité des retransmissions sportives. Leur valeur étant immédiate, le temps du match, toute intervention doit l'être également, l'obsolescence survenant à la fin de la manifestation sportive. Si l'on se réfère aux exemples p...

Photo de Jean-Jacques LozachJean-Jacques Lozach :

Je rejoins ce qu'a dit M. Quillot : en raison de la réduction du rendement de la taxe Buffet sur les droits télés, c'est l'ensemble de l'économie du sport qui est victime de cette concurrence déloyale, y compris le sport amateur, et pas seulement les sports faisant l'objet de ces retransmissions, en particulier le football, le rugby ou les sports automobiles. Comme l'a dit M. Rapone, l'État est lui aussi victime de ces pratiques, comme les collectivités locales, telles les villes qui investissent dans l'éclairage d'un terrain pour promouvoir les re...

Photo de Michel SavinMichel Savin :

Je partage les propos de Jean-Jacques Lozach sur les conséquences du piratage, qui remet en cause l'économie du sport. Les expériences portugaise et britannique démontrent que la coopération avec les FAI est indispensable. À travers l'article 24 de la loi de 2017, nous souhaitions qu'une démarche s'engage, basée sur la concertation. Aujourd'hui, le dialogue est dans l'impasse. Quels arguments les FAI opposent-ils pour justifier ce refus de dialogue ? Comment être plus contraignant avec eux ? Cela passe-t-il par ...

Photo de David AssoulineDavid Assouline :

...ussi un problème de cherté de l'offre. Le secteur de la musique a réglé une partie du problème en mettant en place une offre légale à moindre coût. Dans le passé, les représentants du secteur du cinéma ne s'inquiétaient pas : il faut trois jours pour télécharger un film, disaient-ils... Aujourd'hui, ce secteur est menacé faute d'avoir proposé une offre adaptée. Le même raisonnement vaut pour le sport. Moi-même mordu de football, je ne peux m'offrir les chaînes qui le retransmettent que parce que j'en ai les moyens. Le football est un sport populaire. Or, pour être en mesure de voir les retransmissions de toutes les principales compétitions, il faut être abonné à RMC Sport, beIN Sports et Canal+, soit 70 euros par mois au total. D'aucuns diront que le sport étant un spectacle, il est normal de...

Photo de Olivier PaccaudOlivier Paccaud :

Je souscris entièrement aux propos de M. Assouline. La première source du piratage est le coût trop élevé du football. Le système de droits télévisés est essentiel pour financer le sport, mais aussi le cinéma et la culture. Cependant nous assistons à une surenchère, à une compétition entre décideurs qui se traduit par une hausse du coût des droits et un découpage en lots - un « pognon de dingue » - au bénéfice des clubs et des ligues. De l'autre côté de l'écran, c'est le fan de football qui en fait les frais. Avez-vous établi une typologie du pirate ? C'est souvent, d'après mes...