Interventions sur "trafic"

238 interventions trouvées.

Photo de Vincent DelahayeVincent Delahaye, rapporteur :

Je salue votre carrière au sein du groupe Eiffage, dans lequel vous êtes arrivé juste après la privatisation des concessions autoroutières. Vous évoquez la crise économique de 2008, en soulignant que le trafic poids lourds a baissé de 20 % et qu'il a fallu dix ans pour retrouver le trafic antérieur à la crise, mais ne parlez pas du trafic des véhicules particuliers. Je ne suis pourtant pas certain qu'il ait autant baissé. Or, les chiffres d'affaires n'ont pas cessé de progresser en 2008, 2009 et 2010. Pourquoi la baisse du trafic ne s'est-elle pas ressentie au niveau du chiffre d'affaires ? Vous avez p...

Photo de Vincent DelahayeVincent Delahaye, rapporteur :

Comment expliquez-vous alors que le chiffre d'affaires augmente plus rapidement que l'augmentation moyenne du tarif et du trafic ?

Photo de Vincent DelahayeVincent Delahaye, rapporteur :

...s capitaux et des primes de risque. Dans quelle proportion le TRI a-t-il évolué depuis 2006 ? La prime de risque a-t-elle évolué, étant donné que de nombreux investisseurs s'intéressent maintenant aux infrastructures et sont prêts à avoir une prime moins importante ? La pratique du foisonnement tarifaire, qui consiste à augmenter les tarifs de manière différenciée en fonction des tronçons et des trafics qu'ils supportent, a-t-elle existé et est-elle encore pratiquée ?

Photo de Vincent DelahayeVincent Delahaye, rapporteur :

Quelles sont vos prévisions pour l'année 2020 ? À la fin de l'année, aurez-vous perdu plus de deux mois de chiffre d'affaires ? Votre résultat sera-t-il quand même positif ou l'exercice sera-t-il « noir » ? Dans combien de temps estimez-vous que le trafic reviendra au niveau de 2019 ? J'imagine que vous avez recalé vos prévisions du fait de ces pertes : quelles en seront les conséquences sur la rentabilité de la concession?

Photo de Vincent DelahayeVincent Delahaye, rapporteur :

Les prévisions sont forcément fausses mais j'imagine qu'elles existent. Sans enfreindre les règles de la communication financière, pourriez-vous être plus précis ? Vous avez indiqué que le trafic repartait assez vite s'agissant des véhicules légers...

Photo de Jérôme BascherJérôme Bascher :

...elle souhaitable ou pas ? Existe-t-elle ailleurs ? Le groupe Albertis auquel Sanef appartient exploite des concessions autoroutières partout dans le monde. Comment jugez-vous les concessions autoroutières françaises par rapport aux autres ? Je souhaiterais enfin connaître votre avis sur la saturation des autoroutes à l'entrée des grandes agglomérations. Cette saturation génère-t-elle un risque trafic pour les sociétés concessionnaires d'autoroutes ? Je pense à l'exemple de l'autoroute A1 au nord de Paris, qui est gérée par la direction interrégionale des routes (DIR), c'est-à-dire par l'État. Cette autoroute pose de vraies difficultés car elle est presque toujours congestionnée en raison de l'existence d'une voie réservée. Du coup, on se demande l'intérêt d'utiliser l'autoroute plutôt qu'une ...

Photo de Vincent DelahayeVincent Delahaye, rapporteur :

Ce n'est pas notre définition du foisonnement. Nous avons compris que le foisonnement consistait à faire payer plus cher par l'automobiliste les trajets où le trafic est le plus dense et à le faire payer moins cher là où le trafic est moins important. Pouvez-vous nous confirmer que cette pratique a bien cessé depuis 2011 ? En tout état de cause, nous procéderons à des tests pour nous en assurer.

Photo de Olivier JacquinOlivier Jacquin :

...sition de force face aux sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA)... Notre réseau autoroutier est de qualité et il est en bon état. Néanmoins, je trouve qu'il est peu innovant dans certains domaines. Le télépéage se développe mais il y a peu d'innovations pour lutter contre la congestion avec des voies réservées, des bus express... Il est vrai que les SCA n'ont pas intérêt à voir diminuer le trafic. Des évolutions tarifaires pourraient être imaginées pour lutter contre la saturation. Pour l'avenir, on pourrait peut-être imaginer un modèle dans lequel le risque trafic serait récupéré par l'État, lequel percevrait par conséquent les péages, les SCA étant uniquement chargées de l'exploitation.

Photo de Vincent DelahayeVincent Delahaye, rapporteur :

Avant de terminer cette audition, je souhaiterais revenir sur vos chiffres pour 2020. Quel impact pour Sanef ? Une baisse du chiffre d'affaires de 30 % est-elle plausible ? Combien de temps faudra-t-il pour retrouver le trafic antérieur à la crise ? Faudra-t-il plus de temps pour les poids lourds ?

Photo de Antoine KaramAntoine Karam, rapporteur :

...z parfaitement la situation de nos territoires, en Amérique du Sud et aux Antilles. Nous vous avons transmis à l'avance des questions que je rappelle ici, pour l'ensemble de nos collègues. Quels sont, à grands traits, les flux de stupéfiants transitant par les Antilles, les circuits empruntés ? Quelles quantités représentent-ils ? Pouvez-vous présenter les principales actions de lutte contre le trafic de stupéfiants impliquant un travail de coopération régionale Antilles-Guyane ? Quels sont vos principaux interlocuteurs en la matière ? Quels sont les accords internationaux en vigueur dans la région favorisant la lutte contre le trafic de stupéfiants ? Pouvez-vous dresser un bilan de l'accord « concernant la coopération en vue de la répression du trafic illicite maritime et aérien de stupéfia...

Photo de Joël GuerriauJoël Guerriau :

On a connu en 2019 une hausse très importante du nombre et de l'importance des incendies de forêt en Amazonie : quelles sont les conséquences sur le trafic de stupéfiants ? Par ailleurs, les tensions entre les États et la France, d'une part, et le Venezuela d'autre part se sont accentuées. Pourtant, une grande partie du trafic passe par le Venezuela. Vous avez parlé des « « go fast », mais ces go fast sont préalablement alimentés par voie maritime, par ce que qu'on appelle les « tapouilles », ces embarcations maritimes sommaires dont beaucoup batt...

Photo de Fabien GayFabien Gay :

L'orpaillage illégal fonctionne à plein régime en Guyane. Cette situation est facilitée par le terreau social et la précarité. On sait qu'il existe des liens entre les différents types de trafics, quels qu'ils soient. Entre trafic d'armes, orpaillage illégal et trafic de stupéfiants, il y a des points communs. Quel est votre sentiment à cet égard ?

Photo de Antoine KaramAntoine Karam, rapporteur :

... ont-ils évolué ces dernières années ? Pouvez-vous donner des exemples ? Quels sont les différents réseaux ? Par qui sont-ils tenus et dans quels pays sont-ils implantés ? Que représente l'économie de la cocaïne pour l'Amérique latine ? Comment a-t-elle évolué et quelles sont les perspectives pour les prochaines années ? D'où provient la cocaïne qui transite par la Guyane et qui contrôle ce trafic ? Peut-on évaluer l'apport économique du trafic de cocaïne pour la Guyane ? Quels sont les pays de la région véritablement engagés dans la lutte contre la production et le trafic de cocaïne ? À l'inverse, peut-on encore parler, pour certains d'entre eux, de narco-États ? Si oui, à propos desquels ? Les pays d'Amérique latine développent-ils la production d'autres stupéfiants que la cocaïne ?...

Photo de Joël GuerriauJoël Guerriau :

...our votre présentation très précise. Vous avez particulièrement évoqué le Suriname, plateforme de la cocaïne. À l'origine, Roberto Escobar, dans une interview très fortement rémunérée, avait présenté l'organisation de cette route par le cartel. Les relations sont complexes avec les Pays-Bas, dont le Suriname était jusqu'au 25 novembre 1975 une colonie. Les Pays-Bas ont lutté fortement contre le trafic de cocaïne, mais ils pratiquent une politique différente des autres pays à l'égard des drogues douces comme le cannabis. D'où provient la drogue consommée dans ce pays? Viendrait-elle légalement du Suriname ? Les Pays-Bas prévoient qu'à partir de 2021, la production pourrait se faire sur son sol. Devons-nous nous inspirer de cette politique? Je note que 300 000 Surinamais vivent aux Pays-Bas, s...

Photo de Antoine KaramAntoine Karam, rapporteur :

À partir de quelle quantité les saisies touchent-elles à la rentabilité du trafic ? Vous avez évoqué le président Bouterse, dont le fils a été condamné, et qui est lui-même persona non grata aux Pays-Bas et en Europe. Avec l'arrivée d'un nouveau président, le Suriname va-t-il changer d'orientation et s'engager aux côtés de la France dans la lutte contre le trafic de stupéfiants ? Merci pour votre précieux travail.

Photo de Olivier JacquinOlivier Jacquin :

... d'enquête. Le rapporteur nous a proposé une alternative entre le « tout régie » et le « tout concession ». Le système actuel des concessions vous semble-t-il adapté à l'objet concédé ? Ne faut-il pas revoir les conditions de durée de ces concessions, d'autant qu'il n'y aura plus de création d'infrastructures après le renouvellement des concessions ? Quant au contenu de l'objet concédé, le risque trafic doit-il faire l'objet de la concession ? La sphère publique ne doit-elle pas prendre plus de risques en cas de concessions ? En rédigeant cet avis, avez-vous imaginé, à titre prospectif, le dispositif juridique qui permettrait une relation plus équilibrée entre concédant et concessionnaire ?

Photo de Olivier JacquinOlivier Jacquin :

Vous m'avez bien répondu sur la durée de la concession : selon vous, s'il y a des travaux, elle ne peut pas être courte. S'il n'y a plus que de l'entretien à réaliser, je pense qu'on peut voir les choses autrement. Sur le contenu de l'objet concédé, est-ce que le risque trafic ne pourrait pas être assumé par la puissance publique plutôt que par le privé qui nous le fait payer très cher ? Si nous ne concédions que l'exploitation et la capacité à innover, les concessionnaires d'autoroutes ont de nombreuses qualités : les autoroutes sont en bon état. L'Autorité de la concurrence a-t-elle analysé les premières sociétés d'économie mixte à opération unique (SEMOP) ?

Photo de Olivier JacquinOlivier Jacquin :

Pour préciser ce que serait le risque trafic porté par la puissance publique, imaginons qu'on concède une autoroute, que les péages soient encaissés par la puissance publique, et que le contrat de concession ne concerne que l'exploitation de la bande de bitume.

Photo de Antoine KaramAntoine Karam, rapporteur :

Tout d'abord, pouvez-vous nous dresser un panorama du trafic de stupéfiants en provenance de Guyane vers l'Hexagone ? Quelles sont ses caractéristiques et ses tendances ? Pouvez-vous également nous décrire le contenu du plan d'action interministériel de lutte contre le phénomène des « mules » en provenance de Guyane ? Plus précisément, un an après sa signature, quel bilan tirez-vous du protocole de mise en oeuvre de ce plan d'action ? A-t-il permis une dim...

Photo de Mathieu DarnaudMathieu Darnaud :

J'ai eu l'occasion de visiter l'aéroport Félix Eboué dans le cadre d'un déplacement de la commission des lois au mois de novembre 2019, et un échange avec la PAF et la douane nous avait permis de mettre le doigt sur la question du scanner millimétrique. Cela me parait important car le Suriname, ayant mis en place ce type d'équipement à Paramaribo, avait contribué au détournement du trafic vers la Guyane en utilisant cet instrument. Pourquoi avons-nous à ce point attendu ? Y-a-t-il d'autres moyens qui mériteraient d'être mis en place pour être plus efficaces dans la lutte contre ce phénomène ?