Interventions sur "turquie"

494 interventions trouvées.

Photo de André ReichardtAndré Reichardt :

...à court terme aux personnes mises en cause à tort. Celles-ci sont en quelque sorte condamnées à une véritable mort civile. Elles ne peuvent retrouver un emploi, leur employeur potentiel ayant peur d'être accusé de terrorisme. Face à ces mesures manifestement disproportionnées, en avril 2017, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a décidé de rouvrir la procédure de suivi concernant la Turquie. Je rappelle que c'est après qu'il avait été mis fin à la procédure de suivi que la candidature turque à l'Union européenne avait pu être officialisée. La réouverture de cette procédure de suivi a d'ailleurs suscité une forte opposition en Turquie. En juillet 2018, l'état d'urgence a été levé. Nos interlocuteurs sur place, membres de l'AKP, nous avaient affirmé que la lutte contre FETÖ allait s...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Ça n'a rien à voir mais il faut observer nos propres évolutions pour comprendre ce qui se passe en Turquie. D'ailleurs, la dérive autoritaire du régime et la situation dans le Sud-Est de la Turquie ne peuvent que remettre en cause les perspectives de son adhésion à l'Union européenne, déjà entravée par sa relation avec Chypre et interrogée dans sa finalité par Mme Merkel et M. Sarkozy. Ainsi, plusieurs chapitres n'ont pas pu être ouverts en raison du refus d'Ankara d'étendre l'union douanière à Chypre...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

Le président Erdogan, juste après le coup d'État, a reproduit, devant le Parlement turc et les caméras de télévision, le signe Rabia, signe de ralliement des Frères musulmans ! Il s'agit, pour lui, de faire de la Turquie un sanctuaire islamiste. Son programme est manifestement anti-démocratique, anti-occidental, anti-laïc et antisémite. La Turquie utilise les Frères musulmans pour pénétrer nos sociétés, en Allemagne comme en France, où le Conseil français du culte musulman est désormais dirigé par un ressortissant turc. Il faut abandonner une forme d'irénisme coupable et reconnaître que nous sommes face à un État...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

L'organisation de votre déplacement a été difficile et votre rapport a été long à finaliser. Nous travaillons d'ordinaire de manière consensuelle dans notre commission. Or certains considèrent que la Turquie est à défendre, quoiqu'elle fasse. Le rapport ne me paraît pas équilibré, comme l'illustre l'évocation de la situation de Chypre, où l'invasion et l'occupation turques ont été l'occasion de nombreuses exactions qui sont passées sous silence. En outre, depuis la découverte de gisements gaziers dans la partie grecque, les autorités turques multiplient les provocations. Les difficiles relations entr...

Photo de Fabienne KellerFabienne Keller :

...nt, comme à Strasbourg, une population turque importante. Ne pourrions-nous pas travailler utilement sur cette question avec l'Allemagne, dont la population d'origine turque est conséquente ? Le gouvernement turc s'avère très présent dans les lieux de culte et le renforcement de son pouvoir se fait même sentir sur notre territoire national ! La reconstruction de la représentation permanente de la Turquie, juste à côté du siège du Conseil de l'Europe à Strasbourg, constitue le symbole de cette réaffirmation. Quelle est aussi votre analyse sur l'influence de la France en Turquie ? Pour ma part, j'ai pu mesurer, l'année dernière, l'influence turque en Afrique francophone, comme au Tchad et au Mali, pays pourtant traditionnellement liés à la France.

Photo de Benoît HuréBenoît Huré :

Se rendre en Turquie représentait un certain défi et je vous remercie d'avoir pris le risque de le relever. Je suis sans illusion, et, comme l'a rappelé Pierre Ouzoulias, les agissements d'Ankara suscitent un grand malaise. Le Président Erdogan ne comparait-il pas, il y a près de vingt ans, la démocratie à un tramway dont il convenait, une fois arrivés au terminus, de descendre ? La Turquie représente un point de bas...

Photo de René DanesiRené Danesi :

Je suis membre de la délégation de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées qui doit se rendre en Turquie en avril prochain. Rappelons néanmoins que, lorsque le Président Erdogan a mis l'armée au pas, les élites européennes y ont vu un élément favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, alors qu'il s'agissait de favoriser son islamisation, l'armée ayant été longtemps la garante de la laïcité ! Désormais, la poursuite des négociations d'adhésion avec la Turquie me semble proprement inc...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

Nous sommes à un tournant. Je me suis rendue en Turquie, dans le cadre du déplacement de la Mission commune d'information sur l'accord du 18 mars 2016 entre l'Union européenne et la Turquie sur la crise des réfugiés. Le lendemain de notre arrivée, survenait le premier attentat à l'aéroport d'Istanbul. Nos interlocuteurs doutaient déjà de l'évolution de la démocratie et ce, bien avant le coup d'État ! Les partis politiques avaient de moins en moins la ...

Photo de Laurence HarribeyLaurence Harribey :

On ne peut pas avoir été unis sur la défense de nos valeurs lors de la manifestation d'avant-hier soir contre l'antisémitisme, et faire comme si de rien n'était avec la Turquie, même si le rapport n'est pas exempt de nuances. À mon tour, je me ferai l'écho d'un ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, qui déclarait que « le premier pas vers la crédibilité, c'est la lucidité ». Aussi, il nous faut faire preuve de lucidité sur la situation turque. C'est la raison pour laquelle je m'abstiendrai, comme mes collègues, si vous nous sollicitez pour autoriser la publication ...

Photo de Colette MélotColette Mélot :

Je n'ai aucune illusion sur l'évolution démocratique de la Turquie. Certaines situations peuvent s'avérer complexes, comme en Allemagne ou en Alsace où l'on ne veut pas être de ceux qui rejettent la Turquie mais il faut aussi défendre nos valeurs. Le rapport a le mérite de présenter la réalité de la situation et certains de nos propos aujourd'hui en nuancent le contenu. Je ne peux m'associer à la suite du processus d'intégration de la Turquie au sein de l'Union ...

Photo de Jean-Pierre LeleuxJean-Pierre Leleux :

Je suis troublé et partage un certain nombre d'observations qui ont été faites. Je trouverais dommage que la publication de ce rapport fasse l'objet d'un vote de fracture. Ce n'est pas là l'esprit des travaux de notre commission. Nous aimons tous la Turquie, mais nous touchons là les limites de notre esprit de tolérance. Même si la Realpolitik peut s'avérer nécessaire, la situation turque constitue une menace pour nos valeurs démocratiques et il faut le dire plus fermement. Serait-il possible, comme Benoît Huré nous y invite, de compléter ce rapport avec des arguments plus fermes, afin d'éviter ce vote de fracture dans notre commission, tant il me s...

Photo de André ReichardtAndré Reichardt :

...influences politiques pro-Erdogan, allant jusqu'à amener une partie de la population turque locale à boycotter des magasins turcs possédés par des opposants au président turc, sans parler de la mainmise du ministère turc des cultes sur des mosquées locales. Néanmoins, il faut distinguer la population turque du régime d'Ankara ; ce que, du reste, affirme clairement notre rapport. Ce que j'ai vu en Turquie ne me convient pas ! L'emprisonnement en Turquie pour délit d'opinions est inacceptable. J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer mon mécontentement à l'Ambassadeur de Turquie en France et je suis prêt à le lui répéter ! Enfin, ce qui est dans ce rapport me convient, même s'il est encore possible d'en renforcer l'argumentation !

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

...s de ce rapport de la commission des affaires européennes, à visée essentiellement descriptive, soient publiées, alors que la commission des affaires étrangères publiera prochainement un rapport sur la question. J'ai également en mémoire la réaction révélatrice du Gouvernement turc à la proposition du Président Macron de commémoration du génocide arménien. Néanmoins, nous ne devons pas réduire la Turquie à son Président : nous ne parlons pas de l'adhésion d'Erdogan à l'Union européenne et, à la différence du Venezuela, le maintien des négociations avec Ankara garantit, certes a minima, une protection aux forces d'opposition en Turquie. Même les personnes incarcérées nous le demandent. Nous ne disposons pas d'autre outil pour les aider.

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

...uls face à l'évolution politique de leur pays qui est très inquiétante. C'est au nom de nos valeurs que l'on ne doit pas priver une population entière de la perspective d'adhérer à l'Union européenne, du fait qu'elle est soumise à un régime politique par ailleurs discrédité. Sur le plan strictement pratique, l'opinion publique turque, depuis 2015, considère l'Europe comme une forteresse tenant la Turquie pour un pays d'Asie mineure et la reléguant au rang de garde-frontières voué à accueillir les réfugiés dont elle ne veut pas. Abandonner la Turquie à son sort dissuaderait jusqu'aux plus ardents défenseurs de nos valeurs sur son propre sol. L'influence grandissante de la Turquie en Afrique, dans les écoles anciennement « Gülen », suscite également notre inquiétude. Au niveau supérieur, alors qu...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

... l'Égypte qui va pouvoir exporter du gaz et connaître une réelle croissance économique. Cependant, l'accord local passé entre le Liban, Israël, Chypre, l'Égypte et les Palestiniens est menacé par les Turcs, quand bien même les gisements ne se situent pas dans leurs eaux territoriales. Le nouveau projet de gazoduc, qui irait jusqu'au Sud de l'Italie, est manifestement perçu comme une menace par la Turquie.

Photo de Joël GuerriauJoël Guerriau :

Quelle est la place des élus kurdes sur le plan national ? Quels sont les risques si le HDP obtient moins de 10% des voix ? En outre, nous venons de voter la loi de programmation militaire. Quelle est l'évolution du budget militaire de la Turquie ?

Photo de Ladislas PoniatowskiLadislas Poniatowski :

Je me réjouis de la position du Président de la République concernant la Turquie. Pouvez-vous nous en dire plus sur les missiles S 400, dont la commande a fait l'objet d'annonces multiples de la part de la Turquie et de la Russie. Mais depuis, on a l'impression que les choses ne bougent pas.

Photo de Michel BoutantMichel Boutant :

La Turquie est-elle le maillon faible de l'OTAN ? Ne faut-il pas veiller à l'y maintenir, non seulement en raison de sa situation géopolitique, mais également de ses liens avec le monde musulman ?

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau :

La résolution du conflit syrien ne peut se faire sans la Turquie, d'une part en tant que grand pays frontalier, et d'autre part à cause du PKK. L'intervention à Afrin marque l'entrée des Turcs en Syrie. Jusqu'où cela peut-il aller ? Cela peut-il constituer un obstacle à la paix ?