Interventions sur "ukrainien"

79 interventions trouvées.

Photo de Claude KernClaude Kern :

Vous avez entendu au début du film le hurlement des sirènes ; c'était un entraînement. Or on voit les Ukrainiens, croyant à une alerte, courir pour se mettre à l'abri. La Pologne et la Slovaquie ont depuis décidé de ne plus faire d'essais de sirènes pour ne plus effrayer les Ukrainiens.... Le Président le disait : nous avons été frappés par la détresse des réfugiés mais aussi par la solidarité qui se manifeste autour d'eux. Nous avons pu visiter plusieurs lieux d'accueil des réfugiés : d'abord, tout près ...

Photo de Cyril PellevatCyril Pellevat :

Claude Kern vous a montré que la Pologne comme la Slovaquie, principaux pays de première entrée des réfugiés ukrainiens, se montrent à la hauteur pour les accueillir. Nos visites aux postes frontières nous ont permis de constater que ces pays avaient aussi su s'organiser pour garder le contrôle de leurs frontières qui sont aussi celles de l'Union européenne. Certes, nous sommes arrivés après la phase la plus critique de la crise des réfugiés, que l'on peut situer autour de la mi-mars : à cette date, jusqu'à 120....

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

...dispositif d'accueil des réfugiés ne relevant pas de la procédure « Dublin » et donnant un accès au travail immédiatement. Cela fonde l'efficacité de l'intégration et de l'accueil. Il faudrait être capable de suivre l'activation de la protection temporaire - certains réfugiés choisissent de quitter le pays où ils l'ont demandée. En effet, nous ne sommes pas dans un système de relocalisation : les Ukrainiens ont la liberté de circulation et d'installation dans l'Union européenne. Plus d'1,1 million d'Ukrainiens ont reçu un numéro de sécurité sociale polonais ; la moitié ont moins de 18 ans ; 7 % ont plus de 60 ans. Peu sont en âge de travailler, mais un tiers d'entre eux a déjà un emploi ; 200 000 emplois ont été ouverts depuis fin février. Quand on donne le droit de travailler rapidement, on améli...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

... réfugiés, on pense d'abord aux politiques publiques et aux associations ayant une mission de service public. Or la seule politique publique est le droit au travail et à l'assurance maladie. Medyka est une gentille foire où 90 % de l'accueil est d'initiative privée ou bien des collectivités locales. Cela soulève un risque de trafic d'êtres humains et un problème énorme d'accès à l'avortement. Des Ukrainiennes sont violées, il y a un réel besoin auquel la Pologne ne répond pas compte tenu de sa législation. Le président polonais, lors de son intervention récente devant le parlement ukrainien, a annoncé une extension de la loi de mars 2022 : auparavant, toute personne résidant en Ukraine et venue en Pologne après le 24 février avait droit au travail et à l'assurance maladie, soit un peu plus que la ...

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Le pays a besoin de bras mais il y a aussi de vrais enjeux, notamment éducatifs. Un enfant sur quatre scolarisé à Varsovie est ukrainien, arrivé depuis fin février. Ce n'est pas neutre.

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

La Pologne emploie aussi les enseignants ukrainiens, même si de nombreux professeurs ukrainiens continuent de faire des cours en ligne. Vous le voyez dans vos territoires, certains enfants ne veulent pas aller à l'école car ils suivent ces cours à distance.

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Les Ukrainiens ont malheureusement l'expérience des accords de Minsk, avec un conflit gelé et non résolu politiquement, qui redémarre. On en voit les conséquences. C'est pire d'avoir attendu sept ans plutôt que d'avoir résolu politiquement le conflit à l'époque. Nous voyons les efforts de Mario Draghi actuellement. Il y a eu 10 000 morts après les accords de Minsk, avant que le conflit ne reparte.

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Pourtant, la monnaie ukrainienne résiste. C'est juste que les banques ne sont pas équipées.

Photo de Christine LavardeChristine Lavarde :

Jeudi, à Bruxelles, j'étais étonnée de voir des Ukrainiens voulant rentrer chez eux qui devaient payer leur voyage de retour, alors qu'ils ont voyagé gratuitement pour fuir leur pays. L'Union européenne pourrait se saisir de cette situation qui est surréaliste.

Photo de Amel GacquerreAmel Gacquerre :

Nous entendons tout et son contraire sur ce dont ont besoin les Ukrainiens. Que faut-il donner ?

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Les ports ukrainiens sont bloqués. À Lviv, le système logistique fonctionne pour approvisionner les magasins mais les chauffeurs de camion ne peuvent pas passer à partir du sud. Les chemins de fer, surchargés, sont aussi plus risqués.

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Les Ukrainiens ne pouvant pas sortir, il faut donc aller les former là-bas...

Photo de Pierre CuypersPierre Cuypers :

Une vache se trait matin et soir, or 40 % du lait ukrainien serait jeté faute d'outils de transformation. De même, 23 millions de tonnes de céréales seraient en train de se perdre là-bas... Avez-vous pu constater cette situation ?

Photo de Jean-Yves LeconteJean-Yves Leconte :

Les prix augmentent en raison des problèmes de transport. La production agricole ukrainienne n'atteindrait cette année que 40 % de la production de l'année dernière...

Photo de Guillaume GontardGuillaume Gontard :

...quipe pendant cette période. L'ONG Human Rights Watch a rappelé le 29 avril dernier que les réfugiés sont particulièrement vulnérables aux situations de traite humaine et d'exploitation. Elle a notamment dénoncé le manque de dispositifs gouvernementaux de lutte contre les violences sexistes et sexuelles en Pologne. L'ONG appelle également ce pays à mettre à disposition de toutes les survivantes ukrainiennes de viols présentes sur son territoire des soins complets, y compris la contraception d'urgence et l'avortement. Au vu des orientations du gouvernement polonais sur l'avortement, quel dialogue est mis en place à ce sujet ? Est-il envisageable de soutenir les associations qui organisent l'envoi de pilules abortives vers la Pologne ? Pour les femmes enceintes dans leur deuxième trimestre, qui se...

Photo de Jean-Marc TodeschiniJean-Marc Todeschini :

Je me joins au président Cambon pour souligner la nécessité de disposer de diplomates spécifiquement formés, et non puisés dans le vivier général des fonctionnaires. J'espère que ce conflit amènera le Gouvernement à y réfléchir. Sur un front de 900 kilomètres, les bataillons ukrainiens tiennent tête aux bataillons russes qui les pilonnent avec leur artillerie. Or, ces dernières semaines, des explosions mystérieuses de dépôts de munitions en Russie ont été mentionnées. Avez-vous des informations à ce sujet ? Les cérémonies du 9 mai en Russie étaient très attendues par la communauté internationale. Or à cette occasion, Poutine n'a pas crié victoire. Son discours a même été plut...

Photo de Yannick VaugrenardYannick Vaugrenard :

Je rends hommage à votre courage, y compris physique, et à celui de toute votre équipe. Vous faites honneur à notre corps diplomatique, à notre pays et à notre démocratie. Nous avons été frappés par la grande résistance des Ukrainiens, qui n'était anticipée par aucun pays ni leurs services de renseignement. Deuxième élément marquant, l'unité du peuple ukrainien, alors que les forces politiques s'opposaient durement avant le conflit. Enfin, je relèverai la personnalité du président ukrainien et son courage reconnu par la communauté internationale. Peut-on craindre, avec le temps, que cette unité du peuple ukrainien et des r...

Photo de François PatriatFrançois Patriat :

Le ministre Le Drian a déclaré ce matin que, compte tenu de la résistance ukrainienne, le conflit pourrait s'enliser et durer plusieurs années. De plus, des centaines de milliers de personnes, et peut-être 200 000 enfants, auraient été « déportés », via des couloirs humanitaires, en Russie, jusqu'aux frontières de la Sibérie. Enfin, combien de temps s'écoule entre le moment où les États de l'Ouest décident d'une aide militaire et son effet réel sur le terrain ? Il y a deux moi...

Photo de Cédric PerrinCédric Perrin :

...firmait devant le Congrès qu'il ne souhaitait pas nécessairement maintenir la demande d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Mais si, toutefois, la Finlande devait y adhérer, cette question se reposerait-elle ? L'Ukraine a su se montrer efficace dans la guerre de l'information. Il convient de prendre du recul : on sait que beaucoup de contre-vérités sont dites du côté russe, mais qu'en est-il du côté ukrainien ? Faut-il tout prendre pour argent comptant ? J'ai notamment en tête une conversation interceptée entre un soldat russe et sa mère, qui évoquait des actes de torture abominables.

Photo de Jean-François RapinJean-François Rapin :

président. – Monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, voilà trois semaines que l’Ukraine subit l’agression de la Russie, qui déstabilise le monde, particulièrement l’Europe, et a déjà contraint plus de 3 millions d’Ukrainiens à fuir leur pays. Les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne se sont réunis en urgence dès le 24 février, au premier jour de l’agression, puis il y a une semaine à Versailles, à l’invitation de la présidence française. Une réunion du Conseil européen se tiendra encore dans une semaine, les 24 et 25 mars, comme prévu. Même si le Parlement a suspendu ses travaux en raison des proch...