Interventions sur "ukrainien"

74 interventions trouvées.

Photo de Nadia SollogoubNadia Sollogoub :

...es. À court terme, il nous faudra nous adapter à des pénuries de matières premières, à un prix du carburant prohibitif, à des hausses de prix probablement difficilement supportables et à des pertes de marchés. La paix est à ce prix. Le groupe Union Centriste mesure tous ces enjeux et soutient fermement la politique nationale et européenne. Dans mes veines coule autant de sang russe que de sang ukrainien. Nous sommes nombreux dans ce cas. J’espère encore qu’un être humain ne puisse pas tuer son propre frère. Au péril de leur vie, près de 500 chercheurs et journalistes russes ont publié une tribune dans laquelle ils expriment leur protestation et exigent la paix. « Cette guerre est injuste et absurde », disent-ils, « la guerre avec l’Ukraine est un pas vers le néant ». Il faut que Poutine, l’hom...

Photo de Mélanie VogelMélanie Vogel :

...es poutiniennes pour avoir courageusement marché dans les rues de Moscou et de Saint-Pétersbourg contre cette guerre infâme dans laquelle Vladimir Poutine les a entraînés. L’Ukraine n’a jamais menacé la Russie ni les Russes. En revanche, le choix de l’Ukraine pour la démocratie menace la dictature de Vladimir Poutine : c’est bien de cela qu’il s’agit. Cette guerre n’est pas une guerre entre les Ukrainiens et les Russes. C’est une guerre entre la volonté d’un peuple d’être libre et celle d’un tyran de l’en empêcher. Cette guerre n’est pas une guerre entre l’OTAN et la Russie. C’est une guerre entre la démocratie et la dictature, une guerre existentielle pour l’Europe entière, une guerre qui a réveillé la conscience de ce que nous sommes en tant que citoyens européens. Vladimir Poutine voulait af...

Photo de Mélanie VogelMélanie Vogel :

...e nos démocraties. En effet, les sanctions sans précédent qui ont été décidées affecteront les Européens, en premier lieu celles et ceux qui vivent dans les États dépendant encore massivement du gaz russe. C’est notre honneur de les assumer collectivement et de venir en aide, en Européens, à celles et ceux qui paieront le prix le plus fort pour protéger la paix de toutes et tous. Nous devons aux Ukrainiens, qui paient de leur vie la défense de nos valeurs, d’être à la hauteur du moment. Nous devons poursuivre avec eux la construction de notre projet commun : celui d’une Europe libre, d’une Europe de la solidarité et de la paix.

Photo de Jean-François RapinJean-François Rapin :

Par ailleurs, on a décidé de mettre les règles de l’espace Schengen entre parenthèses pour ne pas entraver les ressortissants ukrainiens fuyant la guerre. En outre, le Conseil a déclenché le dispositif intégré de l’Union européenne pour une réaction au niveau politique dans les situations de crise (IPCR), afin de permettre une prise de décision rapide et coordonnée, comme lors de la crise migratoire de 2015, puis pour faire face à la pandémie. Les ministres se sont aussi entendus pour accorder la protection temporaire à l’ensem...

Photo de Jean-François RapinJean-François Rapin :

...la Géorgie doit aussi nous préoccuper. Il s’agit de préserver l’espace démocratique que nous avons construit depuis soixante ans : nous sommes donc à un tournant. Non seulement la défense européenne doit devenir opérationnelle, mais sa capacité de projection est en jeu. Ensuite, nous devons faire face à l’exode de guerre et à l’afflux de réfugiés. Selon l’ONU, à l’heure où nous parlons, 677 000 Ukrainiens ont déjà quitté leur pays. Plus de la moitié ont rejoint la Pologne, les autres la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie. L’Union européenne doit se préparer à une crise humanitaire d’une ampleur historique, touchant plus de 7 millions de personnes. Ce défi gigantesque frappe d’abord les pays limitrophes, lesquels nous ont déjà fait valoir les limites de leurs capacités d’accueil, malgré leur bo...

Photo de Jean-François RapinJean-François Rapin :

...de renforcer sans délai le soutien de l’Union à l’Ukraine. Parallèlement, la construction de l’Union européenne doit se poursuivre sans que nous soyons aveuglés par l’urgence : c’est un projet de long terme, qui doit rester au service de la promotion des valeurs européennes. Soyons actifs, mais prudents. La véritable urgence, c’est d’assurer la désescalade ; c’est de rétablir la paix sur le sol ukrainien. Ce sera l’honneur de l’Union européenne !

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

...itable choc de valeurs. En effet, nous assistons à une mobilisation puissante, déterminée et rapide de l’ensemble des démocraties occidentales contre la guerre, contre cette guerre inutile et sale voulue par un homme seul. Très clairement, les gouvernements et, désormais, les opinions publiques de nos pays ont conscience qu’il s’agit d’une agression contre la démocratie et contre la liberté. Les Ukrainiens veulent vivre libres : Vladimir Poutine ne le supporte pas. Ce choc a entraîné de façon quasi instantanée des révisions spectaculaires. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne et la Suède vont livrer des armes à un pays belligérant. La Finlande envisage désormais d’adhérer à l’OTAN. Même la Suisse décide de s’aligner sur l’ensemble des sanctions européennes. Le mond...

Photo de Christian CambonChristian Cambon :

...ctions occidentales. C’est bien là le cœur du problème. Les régimes autoritaires sont profondément convaincus que les démocraties sont faibles et incapables de faire face à la violence. C’est une profonde erreur, mais elle se paye au prix fort. Ce soir, près de 700 000 réfugiés sont sur les routes et des milliers de morts sont déjà à déplorer. En cet instant, je tiens à rendre hommage au peuple ukrainien, qui nous donne une si grande leçon de courage et de dignité au moment où il subit tant de souffrances, ainsi qu’à son chef, le Président Zelensky. Je sais que nous éprouvons tous ce sentiment. Alors que les Russes viennent de bombarder la tour de la télévision ukrainienne pour faire taire les médias, pour faire taire la voix de l’Ukraine libre, il faut que le peuple ukrainien le sache : nous co...

Photo de Jean-Baptiste LemoyneJean-Baptiste Lemoyne :

...d’une régression majeure dans la vie internationale et le droit international. Le jour où, en Europe, la Russie est revenue sur le primat du droit sur la force, alors même qu’elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Le jour où, en Europe, la Russie a voulu anéantir la souveraineté d’un État. Le jour où, en Europe, la Russie, en lançant une guerre contre 44 millions d’Ukrainiens, a affiché son mépris des droits humains les plus fondamentaux, comme le disait le président Cambon, les droits « à la vie, à la liberté, à la sûreté de sa personne », tous reconnus par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Le président Retailleau rappelait combien il était nécessaire de repenser le multilatéralisme pour le rendre plus efficace, en faisant preuve d’imaginati...

Photo de Jean-Baptiste LemoyneJean-Baptiste Lemoyne :

...s de la naïveté, pour reprendre les termes de M. Cambon. Elle affirme désormais sa souveraineté, retrouvant sa capacité à jouer tout son rôle dans une nouvelle architecture rééquilibrée et renforcée. Vous le savez, depuis 2017, le Président de la République s’est employé à accélérer cette prise de conscience collective. Mesdames, messieurs les sénateurs, c’est un moment d’épreuve pour le peuple ukrainien, pour les Européens et leurs alliés, mais aussi pour notre nation. M. le Premier ministre l’a dit, cette guerre durera et aura des conséquences dans nos vies. Sous son autorité, le Gouvernement s’y prépare. Mais je suis convaincu d’une chose : dans un monde lourd de menaces et de bouleversements, nous avons su faire face voilà quelques années, sans jamais perdre de vue les valeurs universelles d...

Photo de Nicole DurantonNicole Duranton :

..., avait conduit les électeurs néerlandais à rejeter cet accord d'association. Pour que les Pays-Bas le ratifient, le Conseil européen a précisé que l'accord d'association n'ouvre pas de perspective d'adhésion à l'Union européenne, n'offre pas de garanties de sécurité collective ni d'aide ou d'assistance militaire à l'Ukraine, n'ouvre pas les marchés du travail des États membres aux ressortissants ukrainiens, n'oblige pas les États membres à fournir un soutien financier à l'Ukraine et fait de la lutte contre la corruption l'un de ses éléments essentiels. Par ailleurs, la libéralisation du régime des visas entre l'Union européenne et l'Ukraine, entamée en 2010, est effective depuis le 11 juin 2017. Le soutien financier de l'Union européenne à l'Ukraine s'établit à plus de 12 milliards d'euros entre...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

La situation ne s'améliore pas. Elle s'aggrave, même. C'est désespérant. Je suis allé en Ukraine pour la première fois en 2000 : c'était presque mieux ! Nous avons suivi les épisodes successifs. L'accord d'association, d'abord, qui n'était qu'un accord d'association pour l'Union européenne, mais dans lequel les Ukrainiens ont vu un premier pas vers l'adhésion - et ils le croient toujours, encouragés par leurs voisins polonais, qui parlent une langue proche de la leur. La libéralisation des visas a fini par se faire, vingt ans après que M. Tarassiouk, alors ministre des affaires étrangères, eut dispensé de visa les Européens. On annonçait une invasion, elle ne s'est pas produite - même s'il y a toujours des Ukrain...

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

Pas comme certains de nos collègues... Au Donbass, la situation est dramatique, faute pour l'État ukrainien de se montrer apte à négocier une solution. Les accords de Minsk avaient ouvert une voie, mais il ne se passe rien, et les deux parties se renvoient la balle, ce qui va aboutir à un conflit gelé de plus, jusqu'au jour où le fait précèdera le droit - tout cela est vieux comme le monde ! Je suis triste que la situation n'évolue pas. Il faut respecter le suffrage des électeurs, bien sûr, surtout à...

Photo de Claude KernClaude Kern :

À l'APCE, les Ukrainiens sont très présents, à telle enseigne que les membres d'un même parti se répartissent entre les groupes politiques pour démultiplier leur influence au Conseil de l'Europe. Celle-ci s'exerce essentiellement contre la Russie : cette nuit encore, la délégation ukrainienne a lancé un appel à ne pas voter pour le retour de cet État au sein du Conseil de l'Europe. Or nous avons besoin d'avoir aussi le ...

Photo de Gisèle JourdaGisèle Jourda :

... 75 % des voix... Il ne faut pas perdre pied en Ukraine, pays qui relève du Partenariat oriental. Nous allons observer ce que fera le nouveau président, qui semble très lié à un oligarque, et dont le Gouvernement ne reflète pas vraiment la fibre Maïdan sur laquelle il a joué. Sa première décision m'inquiète : il semble avoir lancé la désukrainisation du pays en supprimant les programmes en langue ukrainienne ! Seule la relance du format « Normandie » pourra faire avancer les choses. Mais M. Poutine semble avoir une attitude très dure envers ce nouveau président. Nous devrons être vigilants. À l'Union interparlementaire internationale, les Ukrainiens sont déstabilisés car ils sont partagés sur tout, sauf sur leur sentiment d'appartenance européenne.

Photo de Nicole DurantonNicole Duranton :

Le score de 75 % reflète les espoirs que les Ukrainiens ont placés en ce président. Ils sont lassés de la corruption et souhaitent renouer le dialogue avec la Russie, car ils n'en peuvent plus de la guerre. La commission de suivi de l'APCE suit de près la situation en Ukraine. Les oligarques sont puissants, mais divisés. Certains sont proches de la Russie, d'autres non. La démocratie existe en Ukraine, et les résultats des élections y sont respecté...

Photo de Nicole DurantonNicole Duranton :

Il y a un système d'assistance. Quant à la loi sur la langue ukrainienne, elle ne fait que supprimer un texte qui avait été pris par le précédent Gouvernement pour provoquer les Russes. Il faut plutôt y voir un gage d'apaisement envers la Russie et les populations russophones d'Ukraine.

Photo de Simon SutourSimon Sutour :

En Ukraine, la langue qui est le plus parlée est le russe, mais on veut leur imposer de parler ukrainien. À Odessa, où je donnais une conférence à l'Alliance française, les étudiants m'ont expliqué qu'ils parlaient russe, mais qu'on leur imposait des cours en ukrainiens. Résultat : les professeurs envoyaient à Kiev des polycopiés en ukrainien, mais les cours étaient faits en russe. Une grande manifestation avait lieu pour s'opposer à la réinstallation de la statue de Catherine la Grande, fondatrice ...

Photo de Daniel ReinerDaniel Reiner, rapporteur de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées :

...mprend à la fois un volet politique, un volet commercial visant à une libéralisation quasi totale des échanges et un volet dit « de coopération », dont l’objectif est la reprise par l’Ukraine de l’acquis normatif communautaire dans un grand nombre de domaines. Le contexte actuel en Ukraine donne évidemment une dimension particulière à l’examen de ce texte, et je salue la délégation parlementaire ukrainienne présente ici même. On se souvient que c’est la décision du président Viktor Ianoukovytch de suspendre brutalement le processus de négociation, à une semaine de la signature de l’accord prévue au sommet de Vilnius du 28 novembre 2013, qui avait été l’élément déclencheur du soulèvement populaire de Maïdan. Néanmoins, très vite, la protestation a dépassé la question de la non-signature de l’accor...

Photo de André GattolinAndré Gattolin :

...vec l’Ukraine. En ce qui concerne le volet relatif à l’accord de libre-échange complet et approfondi, les réserves que nous pourrions avoir sur certains points spécifiques ne doivent pas nous empêcher de considérer que, dans le contexte si particulier du moment, une telle intégration économique constitue globalement une réponse adaptée aux impacts provoqués par les embargos russes sur l’économie ukrainienne. Cet accord prévoit également une coopération en matière de nucléaire civil. Je ne vous étonnerai pas en vous disant que pour nous, écologistes, il ne s’agit pas là d’une source d’énergie que nous considérons comme propre ou sûre.