Interventions sur "universitaire"

670 interventions trouvées.

Photo de Olivier PaccaudOlivier Paccaud, rapporteur :

...sur l'élève, qualification qui ne relèverait ainsi plus du seul harcèlement entre pairs, c'est-à-dire entre élèves. Le deuxième est l'inclusion des étudiants, afin de rappeler que le droit à une scolarité sans harcèlement concerne également l'enseignement supérieur. Le troisième est un élargissement « spatial » : cette nouvelle définition inclut des faits commis « en marge de la vie scolaire » ou universitaire. Par ailleurs, le nouvel article dédié à la lutte contre le harcèlement scolaire demande aux établissements d'enseignement, publics comme privés, du primaire, du secondaire, comme du supérieur, de prendre les mesures appropriées pour lutter contre le fléau. D'ailleurs, l'article 2 bis du texte donne aux comités d'éducation à la santé, à la citoyenneté et à l'environnement une nouvelle mission en...

Photo de Sabine Van HegheSabine Van Heghe :

... d'information et propose de réelles avancées, même si l'on peut s'interroger sur les sanctions très sévères qui sont prévues, d'autant que les instruments juridiques existent déjà, mais ne sont pas suffisamment utilisés. Des dispositions vont dans le bon sens : la nouvelle place donnée à cette lutte dans le code de l'éducation, l'extension de la définition du harcèlement scolaire au harcèlement universitaire et au cyberharcèlement, l'extension aux faits survenus en cité universitaire et la nouvelle mission des Crous, l'application des nouvelles dispositions aux établissements privés en contrat ou hors contrat, le renforcement de l'information et la sensibilisation de l'ensemble du personnel, la saisine du matériel, la mise en oeuvre de stages de responsabilisation à la vie scolaire - également une pr...

Photo de Olivier PaccaudOlivier Paccaud, rapporteur :

L'amendement COM-11 concerne les oeuvres universitaires. Nos collègues de l'Assemblée nationale ont prévu de charger le Cnous ou les 1 600 référents étudiants d'une mission de lutte contre le harcèlement. Pour nous, les principales missions du réseau des oeuvres universitaires sont le logement et l'aide sociale. En plus, un problème de financement se pose à l'évidence. Nous proposons donc de supprimer cette nouvelle mission donnée au réseau des oeuvr...

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon :

...’objet d’efforts budgétaires suffisants pour apporter des solutions satisfaisantes aux situations de détresse. Enfin, la population étudiante est peu connue et ses difficultés sont insuffisamment analysées. Malgré le travail de qualité de l’Observatoire national de la vie étudiante, la connaissance que nous avons d’elles est insuffisante à l’échelon national comme au sein de chaque établissement universitaire. Quel est le nombre d’étudiants dans la précarité : 10 %, 15 %, 20 %, plus ? Personne ne le sait. Pourtant, comment ne pas penser que les difficultés de revenu, de logement, de santé sont l’une des causes majeures de l’échec élevé en première année de licence ? C’est dans ce contexte et avec ces questions que la mission d’information a mené son travail pendant plus de quatre mois sous la présid...

Photo de Laurent LafonLaurent Lafon :

...s et à renforcer l’attractivité de nos territoires. Il nous semble donc nécessaire d’intégrer les problématiques d’enseignement supérieur et de leur localisation dans le cadre des politiques d’aménagement de nos territoires. Développer une offre de proximité est un levier d’amélioration de la qualité de vie des étudiants. Nous préconisons une conception territorialisée et diversifiée des cycles universitaires permettant, par exemple, de réaliser un premier cycle dans un établissement de proximité, de taille restreinte, qui favorise un accompagnement personnalisé et évite l’éloignement familial. En quelque sorte, il s’agit de mettre fin au phénomène de métropolisation qui a poussé depuis des années à investir massivement dans de grands centres universitaires. L’ancrage territorial passe également par...

Photo de Yan ChantrelYan Chantrel :

...aison de cette exception française d’un système à deux vitesses, grandes écoles et universités, qui favorise les premières au détriment des secondes. Outre qu’il engendre entre-soi et reproduction sociale, ce système favorise une sous-dotation endémique de l’université. Est ainsi créée une concurrence déloyale au profit des plus nantis, ce qui aboutit à un manque de reconnaissance des formations universitaires, terreau rendu fertile pour nourrir la détresse des étudiants les plus vulnérables. N’oublions jamais que prendre soin de notre jeunesse, c’est prendre soin de l’avenir de notre pays. C’est aussi se donner les moyens d’affronter les défis climatiques, économiques et démocratiques qui sont devant nous. C’est pourquoi il est grand temps d’investir dans la formation de notre jeunesse et de lui ga...

Photo de Xavier IacovelliXavier Iacovelli :

...es psy » a permis aux étudiants qui en avaient besoin d’aller consulter un psychologue sans avoir à avancer de frais. La mission d’information a d’ailleurs salué ce dispositif et en propose la prolongation. Les repas à un euro pour tous les étudiants, boursiers ou non, furent l’un des outils de lutte contre la précarité alimentaire, que la crise a amplifiée. Le gel des loyers dans les résidences universitaires et le gel des droits d’inscription ont également participé à cette lutte contre la précarité étudiante. Le renforcement du dispositif des prêts étudiants garantis par l’État à hauteur de 20 000 euros permet aux étudiants d’emprunter pour financer leurs études, sans apport personnel. La revalorisation des bourses sur critères sociaux est enfin un outil de justice sociale, puisqu’elle permet à d...

Photo de Vanina Paoli-GaginVanina Paoli-Gagin :

...ce contexte, toute initiative plaçant la qualité de la vie de nos étudiants au cœur des débats est utile. Bien sûr, chacun promouvra des propositions différentes, suivant sa sensibilité politique, mais je crois que nous pouvons tous ici nous accorder sur l’enjeu vital que représente ce sujet pour notre pays. Le troisième et dernier élément de calendrier découle du deuxième : la prochaine rentrée universitaire se fera au cours d’un nouveau quinquennat. Si nous espérons tous qu’elle ne sera pas placée sous le signe de la crise sanitaire, elle sera en tout cas gonflée de nouveaux espoirs, pour certains, de nouvelles craintes, pour d’autres. Ce sera l’occasion de définir de grandes priorités d’action. En tout état de cause, particulièrement en cette année 2022, année européenne de la jeunesse…

Photo de Laure DarcosLaure Darcos :

..., la mission d’information plaide pour un ancrage renforcé de l’enseignement supérieur dans les territoires. Le choix du campus est fondamental dans le premier cycle d’enseignement supérieur. Pour l’étudiant, la possibilité d’intégrer une formation dans un campus à taille humaine proche de son domicile familial est l’une des conditions de sa réussite académique. À cet égard, l’institut national universitaire d’Albi, dont les formations se répartissent sur quatre sites – Albi, Rodez, Castres et Figeac –, pourrait être érigé en exemple. De taille réduite, il accueille 4 000 étudiants qui, pour 80 % d’entre eux, ont choisi le critère de la proximité géographique de la résidence familiale comme déterminant leur choix de formation. L’implantation de l’université d’accueil dans un environnement familier ...

Photo de Monique de MarcoMonique de Marco :

...res et la demande d’aide alimentaire n’a malheureusement pas baissé. Les distributions de vivres se multiplient dans les universités. Les Restos du Cœur ont dû ouvrir un centre dédié à l’université d’Évry. En Gironde, c’est l’équivalent de 220 000 repas qui ont été servis en 2021. Beaucoup d’associations, de mairies, de départements, de régions agissent en lien avec le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) et les universités pour aider les étudiants en difficulté. Les besoins ne s’arrêtent pas à l’aide alimentaire. La difficulté à se loger s’accroît d’année en année. Il n’y a pas suffisamment de logements étudiants et les prix du parc locatif privé sont souvent bien trop élevés. La FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes, a relevé une augmentation de plus d...

Photo de Pierre OuzouliasPierre Ouzoulias :

... de constater, à cet égard, que ce sont souvent les petits établissements, éloignés des grandes métropoles, qui ont réussi à proposer aux étudiants les dispositifs d’accompagnement les plus efficaces. Ce résultat est obtenu par la mobilisation exceptionnelle de toutes leurs équipes au service de la réussite des étudiants. Je prends à mon tour, après Laure Darcos, l’exemple de l’institut national universitaire Champollion d’Albi. Son succès est double. Il offre un cursus universitaire à des jeunes issus de la ruralité qui n’auraient eu ni les moyens financiers ni même la volonté de s’inscrire dans une université de taille supérieure et il parvient à les conduire jusqu’à la fin de la licence par un suivi individuel de grande qualité. Son taux de réussite est ainsi l’un des meilleurs de France. Ce travai...

Photo de Pierre-Antoine LeviPierre-Antoine Levi :

...embre dernier, les associations d’aide alimentaire étudiantes tiraient de nouveau la sonnette d’alarme sur l’extrême gravité de la situation en formulant le constat suivant : « Les étudiants ont faim. » Dans les files d’attente des épiceries solidaires, les témoignages ressemblent beaucoup à ceux de l’automne 2020. Malgré des efforts importants, un décalage persiste entre l’offre de restauration universitaire et la demande des étudiants. Les principales raisons de ce décalage sont connues, et sont régulièrement pointées du doigt : l’éloignement de certains sites ou filières d’enseignement par rapport à l’implantation des structures de restauration ; les délais d’attente dans certains restaurants universitaires ; les contraintes liées à l’emploi du temps des étudiants ; ou encore la faible amplitude ho...

Photo de Bernard FialaireBernard Fialaire :

...ble des acteurs de la vie étudiante afin de préciser le périmètre d’affectation de la contribution. Il s’agit aussi de décider s’il faut pérenniser, ou non, le financement par la CVEC de dispositifs exceptionnels mis en place pendant la crise, notamment l’octroi d’aides financières. Je voudrais aussi évoquer la question de l’ancrage territorial de l’enseignement supérieur dans les grandes villes universitaires et dans les plus petites collectivités territoriales. Ces dernières peuvent offrir une bonne qualité de vie aux étudiants : l’hébergement y est plus aisément accessible que dans les grandes villes. De même, l’accueil de doctorants, par exemple, a des retombées très positives permettant de dynamiser certaines filières territoriales. Je terminerai mon propos en citant les campus connectés, qui co...

Photo de Esther BenbassaEsther Benbassa :

...r cet étudiant de 22 ans qui, dans l’impossibilité de faire face à ses multiples difficultés, avait tenté de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu en novembre 2019. Qu’a donc fait le président Emmanuel Macron pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage de la population estudiantine ? Presque rien. Alors que le candidat promettait en 2017 la construction de 60 000 logements universitaires, seuls 16 300 ont été livrés en 2021. C’est pourtant ce poste de dépense qui pèse le plus dans le budget des étudiants. Il est même parfois insurmontable. Pour pallier cette difficulté, une revalorisation des aides au logement était nécessaire. Emmanuel Macron a précisément fait l’inverse, en baissant de 5 euros les APL. Alors que la crise sanitaire exacerbe les difficultés, les étudiants atten...

Photo de Hussein BourgiHussein Bourgi :

...grandes villes françaises. Mais il ne suffit pas de créer un premier cycle d’études dans une petite ou moyenne ville pour considérer que l’État a rempli sa mission. Il faut également des enseignements de qualité, des enseignants de renommée nationale, mais aussi tous les services et les équipements que le réseau des Crous déploie avec une efficacité remarquable. Je pense bien sûr aux restaurants universitaires, et à l’offre sociale, sportive et culturelle. Cette proposition de résolution est un plaidoyer en faveur de la coexistence d’une offre diversifiée : comme mes collègues du groupe socialiste, j’ai la conviction que les pôles d’excellence universitaire dans les métropoles, qui répondent aux critères des classements internationaux, peuvent et doivent coexister avec des structures de proximité qui...

Photo de Céline Boulay-EspéronnierCéline Boulay-Espéronnier :

...ci n’a rien de nouveau. Au contraire, la situation sanitaire a permis de mettre en lumière le caractère structurel des difficultés rencontrées par les étudiants et les défaillances profondes des politiques étatiques déployées à leur égard. Certes, des mesures conjoncturelles pour leur venir en aide ont été lancées dans le contexte de la pandémie, à l’image des repas à 1 euro dans les restaurants universitaires, ou encore du « chèque psy », mais ces mesures ponctuelles et très circonscrites, pour louables qu’elles soient, ne sont pas à la hauteur des problématiques auxquelles est confrontée notre jeunesse. C’est la raison pour laquelle je salue cette proposition de résolution, qui vient compléter les réflexions déjà menées par la mission d’information sénatoriale sur les conditions de vie étudiante. ...

Photo de Béatrice GosselinBéatrice Gosselin :

...périeur et une généralisation de l’enseignement à distance. Quand d’autres secteurs connaissaient un retour relatif à la normale, les conditions d’enseignement uniquement en distanciel et l’isolement qui en résulte ont eu des incidences sur le ressenti et le bien-être de nos étudiants, altérant parfois leur santé mentale. Comme le montre l’enquête sur les effets de la crise sanitaire sur l’année universitaire 2020-2021 réalisée par l’Observatoire de la vie étudiante et publiée en novembre dernier, une importante partie des étudiants a rencontré des difficultés d’ordre psychologique, en nette hausse par rapport aux années précédentes. S’il est vrai qu’une plus grande attention accordée à la santé mentale dans le débat public peut favoriser les déclarations des étudiants sur le sujet et donc rendre vis...

Photo de Vanina Paoli-GaginVanina Paoli-Gagin, rapporteur spécial :

Je me doutais, en m'emparant de la problématique de l'immobilier universitaire, que des marges de progression existaient en matière de gestion. J'étais cependant loin de me douter de l'ampleur des enjeux et de la tâche à accomplir ! Mon contrôle portait sur l'optimisation, par les universités, de leur patrimoine immobilier. En effet, depuis leur accession à l'autonomie, c'est aux établissements d'enseignement supérieur qu'il incombe d'entretenir et de gérer le parc immobil...

Photo de Stéphane PiednoirStéphane Piednoir, rapporteur pour avis des crédits de la mission « Enseignement supérieur » au sein de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication :

... va au-delà des seules salles de cours, laisse pantois. Le défi est d'ampleur. Les universités ne peuvent pas emprunter. Avec les crédits du plan de relance, certaines universités ont pu engager des travaux, mais elles n'ont pas seules la capacité financière de rénover les locaux, dont j'ai mentionné l'ampleur. Il faut donc un nouvel outil juridique. Je plaide pour des sociétés publiques locales universitaires, qui permettraient de faire des associations public-public avec les collectivités locales. Les universités contribuent au développement des territoires. Il faut aussi envisager des partenariats public-privé, avec des sociétés privées qui ont vocation à attirer de jeunes diplômés. L'université française est à la croisée des chemins. Il faut lui donner des moyens, sinon nous finirons par être dan...

Photo de Antoine LefèvreAntoine Lefèvre :

Je remercie les deux rapporteurs. La loi du 31 décembre 2012 avait privé les EPSCP de la capacité de souscrire un emprunt bancaire supérieur à un an. Lors de l'examen du projet de loi 3DS, j'avais proposé la création d'une nouvelle catégorie d'établissements publics : les sociétés publiques locales universitaires, cogérées par les EPSCP et la collectivité concernée. Malheureusement, l'article 40 a scellé le sort de ma proposition... Quelles pourraient être les conditions acceptables par l'État pour améliorer l'autonomie des universités en matière de patrimoine immobilier ?