Interventions sur "vaccin"

1561 interventions trouvées.

Photo de Georges LabazéeGeorges Labazée :

Sur le plan technique, il serait possible de faire figurer sur la carte Vitale les éléments relatifs au calendrier vaccinal. Je rappelle qu'avant que les indications ne changent, la caisse nationale d'assurance maladie avait évalué à 35 millions d'euros le coût de la non-observance des trois injections du vaccin contre le papillomavirus, le délai entre les injections étant vraisemblablement trop long.

Photo de Corinne BouchouxCorinne Bouchoux :

Notre débat portait sur les adjuvants vaccinaux. Il est bien sûr nécessaire de renforcer les études sur la myofasciite à macrophages et sur le lien de causalité avec les adjuvants. Aujourd'hui, la défiance à l'égard des vaccins est multifactorielle. Il y a toujours eu des effets secondaires aux vaccins. Ce qui a changé, c'est que la controverse est médiatisée. Des personnes atteintes de pathologies très lourdes expriment leur incompréhensi...

Photo de Jean-Louis TourenneJean-Louis Tourenne :

L'Opecst a ses propres limites. Il ne lui appartient pas de prendre une position définitive dans ce dossier. Il est peu probable que des avancées puissent intervenir au seul niveau français. Le développement d'un nouveau vaccin représente plusieurs milliards d'euros. Il en va certainement de même pour celui d'un nouvel adjuvant. Ce n'est pas au niveau des capacités d'un seul pays. A propos de l'indépendance de la recherche, je voudrais souligner que les conflits d'intérêts ne sont pas le propre de la seule industrie pharmaceutique. Certains chercheurs publics ont aussi des liens d'intérêts : fortement impliqués dans un...

Photo de Corinne BouchouxCorinne Bouchoux, sénatrice, co-rapporteure :

L'Office parlementaire a organisé le 22 mai 2014, une audition publique sur les adjuvants vaccinaux et en particulier sur le débat controversé autour des sels d'aluminium incorporés aux vaccins. Bien qu'ils permettent d'accroître considérablement l'efficacité des vaccins, les sels d'aluminium comporteraient des effets néfastes sur la santé. Jean-Louis Touraine et moi-même avons co-présidé avec rigueur cette audition publique. Au vu de l'emballement médiatique précédent et des divergences p...

Photo de Corinne BouchouxCorinne Bouchoux, sénatrice, co-rapporteure :

La deuxième table ronde, que j'ai présidée, concernait les pistes à envisager pour l'avenir, qu'il s'agisse de la pertinence d'un moratoire ou de la recherche d'alternatives aux adjuvants. Le débat s'est déroulé également dans la sérénité. Afin d'assurer le bon déroulement du débat, nous avions demandé aux intervenants qui le désiraient d'indiquer s'ils étaient eux-mêmes vaccinés, et s'ils avaient fait vacciner leurs enfants, l'objectif étant de souligner qu'il ne s'agissait pas d'une posture anti-vaccin. La totalité des intervenants ont accepté. La question relative à la pertinence ou non d'instaurer un moratoire a provoqué un désaccord. Les partisans et les opposants à la mise en place d'un moratoire se sont exprimés, en présentant les rapports bénéfices-risques. Bi...

Photo de Catherine ProcacciaCatherine Procaccia, sénatrice :

...t d'autres organismes qui interviennent sans arrêt, ce qui n'empêche pas tous les risques. Alors les précautions que vous évoquez seraient importantes aussi bien pour les entreprises que pour les hommes politiques qui nous dirigent. Quant à ce que font les assemblées parlementaires, cela est plutôt public. Je rapproche de ce que vous venez de dire de ce qui a été exposé précédemment à propos des vaccins. Pour le risque numérique, c'est la même chose ; il y a des virus qui nous atteignent et des gens qui essayent d'attaquer les données des entreprises et des gouvernements. Il pourrait y avoir des sortes de vaccins consistant à crypter les données et à éteindre tous les appareils systématiquement lors de leur non utilisation, même si on ne le fait pas. Je ne sais pas si le rapport va pouvoir ...

Photo de Marie-Pierre MonierMarie-Pierre Monier :

...V et le cancer, en partenariat avec l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS). Les pratiques sexuelles ont certainement un rôle dans le développement du cancer du col de l'utérus, qui s'explique dans 90 % des cas par la présence du virus HPV dans le col. Les femmes homosexuelles sont moins exposées que les hétérosexuelles. La meilleure protection reste le frottis tous les trois ans et la vaccination contre le HPV.

Photo de Brigitte Gonthier-MaurinBrigitte Gonthier-Maurin :

Le vaccin est-il recommandé ? Pr. Agnès Buzyn. - Les vaccins sont toujours contestés en France. Avec l'aide de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), nous menons une étude comparative entre des cohortes de jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être publiés à la fin du premier semestre de cette année. Si nous prouvons que le vaccin ne favorise pas le développement de maladie...

Photo de Laurence CohenLaurence Cohen :

Je travaille avec l'association E3M, très sérieuse, qui estime nécessaire de poser la question de la dangerosité des vaccins de manière scientifique. La présence de sels aluminiques dans certains vaccins est toxique pour le cerveau. Peut-on se contenter de peser les bénéfices et les risques, sans mener d'études plus approfondies ? Pr. Agnès Buzyn. - Nous espérons que l'étude de l'ANSM démontrera que le vaccin ne favorise pas le développement de maladies dégénérescentes. C'est une étude très sérieuse qui travaille sur...

Photo de Catherine DerocheCatherine Deroche :

...ns préconisé une hausse du prix du tabac de 10 % par an pendant 5 ans, ce qui semble correspondre aux attentes des tabacologues et des pneumologues. Ceux-ci se félicitent également du renforcement de l'aide au sevrage tabagique, tout en demandant un élargissement de la tranche d'âge bénéficiaire de cette mesure. En ce qui concerne le dépistage, de nombreuses inquiétudes ont été exprimées sur le vaccin contre le cancer du col de l'utérus destiné aux jeunes filles. Des interrogations existent également sur le dosage biologique utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate, qui semble peu efficace mais est largement pratiqué. Pouvez-vous nous en dire plus sur les indicateurs utilisés pour la classification des établissements de santé ?

Photo de Gilbert BarbierGilbert Barbier :

Je me joins aux remerciements qui vous ont été adressés pour cette présentation très claire. Je rejoins les interrogations de Catherine Deroche sur le Gardasil : alors que la presse relaie très largement les inquiétudes sur ce vaccin, les pouvoirs publics ne devraient-ils pas prendre position de manière plus ferme ? La même question pourrait être posée pour les vaccins contre les hépatites B et C. D'une manière générale, certains protocoles font l'objet d'intenses discussions qui inquiètent légitimement les patients, s'agissant par exemple du dépistage du cancer de la prostate ou du traitement préventif du cancer de la thyroï...

Photo de Georges LabazéeGeorges Labazée :

Lors des auditions que nous avons menées sur la vaccination, la Caisse nationale d'assurance maladie nous a signalé que la vaccination contre le HPV était rarement menée à son terme car elle nécessite trois injections. Ainsi, alors que les remboursements s'élevaient à 35 millions d'euros, une part importante des jeunes filles concernées n'était pas protégée contre le virus. Il semble qu'aujourd'hui, un nouveau vaccin existe qui nécessite deux injecti...

Photo de Laurence CohenLaurence Cohen :

...nstitution hospitalière. Ceci suppose à mon avis de remédier au faible niveau de qualification et de reconnaissance sociale que subissent les aides à domicile, profession largement féminisée et de ce fait considérée comme naturellement capable de s'occuper de personnes malades. Je pense qu'il faut également écouter les messages des lanceurs d'alerte, que ce soit sur les sels aluminiques dans les vaccins ou sur le Gardasil. Je siège au conseil d'administration de l'ANSM et j'insiste pour que des études soient financées sur ces questions. Enfin, s'agissant des frottis, même si plusieurs professionnels de santé peuvent les pratiquer, il me semble qu'il y a un problème d'accès aux spécialistes et donc de formation.

Photo de Georges LabazéeGeorges Labazée, rapporteur de la commission des affaires sociales :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, la vaccination est, avec l’hygiène, la première arme de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses. C’est un médicament nécessaire et moderne et un secteur de recherche particulièrement prometteur. Face à cette conviction, la commission des affaires sociales a dû faire un double constat inquiétant. D’une part, la remise en cause incessante du vaccin et de la vaccination par des groupes divers...

Photo de Laurence CohenLaurence Cohen :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, comme l’a souligné notre collègue Georges Labazée, notre débat fait suite à l’enquête de la Cour des comptes relative à la politique vaccinale de la France, demandée par Annie David. À mon tour, je tiens à saluer notre rapporteur pour le travail effectué. Il s’agit d’un rapport de qualité, renfermant un certain nombre de recommandations telles que, par exemple, l’instauration d’un carnet de santé électronique permettant un meilleur suivi, et je me réjouis, madame la ministre, que vous en repreniez certaines. La tenue de ce débat es...

Photo de Gilbert BarbierGilbert Barbier :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, notre débat intervient en pleine semaine européenne de la vaccination à l’occasion de laquelle l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, l’INPES, a lancé une campagne de sensibilisation à destination des Français. Cette campagne est bienvenue au regard du bilan de la politique vaccinale récemment dressé par la Cour des comptes, qui révèle des résultats plutôt contrastés en matière de couverture vaccinale, comme cela a été évoqué par notre...

Photo de Aline ArchimbaudAline Archimbaud :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, je tenais avant tout à saluer l’excellent rapport de notre collègue Georges Labazée, qui porte sur cette très importante question de santé publique : la politique de vaccination française. Depuis un peu plus de deux siècles, la vaccination a permis de combattre ou d’éradiquer des maladies très graves et meurtrières. Comme tout médicament, le vaccin a un effet thérapeutique et permet aux individus de développer une protection immunitaire contre une maladie infectieuse, ce qui comporte, pour eux, un moindre risque que de la contracter. Certaines maladies peuvent ain...

Photo de Alain MilonAlain Milon :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le récent rapport de notre collègue Georges Labazée nous permet de débattre cet après-midi de la politique vaccinale de la France. Toutefois, avant d’aborder celle-ci en tant que telle, permettez-moi de rappeler le contexte dans lequel elle s’inscrit. Des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années pour protéger la santé des populations par la prévention vaccinale des maladies infectieuses. Cette amélioration repose sur plusieurs facteurs, que nous connaissons tous : l’amélioration des condi...

Photo de Michelle MeunierMichelle Meunier :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le constat est sans appel : la politique vaccinale française rencontre des insuffisances importantes et en grand décalage avec les pays voisins. La première difficulté semble provenir du fait que notre médecine est principalement préoccupée par le soin, et non par la prévention. Or, cela a été rappelé, la vaccination fait partie du champ de la prévention. Par ailleurs, la crainte de la poliomyélite ou de la tuberculose diminue, car ces malad...

Photo de Bernard CazeauBernard Cazeau :

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, permettez-moi au préalable de remercier M. le rapporteur de sa contribution remarquable à un débat difficile, mais fondamental, que nous retrouverons d’ailleurs dans la future loi de santé publique, à savoir l’appropriation de la vaccination par nos concitoyens. En effet, celle-ci est souvent perçue comme un problème technique et logistique, alors que nombre d’échecs de campagnes de vaccination sont dus à des résistances humaines. En septembre dernier, deux tiers des Français s’étaient déclarés hostiles à se faire vacciner contre la grippe. Plus de la moitié d’entre eux estimaient même que les vaccins pouvaient être risqués pou...